construction intelligence enfants neurosciences

Comment l’intelligence humaine se construit-elle selon les neurosciences ?

Comment l’intelligence humaine se construit-elle selon les neurosciences ?

3 fondations de l’intelligence humain

1. L’importance de l’environnement

L’être humain pose les fondation de son intelligence dans les premières années de sa vie avec ce que lui offre l’environnement et en faisant ses propres expériences.

2. Pouvoir agir et explorer

3. Recevoir de l’amour

L’être humain est un être social : il a besoin de l’étayage et de l’amour de ses pairs pour développer les fonctions essentielles de son intelligence.

La première chose à faire est d’être dans une bienveillance active. – Céline Alvarez

La posture des adultes est essentielle : c’est notre humanité, notre amour, notre disponibilité et notre foi totale dans les capacités de l’enfant qui sont les leviers de son intelligence.

Les conclusion des neurosciences sur la construction de l’intelligence chez les jeunes enfants (par Céline Alvarez)

Conclusion neurosciences par Céline Alvarez.

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Pour aller plus loin : Les lois naturelles de l’enfant par Céline Alvarez (éditions Les Arènes)

 

impact du son sur la manière dont se développe le cerveau

NEUROSCIENCES : l’impact du son sur la manière dont se développe le cerveau (et comment en tirer profit à l’école)

NEUROSCIENCES : l’impact du son sur la manière dont se développe le cerveau 

Des neurochercheurs ont étudié l’impact du son sur la manière dont se développe le cerveau. Donner du sens aux sons perçus est une des fonctions les plus complexes du cerveau. La manière dont le cerveau répond aux “ingrédients” du son (le ton, la vitesse, le timbre…) donne des informations clés sur la santé cérébrale et sur les capacités d’apprentissage.

L’équipe du Dr Kaus (Northwestern’s Auditory Neuroscience Lab) a trouvé une causalité entre les réponses du cerveau aux sons chez les enfants de 3 ans et leurs compétences en lecture. Il est ainsi possible d’identifier les enfants qui présenteront des difficultés d’apprentissage de la lecture à la manière dont ils réagissent aux sons de leur environnement avant l’âge de 6 ans.

Le Dr Kaus en déduit des pratiques qui favorisent le développement de la manière dont sont traités les sons et de leur donner un sens chez les enfants.

6 conseils pour favoriser le développement de la manière dont sont traités les sons chez les enfants

1. Réduire le niveau des bruits parasites

Les enfants qui grandissent dans un environnement bruyant (trafic urbain, logements mal isolés, bruits constants en sourdine…) ont de moins bons résultats scolaires en partie parce qu’ils développent comme un bruit de fond constant dans la tête. Ce bruit de fond constant les empêche de saisir correctement des consignes orales et diminue leur capacité à discriminer des sons (essentiels lors de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture).

Il apparaît donc essentiel de conserver un niveau sonore faible dans les classes (au delà du fait d’inviter les enfants à parler calmement, les infrastructure importent énormément : isolement des bâtiments, mobilier adapté…).

 

2. Lire des histoires à voix haute

Les enfants de milieux défavorisés auraient entendu 30 millions de mots en moins que les enfants de classe moyenne ou supérieure à l’âge de 5 ans. Le fait de lire des histoires à voix haute ou de raconter des contes aux enfants développe leur vocabulaire et renforce leur mémoire de travail. Même une fois que les enfants savent lire, continuer à leur lire des histoires à voix haute reste très bénéfique.

On pourrait également encourager les enfants à narrer les histoires qu’ils ont entendues (en faire un résumé libre à l’oral) ou à raconter eux-mêmes des contes (lire aussi : Les bénéfices de la pratique du conte et de l’oralité ).

Ecouter des audiolivres ou des podcasts d’émission (sans support visuel) a également un impact positif sur l’attention, le niveau de langage et la mémoire de travail.

On pourrait aussi imaginer de donner le maximum de consignes à l’oral plutôt qu’à l’écrit.

 

3. Encourager les enfants à jouer d’un instrument de musique

L’équipe du Dr Kaus a montré que les enfants qui pratiquent un instrument de musique ont une meilleure capacité à capter et à discriminer les sons. Cette capacité leur permet de saisir des consignes dans un environnement avec des bruits parasites de manière plus compréhensible que les enfants non musiciens.

La pratique d’un instrument de musique déclenche réellement des changements biologiques dans la manière dont les sons sont traités, ce qui a pour conséquence un meilleur développement du langage oral et des compétences en lecture/ écriture.

Le fait d’écouter de la musique classique contribue également à développer le cerveau.

Lire aussi : La pratique musicale pour réduire l’illettrisme ? Un exemple en faveur de l’accès à l’art pour le plus grand nombre

art école

 

4. Encourager la pratique d’une langue étrangère

Le fait de grandir dans un environnement bilingue conduit le cerveau à gérer deux langue en même temps. Le défi que représente le fait de donner du sens à deux langues en même temps soutient les connexions entre les processus neuronaux liés à l’audition et la fabrique de sens, et renforce les capacités attentionnelles.

La pratique précoce d’une seconde langue est également liée à des améliorations des fonctions exécutives (elles mêmes plus prédictives que le QI).

 

5. Eviter les bruits blancs

Certains appareils émettent des bruits blancs et sont vendus comme des manières de favoriser l’endormissement (des enfants et des adultes).

Or le Dr Kraus affirme que le cerveau humain est câblé pour trouver du sens aux sons que nous entendons. Le fait de fournir un environnement complètement privé de sons pourrait perturber l’organisation du cerveau des enfants.

 

6. Des activités complémentaires pour les enfants de maternelle (avant 6 ans)

On pourrait également imaginer de proposer des activités de discrimination auditive chez les enfants de maternelle. Les clochettes type Montessori s’y prêtent particulièrement bien. Le fait de laisser des instruments de musique à disposition des enfants pour un usage libre participe aussi à cette éducation aux traitement des sons (tambourins, maracasses, xylophones, yukulele… pour les moins encombrants).clochettes-montessori

Des petits jeux inspirés de la méthode Dalcroze pourraient être proposés aux enfants dans cette optique également (un exemple ici).

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La vidéo source en anglais :

 

comprendre les fonctions exécutives

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Dans nos vies, nous traitons tous une grande quantité d’information. Nous faisons tout un tas d’activités grâce à notre esprit (on voit, on mémorise, on bouge, on parle, etc.). La cognition humaine est notre « appareil à penser ». Cette cognition a différents rôles (mémoriser, parler, bouger, etc.) : ce sont les fonctions cognitives, c’est-à-dire les différents grands rôles de notre cognition. Cette cognition a pour fonction de percevoir, de prêter attention, de mémoriser, de raisonner, de produire des mouvements, de s’exprimer.

On a coutume de parler de :

  1. perception,
  2. attention,
  3. mémoire,
  4. motricité,
  5. langage,
  6. raisonnement (ou parfois nommé fonctions exécutives).

 

Les fonctions cognitives ce sont donc différentes facettes de la cognition (de la pensée humaine), qui ont chacune leur rôle, et qui nous permettent de réaliser toutes nos actions. Si j’ai un trouble du langage je deviens aphasique. Si j’ai un trouble moteur, du mouvement, je deviens apraxique. Si une fonction de peut pas se réaliser correctement j’ai donc un trouble d’une fonction cognitive, un trouble cognitif.

1. La perception (ou gnosie)

La gnosie recouvre ce que je reconnais, ce que je vois, ce sur quoi je mets du sens :

  • les capacités de reconnaissance et d’identification sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, gustatives, olfactives);
  • le repérage dans l’espace de notre corps (où je suis, où sont les parties de mon corps…).

 

2. L’attention

L’attention est une fonction cognitive complexe mais primordiale dans les comportements humains. L’attention correspond à un processus de sélection d’un stimulus extérieur (son, image, odeur…) ou intérieur (pensée) et au maintien de ce stimulus à la conscience. L’attention mobilise tous les sens.

L’attention est sensible aux interférences et attendre une attention constante est impossible.

 

3. La mémoire

La mémoire est la capacité d’enregistrer et de retrouver des informations. La mémoire fonctionne par système : la mémoire à court terme, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

Il existe 2 types de mémoire :

La mémoire explicite (déclarative)

La mémoire explicite se souvient des informations exactes : l’apprentissage du « quoi » (verbalisation des événements, des procédures et des faits par des mots).

C’est une mémoire du contrôle des gestes : il faut penser à chaque étape. La mémoire explicite permet d’expliquer les connaissances et de les transmettre.

La mémoire explicite comporte :

  • la mémoire sémantique (le sens des choses, nos connaissances sur le monde) -> les mots, le vocabulaire
  • la mémoire épisodique (nos souvenirs personnels, la chronologie de notre histoire, les contextes affectifs et émotionnels dans lesquels se sont produits les événements) -> repères temporels, sensations

La mémoire implicite (non déclarative ou procédurale)

La mémoire implicite est l’apprentissage du « comment » : elle permet de mémoriser les savoir faire, les compétences automatisés et inconscients.

La mémoire implicite permet d’appliquer et de réitérer des procédures de manière automatique. C’est faire quelque chose d’utile des savoirs et connaissances.

Lire aussi : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

 

4. La motricité (ou praxie, la capacité à pratiquer des choses)

La praxie englobe ce que nous essayons de faire : les actions motrices que nous coordonnons dans un but intentionnel (comme l’utilisation d’objets courants telle que la brosse à dents ou le fait de marcher, de s’habiller…).

La praxie dépend de programmes complexes développées et appris.

 

5. Le langage (ou phasie)

La phasie est la capacité à communiquer à travers le langage (car nous sommes en “phase”). La phasie englobe les activités d’expression (parler) et de réception (entendre, décoder et comprendre).

C’est la raison pour laquelle on parle d’aphasie en cas de trouble du langage.

 

6. Le raisonnement (ou les fonctions exécutives)

Les fonctions exécutives sont plusieurs. Elles servent à nous adapter aux nombreuses variations de notre environnement.

Je dois retenir un numéro de téléphone ?

Je veux traverser la route mais une voiture déboule et je dois me retenir au dernier moment ?

Je fais volontairement l’effort de rester concentrer sur mon travail plutôt que de rêvasser ?

Voici des activités qui impliquent les fonctions exécutives. Elles permettent de contrôler nos actions.

Les fonctions exécutives (ou frontales) agissent comme des gestionnaires dont l’objectif serait d’utiliser toutes les autres fonctions supérieures du cerveau et de les mettre dans l’ordre en vue d’une bonne exécution. Par exemple, le fait d’envoyer une lettre nécessite de savoir quoi écrire et de garder en mémoire les idées à communiquer (mémoire et phasie), de savoir comment écrire à la main ou taper à l’ordinateur (praxie), trouver du papier et un crayon (mémoire et gnosie), savoir qu’une lettre s’envoie dans une enveloppe timbrée (mémoire et gnosie), coller le timbre (praxie), aller jusqu’à la Poste pour déposer la lettre dans une boîte aux lettres (praxie et gnosie).

Les fonctions exécutives recouvrent plusieurs compétences :

  • organiser
  • planifier
  • juger
  • faire preuve d’abstraction
  • être flexible
  • savoir inhiber ses émotions
  • être auto discipliné
  • tenir un raisonnement cohérent
  • faire preuve de créativité

Ce sont les fonctions exécutives qui sont développées le plus tard parmi les fonctions cognitives.

Pour aller plus loin : 11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

 

Fonctions cognitives et recueil des informations sensorielles

Il est important de garder en tête qu’une fonction supérieure est toujours dépendante d’une fonction de base (comme voir, entendre, toucher…). Nous avons d’abord besoin de percevoir à travers nos sens avant de contrôler nos perceptions. Pour penser, je dois d’abord recevoir l’information. Je pourrai ensuite contrôler comment je pense.

parole et pensée enfants

Le développement des zones du cerveau dépend de plusieurs facteurs :

  • la génétique,

  • la stimulation,

Lire cet article : Des pistes pour favoriser le développement de la pensée des enfants

  • l’adaptation.

Cette adaptation peut recouvrir plusieurs domaines : les styles d’apprentissage, les formes d’intelligence, les périodes sensibles, la préparation de l’environnement et de l’ambiance, la bienveillance et les encouragements des adultes encadrants, les relations sociales…

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processus mentaux apprendre

2 clés pour apprendre et réussir : orienter la pensée positivement et connaître les processus mentaux efficaces

2 clés pour apprendre et réussir : orienter la pensée positivement et connaître les processus mentaux efficaces

Une maîtrise consciente des processus mentaux qui permettent de réussir dépend de notre façon d’organiser et d’orienter la pensée. Les clés pour apprendre et réussir s’articulent autour de ces deux compétences :

  • orienter la pensée positivement,
  • connaître les processus mentaux efficaces pour apprendre.

1. Orienter la pensée positivement

Poursuivre ses rêves !

  • Se reconnecter à ce qui nous fait vibrer :
    • à quel moment je ne vois pas le temps passer ? 
    • quand est-ce que je suis dans le “flow” ?
    • quand est-ce que j’ai l’impression de contribuer au monde ?
  • Trouver notre élément :
    • qu’est-ce que j’aime faire ?
    • qu’est-ce que je sais bien faire ?
    • pour quoi suis-je prêt(e) à faire des efforts, à sortir de ma zone de confort, à tenter de nouvelles expériences ?
  • Se donner les moyens de nos objectifs :
    • quelles sont les petites actions que je peux entreprendre pour me rapprocher un peu plus de mon rêve ?
    • qui est-ce que je peux solliciter ?
    • où est-ce que je peux m’exercer ?
    • quand est-ce que je peux commencer ? par quoi ? 
  • Visualiser la réalisation du rêve :
    • où je serai ?
    • avec qui ?
    • comment je me sentirai ?
    • comment sera mon quotidien ? 

 

Changer ses croyances limitantes

Nos croyances limitantes peuvent prendre plusieurs formes:

  • Je ne suis pas intelligent(e)

Le niveau d’intelligence n’est pas fixé à vie. De nouvelles connexions neuronales se créent tous les jours dans le cerveau donc nous apprenons tous les jours. Or apprendre de nouvelles choses, c’est devenir plus intelligent. Non seulement l’intelligence se développe et se travaille mais elle a également des formes multiples (« comment es-tu intelligent ? » est plus près de la réalité que « quel est ton niveau d’intelligence ?).

La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Beaucoup de personnes se brident elles-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples.

 

  • J’ai peur d’échouer

On apprend à partir de nos erreurs. Apprendre, c’est comprendre pourquoi on se trompe. C’est parce qu’on se trompe qu’on est en train d’apprendre ! Les erreurs sont donc des leviers d’apprentissage.

 

  • Mes efforts ne servent à rien

Tout est question de temps et les apprentissages ne sont pas une course à la performance. Une manière d’encourager efficacement une personne découragée (adulte ou enfant) serait de reformuler sa phrase par : « Tu n’y arrives pas ENCORE ! ». C’est ce qu’on appelle le « growth mindset » et qu’on peut cultiver à tout âge : apprendre à parler, à penser et à se penser dans un esprit de croissance.

Les mots “bientôt”, “pas encore”, “pour le moment” ont un pouvoir presque magiques : « Tu n’y arrives pas encore« , « Tu vas bientôt y arriver », « Tu ne comprends pas pour le moment » donne de l’assurance car ils ouvrent une voie vers l’avenir.

 

  • Je serai toujours moins bon(ne) que les autres

La psychologie positive estime qu’une des sources principales des émotions désagréables est la comparaison. Si vous voulez être sûr d’être malheureux, comparez-vous tous les jours aux personnes que vous estimez avoir mieux réussi que vous.  D’autant plus que le problème ne se résout pas avec le temps : plus on réussit, plus on aura tendance à trouver des personnes auxquelles se comparer qui ont encore mieux réussi ou bien dans un autre domaine.

Etre conscient que chaque personne a un profil d’intelligence particulier sans comparaison de valeur, que chaque personne peut contribuer au monde à sa façon aide à entreprendre, à se lancer.

Il serait alors bienvenue de remplacer la concurrence  et la comparaison par le plaisir de l’effort, le plaisir d’apprendre et de progresser, le dépassement de soi, la coopération, l’inclusion, la collaboration et la solidarité.

 

  • Je ne sais pas faire

On peut apprendre à réfléchir en termes de solutions et d’acquisition de compétences : de quoi j’ai besoin pour progresser ? qui peut m’aider ? de qui je peux m’inspirer ? où trouver les ressources nécessaires ?

 

  • C’est impossible

On peut repenser la vision de l’impossible : l’impossible existe pour être remis en question, le destin de l’impossible est de devenir réalité un jour, l’impossible est temporaire.

Pour adopter cet état d’esprit optimiste, on peut :

  • S’entraîner à la créativité et au “pourquoi pas ?”
  • S’inspirer de génies créateurs, d’entrepreneurs, de scientifiques, d’hommes ou femmes politiques, de militant(e)s…
  • Parler de ses rêves le plus souvent possible et avec le plus de monde possible
  • Repenser à d’anciens impossibles (des difficultés qu’on a surmontées, des défis relevés, des peurs traversées…)

 

2. Une maîtrise consciente des processus mentaux

Apprendre à apprendre : acquérir les stratégies d’apprentissages de ceux qui réussissent & mieux se connaître

  • Acquérir les stratégies d’apprentissages de ceux qui réussissent

facteurs de succès

 

 

 

Pratiquer pour automatiser

Quand on apprend, les messages passent d’un neurone à l’autre. Plus les messages passent d’un même neurone à un autre, plus les connexions seront fortes entre ces neurones. Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est « défriché », les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre par ces voies de communication.

Le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.

Quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.

Plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend.

Il est essentiel de répéter une connaissance nouvellement acquise :

    • pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum,
    • pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Enfin, les neuroscientifiques insistent sur le rôle joué par le sommeil dans cette phase de répétition et de consolidation. Il affirme qu’après une période d’apprentissage, une période de sommeil, même courte, améliore

  • la mémoire,
  • la généralisation,
  • la découverte de régularités.

 

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age-cerveau-neurones

Les 5 âges de notre cerveau (et comment garder des neurones vigoureux le plus longtemps possible)

Les 5 âges de notre cerveau (et comment garder des neurones vigoureux le plus longtemps possible)

1° âge : pendant la grossesse

Les premiers neurones se forment dès le 28ème jour de grossesse chez l’embryon.

 

2° âge : de la naissance à 12 ans

Le cerveau est réceptif aux effets de l’environnement.

 

3° âge : de 12 à 25 ans

C’est l’âge de l’élagage (sélection et suppression de connexions neuronales).

 

4° âge : de 25 à 65 ans

Le cerveau est à son fonctionnement maximal.

 

5° âge : à partir de 65 ans

Les capacités cognitives déclinent progressivement.

 

Les neurones s’usent et meurent beaucoup plus vite si on ne s’en sert pas : les meilleurs moyens de garder les neurones vigoureux le plus longtemps possible sont :

  • agir

 

les âges du cerveau

D’après la chronique “info-sciences” de Daniel Fiévet sur France info.
Réalisation et graphisme : Clémence Gandillot
Animation : Virginie Hanrigou & Jérôme Letue
Sound design : Bruno Guéraçague – Studio Tabaskko
Production : Arte développement

 

 

les neurosiences au coeur de la clasee

Les neurosciences au coeur de la classe : éléments théoriques, outils et exemples pour les enseignants

Les neurosciences au coeur de la classe : éléments théoriques, outils et exemples pour les enseignants

 

Apprendre pour libérer. Apprendre pour humaniser. Apprendre pour développer les “intelligences multiples” que nos cerveaux nous offrent et apprendre pour développer notre intelligence collective, en donnant une grande place aux élèves dans la coconstruction du savoir et du développement cognitif. – Bruno della Chiesa

 

Présentation de l’ouvrage

les-neurosciences-au-coeur-de-la-classeLes neurosciences sont à la mode. Comme tout phénomène de mode, il présente des avantages et des inconvénients.
Les enseignants désespérément à la recherche de méthodes ou de recettes applicables sur le champ ne trouveront rien dans les neurosciences qui pourra les satisfaire dans l’immédiat. Ils seront peut-être même déçus. En effet les neurosciences ne sont ni une méthode, ni une recette. C’est un ensemble de disciplines qui participent à la connaissance de l’Homme, de son fonctionnement cognitif.
Aucun exercice “d’application des neurosciences” ne saurait être efficace si les élèves ne comprennent pas eux-mêmes l’enjeu de cette connaissance neurologique. Comprendre comment son cerveau fonctionne fait partie de ce que l’on pourrait appeler une “hygiène de vie cognitive”.
Un enfant peut comprendre pourquoi il est important de se nourrir, de prendre soin de son corps, d’apprendre, il est tout aussi important qu’il connaisse le fonctionnement de son cerveau pour étayer sa façon d’apprendre.
Nous devons cesser de regretter des élèves qui n’existent plus. Nous vivons une époque spectaculaire en termes d’évolution technologique et numérique. Les connaissances les plus extraordinaires sont à la portée d’un clic. Nos élèves aiment apprendre. Vivons avec eux l’expérience de modifier nos habitudes professionnelles et nos représentations. Ce sont eux qui construiront le monde de demain.
Faisons ensemble le chemin vers les neurosciences en transférant ce qu’elles nous apportent dans la pratique d’enseignement.
 Les neurosciences au coeur de la classe est un ouvrage collectif : tous les enseignants qui ont participé à son élaboration ont participé à un voyage de formation au Québec et en Finlande, ont suivi pendant deux ans des cours de psychologie cognitive, de psychologie clinique et de neurosciences, et ont été supervisés par Pascale Toscani, enseignante-chercheuse maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest.

J’ai aimé

Pascale Toscani contribue à la formation des enseignants. Elle estime que les enseignants n’ont pas à revoir leur copie faute de compétences : ils ont simplement à interroger leur pratique à la lumière des apports des neurosciences. Elle écrit :

Comment pouvoir nourrir l’estime de soi nécessaire à toute réussite si l’on reste dépendant de la profonde conviction que l’on n’est pas modifiable et si,de surcroit, les adultes le confirment ? Enseigner et grandir n’est possible que si l’on est animé par la foi en l’éducabilité de l’autre et de soi-même.

Les neurosciences au coeur de la classe propose de jeter des ponts entre les éclairages qu’apportent les neurosciences et la formation des enseignants et l’accompagnement des enfants en difficulté d’apprentissage.

neurosiences en classe

L’ouvrage s’articule autour de 5 piliers pour changer les pratiques en classe :

  1. Comprendre l’importance de la plasticité cérébrale (et son intérêt pour motiver les enfants)
  2. Utiliser la théorie des intelligences multiples (pour un autre regard sur l’intelligence)
  3. Comprendre la spirale du stress et s’outiller pour mieux le gérer
  4. Satisfaire les besoins du cerveau qui apprend (une question d’hygiène de vie)
  5. Comprendre le fonctionnement de la mémoire (et mieux mémoriser)

L’ouvrage présente de nombreuses fiches et exercices testés avec des classes pilotes et qui peuvent être proposés en classe. On y retrouve également des exemples de travaux réalisés par des élèves pour illustrer la démarche et les résultats obtenus dans les classes.

neurosiences à l'école

Par exemple, les enfants seront invités à déterminer leur profil d’intelligences multiples à travers des petits exercices de mise en situation et un questionnaire.

déterminer profil d'intelligences multiples

Ils sont également invités à réaliser une boite anti-stress avec tout ce qui les apaiserait dans une situation de stress et à mieux comprendre leur mémoire.

neurosiences à l'école

Les auteurs ont ajouté des “petits trucs” en rapport avec l’hygiène de vie des enfants et des ados (sur le sommeil, la nourriture, les écrans…)

sommeil apprentissage école

Les enseignants trouveront de nombreux dossiers qui les aideront concrètement à enrichir leurs pratiques pédagogiques avec les apports des neurosciences (par exemple, un parcours sur la mémoire avec les élèves en quatre séances de travail). Pour autant, il ne s’agit pas d’un programme linéaire à suivre dans l’ordre ou à appliquer à la lettre : les neurosciences proposent avant tout des connaissances à partager et à construire avec les enfants et les jeunes pour qu’ils se sentent armés, pour apprendre, comprendre, mémoriser, réussir et croire en eux-mêmes.

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 Les neurosciences au coeur de la classe sous la direction de Pascale Toscani (éditions Chronique Sociale) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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apprendre-avec-la-neuropedagogie

Des enseignants partagent leurs bonnes pratiques pour apprendre avec la neuropédagogie

Des enseignants partagent leurs bonnes pratiques pour apprendre avec la neuropédagogie

Dans ce reportage diffusé sur France 2, des enseignants partagent les bonnes pratiques qu’ils appliquent en classe pour apprendre avec la neuropédagogie.

 

Parmi ces bonnes pratiques, on retrouve des invariants :

  • l’importance de solliciter le sens du toucher dans l’apprentissage de la lecture (Maria Montessori l’appliquait déjà il y a plus de 100 ans !)

Pour aller plus loin : Inspiration Montessori : un coffret de lettres rugueuses pour apprendre à lire et à écrire

coffret lettres rugueuses montessori

 

  • le rôle des émotions positives comme terreau fertile aux apprentissages

Pour aller plus loin : Ecole : 3 exemples pour mettre les émotions positives au coeur des apprentissages

 

  • l’utilisation des cartes mentales (ou Mind Map) pour favoriser la compréhension et la mémorisation

Pour aller plus loin : Comment construire une carte mentale (ou Mind Map) ?

mind map outil pour apprendre efficacement

 

  • le stress comme facteur bloquant

Pour aller plus loin : Quand le stress bloque les apprentissages… comment réduire le niveau de stress des enfants ?

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neurosciences-a-lecole

Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

apprendre-avec-les-neurosciencesPascale Toscani, enseignante-chercheuse et maitre de conférence, a travaillé avec des professeurs du secondaire pour proposer un programme “neurosciences au collège”. Ce programme a pour vocation d’introduire les connaissances liées aux neurosciences dans l’acte éducatif. Élèves et enseignants gagneraient à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau afin que les apprentissages scolaires soient plus efficaces.

Le contenu du programme est basé sur 5 grandes thématiques. Il a été proposé à des élèves de 6ème à raison d’une heure par semaine sur l’heure d’ATP (Aide au Travail Personnel).

 

1.La plasticité cérébrale : modifier la représentation de l’intelligence

La plasticité cérébrale est un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques.

Beaucoup d’élèves pensent que l’intelligence est une donnée fixée à la naissance alors qu’elle s’acquière et se développe tout au long de la vie. Les élèves les plus en difficulté ont tendance à croire que la quantité d’intelligence est fixée à la naissance : on naîtrait intelligent ou bête et rien ne peut y changer.

Or cette croyance est un non sens scientifique. La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Il en résulte que beaucoup d’élèves se brident eux-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples.

>>>Pour aller plus loin : Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

 

2.Les intelligences multiples

Howard Gardner, professeur de psychologie à l’université de Harvard, parle d’intelligences multiples. La théorie des intelligences multiples est un modèle cognitif qui cherche à décrire comment les gens se servent de leur intelligence, pour résoudre des problèmes, pour concevoir, pour créer…

apprendre avec les intelligences multiples

Tout le monde dispose de ces 9 intelligences mais selon son environnement familial et son parcours personnel, chacun développe plus ou moins certaines de ses intelligences. On parle alors de “bouquet d’intelligences”.

Il est important que les enfants et les adolescents apprennent à comprendre et gérer les ressources de chacune de ces intelligences pour pouvoir toutes les développer et les faire interagir. C’est un enjeu non seulement de réussite scolaire mais aussi de développement personnel.

>>>Pour aller plus loin : Dossier spéciale intelligence : comment aider les enfants à connaître et cultiver leurs intelligences multiples ?

 

3.Les besoins du cerveau pour apprendre

Le cerveau a des besoins pour bien fonctionner :

  • une alimentation équilibrée

Le cerveau a besoin de protéines, de graisses, de fruits et légumes, d’hydrates de carbone et de sucres pour fonctionner correctement. Une alimentation trop riche en sucres et additifs entrave la concentration.

  • du sommeil suffisant

Le sommeil sert à consolider les informations dans la mémoire. Avant de dormir, il est important de ne pas boire des boissons excitantes (café, coca, thé…), de ne pas consommer des repas trop copieux, de pratiquer des activités relaxantes (comme la lecture ou écouter de la musique douce).

  • une bonne hydratation

Le cerveau a besoin d’être irrigué pour créer des connexions entre les neurones : boire de l’eau améliore les capacités d’apprentissages. La déshydratation entrave le bon fonctionnement du cerveau.

  • des activités physiques

Rester statique trop longtemps est également mauvais pour la concentration et les apprentissages

  • des besoins physiologiques comblés

La faim et la fatigue, les sensations thermiques (trop chaud ou trop froid) entravent la concentration et les apprentissages

>>>Pour aller plus loin : Ce que les enfants devraient apprendre sur leur cerveau à l’école

 

4.La gestion du stress

Il est important de connaître les facteurs de stress, de manière à avoir prise sur eux de garder seulement le bon stress (celui qui prépare à l’action).

spin-ton-stress

>>>Pour aller plus loin : SPIN ton stress : 4 ingrédients universels d’une situation stressante (et comment y faire face)

 

5.La mémoire et l’attention

Le cerveau va mémoriser quand il sait qu’une information va être utile pour le futur proche. Mais il a tendance à effacer rapidement des informations inutiles pour le futur proche.

Si on ne sait pas qu’une information donnée va être utile dans un futur proche, le cerveau ne va pas mémoriser. Il faut donc envoyer un message d’utilité au cerveau pour favoriser la mémorisation. Si on veut que l’interlocuteur mémorise quelque chose, il faut lui donner un objectif avant de le prévenir qu’il va devoir mémoriser pour atteindre cet objectif.
>>>Pour aller plus loin : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
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Source : Apprendre avec les neurosciences, rien ne se joue avant 6 ans de Pascale Toscani (éditions Chronique Sociale).

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lois naturelles d'apprentissage

Les grandes lois naturelles d’apprentissage et d’épanouissement humain

Céline Alvarez sur les grandes lois naturelles d’apprentissage et d’épanouissement humain

Dans cette vidéo (14 min), Céline Alvarez, ex professeur des écoles, explique quels seraient les aménagements à intégrer dans les écoles pour permettre le plein épanouissement des enfants.

Si nous construisons des environnements qui respectent ces grands principes, qui veulent que l’être humain épanouisse son potentiel dans la relation à l’autre, dans l’amour et la bienveillance, en faisant ses propres expériences, alors nous verrons émerger un nouveau type d’aptitudes et de personnalités humaines. – Céline Alvarez

 

 

7 grandes lois d’apprentissage validées par les neurosciences cognitives, affectives et sociales

1. L’importance de la période 0/5 ans

La plasticité neuronale pendant la période 0/5 ans permet d’incarner le vivant sans efforts, juste en le vivant. C’est ce que Maria Montessori appelle l’esprit absorbant.

2. Les relations sociales positives

Nous sommes des êtres sociaux et notre cerveau est neurosocial. Nous avons besoin des autres.

Dans le cadre de l’apprentissage, les relations sociales sont également importantes : nous apprenons dans une relation positive à l’autre.

3. La bienveillance et les encouragements

La bienveillance est un levier pour l’âme humaine. Les émotions positives ressenties au moment de l’apprentissage influencent la consolidation.

L’amour et l’encouragement sont des catalyseurs pour l’apprentissage. – Céline Alvarez

A l’inverse, le stress est un bloquant des apprentissages.

4. L’attention et l’effet maître

Stanislas Dehaene, docteur en neurosciences, définit l’attention sert à sélectionner les informations, module massivement l’activité cérébrale et facilite l’apprentissage.

La tâche la plus important des enseignants est de canaliser et captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant. L’enseignant doit veiller à créer des matériaux attrayants mais qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche principale, notamment en ne créant pas de double tâche.

L’ « effet maître » consiste à bien orienter l’attention des apprenants et donc à bien définir la tâche en question.

5. L’engagement et le sens personnel dans l’action

Une étude scientifique a montré que le nombre de tests via des exercices compte plus dans la mémorisation que le nombre d’heures passées à étudier.

L’enfant sera d’autant plus actif et engagé quand il aura envie de faire l’action. Cette envie est déclenchée quand l’activité lui plaît, qu’elle importe pour lui, qu’il y voit un intérêt personnel… et non pas parce qu’il y est contraint par un intervenant extérieur.

6. La consolidation pour automatiser les compétences

L’automatisation des compétences est essentielle. L’automatisation est le fait de passer d’un traitement conscient, avec effort à un traitement automatisé, inconscient.

Lors d’un nouvel apprentissage, notre cerveau a recours à un traitement explicite, c’est-à-dire une situation, ou plutôt un stade où le cortex préfrontal est fortement mobilisé par l’attention.

7. Le feedback immédiat

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

Gaston Bachelard (philosophe des sciences) disait :

On connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant les connaissances mal faites, en surmontant ce qui, dans l’esprit même, fait obstacle.

 

En résumé, les neurosciences démontrent que :

  • L’erreur ou l’incertitude sont normales – elles sont même indispensables.
  • Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress, et le sentiment d’impuissance inutilement. Les punitions sont néfastes aux apprentissages.
  • La motivation intrinsèque et les encouragements stimulent l’apprentissage. Les meilleurs encouragements résident dans le regard des autres et la conscience de progresser, ils ne sont pas synonymes de récompenses.

 

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Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

Beaucoup d’élèves pensent que l’intelligence est une donnée fixée à la naissance alors qu’elle s’acquière et se développe tout au long de la vie. Les élèves les plus en difficulté ont tendance à croire que la quantité d’intelligence est fixée à la naissance : on naîtrait intelligent ou bête et rien ne peut y changer.

Or cette croyance est un non sens scientifique. La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Il en résulte que beaucoup d’élèves se brident eux-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples. La neuroplasticité signifie qu’ à chaque instant de notre vie, le cerveau change et se reconfigure.

Carol Dweck, psychologue américaine et auteure de Une nouvelle psychologie de la réussite, a fait une découverte :

  • un enfant qui a pour croyance que son intelligence est fixée et statique dès la naissance croit que le succès n’est qu’une question de quantité d’intelligence reçue et que, s’il échoue, c’est parce que sa “quantité” d’intelligence n’est pas suffisante. Ces enfants détestent les défis et sont mêmes découragés de réfléchir par peur de l’échec.
  • un enfant qui croit que son intelligence peut se développer par un entraînement mental et s’améliorer par ses efforts et son travail obtient de meilleurs résultats. C’est ce que Carol Dweck appelle la “mentalité de croissance” ou l’état d’esprit en développement.

 

Développer une mentalité de croissance peut faire la différence face à une difficulté. – Julie Bazinet

 

La neuroplasticité expliquée aux enfants en vidéo

Cette vidéo illustre bien le concept de neuroplasticité aux enfants :

 

Les neurones qui s’activent ensemble finissent par se connecter à la suite des apprentissages mais ce sont les actions répétées qui renforcera leur connexion.

Steeve Masson, neuroscientifique spécialisé en neuroéducation, explique que le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.

Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est “défriché”, les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre par ces voies de communication. Plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend.

Ainsi, quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.

Mais si on ne marche pas pendant un bon bout de temps dans les sentiers créés par la forêt, la végétation reprend sa place. Les réseaux de neurones non utilisés finissent par se déconnecter progressivement.