Neurosciences : les six principes de l’acquisition des connaissances

Neurosciences : les six principes de l’acquisition des connaissances

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Dans leur livre L’apprentissage visible : ce que la science sait sur l’apprentissage, John Hattie et Gregory Yates formulent six principes pour expliquer comment s’acquièrent les connaissances selon les neurosciences.

1.Apprendre exige du temps, des efforts et de la motivation

Hattie et Yates listent les ingrédients nécessaires au long processus que représente l’apprentissage :

  • le temps
  • la centration sur les objectifs
  • un feedback positif et encourageant
  • une pratique intentionnelle répétée aboutissant à la réussite
  • des révisions fréquentes

Acquérir des compétences dans un nouveau domaine nécessite entre cinquante et cent heures de pratique.

2.Le temps de concentration est bref

Le temps de concentration moyen est de 15 à 20 minutes.

Les apprenants très motivés peuvent rediriger leur activité mentale sur leur tâche précédente, mais continueront à avoir besoin de brèves interruptions au cours de leur tâche d’apprentissage, de façon à éviter les effets de surcharge cognitive. – Hattie et Yates

3.L’entraînement “distribué” (ou espacé) est plus efficace que l’entraînement “massé” ou le bachotage

Mieux vaut diviser une séance de révision en petites périodes d’apprentissage espacées de plusieurs jours.

Pour aller plus loin : Mémoriser efficacement : réviser à intervalles de temps espacés et tout au long de l’année les mêmes choses

4.La puissance des effets liés aux connaissances antérieures

Un des facteurs les plus influents est ce que l’apprenant sait déjà, surtout si ces connaissances préexistantes sont organisées de façon cohérente. Les nouvelles informations qui ne peuvent être reliées à des connaissances déjà présentes en mémoire sont rapidement perdues, oubliées. En effet, le cerveau ne traite pas bien les données qui ne sont pas structurées, organisées, non reliées entre elles.

La signification des nouvelles informations ou la possibilité de les relier à d’autres découlent directement de nos connaissances antérieures. Nous tirons un immense bénéfice de ce qu’on nous montre comment regrouper les informations, les ordonner, les schématiser, y repérer des structures et les résumer. – Hattie et Yates

Ce facteur est si puissant que, si les connaissance préalables sont erronées, il faut parfois commencer par désapprendre ce qui est supposé compris et connu.

5.Votre cerveau réagit positivement lorsqu’on lui fournit des informations via différents médias et modalités

Yates et Hattie rappellent que nous sommes tous des apprenants visuels et auditifs car c’est l’association des images et des mots qui optimise les apprentissages. Nous apprenons tous mieux quand les données sont proposées de manière multimodale ou présentée via différents médias.

6.Pour apprendre, votre cerveau doit être actif

C’est quand le cerveau fait activement quelque chose à partir d’un stimulus que l’expérience est mémorisée. Être attentif, observer, collecter des informations, c’est déjà être actif.

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Source : L’apprentissage visible : ce que la science sait sur l’apprentissage de John Hattie (éditions L’Instant Présent). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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