comment-mandala-aident-apprendre

Comment les mandalas peuvent-ils aider à apprendre (stress, concentration, relaxation) ?

Qu’est-ce qu’un mandala ?

Les mandalas sont composés de différents motifs graphiques organisés autour d’un cercle. Le mot mandala signifie littéralement « concentration ».  Ils sont présents dans toutes les civilisations (sous formes de rosaces dans nos églises par exemple) mais sont surtout utilisés dans les traditions bouddhistes et hindouistes comme outil d’introspection, de relaxation et de ressourcement.

A la maison, nous nous amusons à colorier des modèles ou à créer nos propres mandalas, que ce soit sur papier, avec des éléments naturels ou encore avec des jeux de construction :).

mandalas maison

Comment les mandalas peuvent-ils aider à apprendre (stress, concentration, relaxation) ?

Les mandalas sont des outils souvent utilisés dans le monde de l’enseignement car ce type de dessin participe à développer :

  • la motricité fine de la main,
  • la concentration,
  • l’inspiration,
  • les choix artistiques (notamment via le choix et l’agencement des couleurs).

On peut proposer des mandalas aux enfants pour favoriser la :

  • concentration (capacité à isoler notre conscience des stimuli extérieurs) : colorier le mandala de l’extérieur vers l’intérieur,
  • attention (capacité à nous ouvrir à la réalité) : colorier du centre vers l’extérieur.

On pourra proposer des modèles de mandalas adaptés à l’âge et à la dextérité des enfants (plus l’enfant est petit, plus les motifs seront gros pour faciliter le coloriage).

mandalas coloriés

Voici plusieurs livrets qui proposent des mandalas à tout âge (il existe par ailleurs de nombreux modèles à imprimer gratuitement sur le Web) :

Pour les enfants

Mini mandalas pour enfants (pour les jeunes enfants) – moins de 5 €

mini mandala
Mandalas à colorier : A partir de 8 ans – moins de 6€

mandalas à colorier enfants

Pour les plus grands

Mandalas : Triangles d’harmonie (pour les adultes)

mandalas à colorier
Art-thérapie : 100 mandalas anti-stress (pour les adultes)

mandalas

 

 

 

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Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe

Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe

Jeanne Siaud-Facchin est psychologue clinicienne et auteure de plusieurs ouvrages sur l’apprentissage et la pleine conscience.

Elle propose plusieurs pratiques relevant de la pleine conscience facilement applicables en classe. Aucune exigence d’efficacité n’est à atteindre, ce qui compte est ce que les enfants et les adolescents vivent. En classe, ces activités peuvent être réalisées sur chaise, mais l’idéal est de s’asseoir par terre sur des coussins ou des tapis. Une disposition en cercle où chacun peut se voir transforme les liens et renforce la cohésion du groupe classe.

Proposer dans les classes des moments de pause, le matin pour commencer la journée, après la récréation pour laisser se décanter toute l’agitation, avant un cours ou un contrôle, après un conflit entre plusieurs élèves (ou entre un élève et un enseignant), voire pour remplacer les heures de colle comme dans certains lycées américains, donne aux élèves de tout âge la possibilité d’accéder à une réserve de calme, un espace de sécurité où ils pourront aller puiser de multiples ressources positives (esprit clair, stress apaisé, préoccupations mises à distance, confiance en soi…).

Voici une gamme d’activités au fil de la journée :

  • rentrer dans la classe doucement, en ralentissant l’allure et en avançant à petits pas tout en percevant chaque mouvement du corps qui se déplace;
  • s’asseoir en décomposant chaque étape puis sentir tous les points de contact du corps avec la chaise;
  • poser les mains sur le bureau, comme pour l’attraper, le serrer fort, toute l’attention centrée sur les sensations dans les mains : crispées, puis relâchées, une fois, deux fois, trois fois; ressentir et juste ressentir;
  • la respiration (“la reine de la pleine conscience” dixit Jeanne Siaud-Facchin) :
    • où est ma respiration, celle qui me fait vivre et à laquelle je prêt peu attention ?
    • est-ce que je la sens plutôt dans mon ventre qui se gonfle doucement quand l’air entre et se dégonfle tranquillement quand l’air ressort ?
    • est-ce que je peux mieux la sentir avec ma main sur mon ventre et la percevoir ma main bouger au gré de mon souffle ?
    • ou bien dans ma poitrine, qui elle aussi se soulève puis se rétracte chaque fois que je respire ?
    • et si c’était dans mon nez, ou plus exactement dans mes narines que je peux sentir l’air qui passe, qui me chatouille, qui est un peu plus frais au moment où j’inspire et un peu plus chaud au moment où j’expire ?

Avec le souffle, on peut inventer de nombreux exercices. L’essentiel est de donner des images qui permettent au enfants de mobiliser leur attention sur la sensation de leur respiration. Il ne s’agit pas de penser à son souffle mais de le ressentir :

  • la bougie sur laquelle on souffle le plus lentement possible pour ne pas l’éteindre;
  • les vagues qui vont et viennent dans la mer au rythme des inspirations et expirations;
  • le ballon qu’on gonfle puis dégonfle…

Jeanne Siaud-Facchin propose de nombreuses autres activités de pleine conscience à destination des enfants et des adolescents dans son livre Tout est là, juste là (éditions Odile Jacob). Elle y livre un programme de pleine conscience applicable en classe clé en main à partir de 8 ans.

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Source : Cahiers pédagogiques (février 2016) n°527

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Les 11 erreurs les plus fréquentes à l’école (et comment les analyser et les dépasser)

Les 11 erreurs les plus fréquentes à l’école (et comment les analyser et les dépasser)

Les erreurs ne sont pas des fautes. Une erreur n’est pas de l’ignorance. Au contraire, l’erreur est de la matière à travailler. L’erreur est essentielle pour apprendre. Sans erreur, aucun apprentissage, aucune action, innovation ou invention n’est possible.

Comment repérer ses erreurs ?

Pour repérer et comprendre des erreurs, il est possible de :

  • tenir compte des remarques inscrites sur les contrôles/ tests/ évaluations
  • tenir compte des commentaires/ conseils des enseignants lors de la correction d’exercices ou de la remise des copies
  • comparer des copies entre elles pour déterminer les erreurs les plus fréquemment commises
  • comparer des copies avec celles d’autres personnes pour voir comment elles font
  • demander des conseils (aux professeurs, aux parents, à d’autres élèves, aux frères ou soeurs plus âgés…)
  • refaire les exercices et les tests en s’auto corrigeant (et demander de l’aide si besoin)
  • tenter de comprendre pourquoi telle ou telle erreur a été commise (notamment grâce à la grille de lecture ci dessous)

 

Analyser et dépasser ses erreurs

1. Je n’ai pas fait assez attention aux questions, aux consignes, aux informations demandées

Le stress peut faire perdre les moyens même quand on a bien appris ou révisé. Parfois, le cerveau est tellement conditionné par les exercices révisés ou par les attentes en termes de sujet ou de questions (“je suis sûr qu’on va être interrogés sur tel chapitre”, “le prof va nous remettre cet exercice”…) qu’il est biaisé et ne traite pas les consignes correctement.

facteurs de stress
4 facteurs de stress à connaître

 

>>>Des pistes pour travailler la gestion du stress, la concentration et la mise en situation pour mieux anticiper les conditions réelles de l’évaluation :

 

2. Je n’ai pas appris

De nombreux facteurs peuvent influencer la qualité des révisions :

 

3. Je n’ai pas compris ce que je devais apprendre

Il est toujours possible de demander de l’aide pour ne pas laisser une information incomprise ou une confirmation à l’enseignant (par exemple sous forme de fiche bilan avec les informations clés à maîtriser).

Les ressources sont nombreuses, que ce soit dans la vie réelle ou sur internet. Il existe des sites dédiés aux révisions (comme Kartable , devoirs.fr ou Ma Share Ecole), de nombreuses chaines You Tube sont spécialisées par matière (une sélection ici pour le collège et plus).

 

4. J’ai oublié alors que j’ai cru que j’avais bien appris.

La mémoire se travaille et il existe des astuces pour mémoriser efficacement et durablement. J’en partage plusieurs dans cet article : 5 astuces de mémorisation pour l’école, le collège et le lycée.

Pour comprendre en profondeur le fonctionnement de la mémoire : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

comment-reviser-efficacement

 

5. J’ai cru que j’avais compris.

Pour vérifier la compréhension, le mieux est encore de se poser des questions à soi-même, de répondre à celles qui figurent à la fin du chapitre du livre ou de refaire des exercices faits en classe.

>>>Pour aller plus loin : 5 questions clés pour comprendre rapidement (un cours, une leçon, une démonstration, un théorème…)

 

6. J’ai mal compris l’énoncé.

L’attention portée aux consignes est importante une fois seul.e devant la copie :

  • prendre le temps de décoder la consigne,
  • la lire calmement et en entier,
  • se demander quelles sont les attentes des correcteurs,
  • prendre le temps de repérer et comprendre les mots clés et de voir les liaisons entre eux.

La compréhension des consignes peut être travaillée : voici un petit exercice pour aider les enfants à mieux comprendre ce qu’ils lisent.

 

7. J’ai stressé. J’ai perdu mes moyens.

Mieux on est préparé (mieux on a appris) et plus on a d’outils dans sa boîte à outils anti-stress, moins on risque d’être sujet au “mauvais stress”.

>>>Des outils à ce lien : 12 trucs anti-stress pendant les révisions

 

8. Je me suis dit que je n’y arriverais pas. J’ai peur d’échouer.

Une faible estime de soi et la peur de l’échec ne sont pas des fatalités :

 

9. Je n’ai pas eu le temps de finir.

Gérer son temps peut s’apprendre :

  • s’entraîner à faire les contrôles/ exercices/ exposés en se chronométrant ou en s’imposant des limites de temps à la maison,
  • prioriser les questions en adoptant des stratégies : soit les questions qui rapportent le plus de points, soit celles qui sont les plus faciles ou mieux comprises,
  • adopter des habitudes de travail efficaces : savoir lire en texte rapidement, identifier les informations clés (en lisant les titres et sous titres des textes, en lisant les légendes des cartes ou photos, en écrivant avec des abréviations sur les brouillons…)

 

10. J’ai oublié un mot, une idée, j’ai perdu le fil de mes pensées.

Une manière utile d’éviter les oublis est de comparer ce qu’on a en tête et ce qu’on a réellement écrit “dans le feu de l’action”. Réaliser une carte mentale (ou Mind Map) au brouillon permet de fixer les idées principales et d’en tirer le fil au moment de la rédaction.

 

11. Je n’ai pas été assez précis.e ou complèt.e

Les questions ouvertes sont une manière efficace d’aller au bout de la pensée car elles invitent à élaborer des réponses complètes. On pourra s’en servir aussi bien au moment des devoirs/ révisions qu’au moment du test. Isabelle Pailleau et Audrey Akoun en ont fait un acronyme facile à mémoriser : CQQCOQP !

  • Comment
  • Quoi
  • Qui
  • Combien
  • Quand
  • Pourquoi

 

mind map des questions ouvertes
Mind map des questions ouvertes. Extrait du livre Apprendre autrement avec la pédagogie positive d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

 

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Source : Apprendre à apprendre de André Giordan et Jérôme Saltet. Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.
Commander Apprendre à apprendre sur Amazon.

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COMBATTRE STRESS EXAMEN

8 trucs et astuces pour combattre le stress pendant une évaluation/ un test/ un examen

8 trucs et astuces pour combattre le stress pendant une évaluation/ un test/ un examen

1. Garder un objet ressource accessible (dans la trousse ou sur soi)

Chaque enfant prend un petit objet (galet, peluche, pièce…) à l’intérieur de ses deux mains. Une fois qu’ils tiennent bien cet objet, ils sont invités à imaginer un endroit qu’ils aiment beaucoup, dans lequel ils se sentent bien. Ils ressentent le plaisir à s’y trouver. Ils sont invités à stimuler leurs sens :

  • sentir des odeurs,
  • ressentir des sensations (la chaleur du soleil, le froid de la neige, le vent salé du bord de mer…),
  • avoir des goûts dans la bouche ,
  • entendre des sons,

Quand les enfants sont bien installés dans cet endroit, ils ancrent la sensation de bien-être associée dans l’objet.

L’objet reste ensuite auprès de l’enfant à portée de main (dans une poche de veste ou de pantalon, dans le cartable…). Chaque fois que l’enfant prend l’objet dans sa main, le cerveau se rappellera de cette sensation de bien-être. Cela pourra l’aider en cas de stress à l’école et au collège.

 

2. Mettre à disposition dans la trousse une objet à malaxer : balle anti stress, bout de pâte à fixer, un élastique…

 

3. Mâcher un chewing gum ou sucer une pastille (si cela est autorisé)

 

4. Déposer l’odeur d’un parfum familier sur la partie d’un vêtement ou un mouchoir 

 

5. Ecrire et déposer des messages d’encouragement sous le bol du petit déjeuner, dans la trousse, sous l’oreiller…

Des idées ici : La meilleure façon de valoriser et d’encourager !

phrases-encourageants-enfants

6. Avoir recours à la visualisation positive 

J’aime beaucoup les exercices de visualisation positive proposés par France Hutchison dans son livre 100 jeux avec Namasté pour la concentration, les émotions et la socialisation des enfants. Ces histoires enseignent aux enfants à aller puiser des ressources personnelles face à un défi, à oser demander de l’aide. L’enfant est amené à créer un changement positif dans sa tête via l’évocation d’images calmantes ou relaxantes. Voici la visualisation de l’arc en ciel magique :

visualisation-positive-enfants
Source : 100 jeux avec Namasté pour la concentration, les émotions et la socialisation des enfants (Béliveau éditeur)

 

7. Pratiquer une respiration en pleine conscience

Pour que les techniques de relaxation soient efficaces, il  est nécessaire de les pratiquer plusieurs fois par jour et pendant plusieurs semaines.

Pour commencer, inviter l’enfant à s’allonger sur son lit ou sur un tapis au sol, avec un coussin sous la tête. Vous pouvez vous asseoir à côté de lui (ou vous allonger pour faire l’exercice en même temps).

Demandez à l’enfant de prêter tranquillement attention à sa respiration. Ensemble, inspirez et expirez profondément plusieurs fois.

Quand vous le sentez prêt, dites lentement, d’une voix calme et détendue :

Ferme les yeux. Remue les orteils… remue-les, remue-les… et relâche. 

Maintenant, pointe les orteils vers l’avant … puis remonte-les vers toi. 

Vers l’avant, vers toi… et relâche. 

Maintenant, inspire doucement et vraiment profondément, 

et imagine l’air qui remplit tout ton corps, de la tête aux orteils, comme si tu gonflais à la manière d’un ballon.

Expire lentement, petit à petit, en laissant ton corps s’enfoncer sur ton lit ou sur le sol. 

A présent, serre chacun de tes deux mains pour former une petite balle… puis ouvre-les en écartant bien les doigts. 

Serre de nouveau les mains, puis ouvre-les en écartant les doigts aussi largement que possible… et relâche. 

Inspire de nouveau profondément et imagine que l’air remplit tout ton corps, de la tête aux orteils, comme si tu gonflais à la manière d’un ballon.

Expire lentement, progressivement, en laissant ton corps s’enfoncer dans le moelleux de ton lit ou du sol. 

Maintenant, étire les bras au-dessus de ta tête ainsi que les pieds, de façon à te sentir aussi long que possible… et détends-toi au maximum. 

Étire de nouveau et relâche. Étire de nouveau et relâche. 

A présent, laisse retomber tes bras de chaque côté de ton corps et pose les mains sur ton ventre.

Fronce les traits de ton visage, de façon à tendre tous tes muscles au maximum… et relâche.

Maintenant, fais un grand sourire… et relâche tous les muscles de ton visage. Souris encore… et relâche. 

Inspire lentement et profondément par le nez, et sens ton ventre grossir, tes mains sont toujours sur ton ventre et se soulèvent. 

Expire lentement par la bouche, et sens ton ventre se dégonfler. Relâche, relâche tout ton corps. 

Continue à respirer profondément jusqu’à ce que tu te sentes vraiment détendu.

 

8. Se projeter et anticiper mentalement

Dans Apprendre à apprendre avec la PNL, il est écrit

Si nous voulons que les enfants aient accès longtemps à ce qu’ils ont mémorisé, nous devons donc les inviter à penser à plus long terme.

Faire un pont vers le futur pour une matière qui vient d’être étudiée fonctionne comme un message à l’inconscient à qui on demande de faire le lien entre cette nouvelle connaissance et différents contextes.”

Le pont vers le futur constitue une “opération associée (comme si on y était)”. Elle prépare à réutiliser l’information, à la fois cognitivement et émotionnellement (réduction du stress).

L’enfant visualise chaque étape de son évaluation depuis le moment où il passe les portes de son établissement, puis traverse la cour, rentre dans la salle , s’assoit, reçoit sa copie, lit les questions et commence à y répondre. L’enfant s’entraîne à anticiper : quelle forme l’évaluation prendra-t-elle ? quelles sont les attentes du correcteur ?

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Source : J’aide mon enfant à faire ses devoirs : Méthodes, outils et conseils pour coacher son enfant de Anne Gramond (éditions Eyrolles). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander J’aide mon enfant à faire ses devoirs  sur Amazon. 

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RÉVISIONS : 12 trucs pour se détendre et booster l’efficacité des révisions

RÉVISIONS : 12 trucs pour se détendre et booster l’efficacité des révisions

1. Penser 30 secondes à quelque chose de positif

Cela peut être un bon souvenir, un fou rire, une blague, une personne aimée…

 

2. Respirer profondément par le ventre

Une respiration profonde est d’une grande efficacité pour chasser le stress car elle favorise une meilleure oxygénation du cerveau.

Pour bien respirer, de préférence les yeux fermés, inspirer profondément par le nez puis évacuer lentement l’air des poumons par la bouche ouverte. L’expiration par la bouche sera plus lente que l’inspiration par le nez.

 

3. Faire un exercice de relaxation

Dans leur livre Apprendre à réussir, Jérôme Saltet et André Giordan proposent un petit exercice de relaxation :

  • s’allonger au sol sur une moquette ou un tapis
  • respirer calmement
  • mettre les mains sur le ventre et sentir le ventre se gonfler et se dégonfler
  • inspirer en crispant les muscles des jambes puis expirer en relâchant la pression et reprendre calmement la respiration
  • plier les coudes, crisper en inspirant calmement et relâcher les deux mains, puis les biceps en expirant, respirer entre deux mouvements
  • crisper le front et relâcher
  • crisper les mâchoires et relâcher
  • remonter les épaules et les laisser retomber
  • bouger la tête lentement de droite à gauche, d’avant en arrière puis relever la tête et la bouger en cercle
  • masser lentement le tour des yeux
  • sentir s’il reste des tensions internes : dans ce cas, crisper sur la zone tendue en inspirant puis relacher en expirant.

 

4. Pratiquer du sport ou de l’activité physique

Les activités physiques peuvent être pratiquées lors des révisions mêmes (marcher, sauter, lancer une balle, danser…), lors de pauses courtes entre deux matières à réviser ou en dehors des temps de révision formels. Quoiqu’il en soit, il est important de dédier des plages de temps aux activités physiques.

Cela peut être courir dans le quartier, jardiner, aller nager, sauter à la corde à sauter, juste marcher…

Pendant les pauses de révisions, on peut envisager des postures de yoga… ou du ménage :).

Varier les lieux d’apprentissage peut également être source de mouvement.

>>> Voir 9 manières d’utiliser le corps pour apprendre

 

5. Faire une sieste

La sieste a de nombreuses vertus : elle régénère le cerveau, elle améliore la concentration et la mémorisation, elle augmente la créativité. Une “bonne” sieste ne dure pas plus de 20 minutes.

6. Parler des soucis et des peurs avec quelqu’un ou les écrire

La verbalisation des émotions a un effet apaisant, que ce soit à l’oral ou à l’écrit.

 

7. Jouer avec un animal de compagnie

Si vous en avez un :)… ou caresser un doudou ou une matière douce… ou jouer avec le petit frère ou la petite soeur (si vous en avez encore une fois 🙂 )

 

8. Rire le plus souvent possible

Le rire a des effets positifs sur le corps, le cœur et la tête.

Le rire a aussi un rôle à jouer dans les apprentissages, en actionnant plusieurs mécanismes :

  • le rire favoriserait une attitude plus détendue et plus positive vis-à-vis de l’apprentissage,
  • le rire réduirait la peur de l’échec ou de commettre des erreurs,
  • le rire stimulerait la créativité,
  • le rire améliorerait les capacités de mémorisation.

Vous pouvez trouver à ce lien 5 jeux inspirés du yoga du rire.

 

9. Recourir à des produits naturels aux vertus calmantes

L’homéopathie ou les fleurs de Bach peuvent aider à la gestion du stress.

Voici des liens pour vous guider :

 

10. S’exercer à la méditation de pleine conscience

Je vous propose dans cet article des exercices de méditation de pleine conscience conçus par Jeanne Siaud-Facchin pour se préparer au bac et au brevet (et autres examens).

pleine conscience préparer examens

11. Produire des créations artistiques et manuelles

Cela peut être simplement des gribouillages, du coloriage (de mandalas par exemple), mais aussi des créations en argile, en pâtes à modeler, la réalisation de bijoux ou d’objets en bois, en carton, en laine, en feutrine… tout ce qui peut mettre en mouvement les mains et libérer la créativité.

 

12. S’appuyer sur des exercices de psychologie positive pour générer des émotions agréables

En voici quelques exemples :

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Source :

Apprendre à réussir de Jérôme Saltet et André Giordan
Commander Apprendre à réussir sur Amazon.

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hypnose-reussir-examens-sans-stress

Une séance d’hypnose gratuite pour se préparer aux examens sans stress

Une séance d’hypnose gratuite pour se préparer aux examens sans stress

Une séance d’hypnose gratuite pour préparer les examens :

  • se détendre,
  • gagner en confiance en soi,
  • se visualiser en train de réussir.

30 min pour arriver serein(e), détendu(e) et confiant(e) le jour de l’examen. Cette séance a été testée de nombreuses fois avec les patients de La Fabrique à Bonheur de Isabelle Pailleau et Audrey Akoun, auteures de La pédagogie positive et Keep calm et réussis tes exams.

Source : La Fabrique à Bonheur

 

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Des enseignants partagent leurs bonnes pratiques pour apprendre avec la neuropédagogie

Des enseignants partagent leurs bonnes pratiques pour apprendre avec la neuropédagogie

Dans ce reportage diffusé sur France 2, des enseignants partagent les bonnes pratiques qu’ils appliquent en classe pour apprendre avec la neuropédagogie.

 

Parmi ces bonnes pratiques, on retrouve des invariants :

  • l’importance de solliciter le sens du toucher dans l’apprentissage de la lecture (Maria Montessori l’appliquait déjà il y a plus de 100 ans !)

Pour aller plus loin : Inspiration Montessori : un coffret de lettres rugueuses pour apprendre à lire et à écrire

coffret lettres rugueuses montessori

 

  • le rôle des émotions positives comme terreau fertile aux apprentissages

Pour aller plus loin : Ecole : 3 exemples pour mettre les émotions positives au coeur des apprentissages

 

  • l’utilisation des cartes mentales (ou Mind Map) pour favoriser la compréhension et la mémorisation

Pour aller plus loin : Comment construire une carte mentale (ou Mind Map) ?

mind map outil pour apprendre efficacement

 

  • le stress comme facteur bloquant

Pour aller plus loin : Quand le stress bloque les apprentissages… comment réduire le niveau de stress des enfants ?

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Mon enfant ne veut pas aller à l’école : comment faire ?

Mon enfant ne veut pas aller à l’école : comment faire ?

Les médias traitent de plus en plus de phobie scolaire, les nouveaux rythmes sont accusés de fatiguer les enfants, les critiques principales faites à l’école concernent la pratique enseignante jugée trop magistrale, les devoirs sont souvent sources de crispation dans les familles. Combien d’enfants pleurent à l’idée d’aller à l’école tous les matins ? Combien se rendent malades avant les contrôles ? Combien se plaignent de ne pas pouvoir aller aux toilettes quand ils le veulent ou d’être privés de récréation pour telle ou telle raison ?

Comment alors gérer le rejet de l’école et aider nos enfants à mieux vivre leur scolarité ?

Je vous livre plusieurs idées tirées de :

  • mon expérience d’enseignement et de maman d’une petite fille qui n’aime pas l’école,
  • discussions menées avec d’autres mamans d’enfants n’aimant pas l’école,
  • mes différentes lectures sur le thème de l’éducation.

J’espère que vous y trouverez quelques pistes concrètes pour vous aider au quotidien, bien qu je ne prétende pas faire le tour exhaustif de la question.

 

1. Identifier ce qui bloque à l’école

Vous pouvez essayer de comprendre ce qui bloque votre enfant : est-ce les notes ? les punitions ? les autres enfants ? A-t-elle/il le droit d’aller aux toilettes ou boire quand il/elle a besoin ? Est-ce de la fatigue ? un manque de confiance en lui ? Est-il/elle victime de racket ou de harcèlement ?

Vous pouvez poser des questions de curiosité et reformuler les propos de l’enfant jusqu’à ce qu’il mette en mots les situations précises sources de stress et de souffrance.

  • Que s’est-il passé ?
  • A ton avis, qu’est-ce qui provoque cette situation ?
  • Quelle pourrait être la solution ?

Passer par le jeu peut également être un moyen d’aider les enfants à faire ressortir ce qui les tracasse (surtout avec les plus jeunes qui n’ont pas toujours les mots pour exprimer ce qu’ils pensent ou ressentent). Vous pouvez par exemple proposer à l’enfant de jouer avec des personnages (poupées, Lego, Playmobil…) et mimer un enfant qui ne veut pas aller à l’école. L’enfant pourra jouer le rôle du parent ou de l’enseignant(e). Selon la tournure que prend le jeu, vous réussirez probablement à mettre le doigt sur les points de blocage et de souffrance.

Selon ce qui ressort, vous pouvez prendre rendez-vous avec l’enseignant et établir avec lui les solutions adéquates. Le plus important est de ne pas négliger, nier ou ignorer les émotions de l’enfant.

Vous pouvez consulter les textes de loi au préalable (la privation de récréation est par exemple interdite, de même que les devoirs écrits au primaire).

 

Voici quelques points qui reviennent fréquemment dans les raisons qui entrainent de la souffrance à l’idée d’aller à l’école ;

Angoisse de séparation et trop plein d’émotions ?

Pour les enfants, et notamment les plus jeunes en maternelle, la séparation avec les parents peut être difficile. Pour rendre cette séparation plus facile, vous pouvez instaurer des petits rituels au moment de le quitter :

  • “déposer” un bisou dans chaque poche pour qu’il puisse les ressortir quand il en a besoin,
  • laisser un objet/bout de tissu avec notre odeur dans la trousse/ le sac de l’enfant,
  • trouver un objet rassurant (un caillou que vous ramasserez lors d’une balade par exemple) que l’enfant pourra mettre dans sa poche et toucher, manipuler quand il aura besoin de penser à vous et aux bons moments passés ensemble (vous trouverez un article traitant du caillou magique à ce lien),
  • dessiner un cœur, un smiley ou un autre symbole de l’amour que vous portez à votre enfant au creux de sa main ou sur une partie de son corps qu’il pourra regarder discrètement quand il en ressentira le besoin (vous trouverez des exemples à ce lien).

souffrance à l'école

Si votre enfant est particulièrement angoissé, vous pouvez aussi lui proposer des exercices de relaxation, de pleine conscience et/ou de sophrologie (voir cet article : 4 mouvements de respiration et de bien-être pour les enfants et leurs parents)

 

Manque de confiance en soi ?

Si votre enfant manque de confiance en lui, peut-être pouvez-vous lui dire des phrases d‘encouragement, voire les afficher dans sa chambre ?

Je vous en propose plusieurs dans cet article : La meilleure façon d’encourager et de valoriser !

Les enfants ont besoin de connaître des situations de réussite pour asseoir la confiance dans leurs capacités. Si votre enfant paraît complètement démotivé(e), vous pouvez lui proposer des activités dans-lesquelles il/elle pourra exprimer ses talents :

  • jouer à des jeux de société,
  • pratiquer une activité sportive,
  • participer à des jeux de coopération dans lequel il sentira qu’on a besoin de lui pour réussir,
  • faire preuve de créativité, créer à travers des activités artistiques ou créatives,
  • s’occuper d’un animal de compagnie,
  • jouer à des jeux vidéos,
  • aider un plus jeune dans ses devoirs…

Et dans tous les cas, encouragez-le, valorisez ses réussites, ses efforts, son travail.

 

Le cauchemar des devoirs ?

Il est nécessaire d’aménager une période de détente avant de s’attaquer aux devoirs. Cette période de détente peut se faire en famille (ou du moins avec un parent disponible et pourquoi pas les frères et soeurs) : chacun pourra en profiter pour raconter ses petits malheurs et petits bonheurs du quotidien. Pendant ce moment de tranquillité et de partage, l’enfant évacuera ses tensions, se sentira écouté et important. Il sera alors plus à même de reprendre le travail. Ce temps de détente pourra inclure un temps de jeu libre et de défoulement.

Une étude a montré que bouger aide à apprendre. Les enfants qui font au moins une heure d’activité physique après l’école améliorent leurs capacités d’attention et d’apprentissage, selon une étude américaine parue dans Pediatrics. Les enfants qui ont bougé après l’école ont amélioré plusieurs de leurs capacités :

  • concentration,
  • abstraction des distractions,
  • passer d’une tâche cognitive à une autre.

Si les devoirs sont sources de tension, le livre Apprendre autrement avec la pédagogie positive pourra aussi vous donner des outils concrets pour aider votre enfant à mieux apprendre.apprendre autrement avec la pédagogie positive

 

Pour aller plus loin sur le sujet des devoirs, je vous propose de lire ces articles :

 

Une question de vocabulaire : positivons !

Et si vous remplaciez certaines expressions à connotations négatives par des expressions à connotations positives ? Positivons, les enfants suivront :-).

Travaille bien” devient “Apprends bien” : on va à l’école pour apprendre avant de travailler, on peut très bien apprendre en s’amusant, en jouant !

Bon courage” devient “Bonne journée, amuse-toi bien !

Les “problèmes” de mathématiques deviennent des “jeux” ou des “énigmes

 

2. “Moi aussi…” : souvenirs personnels, partage d’expériences et anecdotes parentales

Un matin sur le chemin de l’école alors que ma fille ne voulait pas y aller, je lui ai raconté des souvenirs personnels et j’ai partagé avec elle ce que moi, j’aimais à l’école à son âge.

Je lui ai dit que :

  • j’aimais consoler les enfants qui étaient tristes à l’école quand j’avais son âge (ma mère me raconte souvent cette histoire-là 🙂 ),
  • j’y ai connu ma meilleure amie (qu’on voit souvent et qu’elle apprécie beaucoup),
  • j’y ai rencontré son papa (et oui, au primaire !),
  • j’ai aimé apprendre à lire car je pouvais lire tous les livres qui m’intéressaient toute seule,
  • j’aimais quand on faisait de la danse avec la maîtresse.

J’ai donc attaché des souvenirs positifs à l’école, qui plus est qui ont encore un impact positif dans ma vie actuelle des années après.

rejet de l'école partage experience personnelle

Ma fille a eu l’air étonné et en même temps a été très réceptive à mes anecdotes : elle m’a posé des questions à propos de ma scolarité et a complètement oublié qu’elle n’avait pas envie d’aller à l’école !

Cela peut aussi être intéressant dans le cas où votre enfant rejette l’école de mener une réflexion sur les matières que vous n’aimiez pas vous-même à l’époque et sur la manière dont vous avez réussi à surmonter ces moments désagréables. Il suffira peut-être pour le réconforter de :

  • partager avec votre enfant des souvenirs et des expériences personnelles,
  • lui expliquer qu’il vous est déjà arrivé de ressentir la même chose que lui,
  • lui montrer comment vous avez fait face quand vous étiez dans son cas.

 

3. Des livres pour surmonter le rejet de l’école

Pour les plus jeunes, vous pouvez lire des livres qui serviront de médiateurs comme  “L’école de Léon“, “Je veux pas aller à l’école“, “Calinours va à l’école“, “L’école ça sert à quoi ?“, “Pop à l’école“, “P’tit Loup rentre à l’école” ou encore “Je veux pas y aller“, “Bienvenue dans mon école“, “Ma maîtresse est un monstre” pour les plus grands.

Bienvenue dans mon école” est un tour du monde sur le thème de l’école : 22 écoles du monde entier y sont présentées par des enfants de tous les horizons. L’occasion de découvrir que l’école est différente d’un pays à l’autre et d’ouvrir un débat avec vos enfants sur ce que devrait être l’école, sur les avantages et les inconvénients de l’école en France.

bienvenue dans mon école bangladesh
L’école au Bangladesh
 bienvenue dans mon école liban
L’école au Liban

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre “Ma maîtresse est un monstre” permet également de désamorcer des relations tendues entre l’enfant et son enseignant. Un jeune garçon, Robert, qui considère sa maîtresse Mme Quincampoix comme un grand monstre vert va apprendre à la connaître en dehors de l’école. Dans le parc, Robert sauve le chapeau préféré de Mme Quincampoix. Elle considère alors le garçon comme son héros. Robert décide de lui montrer son endroit préféré dans le parc et Mme Quincampoix a une idée : ils vont lancer des avions en papier ! Ce livre touchant pourra être l’occasion d’expliquer à votre enfant que derrière chaque enseignant se trouve une personne humaine avec ses qualités et ses défauts et qu’il suffit parfois d’un mot ou d’un geste amical pour transformer un monstre apparent en personne attentive. Quoiqu’il en soit, ce livre pourra servir de support pour inciter la parole de l’enfant et lui permettre d’exprimer ses émotions négatives.

ma maîtresse est un monstre

livre-ecole“20 bonnes raisons d’aller à l’école” prend le parti de l’humour. Le livre commence avec cette phrase : Si je n’allais pas à l’école, je ne saurais ni lire ni écrire… puis enchaîne sur des conséquences en chaîne toutes plus loufoques les unes que les autres. Si je ne savais pas lire, je confondrais les étiquettes des bouteilles de shampoing et de soda, alors je ferais des bulles en parlant, alors je m’envolerais au-dessus de la maison, alors le vent m’emporterait loin de chez moi… Et si ma bulle éclatait, je pourrais tomber sur des pirates… jusqu’à ce qu’une pluie de météorites s’abatte sur la Terre !

Mais ça, c’est pas possible.

Finalement, ne pas aller à l’école, c’est prendre pas mal de risques !

Conclusion : il vaut peut-être mieux que j’aille à l’école :-).

 

4. Que faire concernant le temps de présence en classe ?

Si mon enfant s’ennuie ?

Si votre enfant s’ennuie pendant la classe, vous pouvez peut-être lui proposer d’imaginer dans sa tête

  • des histoires ou des exemples de phrases pour illustrer la leçon,
  • des images mentales à partir de ce que l’enseignant raconte.

Il ou elle pourrait aussi essayer de visualiser des mind maps dans son esprit au fur et à mesure que l’enseignant déroule la leçon.

S’il ou elle a fini les exercices avant tous les autres, proposez-lui de créer une histoire à partir des phrases exemples de l’exercice ou des jeux à partir des chiffres.

Peut-être pouvez-vous inciter votre enfant à plus participer à l’oral, à poser des questions qui l’intéressent pour aller plus loin dans le cours avec l’enseignant, à recréer de l’intérêt pour lui (et pour ses camarades par la même occasion).

 

Si mon enfant ne tient pas en place ?

Certains enfants (et c’est le cas de ma fille) n’arrivent pas à tenir assis toute la journée. Sans forcément parler de trouble de l’attention ou d’hyperactivité, il est difficile pour les enfants de rester en place plusieurs heures d’affilée.

Plusieurs pistes sont envisageables :

  • Organiser un environnement de travail propice à la concentration sans « distracteurs »: le bureau ne doit pas être face à une fenêtre ou à une myriade de photos/posters, la porte de la chambre plutôt fermée lorsqu’il travaille.
  • Permettre à l’enfant d’apprendre ses leçons debout ou en marchant si cela l’aide (l’agitation stimule « l’éveil cérébral » et favorise la concentration).
  • Surveiller son hygiène de vie (activité physique suffisante, alimentation équilibrée, éviter les écrans le soir)

 

Quel partenariat avec l’enseignant ?

Dans cette situation, un rendez-vous pour discuter avec l’enseignant est une bonne idée. Vous pouvez commencer par lui exposer la situation, le laisser vous expliquer comment il gère sa classe puis lui proposer quelques suggestions pour que votre enfant s’ennuie moins ou puisse libérer son énergie. A vous de voir bien sûr si l’enseignant semble réceptif et comment vous pouvez tourner vos phrases pour ne pas vous “braquer” mutuellement : les suggestions sous forme de questions paraîtront moins brutales.

A cette occasion, demandez-lui si votre enfant peut proposer des exposés de temps en temps sur un thème de son choix (à étendre à toute la classe pour que chaque élève partage un sujet qui l’a intéressé).

Vous pouvez peut-être aussi voir avec l’enseignant s’il peut introduire des cahiers d’autonomie avec des activités plus ludiques pour les élèves qui ont fini leurs exercices plus tôt (ex : des sudokus, des mandalas, des anti coloriages, des mots mêlés, des charades…).

Peut-être que l’enseignant serait d’accord pour que votre enfant amène un livre de la maison à lire s’il a fini ses exercices avant les autres.

Pour les enfants qui ne tiennent pas en place, voir avec l’enseignant s’il serait d’accord pour charger l’enfant de certains services qui lui permettraient de se lever régulièrement en classe, pour permettre à l’enfant d’amener un fidget ou une balle à malaxer, pour aménager la chaise de l’enfant pour qu’il puisse se balancer sans gêner ses camarades (par exemple, des balles de tennis coupées sous les pieds pour amortir le bruit)…

>>>Plus d’idées ici.

 

5. Des apprentissages au service d’un projet

Les enfants apprennent mieux quand les apprentissages sont au service d’un projet :

  • Peut-être demander à votre enfant quel est son projet professionnel et en quoi ce qu’il ou elle fait en ce moment à l’école sert ce projet.
  • Si cela lui parait trop vague ou trop lointain, alors essayez de trouver un projet ensemble : ce peut être de raconter en détail ce qu’il ou elle fait à l’école pour
    • correspondre avec un enfant de son âge dans un autre pays,
    • écrire le livre de sa vie ( vous pouvez lui dire « comme Anne Franck » par exemple),
    • le raconter à un enfant plus jeune que lui ou elle (petit frère/ petite sœur/ petits cousins…).

Vous pouvez aussi proposer à votre enfant d’aider les élèves en difficulté de sa classe (avec l’accord de l’enseignant). Cela l’aiderait à être plus attentif/ve, à mieux comprendre avec le projet de réexpliquer à ses camarades, à se sentir utile.

Pour ne pas avoir l’impression de travailler dans le “vague”, vous pouvez également aider votre enfant à donner une direction à ses efforts sous forme de contrat :

  • déterminer des objectifs à atteindre (atteignables et réaliste selon la méthode du kaizen),
    • Ces objectifs ne doivent pas nécessairement concerner des notes minimum à atteindre. Cela peut être d’augmenter d’un point sa note à la prochaine dictée (valorisation des progrès), de réciter sa poésie avec une mise en scène de son choix devant toute la famille au prochain repas, de pouvoir vous réexpliquer sa leçon de maths en moins de deux minutes chrono (l’obligeant à comprendre et à synthétiser), d’inventer une histoire à partir d’une liste de mots à apprendre…
  • écrire ces objectifs sur un carnet-contrat,
  • faire évoluer les objectifs pour qu’ils restent motivants.

Le but est de faire comprendre à l’enfant que les apprentissages peuvent lui servir à n’importe quel moment de sa vie, qu’ils peuvent lui donner accès à des jeux, à de nouvelles responsabilités au quotidien (payer le pain en calculant la monnaie par exemple), à des discussions nouvelles avec ses parents ou d’autres personnes, qu’il pourra lui-même apprendre quelque chose à quelqu’un d’autre et en retirer de la fierté.

Le travail sur les rêves des enfants, sur la découverte de leur “Elément” (selon la formule de Ken Robinson), de leurs forces et de leurs talents, de leurs formes d’intelligence est un pilier pour leur réussite et leur bonheur.

apprendre avec les intelligences multiples

 

6. Consacrer du temps et de l’attention à l’enfant en souffrance à l’école

D’après le témoignage d’enseignants, les enfants qui supportent le moins bien l’école (surtout en maternelle) sont ceux qui passent le plus de temps en collectivité.

Les enfants ont besoin de bien s’attacher pour pouvoir se détacher. Un enfant dont le “réservoir émotionnel” est vide sera d’autant plus réticent à se séparer de vous. Pour expliquer l’attachement des enfants aux parents, Lawrence Cohen, psychologue américain, utilise l’image du réservoir d’amour à remplir chaque fois qu’il se vide. La figure primaire d’attachement de l’enfant est la station d’essence auprès de laquelle l’enfant a besoin de s’approvisionner. C’est auprès d’elle qu’il revient entre deux excursions dans le monde extérieur.

Le réservoir de l’enfant est vidé par la faim, la fatigue, l’isolement, la séparation, le stress, les disputes, des blessures, des écorchures… Et une personne dont le réservoir affectif est vide aura tendance à être plus sensible, à chercher de l’affection et de l’attention par des moyens plus ou moins efficaces, à être plus irritable, moins coopérative.

On peut utiliser cette image avec les enfants et leur demander à certains moments de la journée à quel niveau est leur réservoir. Cela pourrait devenir une sorte de rituel : « comment est le niveau de ton réservoir en ce moment/ ce soir ? ». On pourra également veiller à ce que le réservoir affectif de l’enfant soit rempli à bloc chaque matin avant le départ à l’école.

Plusieurs manières sont envisageables pour remplir le réservoir affectif d’un enfant :

  • des mots gentils (“je t’aime tel.le que tu es”, “je crois en toi”, “je resterai toujours près de toi à t’encourager et te soutenir quand c’est difficile”, “tu as les ressources en toi pour réussir”, “tu es unique”…)
  • des gestes tendres (massage, câlins, clins d’œil, surprises…)
  • des jeux ensemble (cela nous est arrivé plusieurs fois de jouer à des jeux avec ma fille sur le chemin de l’école)
  • des livres lus (là encore, il m’arrive de prendre un livre et de le lire sur le chemin)
  • des moments partagés sans stress ni “dépêche-toi” (le temps et l’attention étant les deux choses qu’on a le plus de mal à donner aux enfants…)
  • des plages de temps planifiées pour du temps d’attention exclusive (l’attention est un pur acte d’amour).

Un livre que nous avons beaucoup apprécié à la maison et qui aide à “remplir le réservoir” :

As-tu rempli un seau aujourd’hui ? : un guide du bonheur quotidien pour enfants

 

7. Penser à d’autres manières d’apprendre 

Peut-être pourriez-vous envisager une scolarisation dans une école privée type Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf ou encore Sudbury (bien que ce choix pose des questions financières et géographiques) ?

Le livre Montessori, Freinet, Steiner… une école différente pour mon enfant pourra vous aider dans le choix de l’école si vous décidez de vous engager dans cette voie.

 

Et pourquoi ne pas penser à l’instruction en famille si votre organisation familiale le permet ? Je vous propose de regarder cette vidéo pour “démystifier” ce que certains appellent encore “l’école à la maison”.

N’oubliez pas que l’école n’est pas obligatoire, seule l’instruction l’est (et seulement à partir de 6 ans en France : l’école maternelle n’est en aucune manière une obligation !).

 

8. Stimuler la soif d’apprendre hors des murs de l’école

Vous pouvez aussi inciter votre enfant à apprendre par lui-même afin qu’il ne perdre pas le goût d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses, qu’il ne perde pas sa curiosité naturelle.

Encouragez-le à apprendre dans toutes les situations :

  • écrans (télés, internet, jeux vidéos, cinéma…),
  • vie associative,
  • voyages,
  • musique et chant,
  • cuisine, bricolage, jardinage,
  • lecture et culture (visite de musée, d’expo…) ,
  • développement personnel (yoga, méditation, écriture, théâtre).

Les connaissances qu’il pourra acquérir par ce biais pourront être réinvesties dans ses apprentissages scolaires afin de leur redonner de la saveur, de les illustrer, de les faire vivre dans le monde présent de l’enfant, de les appliquer utilement.

Apprendre, ce n’est pas simplement accumuler des savoirs du passé, c’est aussi une promesse pour demain.

9. Donner des outils à l’enfant pour mieux gérer son stress

Des techniques de pleine conscience peuvent être utilisées aussi bien à la maison qu’en classe quand l’enfant sent une bouffée d’angoisse monter en lui.

La méditation de pleine conscience permet de donner aux enfants stressés des outils pour réguler eux-mêmes leur stress et leur état émotionnel. La méditation soulage les symptômes de l’anxiété.

Les livres Calme et attentif comme une grenouille (de 5 à 12 ans) et Tout est là, juste là (pour les enfants plus grands et les ados) proposent des exercices simples et brefs pour aider les enfants à réguler leur état de stress.

Par ailleurs, les petits stress quotidiens renforcent les émotions négatives des enfants. Une organisation différente le matin pourra éviter une bouffée de stress à toute la famille avant de prendre le chemin de l’école. Cela passe peut-être aussi par le fait d’alléger l’emploi du temps des enfants : moins d’activités extra scolaires, plus de temps non structuré et plus de jeu libre…

 

10. Aider efficacement un enfant victime de harcèlement

J’aime beaucoup l’approche non conventionnelle d’Emmanuelle Piquet. Elle propose de donner des ressources pour agir à celui/celle qui souffre (la victime harcelée) plutôt que chercher à intervenir en tant qu’adulte pour sanctionner le harceleur.

Si cette approche vous intéresse, elle a publié un livre qui donne des pistes pour outiller les enfants vulnérables au niveau relationnel :

Te laisse pas faire ! : Aider son enfant face au harcèlement à l’école

 

 

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Toutes ces propositions ne sont que quelques pistes pas toujours envisageables selon votre organisation je le conçois. J’espère que vous trouverez malgré tout des points d’appui pour avancer au quotidien avec vos enfants en souffrance à l’école.

Si votre enfant est en grande souffrance à l’école, qu’il rejette violemment l’école, qu’il se rend littéralement malade ou perd l’appétit, que vous le sentez déprimé, il souffre peut-être de phobie scolaire. Consulter un professionnel peut dans ce cas s’avérer nécessaire.

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Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

apprendre-avec-les-neurosciencesPascale Toscani, enseignante-chercheuse et maitre de conférence, a travaillé avec des professeurs du secondaire pour proposer un programme “neurosciences au collège”. Ce programme a pour vocation d’introduire les connaissances liées aux neurosciences dans l’acte éducatif. Élèves et enseignants gagneraient à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau afin que les apprentissages scolaires soient plus efficaces.

Le contenu du programme est basé sur 5 grandes thématiques. Il a été proposé à des élèves de 6ème à raison d’une heure par semaine sur l’heure d’ATP (Aide au Travail Personnel).

 

1.La plasticité cérébrale : modifier la représentation de l’intelligence

La plasticité cérébrale est un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques.

Beaucoup d’élèves pensent que l’intelligence est une donnée fixée à la naissance alors qu’elle s’acquière et se développe tout au long de la vie. Les élèves les plus en difficulté ont tendance à croire que la quantité d’intelligence est fixée à la naissance : on naîtrait intelligent ou bête et rien ne peut y changer.

Or cette croyance est un non sens scientifique. La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Il en résulte que beaucoup d’élèves se brident eux-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples.

>>>Pour aller plus loin : Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

 

2.Les intelligences multiples

Howard Gardner, professeur de psychologie à l’université de Harvard, parle d’intelligences multiples. La théorie des intelligences multiples est un modèle cognitif qui cherche à décrire comment les gens se servent de leur intelligence, pour résoudre des problèmes, pour concevoir, pour créer…

apprendre avec les intelligences multiples

Tout le monde dispose de ces 9 intelligences mais selon son environnement familial et son parcours personnel, chacun développe plus ou moins certaines de ses intelligences. On parle alors de “bouquet d’intelligences”.

Il est important que les enfants et les adolescents apprennent à comprendre et gérer les ressources de chacune de ces intelligences pour pouvoir toutes les développer et les faire interagir. C’est un enjeu non seulement de réussite scolaire mais aussi de développement personnel.

>>>Pour aller plus loin : Dossier spéciale intelligence : comment aider les enfants à connaître et cultiver leurs intelligences multiples ?

 

3.Les besoins du cerveau pour apprendre

Le cerveau a des besoins pour bien fonctionner :

  • une alimentation équilibrée

Le cerveau a besoin de protéines, de graisses, de fruits et légumes, d’hydrates de carbone et de sucres pour fonctionner correctement. Une alimentation trop riche en sucres et additifs entrave la concentration.

  • du sommeil suffisant

Le sommeil sert à consolider les informations dans la mémoire. Avant de dormir, il est important de ne pas boire des boissons excitantes (café, coca, thé…), de ne pas consommer des repas trop copieux, de pratiquer des activités relaxantes (comme la lecture ou écouter de la musique douce).

  • une bonne hydratation

Le cerveau a besoin d’être irrigué pour créer des connexions entre les neurones : boire de l’eau améliore les capacités d’apprentissages. La déshydratation entrave le bon fonctionnement du cerveau.

  • des activités physiques

Rester statique trop longtemps est également mauvais pour la concentration et les apprentissages

  • des besoins physiologiques comblés

La faim et la fatigue, les sensations thermiques (trop chaud ou trop froid) entravent la concentration et les apprentissages

>>>Pour aller plus loin : Ce que les enfants devraient apprendre sur leur cerveau à l’école

 

4.La gestion du stress

Il est important de connaître les facteurs de stress, de manière à avoir prise sur eux de garder seulement le bon stress (celui qui prépare à l’action).

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>>>Pour aller plus loin : SPIN ton stress : 4 ingrédients universels d’une situation stressante (et comment y faire face)

 

5.La mémoire et l’attention

Le cerveau va mémoriser quand il sait qu’une information va être utile pour le futur proche. Mais il a tendance à effacer rapidement des informations inutiles pour le futur proche.

Si on ne sait pas qu’une information donnée va être utile dans un futur proche, le cerveau ne va pas mémoriser. Il faut donc envoyer un message d’utilité au cerveau pour favoriser la mémorisation. Si on veut que l’interlocuteur mémorise quelque chose, il faut lui donner un objectif avant de le prévenir qu’il va devoir mémoriser pour atteindre cet objectif.
>>>Pour aller plus loin : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
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Source : Apprendre avec les neurosciences, rien ne se joue avant 6 ans de Pascale Toscani (éditions Chronique Sociale).

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SPIN ton stress : 4 ingrédients universels d’une situation stressante (et comment y faire face)

SPIN ton stress : 4 ingrédients universels d’une situation stressante (et comment y faire face)

Les 4 ingrédients universels d’une situation stressante

  1. Sens du contrôle diminué

  2. Personnalité menacée

  3. Imprévisibilité

  4. Nouveauté

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Les deux formes de stress : le stress absolu et le stress relatif

Le stress absolu : les dangers collectifs

Le stress absolu est reconnaissable par tous parce que les manifestations de ce stress sont connus par tous les membres de l’espèce humaine (fuite, combat ou prostration).

Le stress absolu est par exemple celui qui nous fait fuir sans réfléchir devant un incendie.

Le stress relatif : une menace pour moi

Le stress relatif est propre à chaque personne parce qu’il est lié à la situation : se préparer à une compétition, passer un examen…

 

Anticiper les facteurs de stress avec la méthode du SPIN

Aujourd’hui, notre cerveau a du mal à faire la différence entre stress absolu et stress relatif : il réagit comme si toutes les situations de stress relevaient du stress absolu.

Adultes et enfants ont donc besoin d’apprendre à “tromper” leur cerveau.  Cela peut passer par :

  • reconnaître les facteurs de stress en les passant à la moulinette du SPIN,
  • se donner des temps de silence,
  • exprimer le stress en énergie physique (bouger, sauter, mouvements de gym…),
  • se doter d’une boîte à outils anti-stress (rire, chant, écoute de musique, sophrologie, respiration en pleine conscience…).

roue anti stress