architecture école maternelle

L’architecture d’une école maternelle repensée pour répondre aux dispositions naturelles des enfants

L’architecture d’une école maternelle repensée pour répondre aux dispositions naturelles des enfants

Les idéaux qui ont guidé la conception de cette école :

  • Les enfants ont besoin de mouvement

Cette maternelle de Tokyo a été conçue pour laisser les enfants libres de leurs mouvements et de leurs expériences. Les enfants parcourent en moyenne 4 000 mètres par jour, à force de courir sur le toit ou dans la cour.

architecture école maternelle

Un enfant a même parcouru 6 000 mètre en moins d’une demie heure dans cette école !

L’architecte de cette maternelle ovale avait cette idée en tête : l’architecture est capable de changer le monde et la vie des gens. Cette maternelle est une tentative de changer la vie des enfants.

  • Les enfants sont supposés être dehors

Le toit est ovale et aussi bas que possible pour que tout le monde puisse se voir et communiquer, qu’ils soient dans la cour en bas ou sur le toit en haut.

Chaque classe a une lucarne qui fait office de puits de lumière, un lavabo à hauteur des enfants, des endroits où se cacher et grimper, un arbre qui pousse et étend ses branches à travers le toit.

découvrir école maternelle

 

Les arbres traversent le toit et les enfants peuvent escalader les branches quand ils sont sur le toit. arbre dans école maternelle

Il n’y a aucune frontière entre les différentes classes ni entre le dedans et le dehors. architecture maternelle

  • Les enfants ont besoin d’une dose de prise de risque

Une annexe de l’école a été conçue de manière à laisser les enfants prendre des risques. Cette annexe comprend 7 étages sur 5 mètres de hauteur : les plafonds sont très bas et il y a peu de gardes fous.

L’architecte estime que les enfants ont besoin de faire des expériences motrices, de tomber, de se faire mal. Face aux difficultés, les enfants apprennent à s’entre aider.

s'entre aider école maternelle

 

libérer le potentiel des enfants

3 clés pour libérer le potentiel des enfants et booster les apprentissages (ou le pouvoir des mots “Je crois en toi”)

Le pouvoir des mots “Je crois en toi”

Il est capital de révéler le potentiel présent au cœur de chaque personne car le meilleur inspire le meilleur et le beau suscite le beau.

Révéler les talents, l’ingéniosité et la créativité d’un enfant libère l’énergie créative qui est en lui, lui permet d’être pleinement lui-même, de développer ses richesses intérieures et de contribuer à son tour aux richesses humaines. N’est-ce pas là une piste enthousiasmante pour l’avenir du monde ? – Ostiane Mathon

Une éducation positive privilégie la part émotionnelle de l’être : attitude chaleureuse, paroles encourageantes, regard de fierté et manière d’être inspirante (au delà de toute formule magique). – Maria Basque

3 clés pour libérer le potentiel des enfants et booster les apprentissages 

1. Des paroles encourageantes et valorisantes en toutes circonstances

Il y a un artiste caché en chacun de nous et mille et une manière d’exercer son art et sa créativité. Quel(le) artiste vit en toi ?

Tes perspectives d’évolution et de progression sont infinies.

Tu portes en toi le meilleur de toi-même.

J’ai foi en toi. Tu ne le sais peut-être pas encore mais tu portes en toi de magnifiques graines de joie et de talents. Ensemble, nous allons les arroser, les cueillir et en offrir un magnifique bouquet à la Terre entière.

Cela prendra sans doute du temps et réclamera patience et exigence mais priver les autres et toi-même de tes richesses, c’est comme priver le monde de ses plus beaux paysages.

Tu vas y arriver. Si tu tombes, tu te relèveras, tu essaieras à nouveau, comme tu l’as fait pour tes premiers pas quand tu étais bébé. Je suis là.

Chaque enfant, toi y compris, est un trésor pour l’humanité. Tu as le pouvoir d’essaimer la vie, la joie et l’espérance.

Je crois en toi.

Tu portes en toi un incroyable vivier de talents.

Tu es dans une perpétuelle dynamique d’évolution.

Je suis à tes côtés.

Tu es unique : la compétition et la comparaison n’ont aucune raison d’être.

Cela prendra du temps et nécessitera un réel investissement de ta part. La fierté sera ta plus belle récompense.

Tu fais de ton mieux et ton mieux change d’instant en instant !

Je t’aime parce que c’est toi.

Tu as le droit d’être toi-même.

Raconte moi comment tu as fait. ça m’intéresse.

Rien n’est figé, tout est encore possible. Tu grandis.

Quand tu es heureux(se) de vivre, tu transmets ce bonheur aux autres et tu contribues à rendre leur vie plus belle.

Fais confiance à ton intuition. Tu es capable d’avoir des idées originales.

Ton intelligence est en train de se construire. Tu es en mouvement. Nous sommes tous toujours en train d’apprendre.

Tu as en toi le pouvoir de te renouveler sans cesse.

Le but de la vie n’est pas d’en savoir le plus possible mais de trouver du sens à tes actions et de progresser.

Tu peux me demander de l’aide quand tu veux.

Tu as le droit d’avoir peur. Cela peut paraître difficile et c’est normal de ressentir de l’appréhension.

Tu peux décider que tu es fort(e). Tu peux faire des choix tout(e) seul(e), fais-toi confiance.

Tu as le temps, entraîne toi autant que tu en as besoin.

Tu me donnes le sourire.

Tu as le droit de parler en ton nom et de décrire pourquoi tu es gêné(e) par cette situation.

2. Des questions ouvertes et stimulantes

Qu’en penses-tu ?

Peux-tu m’en dire plus ?

Qu’as-tu aimé en particulier dans cette activité ?

Que ressens-tu en ce moment ?

Comment te sens-tu là maintenant ?

Comment apprends-tu le mieux ?

Qu’as-tu appris de cette erreur ?

Comment te sens-tu quand tu regardes ton travail ?

Si c’était à refaire, qu’est-ce que tu garderais ? qu’est-ce que tu modifierais ?

Quelles seraient tes idées ou envies pour que ça change ?

Nous avons tous des dons et des talents, connais-tu les tiens ?

3. Le pouvoir des signaux silencieux

Pour être efficace, un message avant même de quitter son émetteur, doit refléter une juste synchronisation entre la tête, le cœur et le corps de ce dernier. – Ostiane Mathon

Les signaux silencieux en disent donc long sur notre volonté d’encourager, d’entrer en lien, et sur l’authenticité de notre foi en l’autre.

Le silence peut être vecteur de mille messages d’attention :

  • un sourire franc,
  • un clin d’oeil complice,
  • une main tendue et ouverte,
  • un pas vers l’autre pour se rapprocher physiquement,
  • une tête inclinée vers l’avant comme acquiescement,
  • s’asseoir et se regarder dans les yeux.

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Source : Je crois en toi : pourquoi et comment valoriser les enfants (Maria Basque, Karine Le Goaziou, Isabelle de Lisle, Ostiane Mathon) aux éditions Le Souffle d’Or.

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dépasser peur de l'erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

Les enfants avec l’état d’esprit fixe veulent s’assurer qu’ils réussissent. Les gens intelligents devraient toujours réussir. Mais pour des enfants avec l’état d’esprit de développement, le succès concerne le développement personnel. Il porte sur le fait de devenir plus intelligent. – Carol Dweck

 

Insister sur le temps que prennent les apprentissages

Sois patient(e), l’apprentissage demande beaucoup de temps et de pratique.

Cette étape demande beaucoup d’adaptation et d’apprentissage. Cela peut prendre du temps avant que tu commences à prendre du plaisir à consentir des efforts.

Quelles compétences n’avais-tu pas la semaine dernière/ le mois dernier/ l’année dernière et que tu as aujourd’hui grâce à la pratique que tu y as consacrée ?

Cela prend du temps pour que le potentiel fleurisse. Tu n’as pas besoin d’être parfait(e) tout de suite.

 

L’inévitable place de l’erreur dans les apprentissages

Les échecs sont instructifs : ils sont un appel à s’améliorer et apprendre.

Ton travail est d’apprendre à partir de tes erreurs et de tes échecs, et même des critiques qu’on t’adresse.

Qu’as-tu appris aujourd’hui ?

Quelle erreur as-tu faite aujourd’hui ? Qu’en as-tu appris ?

Tu n’as pas en train d’échouer, tu es en train d’apprendre.

Cet échec représente un défi et une opportunité. Comment vas-tu t’y prendre pour en tirer profit ?

L’échec peut être douloureux mais il ne te définit pas. C’est un problème auquel il faut faire face, qu’il faut traiter et duquel il faut apprendre. Une action (j’ai échoué) n’est pas une identité (je suis nul(le)).

Tu peux toujours apprendre de tes erreurs, sauf si tu les nies et que tu les attribues à des causalités externes.

 

La compétition doit se faire seulement contre soi-même 

Cela ne doit pas te gêner de perdre tant que tu vois une amélioration ou que tu sens que tu as fait aussi bien que tu pouvais.

La réussite personnelle, c’est faire tout son possible pour devenir meilleur(e).

Donne toi à fond et sois fier(e) de la manière dont tu t’accroches.

Etre le/la meilleur(e) que tu puisses être, c’est encore le plus important.

Si tu sais que tu as donné tout ce que tu pouvais, tu seras toujours un(e) gagnant(e).

Allume le feu en toi-même et cherche toujours à t’améliorer.

Tu peux prendre plaisir dans le simple fait de progresser.

 

Pas d’apprentissage sans efforts

Certains ne veulent pas se préparer mais juste performer, être meilleur que les autres. D’autres personnes veulent d’abord s’entraîner des centaines de fois. Tu peux être dans le deuxième groupe.

Tes efforts, ton travail sont une raison d’être fier(e).

Tu peux aimer réussir et gagner, mais ce qui doit le plus compter pour toi, c’est l’effort que tu consens même quand tu échoues ou perds.

A quoi as-tu consacré des efforts aujourd’hui ?

L’effort est précisément ce qui te rend intelligent(e) ou doué(e).

Les qualités humaines, telles que les compétences intellectuelles, peuvent être cultivées par l’effort.

L’échec n’est pas le signe d’un manque d’intelligence mais c’est un manque d’expérience qui peut être surmonté par du travail, des efforts et de la motivation.

 

Le pouvoir personnel et la responsabilité individuelle dans le processus d’apprentissage

Tu as le contrôle de tes capacités et de ta motivation.

Tu n’es pas déterminé(e) par le fait d’avoir gagné ou perdu. Tu peux aller de l’avant avec ce que tu as.

Vas y, fais en sorte que ça se réalise, développe tes connaissances et poursuis ton rêve.

Ne te préoccupe pas tant d’être intelligent(e) et d’éviter les échecs. Cela peut devenir auto destructeur. Commence à étudier et continue à t’améliorer.

Pense à ton objectif et à ce que tu pourrais faire pour le garder en vue : quelles mesures peux-tu prendre pour t’aider à réussir ? quelles informations pourrais-tu recueillir pour apprendre à partir de cette expérience ?

Des plans concrets concernant quand, et comment tu vas faire quelque chose amène à des niveaux de persévérance vraiment élevés qui, évidemment, augmentent les chances de réussite.

Le résultat à un test n’a pas le pouvoir de te définir.

Tu peux apprécier ce que tu fais indépendamment des résultats. Et en même temps, s’attaquer à des problèmes, planifier de nouvelles solutions, travailler sur des questions importantes permet d’améliorer tes résultats.

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Source : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (éditions Mardaga). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Durant ses nombreuses années de recherche en psychologie, Carol Dweck (professeur à l’université Stanford) a découvert l’existence de deux états d’esprit bien distincts.

Pensez-vous que votre intelligence est une donnée innée, que vous ne pouvez pas vraiment modifier ? Pensez-vous ne pas pouvoir changer les composantes essentielles de votre personnalité ? Si vous avez répondu «oui», il est fort probable que vous ayez un état d’esprit fixe. Ou bien pensez-vous plutôt que, peu importe votre niveau d’intelligence, il vous est possible de l’améliorer ? De modifier certains aspects de votre personnalité ? Oui ? Vous avez alors certainement un état d’esprit de développement.

À partir de cette distinction en apparence toute simple, Carol Dweck nous montre que, seuls, les capacités et le talent ne suffisent pas, mais que l’état d’esprit a un impact capital sur la réussite de notre vie. Le plus important pour relever et réussir des défis est de les aborder avec un état d’esprit de développement. Et Carol Dweck va vous montrer comment. Sur base de résultats de recherche, d’anecdotes de la vie quotidienne et d’éléments biographiques de personnalités célèbres, la chercheuse américaine applique sa méthode aux diverses facettes de l’existence (éducation, relations sociales et amoureuses, sport, monde des affaires).

Forte d’une solide expérience scientifique et universitaire, Carol Dweck nous offre non seulement une conception novatrice de ce qui nous mène à la réussite ou nous empêche de nous développer, mais également des pistes très concrètes pour mettre ces idées en pratique dans notre propre vie.

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communication bienveillante

4 principes de la communication bienveillante à partager avec les enfants

Une belle vidéo pour sensibiliser les enfants à la communication bienveillante

Source : Haute École d’art et de design Genève

4 principes de la communication bienveillante à partager avec les enfants (inspirés par les quatre accords toltèques)

1. Tes mots sont comme des épées

Ta parole est comme une épée : à double tranchant. Les mots peuvent faire du bien (aimer, rigoler, réconforter) ou du mal (blesser, rendre triste).

Choisis tes mots avec prudence car ils sont aussi puissants que des armes.

 

2. Ton bouclier sert à te protéger

Grâce à ton bouclier, tu peux ne pas être d’accord avec ce que les autres disent de toi et tu n’es plus touché par les paroles blessantes.

Que les autres croient ce qu’ils veulent, toi, tu sais ce qui est vrai !

Mais le bouclier ne doit pas prendre toute la place car il peut te couper du monde.

 

3. Ta quête est celle de la vérité

Est-ce que ce que je pense est vrai ? Je peux choisir d’aller chercher la vérité.

Ça ne sert à rien de croire des histoires désagréables car cela rend malheureux. Il faut accepter qu’on ne peut pas tout savoir et que ce que l’on croit est souvent faux.

Cherche toujours à savoir plutôt qu’à croire et tu trouveras la vérité.

 

4. Fais toujours de ton mieux

Il arrive qu’on se sente parfois fatigué alors le “mieux” n’est pas très haut. Mais ce qui compte est de faire de son mieux aujourd’hui. Si tu fais toujours de ton mieux jour après jour, tu n’auras pas à t’en vouloir si parfois tu ne réussis pas quelque chose. Et surtout, tu n’auras pas de regret !

Fais de ton mieux jour après jour !

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Cette vidéo présente de manière ludique et simplifiée les 4 accords toltèques aux enfants.

Les 4 accords toltèques de Don Miguel Ruiz (éditions Jouvence) sont disponibles en librairie, dans votre médiathèque ou sur Internet.

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Bien-être, attention, gestion de la colère et de l’agressivité : l’EFT (Emotional Feedom Techniques) à l’école

L’EFT (Emotional Feedom Techniques) à l’école : des bénéfices sur le bien-être, la présence, l’attention, la gestion de la colère et de l’agressivité des enfants

L’EFT peut être très utile à l’école pour aider les enfants à libérer les émotions douloureuses. Agnès Pauper (thérapeute en Médecine Traditionnelle chinoise et praticienne en EFT) témoigne de son expérience quand elle a présenté l’EFT à des enfants de CM2 et des bénéfices sur le bien-être, la présence, l’attention, la gestion de la colère et de l’agressivité des enfants.

L’EFT est une méthode psychocorporelle de gestion du stress et de déprogrammation émotionnelle des souvenirs traumatiques et de reconsolidation des souvenirs. Elle se base sur la notion de méridiens et consiste à stimuler les points méridiens en les « tapotant » avec deux doigts, de manière à rétablir le courant énergétique afin de se libérer des émotions désagréables, perturbantes.

Le concept des deux voix 

Agnès Pauper explique aux enfants qu’on a tous deux voix différentes en nous :

  • une voix dans la tête (notre “hamster”)

Cette voix dit qu’on a peur (peur de redoubler, de rater un contrôle, d’un cauchemar…), qu’on est en colère ou encore qu’on est triste.

Les émotions désagréables et douloureuses sont normales et sont des éléments de survie. Une émotion est une réaction physiologique à une stimulation. C’est un mouvement qui sort (E = vers l’extérieur et motion = mouvement).

émotions EFT

Elles deviennent négatives quand elles paralysent et envahissent tout le reste.

  • une voix dans le coeur 

Cette voix parle de confiance, d’amour et de bien-être.

L’EFT pour retrouver la voix du coeur

Le matin, quand les enfants arrivent en classe, la pratique de l’EFT peut les aider à libérer leurs pensées douloureuses et négatives pour retrouver la voix du coeur pleine de confiance et d’amour.

Agnès Pauper propose la pratique de deux rondes consécutives pendant 2 à 3 minutes tous les jours (par exemple, le matin en arrivant, après les récréations et après le repas). Une ronde d’EFT consiste à tapoter des points du corps en répétant des phrases de libération émotionnelle. Il existe 9 points de base :

  1. le sommet de la tête
  2. le début du sourcil
  3. le coin de l’oeil
  4. sous l’oeil
  5. sous le nez
  6. le milieu du menton
  7. sous la clavicule
  8. sous le bras
  9. sous le sein
eft enfants école
Source : Finis les chagrins, les peurs et les colères avec l’EFT (Jean-Michel Gurret)

 

  • Première ronde

Tapoter les points d’EFT en visant un problème ou une émotion qu’on peut identifier à l’aide de questions :

Quelle est mon émotion, ici et maintenant en y pensant ? (ex : de la peur, de la colère, de la honte…)

Quelles sont mes sensations physiques, ici et maintenant ? (ex : la gorge nouée, le ventre qui se tord, la bouche sèche…)

Qu’est-ce que je me dis de négatif sur moi ou sur la situation ? ( ex : je vais rater, ça va être une catastrophe, je ne suis pas à la hauteur, on va se moquer de moi…)

Les enfants peuvent effectuer sur chaque point une dizaine de stimulations avec le bout de l’index et du majeur en répétant la phrase qui décrit les émotions et les sensations (par exemple : j’ai honte, je transpire, je rougis, j’ai peur car les autres vont se moquer de moi et j’ai la gorge nouée).

 

  • Deuxième ronde

Tapoter les points d’EFT en choisissant d’avoir confiance et d’être bien  (par exemple : je suis quelqu’un de bien, je vais y arriver, je suis aimé et j’aime, je peux compter sur mes amis et ma famille…).

 

Les enfants peuvent s’approprier l’EFT et refaire des rondes seuls en cas de besoin (par exemple avant un exposé à l’oral ou une évaluation).

>>> Vous pouvez découvrir en détail l’EFT pour les enfants dans cet article : 5 questions + une technique pour identifier clairement une situation de stress et apaiser les tensions

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Un ouvrage que je vous recommande : Finis les chagrins, les peurs et les colères avec l’EFT : aidez votre enfant à mieux vivre ses émotions de Jean-Michel Gurret (éditions Leduc).

remplacer les devoirs

Et si on remplaçait les devoirs par ces 26 idées ?

Et si on remplaçait les devoirs par ces 26 idées ?

Jessica Smock est une ancienne enseignante américaine, docteure en science de l’éducation et mère de deux enfants. Elle écrit qu’elle regrette d’avoir donné beaucoup de devoirs lors de sa carrière d’enseignante en élémentaire (elle a enseigné à des enfants de 10/11 ans). Elle pensait que les devoirs sont une bonne manière de consolider les nouvelles connaissances et compétences, de développer le sens de l’autonomie et de l’organisation et de réfléchir sur les apprentissages (métacognition).

Or elle reconnaît que ces croyances étaient surtout guidées par la peur (la peur de l’échec de ses élèves, la peur de décevoir les parents, la peur que le pays soit mal classé dans les études comparatives internationales…).

Elle a pris connaissance de recherches qui ont démontré l’inutilité des devoirs pour les enfants avant l’entrée au collège (sixième en France, 6th grade aux Etats Unis) :

  • aucune étude n’a jamais réussi à trouver une causalité entre le volume de devoirs imposés et les performances académiques des élèves en élémentaire;
  • les devoirs ont plutôt tendance à dégrader l’attitude des enfants envers leurs enseignants et l’école en général (peur, stress, manque de confiance, fatigue…);
  • les devoirs entachent les relations avec les parents, dégradent la vie de famille (source de conflit, de punition, d’incompréhension…);
  • les devoirs “volent” du temps aux enfants (au détriment d’autres activités favorables au développement moteur, cognitif, émotionnel comme le jeu libre, les jeux dehors, les discussions…).

Voir la source (en anglais)

Jessica Smock propose de nombreuses autres activités pour remplacer les devoirs :

  1. Sauter à la corde, sur un trampoline
  2. Parler en famille
  3. Dormir
  4. Lire de manière non dirigée, juste pour le plaisir de lire
  5. Faire des puzzles
  6. Jouer dehors 
  7. Jouer dans un bac à sable avec des amis, creuser des trous dans la terre
  8. Aider à préparer le dîner (et de manière plus générale, contribuer aux tâches de la vie de famille)
  9. S’occuper d’animaux (par exemple : aller promener le chien)
  10. Jouer d’un instrument de musique 
  11. Ecouter de la musique classique
  12. Dessiner, peindre, coller
  13. Faire des expériences scientifiques
  14. Rendre visite aux grands parents, fréquenter des personnes âgées
  15. Se déguiser
  16. Jouer à des jeux de chahut
  17. Inventer des histoires
  18. S’ennuyer
  19. Méditer
  20. Jouer à des jeux de construction
  21. Apprendre à coudre, à tricoter
  22. Faire du vélo
  23. Prendre des photos
  24. Jouer à des jeux coopératifs avec des enfants de tous âges
  25. S’occuper de plante, jardiner
  26. Danser

Les apprentissages scolaires sont une forme d’apprentissage. Les devoirs grignotent le temps que les enfants peuvent accorder à d’autres formes d’apprentissages, comme l’apprentissage des relations sociales, l’apprentissage émotionnel, le développement moteur… Vous l’aurez compris, cette liste n’est ni exhaustive ni “obligatoire”. L’idée est de porter l’attention sur les risques d’une trop grande part d’activités structurées, imposées par les adultes, immobiles, à l’intérieur et sources de stress dans la vie des enfants (… et de conflits dans la famille).

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Pour rappel de la loi en France au sujet des devoirs écrits en élémentaire : 

La circulaire du 29 décembre 1956 (en application de l’arrêté du 23 novembre 1956) relative à la suppression des devoirs à la maison ne laisse pas d’ambiguïté sur la volonté du ministère de l’époque : « Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l’enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte ».

Plusieurs circulaires ont accompagné les modalités à donner au travail à la maison :

  • La circulaire du 6 septembre 1994

Cette circulaire précise clairement comme les précédentes l’interdiction des devoirs à la maison en ces termes : « Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre».

  • L’arrêté du 25 janvier 2002

Les fonctions essentielles du travail personnel donné à l’élève sont les suivantes :

  • Fixation de certains apprentissages, mémorisation ;
  • Liaison avec les familles ;
  • Développement de l’autonomie, de la responsabilité et du sens de l’organisation.

Au regard de ces finalités, la question de l’approche méthodologique est fondamentale. En effet, il est indispensable d’apprendre en classe aux élèves comment on apprend une leçon, une poésie, une table de multiplication, une définition, comment on prépare un exposé, comment on effectue une recherche documentaire… On doit apprendre à l’école à se passer de l’école, c’est là la règle. Et pour y parvenir, il faut d’abord faire à l’école, en étant très guidé, ce que, progressivement, on sera amené à faire – et même à évaluer – tout seul (Philippe Meirieu).

Après ce demi siècle d’évolution réglementaire à l’aune de l’inévitable renvoi aux inégalités sociales et familiales qui caractérise le travail de l’élève à la maison et son accompagnement, il est établi que les devoirs à la maison (et toutes formes de travail écrit) sont strictement interdits. Néanmoins, les enseignants peuvent donner des travaux oraux et des leçons à apprendre.

(source : « Les devoirs à la maison »par Philippe WOLF, Inspecteur de l’Education Nationale de la circonscription d’Oléron-Sainte-Marie)

Il en résulte qu’un enseignant en primaire peut donner à ses élèves :

  • un travail oral (lecture ou recherche par exemple),
  • des leçons à apprendre à la maison.

En France, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne peut être demandé aux élèves en dehors de la classe.

Même si cela peut sembler une position délicate, il est possible, en tant que parents, de refuser l’effectuation des devoirs écrits par les enfants en classes élémentaires (CP au CM2).

encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

6 manières d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

Comment aider les enfants qui se découragent face aux difficultés ?

Carol Dweck est psychologue, spécialisée dans les questions de motivation chez les enfants. Elle propose une manière d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés fondée sur l’état d’esprit en développement.

Pour elle, le plus important est d’insister sur la notion de “pas encore” : une notion qui n’est pas encore acquise signifie que l’enfant est encore en train d’apprendre, qu’il est sur le chemin. Carol Dweck appelle cela le “pouvoir du bientôt“.

 

2 réactions possibles des enfants face aux défis et aux difficultés

1. “J’adore les défis” : un état d’esprit en expansion

Les enfants qui se réjouissent face à l’idée de relever des défis savent que leurs capacités peuvent être développées et que leur intelligence n’est pas figée. Ils ont un “état d’esprit en expansion”, ils sont orientés vers le “bientôt”.

Ces enfants vont s’impliquer dans les problèmes qui se présentent à eux : ils vont traiter les erreurs, apprendre à partir de celles-ci et les corriger.

 

2. “C’est une catastrophe, je ne vais jamais y arriver” : la tyrannie du maintenant

Les enfants qui paniquent devant les défis et les difficultés ont une perspective figée de l’intelligence. Ils sont pris au piège de la tyrannie du maintenant.

Face aux difficultés, ces enfants vont fuir : ils vont soit tricher (plutôt que réviser plus ou différemment) ou alors chercher quelqu’un de moins bon qu’eux (pour se rassurer sur leur propre valeur).

Les enfants pris au piège dans la tyrannie du maintenant ne vont pas même pas chercher à se confronter à l’erreur. Des scanners de leur cerveau ont montré que l’activité cérébrale est nulle face à un problème qui leur semble inatteignable.

6 manières d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

  • 1. Encourager plutôt que complimenter

On évitera de complimenter l’intelligence ou les talents mais on mettra l’accent sur le processus dans lequel les enfants se sont engagés :

– les efforts
– l’implication
– la concentration
– la persévérance
– les progrès

“Ta réussite est la consécration de tous tes efforts”, “C’est l’aboutissement d’heures et d’heures de travail”, “Tu as gagné 3 points par-rapport au dernier contrôle”, “C’était difficile et tu as continué malgré tout”, “Tu as donné le meilleur de toi-même et tu vas continuer de progresser”…

30 propositions pour encourager efficacement les enfants :

30 propositions pour encourager efficacement

  • 2. Porter l’attention sur la méthode et la stratégie mises en place

On pourra demander à l’enfant comment il a fait pour trouver et décrire comment il s’y est pris, détailler les étapes de sa réflexion et les allers retours pour arriver à la solution.

 

  • 3. Utiliser des mots “magiques” : bientôt, pas encore, pour le moment

Dire “Tu n’y arrives pas encore“, “Tu vas bientôt y arriver”, “Tu ne comprends pas pour le moment” donne de l’assurance aux enfants car ils ouvrent une voie vers l’avenir.

 

  • 4. Expliquer le fonctionnement du cerveau pour changer l’état d’esprit des enfants

On peut expliquer aux enfants que leur cerveau est plastique. Chaque fois qu’ils apprennent quelque chose, les neurones dans leur cerveau créent plus de connexions et plus fortes . A force de connexions, ils deviennent plus intelligents.

On pourra alors leur faire comprendre que leurs efforts finiront par payer :

Tes efforts créent des connexions entre tes neurones et ces connexions plus fortes et plus nombreuses, c’est ce qui te rend plus intelligent.

Plus tu travailles, plus tu mets de chances de ton côté.

 

  • 5. Avoir des attentes positives envers les enfants

Les attentes que nous avons envers les enfants modifient nos comportements envers eux. Or la manière dont nous traitons les enfants influencent sur le comportement de ces derniers. Les comportements (négatifs mais aussi positifs) s’auto-renforcent à l’aide d’étiquettes.

Lire cet article sur le rôle de nos attentes dans l’éducation des enfants (et notamment le mécanisme de l’effet Pygmalion).

 

  • 6. Éviter le piège du “c’est facile, tu verras”

On croit généralement encourager nos enfants en leur disant qu’une chose est facile. Pour nous, cela revient à leur dire que les choses sont à leur portée, que nous les savons capables de le faire à l’avance et que nous leur faisons confiance.

Or cela peut se retourner contre eux.

  • S’ils réussissent à faire quelque chose de facile, ils n’en retireront aucun mérite.
  • S’ils ne réussissent pas, ils se sentiront nuls car ils n’auront même pas été capables d’exécuter une chose communément admise comme simple.

On peut essayer de remplacer « C’est facile ! » par l’inverse : « Ce n’est pas facile ! » ou « Ça peut être difficile !« . Le message change alors de sens :

  • en cas de réussite, l’enfant est empli de fierté : »J’ai réussi quelque chose de difficile ! »
  • en cas d’échec, cette pensée peut le consoler : « J’ai raté mais c’était difficile. » Dans ce cas, on incitera l’enfant à recommencer avec des phrases motivantes du type « On ne peut pas s’améliorer tant qu’on n’a pas fait un premier pas. Le 40ème essai sera meilleur que le premier. Tu vas continuer à t’améliorer grâce à l’habitude et l’expérience. »

 

Il ne s’agit pas pour autant de dire que tout est difficile au risque de décourager l’enfant et de lui donner l’impression que le monde est inabordable. Mais plutôt de dire qu’une chose PEUT être difficile.

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Inspiration : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (Editions Mardaga).

enfants apprennent mieux après une pause

Les enfants apprennent mieux après une pause au cours de laquelle ils ont pu bouger et jouer librement (l’exemple d’une école américaine)

Comment les enfants améliorent leurs compétences avec 4 récréations par jour dans cette école américaine

A l’école élémentaire Eagle Mountain (à Fort Worth, Texas), les enfants de maternelle et de CP bénéficient de 4 récréations de 15 minutes par jour. Le temps de récréation global est passé de 20 minutes à 1 heure par jour. Cette mesure s’accompagne d’activités qui favorisent le développement de qualités telles que l’empathie ou l’optimisme.

Cette école des Etats-Unis s’inspire du modèle finlandais. Les enfants finlandais profitent de beaucoup plus de temps de jeux libres au cours de récréation que les enfants américains (et français).

Les enseignants témoignent d’une évolution positive chez les élèves : les enfants sont moins distraits, plus attentifs et discutent moins en classe. Ils remarquent même un effet étonnant sur les crayons : les enfants avaient pris l’habitude de les broyer, de les casser, de les mâchouiller mais, depuis que l’école a introduit 4 récréations par jour,  les enfants ont perdu cette habitude.

Bien que les enseignants étaient nerveux à l’idée de laisser les enfants sortir 4 fois par jour en récréation (et de prendre du retard sur le programme), ils se sont rendus compte qu’ils avaient au contraire pris de l’avance sur les programmes dès le milieu de l’année.

Si vous voulez qu’un enfant soit attentif et reste concentré sur une tâche, si vous voulez qu’il retienne une information, vous devez leur fournir des pauses régulières. –  Bob Murray, pédiatre (chercheur à l’Ohio State University)

Bob Murray a compilé des études qui appuient les observations des enseignants de l’école Eagle Mountain. Les imageries cérébrales ont montré que les enfants apprennent mieux après une pause au cours desquelles ils ont pu bouger et jouer librement.

Les enfants qui ont plus de récréations à l’école se comportent mieux, sont en meilleure santé physique et démontrent un meilleur développement social et émotionnel.

Pourtant, les autorités tendent à vouloir plus de temps académique, elles veulent plus de temps pour traiter les matières fondamentales.

On continue de penser en tant qu’adultes qu’on doit contrôler ce que font et apprennent les enfants et comment ils le font. Or les enfants savent comment jouer, ils savent structurer leurs propres jeux, ils ont surtout besoin de temps pour grandir de manière responsable et éthique.

Quand on demande aux enfants ce qu’ils préfèrent à l’école, la plupart répond les récréations ! Les récréations ont plusieurs avantages :

  • une soupape physique et émotionnelle car c’est le seul moment où les enfants peuvent agir sans devoir obéir ou suivre une contrainte (de temps, d’espace…),
  • un rôle dans le combat contre l’obésité,
  • une meilleure concentration,
  • une amélioration des compétences académiques.

 

Les récréations ne devraient jamais être supprimées, ni utilisées comme punition ou remplacées par des cours de gym structurés. La récréation n’est pas un luxe à l’école : c’est une nécessité pour satisfaire les besoins des enfants et un catalyseur des apprentissages scolaires !

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Sources en anglais 1 et 2

 

 

comprendre la dyslexie enfants

Comprendre la dyspraxie chez les enfants et ses conséquences au quotidien et à l’école + des pistes pour les accompagner dans leur scolarité

Comprendre la dyspraxie chez les enfants et ses conséquences au quotidien et à l’école + des pistes pour les accompagner dans leur scolarité

Le Dr Alain Pouhet est est médecin de rééducation fonctionnelle au CHU de Poitiers (Médecine Physique et Réadaptation). Il a créé un site consacré aux troubles de l’apprentissage et il est auteur de plusieurs ouvrages sur les troubles dys chez les enfants.

Dans cette vidéo (11 min), il présente les caractéristiques des enfants dyspraxiques et propose des solutions pour les accompagner dans leurs apprentissages.

Une définition de la dyspraxie

L’outil qui ne va pas chez les dyspraxiques est l’outil de planification des gestes, de l’espace, de l’oculo-motricité. Quand on nait dys, on reste dys toute sa vie car il s’agit d’un dysfonctionnement cérébral.

Le cerveau d’un enfant dyspraxique n’est pas compétent dans le domaine du traitement de l’information qui amène à avoir des gestes efficaces et automatisés.

Gestes des mains

Il y a plusieurs dyspraxies de l’enfant : dys- pour difficile et -praxie pour les gestes dirigés vers des buts. Quand on a envie d’interagir avec l’environnement, on fait des gestes intentionnels (ex : prendre un verre). La praxie est une fonction cognitive qui consiste à programmer des gestes dans la tête destinés à être les plus efficaces possibles.

L’enfant qui présente une dyspraxie n’arrive pas à élaborer les gestes dans sa tête, à les planifier dans le temps et dans l’espace pour qu’ils deviennent efficaces. L’enfant dyspraxique n’arrive pas à automatiser des gestes qui paraissent anodins (ex : ouvrir un pot de yaourt, boutonner des boutons, faire des lacets, colorier, couper avec des ciseaux, tracer à la règle, utiliser un compas…).

Le geste d’écriture est très difficile pour les enfants dyspraxiques.

Gestes des yeux

Lire des mots et dénombrer des quantités nécessitent l’utilisation de nos yeux dans une reconnaissance rapide.

Le fait de ne pas automatiser le geste des yeux conduit certains enfants dyspraxiques à penser que le nombre n’est pas quelque chose de stable et fiable (parce qu’il peut oublier un élément dans une collection ou en compter un plusieurs fois).

La dyspraxie peut également entrainer des erreurs dans les opérations (les chiffres ne sont pas alignés en colonne).

Quand on n’arrive pas à automatiser les choses, on est lent et on se fatigue plus vite que les autres… alors qu’on est intelligent. – Dr Pouhet

Comment accompagner les enfants dyspraxiques à l’école ?

En cas de dyspraxie moyenne : 

Rééducation (notamment graphique)

Adaptation et aide (ex : signifier les colonnes dans un calcul pour ne pas qu’il se trompe)

En cas de dyspraxie élevée : 

Stopper les choses difficiles pour permettre à l’enfant d’exprimer son potentiel et son intelligence.

La rééducation et l’adaptation ne suffisent pas, il faut contourner le problème car l’enfant en double tâche souffre de fatigue et de lenteur (ex : calculer avec une calculette; écrire avec un ordinateur).

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Alain Pouhet est l’auteur d’un ouvrage chez Tom Pousse Editions : Questions sur les Dys- : Des réponses (pour tordre le coup aux préjugés sur les enfants porteurs de troubles dys).

Après avoir brièvement présenté les pathologies dys-, cet ouvrage aborde des questionnements récurrents et des “lieux communs” sur ces troubles mal ou insuffisamment connus des parents, des enseignants et des rééducateurs. Ils génèrent pourtant de nombreuses situations de handicap scolaire.

Les troubles spécifiques des apprentissages, les dys-, sont liés à des troubles cognitifs spécifiques. En d’autres termes, ce sont des “pannes cérébrales” à l’origine de “pannes dans les apprentissages”, alors que l’élève est normalement intelligent.

C’est pourquoi la compréhension de ces troubles est capitale pour éviter absolument que la non-réponse, des réponses insuffisantes ou inappropriées, des réponses liées aux croyances et aux idées reçues des aidants, ne sapent la confiance en soi de l’enfant et ruinent les espoirs de réussite scolaire.

Viser le succès avec les dys- c’est d’abord torde le cou aux idées reçues, encore trop répandues afin d’avancer ensemble vers un consensus permettant de repenser l’accompagnement tout au long de la scolarité. Permettre aux élèves dys- de poursuivre leurs études dans les meilleures conditions, c’est aussi lutter contre l’exclusion.

caractéristiques enfants précoces

Les caractéristiques d’un enfant surdoué/ précoce/ EIP/ HPI ou encore zèbre (par Jeanne Siaud-Facchin)

Les caractéristiques d’un enfant surdoué/ précoce/ EIP/ HPI ou encore zèbre (par Jeanne Siaud-Facchin)

Jeanne Siaud-Facchin, psychologue et auteur de l’ouvrage L’Enfant surdoué, nous présente en quelques mots les principales caractéristiques des enfants qu’elle appelle des “zèbres”.

 

  • Des aptitudes intellectuelles différentes : un fonctionnement cérébral particulier à ne pas confondre avec de “l’avance intellectuelle”

Au delà de la mesure du QI, le fonctionnement intellectuel des enfants intellectuellement précoces (EIP) est marqué par plusieurs caractéristiques :

– une grande lucidité

– une capacité à capter plus d’informations sensorielles que la moyenne

Les EIP présentent une très grande réceptivité de leur environnement. Leurs 5 sens sont hypersensibles : leur vision périphérique est plus large, leur audition est plus fine et capable de traiter des informations auditive simultanément.

– une transmission des informations très rapide

La vitesse de transmission des informations entre le moment où les sens perçoivent quelque chose et le traitement du cerveau est 2 fois plus rapide que la moyenne.

Le traitement des informations est intuitif et direct, sans que ces enfants aient la possibilité d’expliciter par où ils sont passés dans les étapes de leur raisonnement.

– un traitement des informations en arborescence

Les EIP sont dans un traitement multidistribué, l’ensemble des informations sont traitées simultanément.

La surdouance est une façon d’être intelligent qualitativement singulière, dont la caractéristique principale est une hyperconnectiviité cérébrale.

 

  • Hypersensibilité et réactivité émotionnelle

Les EIP sont marqués par des particularités dans leur façon de réagir émotionnellement : leurs réactions prennent une forte coloration affective.

Chez les EIP, l’amygdale (glande responsable du décodage des émotions dans le cerveau) est vulnérable. Une broutille peut déclencher un cataclysme émotionnel.

L’empathie (la capacité à percevoir les émotions des autres) est leur sixième sens. Ils ressentent avec une grande finesse ce qui se passe dans la tête des autres, au point qu’ils puissent avoir l’impression de “s’incruster” partout.

 

  • Créativité et pensée divergente

Les EIP sont particulièrement capables de faire preuve de pensée divergente. Leurs idées sortent souvent des sentiers battus car ils fonctionnent par association inhabituelle d’idées.

Lire cet article pour une présentation complète de la notion de pensée divergente : La pensée divergente, c’est quoi ? à quoi ça sert ? comment la développer ?

 

  • Difficulté à décoder les implicites courants

Les EIP ont besoin de consignes claires et précises. Ils ne seront pas toujours capables de comprendre le double sens des mots ou le second degré.

Ils ont besoin de trouver du sens à ce qu’ils font.

 

  • Risque d’incompréhension réciproque à l’école (avec les enseignants) et décalage avec les autres

Les consignes à l’école ne sont pas toujours à leur portée (du fait d’implicites pas toujours compris).

Les EIP éprouvent souvent des difficultés à passer en séquentiel lors de l’écriture (organiser leurs idées les unes après les autres plutôt qu’en arborescence).

Des troubles de l’apprentissage sont compatibles avec la surdouance (dysgraphie, troubles de l’attention…). Un diagnostic ne doit donc pas en cacher un autre.

 

  • Une dénomination compliquée

Plusieurs dénominations existent pour désigner ces enfants (et adultes) :

précoce ou intellectuellement précoce (EIP) : cela sous-tend une avance dans l’enfance qui sera comblée à un moment. Or on reste surdoué ou précoce toute sa vie.

surdoué : cette dénomination sous-tend une supériorité intellectuelle alors que Jeanne Siaud-Facchin préfère parler d’aptitudes intellectuelles différentes et de fonctionnement cérébral particulier, plutôt que de hiérarchie dans les intelligences.

haut potentiel intellectuel (HPI).

Jeanne Siaud-Facchin préfère les appeler les “zèbres” :

– leurs rayures sont uniques comme les empreintes digitales, ce qui évite de faire de généralités (chaque enfant a un parcours unique);

– les rayures des zèbres peuvent faire penser à des écorchures. Les HPI sont souvent écorchés par la vie du fait de leur différence : incompréhension, rejet, difficulté à s’adapter, hypersensibilité…

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Pour aller plus loin dans la compréhension et l’accompagnement des enfants zèbres, je vous recommande l’ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin : L’Enfant surdoué (éditions Odile Jacob). Cet ouvrage est disponible chez votre libraire, en médiathèque ou sur Internet.

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