livre pour apprendre

LYCÉE ET PLUS : les 3 petits livres indispensables pour apprendre, réviser et réussir

LYCÉE ET PLUS : les 3 petits livres indispensables pour apprendre, réviser et réussir

Ces livres ont été coécrits par deux spécialistes de la pédagogie, André Giordan (docteur en sciences de l’éducation) et Jérôme Saltet (fondateur des éditions PlayBac). Ils proposent de faire le point sur les fondamentaux de l’apprentissage. J’apprécie beaucoup ces ouvrages car ils ont le mérite d’être à la fois courts, complets, sérieux et accessibles aussi bien en termes de contenu que de prix (3€ chacun).

1. Apprendre à apprendre

apprendre à apprendrePrésentation :

Apprendre efficacement et intelligemment, d’accord, mais comment s’y prend-on ?

Bien se connaître et tirer les enseignements de ses erreurs sont les deux préalables essentiels pour s’organiser et acquérir une méthode infaillible. II faut également savoir où l’on va, poser calmement les problèmes pour pouvoir les résoudre, et tenir compte de sa forme…

Grâce à de nombreux-exemples et conseils, enrichi de suppléments pour faire fructifier ses connaissances, mener des travaux de longue haleine et rebondir en cas de revers, ce guide permet de mieux appréhender ses études et de gagner bien du temps.

Un outil complet qui vous accompagnera lors de tous vos concours et de votre vie scolaire, indispensable à ceux qui veulent se donner les moyens de réussir.

apprendre à apprendre motivation

Des extraits : 

Les 11 erreurs les plus fréquentes à l’école (et comment les analyser et les dépasser)

 

2. Apprendre à réviser

apprendre à réviserPrésentation : 

«Prêt suivre le parcours intensif pour réussir l’épreuve haut la main ? Suivez le guide !».  Vous passez un examen ou un concourt, et vous vous retrouvez seul face à vos notes : comment faut-il s’y prendre pour réviser efficacement et intelligemment ?

Laissez-vous guider par deux spécialistes des sciences de l’éducation et de la pédagogie. Le préalable indispensable ? Bien connaître la nature des épreuves et se fixer des objectifs en amont.

Vous pouvez maintenant planifier vos révisions, calmement et progressivement, en apprenant à entraîner votre mémoire, faire les bons exercices, utiliser le numérique, mais aussi développer votre assurance et ménager votre corps.

Découvrez les conseils pratiques et les exemples concrets pour optimiser votre temps de révision et, ainsi, mieux réussir vos examens et vos concours. Et pour les retardataires, une session commando !

mind map pour apprendre

Des extraits :

Examens : comment se motiver pour réviser ?

3. Apprendre à réussir

apprendre à réussirPrésentation :

Comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir un examen, un concours ou une épreuve à préparer très en amont ?

Comprendre les enjeux, connaître les particularités de chaque épreuve et discipline, avoir confiance en soi et s’organiser sont autant de clés pour donner le meilleur de soi-même.

De la mise en place d’un planning de travail aux techniques de gestion du stress, en passant par une prise de notes efficace et une organisation à toute épreuve, laissez-vous guider sur les chemins de la réussite.

Enrichi de nombreux conseils, de la préparation des oraux de concours aux réactions appropriées en cas de revers, ce petit guide n’oublie rien !

Des extraits :

RÉVISIONS : 12 trucs pour se détendre et booster l’efficacité des révisions

4 trucs à éviter de faire en période de révisions

neurosciences-memoriser-ecole

En quoi l’oubli touche-t-il ce que les enfants apprennent ? Quelles stratégies pour une consolidation mnésique efficace ?

En quoi l’oubli touche-t-il ce que les enfants apprennent ? Quelles stratégies pour une consolidation mnésique efficace ? 

Pourquoi exiger des élèves qu’ils retiennent des choses alors qu’on n’a rien fait pour les aider à mémoriser ? Comment “jouer” avec l’oubli ?

Expliquer aux élèves comment le cerveau et la mémoire fonctionnent

La mémoire (ou plutôt les mémoires) n’est pas un stock d’éléments pour se rappeler des souvenirs. Les neurosciences nous invitent à repenser cette définition car la mémoire est au cœur de toutes les activités scolaires.

Un souvenir est une agrégation d’éléments mémoriels de structures extrêmement différentes (sémantiques, émotionnels, visuels…). Les morceaux de souvenirs s’installent dans des zones différentes du cerveau. Comme les mémoires ont des fonctionnements indépendants, les “morceaux” sont biaisés lors du rappel car la reconstruction globale du souvenir est différente de la réalité.

Les différents types de mémoire

  • La mémoire à court terme

La mémoire à court terme à une capacité limitée : elle maintient en mémoire les informations disponiibles pour un traitement immédiat et est dépendante des capacités intentionnelles.

  • La mémoire de travail

La mémoire de travail a pour rôle de maintenir temporairement et de traiter les informations pendant la réalisation des tâches cognitives ‘je prends, je traite, j’essaie de faire sens sans essayer de garder l’information). Ses fonctions essentielles sont : le contrôle de l’attention, la coordination des informations, l’élaboration de stratégies, la planification des différentes étapes d’une action et l’inhibition des réponses jugées non pertinentes.

La mémoire de travail est quantitativement limitée : c’est l’empan mnésique (limite quantitative du nombre d’éléments qu’on est capable de retenir simultanément – on l’estime autour de 7 éléments).

  • La mémoire à long terme

Elle possède une capacité illimitée. C’est la partie inconsciente de la mémoire qui fournit les connaissances jugées utiles à la mémoire de travail. Elle conserve les connaissances dans différentes parties du cerveau (mémoire épisodique, mémoire sémantique, mémoire procédurale).

  • La mémoire explicite

La mémoire explicite est déclarative et consciente. Elle est constituée de la mémoire sémantique (gestion des connaissances, des concepts, des mots…) et épisodique (mémoire personnelle des événements de nos vies).

  • La mémoire implicite

La mémoire implicite est non déclarative et inconsciente. Elle comprend nos habitudes acquises, celles que nous mettons en place sans le vouloir. C’est une mémoire que nous ne perdons pas (sauf en cas d’accident ou de maladie) et qui est indissociable de l’action. On l’appelle aussi mémoire procédurale. Elle nécessite peu de ressources attentionnelles et permet de faire une autre tâche en même temps (par exemple, conduire et discuter avec des passagers).

 

A quoi la mémoire sert-elle ? 

  • Percevoir

Les signaux perçus arrivent dans un premier sas de perception. La perception est la transformation des stimuli externes en activation neuronale dans un premier “sas” (la mémoire lexicale) qui fait appel à la mémoire à long terme et qui lui demande : est-ce que tu connais ?

  • Comprendre

Comprendre, c’est mettre du sens derrière les signes perçus, créer des représentations mentales en fonction de situations connues. On a besoin de “briques” (situations de référence) sur lesquelles s’adosser pour comprendre.

Il faut du stock pour comprendre. On ne peut donc pas comprendre sans mémoire.

  • Traiter les informations

Il y a les opérations de traitement : analyser, résumer, hiérarchiser, identifier l’essentiel, décider… Le traitement est possible seulement si la mémoire de travail peut faire des liens avec ce qu’elle a “en stock”.

  • Reproduire

Dans la reproduction, j’appelle et je mobilise (réciter une poésie, donner une définition par coeur…).

  • Produire

A partir d’un certain nombre d’éléments, on produit quelque chose de nouveau en articulant des savoirs. On ne crée jamais ex nihilo. La création est une libération de l’inhibition. Imaginer est possible parce que l’humain a une capacité de mémoire.

  • Se construire une identité et se projeter

Il y a la construction identitaire de l’individu : nous savons qui nous sommes parce que nous avons un nom, une origine, une histoire… qui reposent sur des éléments mémoriels. La projection identitaire se base sur ces éléments.

 

Une bonne mémoire ?

On n’a pas “une” bonne mémoire parce qu’il y a plusieurs sortes de mémoire. On peut être doué dans un domaine mémoriel et moins dans un autre. Ainsi, il n’y a pas une mémoire des mathématiques : le processus de résolution d’un problème mobilise à la fois la mémoire verbale, sémantique, procédurale, l’inhibition… Dans une simple opérations, des dizaines de zones mémorielles sont mobilisées.

Toutes les mémoires sont reliées entre elles comme un système. Elles fonctionnent continuellement même si certaines sont plus mobilisées dans certaines activités que d’autres.

 

La nature veut qu’on oublie : on a besoin de mécanismes et d’outils pour contrer l’oubli car mémoire et oubli vont de paire !

 

De la trace à la consolidation

Quand on perçoit une information pour la première fois, on crée une trace dans le cerveau comme un sentier dans une forêt. De ce sentier, il faut en faire un chemin durable. Que faire pour transformer la trace initiale en chemin fiable et pérenne dans le temps ?

  • La mémoire fonctionne par résonnement (les informations résonnent dans la tête en faisant appel à des contenus anciens intégrés. Comme les informations sont traitées cognitivement en fonction de ce dont nous disposons déjà, cela explique en partie la répétition de nos erreurs);
  • Les pauses, les temps où l’on fait autre chose, jouent un rôle dans la consolidation (sommeil, activités simples comme le coloriage, les anagrammes, l’activité physique…);
  • Le cerveau est lent pour l’acquisition mémorielle et il faut lui donner le temps via des moments de ré apprentissage réguliers et espacés;
  • La mémorisation active (je me pose la question; je cherche la réponse à la question; je reconstruis la réponse) est plus efficace que la mémorisation passive (lire, relire) : la mémorisation passive (qu’on peut assimiler à du bachotage) fonctionne seulement sur le court terme.
  • Un cerveau entraîné est un cerveau où l’information circule vite grâce à la miellinisation de l’axone des neurones et à la connexion des neurones entre eux.
Source : Mieux comprendre le cerveau pour mieux enseigner (Steve Masson)
Source : Mieux comprendre le cerveau pour mieux enseigner (Steve Masson)

Des techniques basées sur les neurosciences cognitives appliquées à l’apprentissage

  • En classe, ménager des micros séquences de mémorisation pendant les cours ou à la fin du cours
  • Utiliser des logiciels de mémorisation pour les révisions – Anki à télécharger
  • Insérer des encarts de mémorisation via un jeu de questions/réponses à l’intérieur des cours : les enseignants aménagent des espaces dans les cours avec des questions à gauche et des réponses à droite pour provoquer l’effort de reconstruction (mémorisation active). Les élèves cachent les réponses pour s’auto interroger. Les encarts de mémorisation peuvent également être affichés en classe ou distribués sur une feuille à part.
    encarts-fiches-de-memorisation
    Source : http://sciences-cognitives.fr/memorisation-classe-facheux-oubli/

     

  • Réviser les encarts de mémorisation régulièrement (lire la question et retrouver la réponse)
  • Flécher les essentiels : hiérarchisation des priorités et fiches bilan
  • Le rituel du “sac à souvenirs” comme systèmes de réactivation. Le sac à souvenirs contient des flash cards qui reprennent les éléments essentiels à retenir au cours de l’année scolaire. Cette technique reprend le  principe de la réactivation répétée dans le temps nécessaire à la consolidation des connaissances à long terme. Par exemple, au début de chaque cours, les élèves sont interrogés sur deux ou trois cartes tirées au hasard par le professeur et écrivent la réponse sur une ardoise. On pourrait imaginer que le sac à souvenirs se baladent de classes en classes en collège et que les professeurs soient donc amenés à tirer des cartes qui ne concernent pas leur discipline.
  • Feedback immédiat : quand la réponse vient rapidement après s’être posé la question, l’effet est plus efficace. Ainsi les enseignants gagneraient à corriger les évaluations tout de suite après en classe (plutôt qu’attendre une semaine ou la remise des copies)
  • Faire fabriquer les questions autour des essentiels par les élèves (qui construisent leurs propres encarts de mémorisation)
  • Prendre des notes sur un livre sous forme d’encarts de mémorisation
  • Déterminer un calendrier de testing en fonction des échéances (examens, contrôles, évaluations, concours…)

Pour savoir si une information est utile et donc digne d’être conservée en mémoire, le cerveau fonctionne ainsi :

– je revois une information 2 fois (ou plus) dans les 24 heures, cette information est utile, je la conserve en mémoire 1 semaine

– je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 semaine, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 1 mois

– je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 mois, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 6 mois

Afin d’avoir moins d’efforts à faire pour récupérer une information en mémoire, il vaut donc mieux la relire dans les 24 heures.

Les méthodes de tesing pour rappeler à la conscience une information présente dans les réseaux de la mémoire peuvent prendre des formes variées :

– rappel libre (question globale qui nécessite de rappeler les informations, les référents, de les hiérarchiser, de les organiser)

– rappel par indices (photo…)

– rappel par reconnaissance (quizz, QCM…)

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Source : vidéo Planète conférences – Le cerveau pour allié en classe ? – Apprendre à l’horizon 2035

 

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Sources : conférence de Jean-Luc Berthier et Apprendre avec les neurosciences (Pascale Toscani – éditions Chronique Sociale)

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Les fiches ou encarts de mémorisation : un outil pour apprendre et réviser efficacement (basés sur les neurosciences cognitives)

Les fiches ou encarts de mémorisation : un outil pour apprendre et réviser efficacement (basés sur les neurosciences cognitives)

Jean-Luc Berthier, spécialiste des neurosciences cognitives appliquées à l’apprentissage, propose la mise en place d’un outil de mémorisation et de réactivation des connaissances facilement utilisables dans toute les disciplines et toutes les classes : les fiches ou encarts de mémorisation. Cet outil permet à la fois de pointer les points clés à retenir et de mémoriser efficacement (à la manière des flash cards). En effet, les fiches ou encarts de mémorisation permettent aux élèves de :

  1. retrouver rapidement l’essentiel de chaque cours,
  2. se questionner de manière active et autonome (au lieu de relire de façon passive).

Il s’agit de présenter les essentiels d’un cours sous forme d’un tableau à deux colonnes :

  • à gauche, les questions,
  • à droite, les réponses.
encarts-fiches-de-memorisation
Source : http://sciences-cognitives.fr/memorisation-classe-facheux-oubli/

La mémorisation active permet d’apprendre dans la durée : je m’interroge, je me pose des questions sans support de réponses sous les yeux, je cherche dans ma mémoire les éléments pour reconstruire l’information, je reconstruis le savoir avec mes propres mots.

Jean-Luc Berthier voit dans cet outil plusieurs vertus :

  • la possibilité d’une auto-interrogation autonome;
  • l’intégration d’encarts de mémorisation à l’intérieur de la classe par l’enseignant est un gain de temps et d’efficacité pour les élèves;
  • les fiches peuvent aller du plus simple en élémentaire (définition, propriétés, consignes ou éléments de méthode) au plus compliqué dans les études supérieures (schémas à compléter, plans de cours, repères chronologiques…)
  • les élèves peuvent cacher les réponses sur la partie de gauche pour essayer de répondre seuls aux questions de la partie de gauche et ensuite s’auto évaluer et éventuellement compléter ou se corriger;

Exemple : 

Question à gauche : Qu’appelle-t-on liaison Van der Waals ?

Réponse à droite :  Interaction électrostatique (attractive ou répulsive) de faible intensité, intermoléculaire

Jean-Luc Berthier constate qu’au collège, et même au lycée, les élèves ont du mal à formuler des questions clés qui leur permettent de mettre en avant les points essentiels à retenir. On peut donc les y aider en incluant l’encart de mémorisation dans les cours.

En parallèle, on pourra montrer aux élèves comment construire leurs propres fiches ou encarts de mémorisation pour qu’ils gagnent en autonomie et en efficacité pour apprendre.

Lire aussi : Deux principes fondamentaux pour mieux étudier et réviser (examens, partiels, concours…)

Hugo et les secrets de la mémoire (7 techniques de mémorisation présentées aux enfants)

Hugo et les secrets de la mémoire (7 techniques de mémorisation présentées aux enfants)

Présentation de l’éditeur

hugo-et-les-secrets-de-la-memoireFinis les trous de mémoire et l’angoisse avant les interrogations !
Voici une méthode révolutionnaire pour mémoriser facilement et durablement, qui réconciliera pour de bon votre enfant avec l’école.

Les péripéties d’Hugo se poursuivent en 2506, dans un monde futuriste où se côtoient voitures ultra connectées, tablettes savantes et i.cartables. Aidé de Samy, son ami robot, Hugo fait une incroyable découverte : Les mystères du chiffre 7, qui va changer le cours de sa vie.

Au fil de son aventure en 7 chapitres illustrés, Hugo apprend à relever les défis de la mémorisation et devient acteur de son apprentissage. Comme lui, votre enfant découvrira comment apprendre par cœur une leçon, un schéma ou une carte, mais aussi comment résumer un texte simplement ou encore organiser sa pensée grâce à une carte mentale spécifique. Des exercices ludiques lui permettront de vérifier sa progression et de reprendre confiance en lui.

Après sa méthode à succès pour ne plus faire de fautes d’orthographe, Hugo et les rois Être et Avoir, Anne-Marie Gaignard nous livre ici sa seconde guérison. Fruits de longues recherches sur les neuroapprentissages, ses outils pédagogiques ont fait leurs preuves auprès de milliers d’enfants et d’adultes. Ce livre est un message d’encouragement pour renouer avec le plaisir d’apprendre à tout âge. Elle y propose de nombreuses techniques ludiques et originales qui serviront d’appui pour mieux mémoriser, résumer, synthétiser et organiser la pensée… parce qu’apprendre peut être un plaisir !

 

Les points forts

Une mise en situation ludique pour planter un décor futuriste qui va entraîner les enfants à se doter d’outils pour apprendre, réviser et mémoriser. Hugo se pose beaucoup de questions (qu’est-ce que je vais devenir si je n’ai pas de bonnes notes, pourquoi est-ce que ma soeur a de meilleurs résultats que moi ?…) et les enfants pourront facilement s’identifier à lui et à son cheminement. Le décor de l’histoire est d’autant plus efficace que les enfants dans ce futur idéal sont dotés d’ordinateurs, de puces intégrées, de cartables électroniques… mais que cela ne résout pas leurs problèmes et ne les rend pas plus heureux non plus (au contraire, Hugo se sent enchaîné, prisonnier même parfois de toute cette technologie).

 

Chaque chapitre aborde une technique d’apprentissage sous forme d’histoire puis est suivi d’un exercice d’application :

  • apprendre une poésie facilement
  • mémoriser une leçon grâce à la fiche 7 cases (qui reprend le principe des flash cards)mémoriser efficacement

 

  • apprendre une carte géographique en tournant en rond dans le sens des aiguille d’une montresecret de la mémoire

 

  • résumer un texte avec la technique du chiffre 7
  • utiliser des questions clés pour comprendre
  • réaliser une carte mentale (ou Mind Map)

apprendre avec carte mentale

 

Les méthodes d’apprentissages sont expliquées pas à pas et facilement reproductibles et applicables par les enfants dès 8 ans.

Les exemples pris pour introduire les différentes techniques et méthodes correspondent à des sujets et leçons vus en classe par les enfants à partir du CE2 (nom des planètes, siècle des Lumières, carte de la France…)

L’histoire a un aspect mystérieux et secret : les enfants se sentiront valorisés et motivés d’être mis dans la confidence et de pouvoir découvrir les secrets du chiffre 7.

 

L’histoire peut paraître un peu compliquée pour certains enfants et on pourra passer directement aux fiches qui détaillent les techniques de mémorisation et aux exercices d’application pour les maîtriser.

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Hugo et les secrets de la mémoire de Anne marie Gaignard (éditions Le Robert) est disponible en librairie, en centre culturel ou sur internet.

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Un procédé mnémotechnique efficace : le palais de mémoire, mode d’emploi pour retenir des informations par coeur

Un procédé mnémotechnique efficace : le palais de mémoire, mode d’emploi pour retenir des informations par coeur

Hélène Weber, bloggeuse sur http://donnezdusens.fr, donne le mode d’emploi en vidéo pour créer un palais de mémoire. Le palais de mémoire (ou palais mental) est un procédé mnémothechnique efficace pour retenir plusieurs informations par coeur.

Cette technique s’appuie sur plusieurs principes de base :

  • donner du sens aux informations en les transformant en images,
  • associer de nouvelles informations à des informations que vous maîtrisez déjà et qui sont déjà inscrites dans votre mémoire à long terme,
  • réactiver les informations en parcourant ses palais plusieurs fois.

Du moment que vous respectez ces principes (qui exploitent le fonctionnement de la mémoire), vous obtiendrez de bons résultats. Pour ne pas mélanger les infos, il faut que vous repériez ce que chacune a de spécifique et que vous mettiez en évidence les différences (voire que vous les exagériez). Mais tout ce processus demande du travail, de l’imagination et de la réactivation pour être efficace.

Comment créer une image mémorable ?

  • exagérer la représentation (une plaquette de beurre qui fait une flaque immense…),
  • utiliser de la créativité : des couleurs (l’herbe sur canapé),
  • du mouvement et de l’action (les bouteilles qui dansent)

Comment transformer une notion abstraite en image mémorable ?

Vous avez en fait deux options :

  • soit vous déconnectez les processus de compréhension et de mémorisation,
  • soit vous approfondissez la compréhension de votre notion pour vous aider à la “visualiser”.

Comment mémoriser plusieurs informations différentes ?

Il faut utiliser des palais différents avec des chemins et des objets différents.

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Hélène Weber est l’auteure du livre Objectif mémoire : Au lycée et à l’université, (re)trouvez le goût de travailler avec plaisir et efficacité (éditions Eyrolles). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Comprendre et mémoriser : le fer à cheval, un outil visuel pour retenir des informations chronologiques

Comprendre et mémoriser : le fer à cheval, un outil visuel pour retenir des informations chronologiques

Faire un schéma pour représenter des étapes chronologiques : pourquoi ?

Certaines informations ont des liens séquentiels : elles se structurent les unes par rapport aux autres selon un ordre précis, souvent chronologique.

Les textes qui composent les recettes de cuisine, les histoires (livres, films…), les récits historiques ou encore les modes d’emploi suivent ce modèle. Il y a un début, un milieu et une fin. Si on invertit les étapes, le texte perd son sens.

Il est alors efficace de représenter visuellement ces données séquentielles par un schéma.

L’expérience montre que l’on ne sait pas schématiser ce que l’on ne comprend pas à 100%. – Renaud Keymeulen

 

Faire un schéma pour représenter des étapes chronologiques : comment ?

Alain Thiry et Yves Lellouche proposent dans leur livre “Apprendre à apprendre avec la PNL” de dessiner le schéma visuel d’un fer à cheval pour comprendre et retenir les étapes d’une histoire. Dans ce fer à cheval, toutes les informations seront intégrées sous forme de pictogrammes.

Les pictogrammes peuvent prendre plusieurs formes :

  • représentations graphiques : géométriques et abstraites
  • dessin : représentatif ou symbolique (par exemple, le dessin de la forme d’un pays ou plutôt son drapeau, son emblème, un animal typique, voire le dessin de la forme d’un pays colorié avec les couleurs du drapeau)
  • schéma : mise en lien des représentations et/ ou dessins

méthodes pour apprendre

 

  • indice récupérateur personnel (par exemple, j’ai symbolisé le nom d’une ville dans laquelle se trouve un zoo célèbre pour ses gorilles par le dessin d’un gorille)

image mentale mémorisation

 

On apprend par la différence plus que par la ressemblance : on peut changer l’écriture (majuscule/ minuscule, manuscrit/ impression), la police ou encore les couleurs (de fond ou des dessins).

 

Le fer à cheval, une image mentale puissante pour retenir des étapes chronologiques

Le fer à cheval est un schéma qui convient particulièrement à la mémorisation des informations qui ont une position déterminée les unes par rapport aux autres.

fer à cheval apprendre PNL
Source : Apprendre à apprendre avec la PNL

 

Dans la technique du fer à cheval, une vignette = une information à retenir. Cette information peut être une phrase d’un texte, un vers d’une poésie, une date dans une frise chronologique, une étape dans un récit…

 

On dessine d’abord un fer à cheval :

  • une première vignette servira d’expliciter le contexte

Par exemple, le titre d’un livre ou d’une poésie, l’auteur ou encore le nom d’une période historique (l’introduction)

  • des vignettes pour présenter les éléments de départ

Par exemple, les lieux, les personnages, l’époque (les données de base)

  • des vignettes pour raconter les événements (le déroulement)

  • une vignette pour l’idée principale à retenir (la conclusion)

Le fer à cheval est divisé en autant de cases qu’il y a d’événements à retenir dans l’ordre. Ces événements sont schématisés par des pictogrammes les plus significatifs et mémorables. Plus un pictogramme est personnel (fait référence à une anecdote personnelle), humoristique, décalé, exagéré, plus il sera mémorable.

fer à cheval PNL
Source : http://www.intelligences-multiples.org/coacher/

 

Lors de l’utilisation de cet outil, il est nécessaire de déterminer s’il faut être capable de retrouver l’idée ou les mots exacts (comme dans une poésie). Dans le cas d’une idée, les mots peuvent être remplacés par des synonymes et il y aura moins de cases : seules les idées principales seront retenues. Dans le cas d’une poésie, on peut imaginer autant de cases que de vers.

Une aide pour comprendre des étapes chronologiques 

A l’exposition de l’information (lecture, visionnage, écoute), les enfants se font des images analogiques comme s’ils visionnaient un film. Ces images sont ce qu’ils visualisent quand ils lisent ou entendent un texte.

Pour les aider à enrichir leurs images, on peut lire le texte en s’arrêtant à chaque paragraphe et en leur posant des questions :

  • qui est-ce qui a fait ça ?
  • qu’est-ce que ce personnage a fait ?
  • où est-il allé ?
  • comment imagines-tu les lieux ?
  • quelles couleurs vois-tu dans ta tête ?
  • qu’est-ce que tu entends comme sons ?
  • qu’est-ce que tu sens comme odeurs ?
  • que ressens-tu comme sensations ?

On demandera aux enfants de réaliser une petite bande dessinée à intégrer dans les vignettes du fer à cheval :

  1. une image pour montrer le contexte

  2. les images à intégrer dans les vignettes pour présenter les données de base

  3. les images à intégrer dans les vignettes pour raconter les événements

  4. une image pour illustrer la fin de l’histoire

Toutes ces images peuvent être constituées d’un schéma symbolique, figuratif ou encore textuel, d’un dessin représentatif, d’un indice récupérateur personnel, d’une symbole géométrique…

 

Une aide pour mémoriser des étapes chronologiques 

On pourra guider les enfants dans la mémorisation :

  • Regarde le schéma avec toutes les images (observation).

  • Ferme les yeux en regardant en haut à gauche et continue à visualiser mentalement ton fer à cheval avec ses détails. Vois tout ce que tu as déjà dans ta tête.

  • Ouvre les yeux, regarde ton schéma et repère les éléments que tu as oubliés.

  • Ferme les yeux, visualise à nouveau ton schéma en regardant toujours en haut à gauche et ajoute-y les éléments manquants. – étape à refaire tant qu’il y a des étapes non mémorisées.

  • Dès que c’est clair, prends une feuille et dessine le fer à cheval mémorisé.

  • Revois le fer à cheval dans ta tête et vois si tu ressens que ce que tu as dessiné sonne “juste” : est-ce que tu le sens ?

  • Ouvre à nouveau les yeux et vérifie l’exactitude de ton dessin (par rapport au modèle). S’il manque un détail, ajoute-le dans ton image mentale avant de le dessiner sur la feuille.

 

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Pour aller plus loin dans les stratégies PNL d’apprentissage, je vous recommande ce livre : “Apprendre à apprendre avec la PNL”.

Commander Apprendre à apprendre avec la PNL sur Amazon. 

Deux principes fondamentaux pour mieux étudier et réviser (examens, partiels, concours…)

Deux principes fondamentaux pour mieux étudier et réviser (examens, partiels, concours…)

1.Reconstruire l’information

Au lieu de revoir l’information, il faut plutôt la reconstruire. C’est en reconstruisant une information qu’on l’apprend. Étudier, ce n’est donc pas se mettre l’information dans la tête : étudier, c’est s’entrainer à reconstruire l’information !

Une mémorisation efficace peut passer par plusieurs techniques :

  • décrire la chose, l’événement, le processus, le théorème avec ses propres mots…
  • résumer en un mot ou un dessin un concept, une idée en rapport avec le chapitre/ la leçon
  • retourner au cours ou à la leçon pour vérifier la pertinence des informations retenues
  • s’aider d’indices récupérateurs pour bien reconstruire l’information (un mot clé, un dessin, un acronyme…) : ce ne sont pas des réponses mais des sortes de « béquilles » (plus ces indices sont personnels, humoristiques et exagérés, plus ils sont efficaces)
  • créer un support de révision à l’aide de ces indices (par exemple une Mind Map ou des indices dans la marge ou sur une feuille)
  • décrire à nouveau la chose, l’événement, le processus, le théorème… et s’aider des indices récupérateurs si besoin
  • prendre un temps de pause pour faire totalement autre chose (30 minutes minimum)
  • s’entrainer à nouveau à reconstruire l’information en essayant de se passer des indices récupérateurs (comme en situation réelle : en classe, lors de tests ou d’examens…). Cet entrainement peut se faire à l’aide de flash cards (ou cartes questions réponses) qui incitent à trouver des questions pertinentes et à y apporter des réponses.

 

2.Espacer la mémorisation dans le temps

Quand on s’entraîne à reconstruire l’information, nous devons laisser du temps entre les pratiques de reconstruction. Il faut que cela soit difficile de se souvenir d’une information, de la reconstruire.

Il vaut mieux éviter de concentrer en un bloc plusieurs techniques de mémorisation. Cela donne une impression de familiarité : comme on vient de voir le cours ou la leçon, on a des chances de se souvenir de certains éléments mais cela ne veut pas dire que nous avons appris et encore moins mémorisé à long terme. L’information est encore fraîche dans la mémoire à court terme.

La meilleure façon de réviser est d’espacer les temps d’étude : attendre plusieurs heures (24 heures idéalement) entre les révisions des notions mémorisées. C’est le même nombre de minutes ou d’heures passées sur les révisions, la seule différence est que les temps de mémorisation sont espacés par des intervalles de temps.

espacer les révisions
Source : Apprendre et réussir (3) : quand et où pratiquer sa mémoire (Mathieu Gagnon)

 

Le temps doit être assez long pour permettre d’oublier un peu : cela risque d’être difficile de reconstruire l’information et c’est justement à ce moment là qu’on est en train d’apprendre (quand on essaie de reconstruire l’information).

Si c’est trop difficile, on peut sortir la feuille d’indices récupérateurs pour reconstruire l’information.

Avec le temps et l’entrainement, cela deviendra de plus en plus facile de reconstruire l’information sans indice récupérateur.

L’oubli n’est pas l’inverse de l’apprentissage ! Pour bien apprendre, il faut se donner le temps d’oublier. Le principe d’espacement ne doit donc pas être négligé pour bien étudier et réviser.

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Sources : vidéos 1,2 et 3 Apprendre et réussir de Mathieu Gagnon

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La méthode des lieux (ou méthode de Loci) : une méthode très efficace pour apprendre par coeur

La méthode des lieux (ou méthode de Loci) : une méthode très efficace pour apprendre par coeur

Le méthode des lieux (ou méthode de Loci) : petite présentation

La méthode des lieux (ou méthode de Loci) a été inventé par un poète grec de l’Antiquité. Les orateurs grecs l’utilisaient pour apprendre par coeur des discours. Cette méthode consiste à “placer” mentalement des mots ou des phrases dans des lieux durant un trajet en créant des associations entre les mots/ phrases à retenir et les lieux.

Cette méthode combine les associations, les images mentales et le fait de se déplacer pour apprendre. Une fois les concepts associés à des lieux, il suffit de les visualiser mentalement au moment de la restitution.

 

Comment (et pourquoi) cette méthode est efficace pour apprendre par coeur ?

La méthode des lieux utilise la mémoire des lieux et permet d’apprendre avec son corps et sa tête :

  • l’information est déposée quelque part de manière spatiale,
  • on associe mentalement le mot à l’endroit,
  • chaque information (ou chaque vers d’une poésie par exemple) est déposée dans une pièce de la maison ou attachée à un objet : l’enfant se met en mouvement pour réellement déposer l’information,
  • à chaque récitation ou mémorisation, l’apprenant refait le chemin dans l’ordre en revoyant mentalement le mot associé à chaque endroit et le dit à haute voix,
  • au moment de la restitution, l’enfant peut visualiser mentalement la pièce ou l’objet et ses déplacements.

 

Comment l’utiliser pour apprendre par coeur ?

J’ai utilisée cette méthode des lieux à plusieurs reprises avec une élève de 5° pour l’aider à apprendre par coeur ses poésies… et ce fut un succès à chaque fois : poésie apprise rapidement, dans la joie et durablement :-). Nous avons utilisé des objets de sa chambre pour placer les mots clés de chaque ligne de sa poésie.

Pour renforcer l’efficacité de la méthode, j’ai utilisé des objets en rapport avec le sens du mot. Par exemple, pour « la lune plaque en métal clair » je lui ai montré une calculatrice en métal gris clair; pour « les découpures du vert sombre » j’ai fait le geste de découper un cahier à la couverture vert foncé; pour « Rossignol de la boue… » j’ai mimé le battement des ailes en montrant ses bottes.

Je récitais la ligne en lui montrant l’objet qui désignait le mot clé, puis je me déplaçais pour lui montrer l’objet de la ligne suivante (et ainsi de suite). On a travaillé strophe par strophe. D’abord, je me déplaçais en récitant, puis je me déplaçais pour qu’elle récite, puis je lui demandais de se déplacer elle-même en récitant et enfin de réciter elle-même en se déplaçant mentalement (sans bouger donc).

On a pris garde de ne pas utiliser deux fois les mêmes objets ni de croiser les chemins pour deux poésies différentes afin de ne pas créer de confusion. Elle m’a dit avoir réussi à réciter parfaitement sa poésie en classe (et qu’elle s’était aidée de ses doigts pour refaire le chemin au moment de réciter).

 

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4 trucs à éviter de faire en période de révisions

4 trucs à éviter de faire en période de révisions

  • Eviter de consommer toute forme de drogue aux vertus soit-disant déstressantes (tabac, cannabis, tranquillisants, café)

 

  • Eviter les médicaments, notamment les anxiolytiques ou les neuroleptiques qui sont mauvais pour la concentration et la mémorisation

 

  • Eviter de grignoter, surtout les aliments trop riches en sucres ou en graisse. Privilégier les boissons sans sucres (eau, tisane, thé léger), les fruits et légumes frais ou secs (quitte à les couper en cubes ou à en faire des brochettes pour le côté “grignotage”), les noix et les graines sèches (amandes, graines de lin, de citrouille, de tournesol…)

 

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Source :

Apprendre à réussir de Jérôme Saltet et André Giordan
Commander Apprendre à réussir sur Amazon.

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