calme et attentif comme une grenouille

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Pourquoi pratiquer la pleine conscience avec les enfants ?

calme et attentifLa pleine conscience (ou pleine attention), c’est simplement être présent de façon consciente, comprendre ce qui se passe maintenant, en adoptant une attitude d’ouverture et de bienveillance. C’est ne pas être ailleurs avec ses idées mais bel et bien ici, maintenant. Être présent ici, dans l’instant, sans juger, sans rejeter ce qui se passe, sans se laisser entraîner par l’agitation du jour.

Il existe un nombre croissant de travaux et d’études scientifiques qui ont montré l’intérêt de la méditation de pleine conscience pour les enfants :

  • équilibre émotionnel,
  • capacités de résilience,
  • qualité des échanges familiaux,
  • capacités d’attention et de concentration,
  • facilitation de l’apprentissage scolaire.

La pleine conscience n’est pas une activité comme les autres car elle va plus loin que la lutte contre le stress : elle encourage les  enfants à cultiver leurs capacités de présence au monde,  leur conscience de la fragilité et de la beauté de la nature, leur altruisme et leur humanité.

Dans la préface du livre Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes), Christophe André écrit :

Lorsque nous aidons nos enfants à vivre plus souvent en pleine conscience, nous les aidons bien au-delà de ce que nous croyons. Car nous les aidons alors à préserver toutes leurs capacités d’humanité. Pratiquer avec eux les exercices décrits dans ce livre, vivre à leurs côtés des moments de pleine conscience, représente sans doute un des plus beaux cadeaux que nous puissions leur faire.

 

Eline Snel, auteur du livre Calme et attentif comme une grenouille, a commencé par développer une formation à la pleine conscience pour les enfants à l’école aux Pays-Bas. Devant l’enthousiasme et le succès de cette initiative (et sur demande des parents des élèves ayant suivi cette formation), elle a écrit ce livre de méditation de pleine conscience destiné aux enfants et à leurs parents.

 

Calme et attentif comme une grenouille : des activités de pleine conscience spécialement conçues pour les enfants (5-12 ans) 

Le livre contient à la fois :

  • des exercices pour les enfants mais également pour les parents,
  • des informations plus théoriques sur la pleine conscience et les émotions,
  • des exemples et situations concrètes d’enfants qui ont été aidés par la pleine conscience,
  • des trucs pour la maison (le bulletin de météo personnel, l’arbre à souhaits…)

respiration calme et attentif comme une grenouille

Par exemple, la boîte à ruminations : avant d’aller dormir, on prend le temps de demander à l’enfant s’il a encore des préoccupations. A-t-il des soucis ? Des choses qui lui tiennent à cœur ? En prenant la peine d’en parler, on clarifie ce dont il s’agit. Ces pensées peuvent ensuite être placées dans la boîte à ruminations préalablement décorée. On ouvre le couvercle, on y met les pensées, on ferme le couvercle. On place la boîte à distance de l’enfant et ce dernier peut voir la boîte contenant ses pensées qui ne se trouvent plus dans sa tête.

météo intérieure pleine conscience

Il est accompagné d’un CD audio pour les enfants dans lequel les exercices permettent de gérer toutes sortes de situations : énervement, colère, stress, problème d’endormissement…

 

Calme et attentif comme une grenouille, c’est plus de 200 000 exemplaires vendus. Ce livre a séduit les parents comme les enseignants et j’espère qu’il vous apportera autant qu’il m’a apporté à moi (et à ma fille) ! Pour les enfants de 5 à 12 ans.

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Calme et attentif comme une grenouille de Eline Snel (éditions Les Arènes) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Réflexion sur l’enseignement des arts et de la science : 5 propositions pour enseigner les arts et les sciences comme inséparables

Réflexion l’enseignement des arts et de la science

Mae Jemison, première femme afro- américaine à être allée dans l’espace, insiste sur l’importance de l’enseignement des sciences et des arts comme complémentaires et essentiels pour former des individus complets et audacieux.

Je pense que notre mission est de réconcilier, de réintégrer la science et les arts.

Les arts et la science sont des avatars de la créativité humaine. Nous avons besoin des deux dans la vie.

La science apporte la compréhension d’une expérience universelle, les arts apportent la compréhension universelle d’une expérience individuelle et les deux font partie de nous. 

Notre intelligence c’est notre science, nos arts, nos religions, la façon dont nous voyons l’univers autour de nous, nos ressources, notre argent, notre travail, nos éléments vitaux, tout cet environnement que nous devons prendre en compte. Mais plus important que tout, il y a notre volonté. C’est notre vision, nos aspirations pour le futur, nos espoirs, nos rêves, nos batailles et nos peurs, nos succès et nos échecs, qui influencent ce que nous faisons avec le reste. – Mae Jemison

Où veut-on mener le monde ? 

Qu’est-on en train de faire avec les arts et les sciences ? 

6 raisons qui empêchent d’intégrer arts et sciences

Mae Jemison identifie 6 problèmes qui empêchent d’intégrer sciences et arts comme complémentaires et inséparables :

  • les infrastructures qui soutiennent et permettent les sciences (laboratoires de recherche, matériel scientifique, financement en Recherche et Développement) sont obsolètes
  • les médias qui tournent en boucle sur des faits divers, des célébrités ou des pseudo sciences au lieu de donner des informations utiles sur comment participer à la démocratie et comprendre ce qui se passe dans le monde
  • les politiques d’entreprises qui raisonnent en termes de profits et dividendes à court terme plutôt qu’à long terme et ne consacrent donc pas assez d’argent à la Recherche et Développement
  • un système éducatif qui ne soutient pas assez la vitalité et la curiosité intellectuelle qui va de pair avec les sciences et les arts et qui n’offre pas assez d’opportunités de manipuler, de développer les langages scientifiques et artistiques
  • le financement de productions artistiques par des grosses entreprises qui influencent les scénario et qui imposent des produits placés ou des pubs
  • des bugets consacrés à l’art et à la culture en baisse

5 propositions pour enseigner les arts et les sciences comme complémentaires et inséparables

Mae Jemison propose des solutions pour enseigner les arts et les sciences comme complémentaires et essentiels :

  • 1. Ne plus séparer le corps et l’esprit mais apprendre aux enfants à observer ce qui se passe dans leur corps et dans leur tête
    • Cela peut passer par l’introduction de la pleine conscience à l’école (un exemple ici)
  • 4. Intégrer intuition et analyse, sciences et arts comme complémentaires et conciliables en paroles et en actes
    • Ne plus tenir de discours du type : « Les scientifiques et la science, ce n’est pas créatif.», « Les scientifiques sont peut-être ingénieux, mais ils ne sont pas créatifs. », « Les artistes ne sont pas analytiques. Ils sont peut-être ingénieux, mais pas analytiques. »
    • Tenir des discours du type : « Tu peux être à la fois créatif et logique. », « Tu as le potentiel en toi pour créer.»

Vidéo en anglais, sous titrée en français

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Notre cerveau apprend par association d’idées et dans la joie : comment créer des ancrages positifs pour apprendre efficacement ?

Notre cerveau apprend par association d’idées et dans la joie

Les émotions positives sont très puissantes dans les processus d’apprentissage des enfants.Si un enfant rencontre des difficultés à comprendre ou à mémoriser, lui sourire, faire preuve de patience et d’humour ou encore encourager ses efforts peuvent le stimuler.

Si deux éléments sont présents en même temps au cours d’une expérience de vie (par exemple apprendre et rire !), notre cerveau va les lier et les connecter dans notre mémoire. Par ailleurs, plus l’émotion éprouvée au cours de cette expérience de vie est forte, plus le lien sera puissant et durable.

Une manière de stimuler les apprentissages efficacement peut donc passer par l’évocation en pensée d’un moment source d’émotions positives. Dans le livre Le laboratoire du bonheur, Kevin Finel livre une manière de tirer profit du fonctionnement du cerveau pour apprendre plus efficacement, basée sur les ancrages positifs volontaires.

 

Comment créer des ancrages positifs pour apprendre efficacement ?

Un ancrage consiste à mettre en place une association entre une émotion et un stimulus particulier (un objet, un mot, un geste…). Un ancrage positif volontaire consiste à créer un lien entre une expérience positive (source d’émotion positive) et un stimulus que l’on aura choisi. Ainsi, chaque fois que l’on sera en présence du stimulus, on retrouvera automatiquement cette émotion positive.

Dans le cadre des apprentissages scolaires, l’émotion positive pourra être un éclat de rire suite à une blague de l’enseignant, une stimulation de l’imagination grâce à une histoire, un encouragement sincère, de l’intérêt suscité par une surprise, l’émulation d’un challenge à relever…

Kevin Finel décrit une expérience à tester pour comprendre le principe de l’ancrage positif volontaire et permettre aux enfants de se l’approprier :

Proposez un objet à l’enfant ou demandez-lui de choisir un objet. L’idéal est que cet objet soit transportable et à portée de main en cas de besoin (un stylo présent dans la trousse ou un bijou toujours porté par exemple).

Demandez à l’enfant de le placer dans son champ de vision, proche de lui.

Demandez à l’enfant de se rappeler un souvenir positif, au cours duquel il s’est senti bien. L’enfant ferme les yeux et se concentre. Cela peut être son meilleur souvenir, la fois où il s’est senti le plus heureux. Demandez-lui de vous le décrire : avec qui était-il ? où ? quand ? quelles paroles ont été prononcées ? de quelles odeurs se souvient-il ? peut-il sentir le vent, la chaleur sur sa peau ? Ces questions l’aideront à s’imprégner de cette sensation de bonheur, de bien-être.

Demandez à l’enfant d’ouvrir les yeux et de fixer l’objet choisi comme stimulus (stylo, trousse, bijou…).

L’enfant ferme à nouveau les yeux et retrouve à nouveau son souvenir positif, jusqu’à éprouver la sensation de plaisir lié à ce souvenir. Il est important que l’enfant stimule ses 5 sens pour le rappel du souvenir : la vue (revoir la scène comme un film), l’ouïe (entendre des sons, des paroles), l’odorat, le toucher (une caresse, un contact agréable), le goût.

Demandez à l’enfant d’ouvrir les yeux à nouveau et de fixer l’objet choisi comme stimulus (stylo, trousse, bijou…).

Recommencez une dernière fois : l’enfant ferme les yeux et se concentre encore plus fortement sur son souvenir. Il retrouve les images mentales, les pensées, le ressenti, ce qu’il a vu, entendu, goûté, touché…

Il ouvre les yeux et fixe une dernière fois l’objet. Vous pouvez lui dire une phrase de conclusion avant que l’émotion positive ne retombe : “Maintenant, tu viens de créer un lien entre ton souvenir et l’objet en question. Chaque fois que tu regarderas cet objet, tu retrouveras tes sensations de bien-être.”

Plus le souvenir pris pour l’expérience est chargé d’émotions positives, plus la connexion sera puissante.

Influencer l’état émotionnel grâce aux associations d’idées positives : efficace ?

J’ai testé cette méthode avec une élève que j’accompagne : elle a choisi un souvenir de repas en ville avec ses copines, sans présence d’adultes. Elle m’a raconté qu’elles ont rigolé tout le chemin et qu’elle s’est sentie libre, acceptée comme elle était. Elle a choisi d’associer cette sensation de joie à sa trousse, elle a même voulu ajouter les prénoms de ses copines écrits sur des bouts de papier dans sa trousse. Je lui ai donc demandé de regarder sa trousse avec intensité chaque fois qu’elle paniquait en cours, surtout pendant les contrôles.

Elle m’a dit que cela allait la déconcentrer car elle allait penser à ses copines. Je lui ai alors proposé de respirer en pleine conscience 3 ou 4 fois pour se reconnecter au moment présent si elle se sentait rêvasser : sentir son ventre se gonfler et se dégonfler, sentir l’air entrer et sortir de ses narines, sentir ses pieds à plat sur le sol, sentir ses mains à plat sur la table, sentir la pression de ses doigts sur la table, sentir le contact de ses doigts entre eux.

 

Kevin Finel propose même de doter tous les enfants d’une trousse imaginaire rempli de stimulus sur ce principe : un objet pour se concentrer, un objet pour la créativité, un objet pour la confiance en soi…

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Source : Le laboratoire du bonheur : sa formule en 7 ingrédients (Solar éditions). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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