Les ingrédients de la confiance en soi (valables pour les enfants et les adultes)

Les ingrédients de la confiance en soi (valables pour les enfants et les adultes)

Les ingrédients de la confiance en soi

Pour Isabelle Filliozat, psychothérapeute spécialiste des émotions, les ingrédients de la confiance en soi sont les suivants :

  • la sécurité intérieure : est-ce que je me sens appartenir ? est-ce que j’estime avoir le droit d’être en vie ?
  • la confiance en sa personne propre : est-ce que je m’autorise d’avoir des désirs et des besoins ? est-ce que je suis conscient.e de ce que j’apporte en plus au monde ? est-ce que je me donne le droit de dire non, de créer, de partager ?
  • la confiance en ses capacités : comment je construis petit à petit mes compétences ? comment est-ce que je vis et accepte le doute ?
  • la confiance relationnelle et sociale : comment j’entre en relation avec les autres ?est-ce que je sais tisser du lien avec les autres ?

La perte de la confiance en soi apparaît alors comme une réaction appropriée à une situation au cours de laquelle quelqu’un a voulu prendre le pouvoir sur nous et/ou nous a rabaissés (ou qu’on l’ait ressenti comme tel). La perte de confiance en soi se traduit dans le corps (posture de repli sur soi, coeur qui bat plus vite, envie de fuir…).

Cependant, nous disposons de leviers sur le plan psychologique. La vraie confiance réside dans une attitude qui mêle pouvoir personnel (prendre des décisions, agir, créer) et vulnérabilité (apprivoiser la honte et la peur de l’échec) et s’appuie sur ces compétences :

  • écouter les peurs pour ce qu’elles sont : des signaux émotionnels pour nous alerter sur une vigilance à avoir nous incitant à nous préparer minutieusement et sur l’importance que revêt l’action en jeu (c’est normal d’avoir peur quand quelque chose compte pour nous),
  • accepter la vulnérabilité et avoir le courage de s’assumer imparfaits et en cours d’apprentissage,
  • sentir les sensations du corps et les écouter pour savoir à propos de quoi elles nous alertent,
  • éprouver le droit d’être en vie et d’agir (en commençant par des petits pas),
  • regarder ses atouts propres et sa valeur ajoutée en soi pour activer nos forces,
  • évaluer qui on est et ce qu’on peut apporter d’unique, de précieux.

De cette attitude, nous pouvons alors construire les compétences nécessaires pour atteindre l’objectif fixé, en admettant que ces compétences se construisent dans le temps et avec des efforts volontaires.

Nous ne sommes pas limités à ce que nous avons déjà essayé, que cela ait été soldé par un succès ou un échec. Apprivoiser la peur de l’échec, c’est tenter, c’est beaucoup oser, c’est faire preuve de vulnérabilité, c’est ne pas savoir si cela va fonctionner mais y aller quand même, c’est essayer et voir ce que ça va donner, c’est se donner le droit de changer d’avis et de demander de l’aide, c’est se donner le droit d’avoir peur et d’être fatigué, c’est être convaincu que l’on peut réaliser le projet que l’on a conçu même sans savoir à l’avance le chemin qui y mènera, c’est être imparfait, c’est peut-être aussi abandonner, échouer, revoir les ambitions à la baisse… et se rendre compte qu’on y survit, tout en se donnant le droit d’être déçu, d’être impuissant, d’être en colère, d’être abattu.

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Je propose des exercices, des outils et des jeux adaptés aux enfants de 6 à 12 ans reprenant ces ingrédients de la confiance en soi dans mon livre 50 activités bienveillantes pour renforcer la confiance en soi (aux éditions Larousse).

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