libérer le potentiel des enfants

3 clés pour libérer le potentiel des enfants et booster les apprentissages (ou le pouvoir des mots “Je crois en toi”)

Le pouvoir des mots “Je crois en toi”

Il est capital de révéler le potentiel présent au cœur de chaque personne car le meilleur inspire le meilleur et le beau suscite le beau.

Révéler les talents, l’ingéniosité et la créativité d’un enfant libère l’énergie créative qui est en lui, lui permet d’être pleinement lui-même, de développer ses richesses intérieures et de contribuer à son tour aux richesses humaines. N’est-ce pas là une piste enthousiasmante pour l’avenir du monde ? – Ostiane Mathon

Une éducation positive privilégie la part émotionnelle de l’être : attitude chaleureuse, paroles encourageantes, regard de fierté et manière d’être inspirante (au delà de toute formule magique). – Maria Basque

3 clés pour libérer le potentiel des enfants et booster les apprentissages 

1. Des paroles encourageantes et valorisantes en toutes circonstances

Il y a un artiste caché en chacun de nous et mille et une manière d’exercer son art et sa créativité. Quel(le) artiste vit en toi ?

Tes perspectives d’évolution et de progression sont infinies.

Tu portes en toi le meilleur de toi-même.

J’ai foi en toi. Tu ne le sais peut-être pas encore mais tu portes en toi de magnifiques graines de joie et de talents. Ensemble, nous allons les arroser, les cueillir et en offrir un magnifique bouquet à la Terre entière.

Cela prendra sans doute du temps et réclamera patience et exigence mais priver les autres et toi-même de tes richesses, c’est comme priver le monde de ses plus beaux paysages.

Tu vas y arriver. Si tu tombes, tu te relèveras, tu essaieras à nouveau, comme tu l’as fait pour tes premiers pas quand tu étais bébé. Je suis là.

Chaque enfant, toi y compris, est un trésor pour l’humanité. Tu as le pouvoir d’essaimer la vie, la joie et l’espérance.

Je crois en toi.

Tu portes en toi un incroyable vivier de talents.

Tu es dans une perpétuelle dynamique d’évolution.

Je suis à tes côtés.

Tu es unique : la compétition et la comparaison n’ont aucune raison d’être.

Cela prendra du temps et nécessitera un réel investissement de ta part. La fierté sera ta plus belle récompense.

Tu fais de ton mieux et ton mieux change d’instant en instant !

Je t’aime parce que c’est toi.

Tu as le droit d’être toi-même.

Raconte moi comment tu as fait. ça m’intéresse.

Rien n’est figé, tout est encore possible. Tu grandis.

Quand tu es heureux(se) de vivre, tu transmets ce bonheur aux autres et tu contribues à rendre leur vie plus belle.

Fais confiance à ton intuition. Tu es capable d’avoir des idées originales.

Ton intelligence est en train de se construire. Tu es en mouvement. Nous sommes tous toujours en train d’apprendre.

Tu as en toi le pouvoir de te renouveler sans cesse.

Le but de la vie n’est pas d’en savoir le plus possible mais de trouver du sens à tes actions et de progresser.

Tu peux me demander de l’aide quand tu veux.

Tu as le droit d’avoir peur. Cela peut paraître difficile et c’est normal de ressentir de l’appréhension.

Tu peux décider que tu es fort(e). Tu peux faire des choix tout(e) seul(e), fais-toi confiance.

Tu as le temps, entraîne toi autant que tu en as besoin.

Tu me donnes le sourire.

Tu as le droit de parler en ton nom et de décrire pourquoi tu es gêné(e) par cette situation.

2. Des questions ouvertes et stimulantes

Qu’en penses-tu ?

Peux-tu m’en dire plus ?

Qu’as-tu aimé en particulier dans cette activité ?

Que ressens-tu en ce moment ?

Comment te sens-tu là maintenant ?

Comment apprends-tu le mieux ?

Qu’as-tu appris de cette erreur ?

Comment te sens-tu quand tu regardes ton travail ?

Si c’était à refaire, qu’est-ce que tu garderais ? qu’est-ce que tu modifierais ?

Quelles seraient tes idées ou envies pour que ça change ?

Nous avons tous des dons et des talents, connais-tu les tiens ?

3. Le pouvoir des signaux silencieux

Pour être efficace, un message avant même de quitter son émetteur, doit refléter une juste synchronisation entre la tête, le cœur et le corps de ce dernier. – Ostiane Mathon

Les signaux silencieux en disent donc long sur notre volonté d’encourager, d’entrer en lien, et sur l’authenticité de notre foi en l’autre.

Le silence peut être vecteur de mille messages d’attention :

  • un sourire franc,
  • un clin d’oeil complice,
  • une main tendue et ouverte,
  • un pas vers l’autre pour se rapprocher physiquement,
  • une tête inclinée vers l’avant comme acquiescement,
  • s’asseoir et se regarder dans les yeux.

………………………………………………………………………………………………………………….

Source : Je crois en toi : pourquoi et comment valoriser les enfants (Maria Basque, Karine Le Goaziou, Isabelle de Lisle, Ostiane Mathon) aux éditions Le Souffle d’Or.

Commander Je crois en toi : pourquoi et comment valoriser les enfants sur Amazon.

dire aux enfants découragés démotivés

10 affirmations puissantes à répéter aux enfants découragés ou démotivés

10 affirmations puissantes et positives à répéter aux enfants découragés ou démotivés pour qu’ils exploitent leur potentiel

Je fais de mon mieux tout ce que je fais, explorant joyeusement de nouvelles possibilités.

Je relève des défis et je n’ai jamais envie d’abandonner.

Je donne mon maximum et je grandis.

J’aime bouger ! Je suis heureux(se) de grimper, courir, de découvrir toutes mes possibilités physiques.

Je me donne moi-même des buts et je me sens bien quand je les atteins, sans m’occuper de ce que pensent les autres.

Je suis content(e) de m’améliorer à chaque fois que je fais quelque chose, quelle que soit mon activité.

Je respecte la façon particulière dont chacun apprend.

J’aime écrire mes propres histoires; mes idées et mes pensées semblent couler toutes seules sur le papier. Quand je lis, j’ai toujours l’impression de savoir ce qui va se passer après. Quand je parle, les mots me viennent facilement, ils ont tout de suite un sens et suivent exactement ma pensée.

Je reste positif(ve) et joyeux(se) en utilisant tout ce qui me rend fort(e) !

Je ne m’en souviens pas pour l’instant. Je n’ai pas réussi cette fois-ci.

…………………………………………………………..

Source : Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (éditions Le Souffle d’Or). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Kinésiologie pour enfants sur Amazon.

outils-pour-motiver-les-enfants

6 outils pour motiver les enfants par la mise en place d’un cadre bienveillant

6 outils pour motiver les enfants par la mise en place d’un cadre bienveillant

Dans le livre “Je crois en toi”, Ostiane Mathon, ex enseignante et consultante en pédagogie, propose des outils pour instaurer un cadre bienveillant et motivant en classe. Ces idées sont également applicables à la maison pour créer une atmosphère encourageante et valorisante.

Valoriser n’est pas tromper, flatter ou être gentil. Il s’agit plutôt de faire transpirer cette intime conviction que chaque enfant est un trésor pour l’humanité et qu’il nous revient de le lui révéler.

 

1. Les trois tamis de la communication

Les trois tamis de la communication sont attribués à Socrate. Passer nos remarques, nos demandes ou nos conseils au travers de ces tamis peut nous aider à adopter un langage valorisant et non violent. Les enfants pourront également adopter ces trois tamis afin d’assurer des échanges constructifs entre eux et avec les adultes.

Ce que je vais dire est-il vrai, bon et utile ?

  • Le tamis de la vérité : est-ce que je suis sûr(e) que ce que j’ai à dire est vrai ? mes remarques s’appuient-elles sur des faits observables, objectifs ? ces faits correspondent-ils à quelque chose qui pourrait être filmé par une caméra ?
  • Le tamis de la bonté : est-ce que ce que je vais dire est bon ?est-ce que mes paroles vont juger la personne ?
  • Le tamis de l’utilité : est-ce que je propose des pistes d’amélioration concrètes et réalistes ?

Pour aborder le principe des trois tamis de la communication avec ma fille (6 ans), j’ai utilisé cette histoire extraite du livre “Histoires pour vivre heureux” (éditions Bayard Jeunesse).

trois tamis de la communication
Extrait : Histoires pour vivre heureux

2. L’auto-louange

Ostiane Mathon écrit : “‘l’enjeu de l’auto-louange est de célébrer haut et fort, dans un style résolument empathique, poétique et symbolique, ce que chacun porte de merveilleux en lui afin de l’offrir en partage au reste de la communauté, non pas dans l’esprit d’une autopromotion de soi mais dans l’idée de s’envisager comme un trésor de plus offert à l’humanité”.

L’auto louange est une tradition orale venue d’Afrique qui invite à parler de soi de manière vraie en utilisant “je” : c’est l’expression authentique de qui je suis.

auto louanges enfants
Extrait : Je crois en toi – Editions Le Souffle d’Or

3. Le mur des citations inspirantes

Ostiane Mathon parle de “mur des adages” comme espace de pensée et de parole. Elle donne quelques exemples qu’elle a utilisés avec ses classes :

Un homme vraiment sage est celui qui sait jouir de tous les petits bonheurs qu’il rencontre. – Alphonse Karr

Ne dites pas que le problème est difficile. S’il n’était pas difficile, ce ne serait pas un problème. – Marcel Proust

Si tu aimes la vie, elle t’aimera en retour.

J’aime également les citations autour de l’échec ou de la créativité. Je vous en propose dans ces deux articles :

20 phrases pour surmonter la peur de l'échec

créativité citations

4. Le jeu du veilleur bienfaisant invisible

Au début d’une période déterminée (semaine par exemple), tous les enfants reçoivent une enveloppe mystère différente qui contient le nom d’un autre enfant sur lequel ils sont chargés de veiller. Ce jeu part du principe que tous les enfants sont capables de faire preuve d’altruisme et d’empathie à partir du moment où l’environnement le leur permet.

Le but du jeu est d’être à la fois suffisamment discret dans les bonnes actions, dans les encouragements, dans les sollicitudes pour ne pas être démasqué et suffisamment présent pour être un ange gardien efficace.

Ostiane Mathon conseille de débriefer en fin de période pour connaître le retour des enfants : Selon toi, qui était ton veilleur bienfaisant ? Comment vous y êtes vous pris pour rester invisible ? Qu’avez-vous ressenti au cours de cette période ?

 

5. Les piliers du vivre ensemble

Ostiane Mathon propose de construire collectivement et démocratiquement les 7 sept piliers du vivre ensemble qui définiront les valeurs du groupe.

Ces 7 piliers peuvent prendre la forme de 7 mots clés qui fonderont la charte et le cadre de la vie collective, assurant la protection et l’inclusion de chacun des membres.

Un travail philosophique et artistique pourra être réalisé autour des ces 7 piliers afin de les comprendre, de les intégrer et de les incarner. Ostiane Mathon donne l’exemple d’acrostiches qu’elle a réalisés avec ses classes, exposés sur les murs de l’école :

piliers vivre ensemble
Extrait : Je crois en toi – Editions Le Souffle d’Or

 

6. La chaise aux mots cadeaux (ou douche chaude)

Un enfant est invité à se retourner ou à s’asseoir sur une chaise au centre de la pièce. C’est “l’enfant cadeau” qui s’assoit sur la “chaise aux mots doux” et qui ferme les yeux.

Le groupe d’enfants est invité à faire le silence et, à un signal gestuel, chaque enfant dépose anonymement un message positif au creux de l’oreille de “l’enfant cadeau”. Les messages positifs peuvent être un mot gentil, une qualité, un encouragement, un remerciement…

Une fois que “l’enfant cadeau” a reçu tous les messages positifs, il est invité à garder tous ces mots doux dans son coeur avant d’ouvrir les yeux.

Ostiane Mathon écrit :

Ces mots-doux offerts dans le plus grand secret présentent le double avantage de faire autant de bien à celui qui les prononce qu’à celui qui les reçoit.

 

……………………………………………………

Source : Je crois en toi ! : pourquoi et comment valoriser les enfants (Maria Basque, Karine Le Goaziou, Isabelle de Lisle, Ostiane Mathon)
Commander Je crois en toi ! : Pourquoi et comment valoriser les enfants sur Amazon.

Un condensé de réflexions bienveillantes, d’idées et d’outils pratiques, proposées par des enseignantes expérimentées qui ont foi en la nature humaine. Un ouvrage que je recommande à tous les parents, les enseignants et les éducateurs.

Enregistrer

Enregistrer

valoriser motiver enfants

La meilleure façon de valoriser et motiver !

Suggestions de phrases positives à dire aux enfants pour les valoriser et les motiver

Ce lexique positif garantit un cadre d’apprentissage bienveillant, stimulant et structurant, basé sur l’estime de soi, la confiance réciproque et l’encouragement. Il est inspiré par la notion d’état d’esprit en développé par Carol Dweck.

Les 12 phrases de ce lexique incitent les enfants à tirer partie de la plasticité neuronale et participent à développer un état d’esprit en développement.

Elles ont plusieurs vertus :

  • Remotiver les enfants à l’école (et ailleurs)
  • Apprendre aux enfants à se parler positivement et avec optimisme
  • Remplacer les petites phrases négatives et décourageantes qui brident les enfants dans leurs apprentissages
  • Redonner confiance aux enfants dans leurs capacités
  • Retrouver une bonne image d’eux-mêmes
  • Accéder à un sentiment de fierté personnelle

 

1. Plutôt que “je suis mauvais(e) en…”, dire

  • de quoi j’ai besoin pour progresser ?,
  • quel est l’élément important qui me manque ?

 

2. Plutôt que dire “j’abandonne”, dire

  • je vais utiliser des stratégies que je connais et que je maîtrise pour avancer pas à pas,
  • on m’a appris d’autres stratégies et je peux les mobiliser

 

3. Plutôt que dire “c’est trop dur”, dire

  • ça va me demander du temps et des efforts, et je vais finir par y arriver,
  • cela requiert du temps et de l’engagement, choses que je suis capable de fournir

 

4. Plutôt que dire “je ne peux pas faire mieux”, dire

  • j’ai toujours la possibilité de m’améliorer, alors je vais saisir cette opportunité,
  • il est toujours de s’améliorer et je vais persévérer

 

5. Plutôt que dire “je suis incapable de faire des maths”/”je suis nul(le) en…”, dire

  • je vais entraîner mon cerveau à développer son esprit mathématique avec des jeux et des exercices,
  • je vais davantage m’entrainer en…

 

6. Plutôt que dire “j’ai fait des fautes/des erreurs”, dire

  • j’ai le droit et même le devoir de me tromper car les erreurs me permettent d’apprendre et de progresser,
  • c’est à partir de mes erreurs que je vais apprendre

 

7. Plutôt que dire “les autres sont tellement intelligents, je ne serai jamais aussi intelligent(e) qu’eux”/”je ne serai jamais aussi compétent(e) que lui/elle”, dire

  • comment font les autres pour réussir ?
  • comment faire pour comprendre et m’approprier leurs stratégies ?,
  • je vais comprendre comment il/elle a fait et essayer à mon tour

 

8. Plutôt que dire “j’ai fait assez d’efforts comme ça, ça suffit”, dire

  • est-ce que j’ai vraiment fait du mieux que je peux ?,
  • est-ce que je peux m’améliorer et comment ?

 

9. Plutôt que dire “la première solution n’a pas fonctionné, mon plan A est nul”, dire

  • il y a 25 autres lettres dans l’alphabet, passons au plan B

 

10. Plutôt que dire “je n’y arriverai jamais tout(e) seul(e)”, dire

  • où trouver des ressources pour m’aider ?
  • qui pourrait m’éclairer ?

 

11. Plutôt que dire “je suis bête”, dire

  • l’intelligence a plusieurs formes et je vais découvrir comment je suis intelligent(e)

 

12. Plutôt que dire “je n’y arrive pas”, dire

  • je n’y arrive pas encore,
  • je vais bientôt y arriver,
  • je ne sais pas faire pour l’instant

 

Ces phrases sont des suggestions et le plus efficace pour remotiver un enfant et lui redonner confiance serait de lui demander personnellement ce qui le ralentit, ce qui le décourage quand il est en situation d’apprentissage.

Quelles voix (la sienne ? celles d’autres personnes ? qui ?) lui disent des paroles négatives le faisant douter de lui ?

Que pourrait-il dire à toutes ces petites voix dévalorisantes ?

Comment pourrait-il porter un regard différent sur ses compétences et ses capacités ?

Qu’aimerait-il entendre ?

Qu’est-ce qu’il peut se dire à lui-même ?

 

………………………………….

Source d’inspiration en anglais par Stephanie Skelton, traduction libre

se motiver pour apprendre

La surprenante science de la motivation : (se) motiver efficacement pour apprendre

La surprenante science de la motivation : (se) motiver efficacement pour apprendre

Quand les récompenses bloquent la créativité, l’envie et l’engagement

Daniel Pink, penseur américain expert en motivation, constate que, dans les entreprises, les incitations et les récompenses de type financier (primes, bonus…) sont un levier de motivation. Or en réalité, les récompenses bloquent la créativité, l’envie et l’engagement des employés.

 

L’importance de la motivation intrinsèque

 

Il en déduit que les récompenses du type « si…alors » ne sont pas efficaces, qu’elles sont même néfastes pour la performance globale. Il propose alors une nouvelle approche basée sur la motivation intrinsèque :

Les entreprises doivent donner envie à leur employés de faire les choses parce qu’elles importent, parce qu’ils les aiment, parce qu’elles sont intéressantes, parce qu’elles font partie de quelque chose d’important.

 

(Se) motiver efficacement : 3 éléments essentiels

  1. L’autonomie : le désir de maîtriser nos propres vies

  2. La maîtrise : l’aspiration à se dépasser sur quelque chose qui compte

  3. La pertinence : l’envie de faire ce que nous faisons au service de quelque chose qui nous dépasse

L’autonomie produit de meilleurs résultats que l’obéissance et le contrôle (système de punition/récompense). Mais cela nécessite une nouvelle manière de faire les choses complètement à contre courant des croyances générales.

 

Dans l’éducation : 5 points clés pour (se) motiver efficacement à apprendre

citation motivation

 

Voici des moyens de transposer ce système de motivation intrinsèque à l’école et à la maison pour (se) motiver à apprendre :

1. Remettre de l’intérêt au cœur de l’école

Cela peut passer par une double révolution dans la manière d’appréhender les apprentissages :

  • celle de l’école

Les écoles démocratiques (type Sudbury ou école du 3° type) permettent aux élèves (le fait même de parler d’élèves dans ce type d’école est un abus de langage) de poursuivre leurs intérêts librement. L’école devient une communauté démocratique dans laquelle chacun a le loisir d’organiser son temps selon ses envies, sans obligation de suivre un programme ou des cours. Les apprentissages se font de manière informelle et autonome.

  • celle de l’apprenant

Il est plus facile de se motiver à apprendre quand on sait que les efforts servent une cause qui tient à coeur, représentent une étape dans la poursuite d’un rêve.

En quoi l’école me permet-elle de parvenir à mes rêves ?

En quoi l’étude de cette matière va me permettre de me rapprocher un peu plus de mon objectif ?

Dans « Apprendre à apprendre », André Giordan et Jérôme Saltet insistent quant à eux sur la place de la personne dans les apprentissages et sur les liens entre estime de soi (image de soi-même en fonction de ses valeurs et croyances), confiance en soi (évaluation de ses capacités et de ses ressources personnelles) et apprendre.

Quand l’individu sait qui il est, ce qu’il veut faire, quelles sont les valeurs qu’il défend, il va plus facilement chercher le savoir dont il a besoin.

Renforcer l’estime de soi, la confiance en soi, prendre en compte ses désirs seraient donc bien une démarche d’éducation à investir.

 

2. Redonner du sens aux matières étudiées

Il s’agit de remplacer une pensée qui sépare et qui réduit par une pensée qui distingue et relie. Edgar Morin nous propose de conjuguer la connaissance des parties avec la connaissance des totalités pour mieux comprendre et répondre aux défis de la complexité que pose notre siècle.

Quand les disciplines sont spécialisées et closes, l’esprit perd son aptitude naturelle à remettre les connaissances et les faits dans son contexte.

Comme notre éducation nous a appris à séparer, compartimenter, isoler et non à relier les connaissances, l’ensemble de celles-ci constitue un puzzle inintelligible. Les grands problèmes humains disparaissent au profit des problèmes techniques particuliers.

L’affaiblissement de la perception du global conduit à l’affaiblissement de la responsabilité (chacun tendant à n’être responsable que de sa tâche spécialisée), ainsi qu’à l’affaiblissement de la solidarité (chacun ne ressentant plus son lien avec ses citoyens).

Incapable d’envisager le contexte et le complexe planétaire, l’intelligence aveugle rend inconscient et irresponsable. – Edgar Morin

L’éducation doit favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à poser et à résoudre les problèmes essentiels et, corrélativement,
stimuler le PLEIN EMPLOI DE L’INTELLIGENCE GÉNÉRALE.

Il y a plus de plaisir et de liberté dans le fait de comprendre, de découvrir, de s’approprier des connaissances que dans le fait de simplement les appliquer ou les copier.

Le travail sur du concret est plus favorable au déclic de l’apprentissage : monter une pièce de théâtre, créer un objet, participer à un projet qui met en lien plusieurs disciplines, construire des maquettes. Valoriser les expériences concrètes, c’est permettre de raisonner.

Daniel Gostain, professeur des écoles en pédagogie Freinet, soutient que :

Pour grandir et apprendre, un enfant a besoin de s’exprimer, de créer et de partager. Dans la classe Freinet, on s’exprime, on crée tous les jours, que ce soient des maquettes, des jeux, des travaux personnels préparés ou non, qu’on partage ensuite.

 

3. (Re)donner envie d’apprendre aux élèves et aux étudiants

Il n’est pas de bonne pédagogie qui ne commence par éveiller le désir d’apprendre.

André Giordan et Jérôme Saltet ont schématisé les paramètres qui facilitent le désir d’apprendre :

  • les paramètres personnels,
  • les paramètres de l’environnement.

désir d'apprendre apprendre à apprendre

4. Alimenter la créativité des apprenants

L’école devrait développer en priorité ces deux capacités chez les enfants selon Ken Robinson, spécialiste de l’éducation :

  • La capacité d’ADAPTATION : les employés ou les créateurs d’entreprise doivent s’adapter rapidement et même anticiper les changements sous risque de faillite. Ken Robinson compare les entreprises à des organismes vivants : si elles ne s’adaptent pas aux changements, elles meurent. Les futurs adultes que sont nos enfants seront partie prenante de ces changements.
  • La CRÉATIVITÉ : les entreprises ont besoin d’idées fraîches et innovantes mais il leur est difficile de trouver des personnes innovantes car les enfants sont habitués en tant qu’élèves à un modèle d’éducation qui détériore leur appétit naturel pour la créativité. Ken Robinson cite les QCM pour exemple de cette mise à mort de la créativité.

Le site québécois Jobboom, spécialisé dans la recherche d’emplois et de recrutement en ligne, estime que les 5 compétences clés du travailleur de demain sont :

1. la facilité à communiquer,

2. la créativité,

3. la capacité d’adaptation,

4. la compétence analytique

5. une vision à long terme.

Toujours selon Ken Robinson, le système éducatif devrait encourager la « pensée divergente » : la capacité à voir plusieurs réponses à une même question, la capacité à ne pas penser seulement de manière linéaire.

 

5. Permettre aux enfants et adolescents à définir des objectifs personnels

On peut mettre le scolaire en perspective : l’école n’est pas un but mais un moyen, un outil pour atteindre des objectifs personnels. C’est ce que Ken Robinson appelle l’Elément à la confluence de :

  • ce qu’on aime faire,
  • ce dans quoi on excelle
  • ce pour quoi on a envie de tout donner.

>>>Pour aller plus loin : Comment aider les enfants à trouver leur Élément.

trouver son élément robinson

 

Le livre L’Elément permet d’approfondir cette notion et donne de nombreux exemples inspirants de personnes qui ont vécu une vie harmonieuse une fois qu’elles avaient trouvé leur Elément.

Commander L’Elément sur Amazon.

Enregistrer