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En quoi l’oubli touche-t-il ce que les enfants apprennent ? Quelles stratégies pour une consolidation mnésique efficace ?

En quoi l’oubli touche-t-il ce que les enfants apprennent ? Quelles stratégies pour une consolidation mnésique efficace ? 

Pourquoi exiger des élèves qu’ils retiennent des choses alors qu’on n’a rien fait pour les aider à mémoriser ? Comment “jouer” avec l’oubli ?

Expliquer aux élèves comment le cerveau et la mémoire fonctionnent

La mémoire (ou plutôt les mémoires) n’est pas un stock d’éléments pour se rappeler des souvenirs. Les neurosciences nous invitent à repenser cette définition car la mémoire est au cœur de toutes les activités scolaires.

Un souvenir est une agrégation d’éléments mémoriels de structures extrêmement différentes (sémantiques, émotionnels, visuels…). Les morceaux de souvenirs s’installent dans des zones différentes du cerveau. Comme les mémoires ont des fonctionnements indépendants, les “morceaux” sont biaisés lors du rappel car la reconstruction globale du souvenir est différente de la réalité.

Les différents types de mémoire

  • La mémoire à court terme

La mémoire à court terme à une capacité limitée : elle maintient en mémoire les informations disponiibles pour un traitement immédiat et est dépendante des capacités intentionnelles.

  • La mémoire de travail

La mémoire de travail a pour rôle de maintenir temporairement et de traiter les informations pendant la réalisation des tâches cognitives ‘je prends, je traite, j’essaie de faire sens sans essayer de garder l’information). Ses fonctions essentielles sont : le contrôle de l’attention, la coordination des informations, l’élaboration de stratégies, la planification des différentes étapes d’une action et l’inhibition des réponses jugées non pertinentes.

La mémoire de travail est quantitativement limitée : c’est l’empan mnésique (limite quantitative du nombre d’éléments qu’on est capable de retenir simultanément – on l’estime autour de 7 éléments).

  • La mémoire à long terme

Elle possède une capacité illimitée. C’est la partie inconsciente de la mémoire qui fournit les connaissances jugées utiles à la mémoire de travail. Elle conserve les connaissances dans différentes parties du cerveau (mémoire épisodique, mémoire sémantique, mémoire procédurale).

  • La mémoire explicite

La mémoire explicite est déclarative et consciente. Elle est constituée de la mémoire sémantique (gestion des connaissances, des concepts, des mots…) et épisodique (mémoire personnelle des événements de nos vies).

  • La mémoire implicite

La mémoire implicite est non déclarative et inconsciente. Elle comprend nos habitudes acquises, celles que nous mettons en place sans le vouloir. C’est une mémoire que nous ne perdons pas (sauf en cas d’accident ou de maladie) et qui est indissociable de l’action. On l’appelle aussi mémoire procédurale. Elle nécessite peu de ressources attentionnelles et permet de faire une autre tâche en même temps (par exemple, conduire et discuter avec des passagers).

 

A quoi la mémoire sert-elle ? 

  • Percevoir

Les signaux perçus arrivent dans un premier sas de perception. La perception est la transformation des stimuli externes en activation neuronale dans un premier “sas” (la mémoire lexicale) qui fait appel à la mémoire à long terme et qui lui demande : est-ce que tu connais ?

  • Comprendre

Comprendre, c’est mettre du sens derrière les signes perçus, créer des représentations mentales en fonction de situations connues. On a besoin de “briques” (situations de référence) sur lesquelles s’adosser pour comprendre.

Il faut du stock pour comprendre. On ne peut donc pas comprendre sans mémoire.

  • Traiter les informations

Il y a les opérations de traitement : analyser, résumer, hiérarchiser, identifier l’essentiel, décider… Le traitement est possible seulement si la mémoire de travail peut faire des liens avec ce qu’elle a “en stock”.

  • Reproduire

Dans la reproduction, j’appelle et je mobilise (réciter une poésie, donner une définition par coeur…).

  • Produire

A partir d’un certain nombre d’éléments, on produit quelque chose de nouveau en articulant des savoirs. On ne crée jamais ex nihilo. La création est une libération de l’inhibition. Imaginer est possible parce que l’humain a une capacité de mémoire.

  • Se construire une identité et se projeter

Il y a la construction identitaire de l’individu : nous savons qui nous sommes parce que nous avons un nom, une origine, une histoire… qui reposent sur des éléments mémoriels. La projection identitaire se base sur ces éléments.

 

Une bonne mémoire ?

On n’a pas “une” bonne mémoire parce qu’il y a plusieurs sortes de mémoire. On peut être doué dans un domaine mémoriel et moins dans un autre. Ainsi, il n’y a pas une mémoire des mathématiques : le processus de résolution d’un problème mobilise à la fois la mémoire verbale, sémantique, procédurale, l’inhibition… Dans une simple opérations, des dizaines de zones mémorielles sont mobilisées.

Toutes les mémoires sont reliées entre elles comme un système. Elles fonctionnent continuellement même si certaines sont plus mobilisées dans certaines activités que d’autres.

 

La nature veut qu’on oublie : on a besoin de mécanismes et d’outils pour contrer l’oubli car mémoire et oubli vont de paire !

 

De la trace à la consolidation

Quand on perçoit une information pour la première fois, on crée une trace dans le cerveau comme un sentier dans une forêt. De ce sentier, il faut en faire un chemin durable. Que faire pour transformer la trace initiale en chemin fiable et pérenne dans le temps ?

  • La mémoire fonctionne par résonnement (les informations résonnent dans la tête en faisant appel à des contenus anciens intégrés. Comme les informations sont traitées cognitivement en fonction de ce dont nous disposons déjà, cela explique en partie la répétition de nos erreurs);
  • Les pauses, les temps où l’on fait autre chose, jouent un rôle dans la consolidation (sommeil, activités simples comme le coloriage, les anagrammes, l’activité physique…);
  • Le cerveau est lent pour l’acquisition mémorielle et il faut lui donner le temps via des moments de ré apprentissage réguliers et espacés;
  • La mémorisation active (je me pose la question; je cherche la réponse à la question; je reconstruis la réponse) est plus efficace que la mémorisation passive (lire, relire) : la mémorisation passive (qu’on peut assimiler à du bachotage) fonctionne seulement sur le court terme.
  • Un cerveau entraîné est un cerveau où l’information circule vite grâce à la miellinisation de l’axone des neurones et à la connexion des neurones entre eux.
Source : Mieux comprendre le cerveau pour mieux enseigner (Steve Masson)
Source : Mieux comprendre le cerveau pour mieux enseigner (Steve Masson)

Des techniques basées sur les neurosciences cognitives appliquées à l’apprentissage

  • En classe, ménager des micros séquences de mémorisation pendant les cours ou à la fin du cours
  • Utiliser des logiciels de mémorisation pour les révisions – Anki à télécharger
  • Insérer des encarts de mémorisation via un jeu de questions/réponses à l’intérieur des cours : les enseignants aménagent des espaces dans les cours avec des questions à gauche et des réponses à droite pour provoquer l’effort de reconstruction (mémorisation active). Les élèves cachent les réponses pour s’auto interroger. Les encarts de mémorisation peuvent également être affichés en classe ou distribués sur une feuille à part.
    encarts-fiches-de-memorisation
    Source : http://sciences-cognitives.fr/memorisation-classe-facheux-oubli/

     

  • Réviser les encarts de mémorisation régulièrement (lire la question et retrouver la réponse)
  • Flécher les essentiels : hiérarchisation des priorités et fiches bilan
  • Le rituel du “sac à souvenirs” comme systèmes de réactivation. Le sac à souvenirs contient des flash cards qui reprennent les éléments essentiels à retenir au cours de l’année scolaire. Cette technique reprend le  principe de la réactivation répétée dans le temps nécessaire à la consolidation des connaissances à long terme. Par exemple, au début de chaque cours, les élèves sont interrogés sur deux ou trois cartes tirées au hasard par le professeur et écrivent la réponse sur une ardoise. On pourrait imaginer que le sac à souvenirs se baladent de classes en classes en collège et que les professeurs soient donc amenés à tirer des cartes qui ne concernent pas leur discipline.
  • Feedback immédiat : quand la réponse vient rapidement après s’être posé la question, l’effet est plus efficace. Ainsi les enseignants gagneraient à corriger les évaluations tout de suite après en classe (plutôt qu’attendre une semaine ou la remise des copies)
  • Faire fabriquer les questions autour des essentiels par les élèves (qui construisent leurs propres encarts de mémorisation)
  • Prendre des notes sur un livre sous forme d’encarts de mémorisation
  • Déterminer un calendrier de testing en fonction des échéances (examens, contrôles, évaluations, concours…)

Pour savoir si une information est utile et donc digne d’être conservée en mémoire, le cerveau fonctionne ainsi :

– je revois une information 2 fois (ou plus) dans les 24 heures, cette information est utile, je la conserve en mémoire 1 semaine

– je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 semaine, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 1 mois

– je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 mois, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 6 mois

Afin d’avoir moins d’efforts à faire pour récupérer une information en mémoire, il vaut donc mieux la relire dans les 24 heures.

Les méthodes de tesing pour rappeler à la conscience une information présente dans les réseaux de la mémoire peuvent prendre des formes variées :

– rappel libre (question globale qui nécessite de rappeler les informations, les référents, de les hiérarchiser, de les organiser)

– rappel par indices (photo…)

– rappel par reconnaissance (quizz, QCM…)

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Source : vidéo Planète conférences – Le cerveau pour allié en classe ? – Apprendre à l’horizon 2035

 

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Sources : conférence de Jean-Luc Berthier et Apprendre avec les neurosciences (Pascale Toscani – éditions Chronique Sociale)

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Tip Top Clap : un jeu qui muscle la mémoire

Tip Top Clap : un jeu qui muscle la mémoire

tip top clap

TIP TOP CLAP est un jeu de cartes Djeco à base de mémorisation et de mime.

Le principe est de reproduire dans le bon ordre une suite de cartes à mimer sans se tromper.

Les cartes s’accumulent au fur et à mesure du jeu et cela devient de plus en plus difficile de se souvenir de l’ensemble de la suite.

Pour pimenter le tout, les cartes sont colorées et amusantes : on doit mimer tour à tour un chat, un oiseau, un “prout” ou bien taper du pied, puis de la main, ou encore tirer la langue !

jeu tip top clap

Les enfants rigolent autant qu’ils font marcher leur mémoire… et les adultes pourront être surpris de ne pas avoir autant de mémoire qu’ils croyaient :). Ce jeu est d’autant plus intéressant pour des parties en groupe que les enfants et les adultes sont sur un pied d’égalité (j’avoue avoir perdu plus d’une partie !).

Tip Top Clap stimule tous les plans de la mémoire : auditif, visuel et corporel. C’est assez amusant de développer des stratégies pour pouvoir se rappeler le plus grand nombre possible de cartes à la suite… et de voir les autres développer leur propre stratégie de mémorisation.

Tip Top Clap se joue de 2 à 5 joueurs et on peut choisir la durée de chaque partie. Les cartes sont d’excellente qualité et l’étui pour les transporter est très pratique (il a déjà fait pas mal de kilomètres avec nous !).

Un jeu qui déclenchera des crises de fous rires chez les petits et les grands, à partir de 6 ans… mais attention, ne pas y jouer si vous êtes fatigués, vous serez sûrs de perdre car vous aurez besoin de toutes vos capacités mentales 🙂 !

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Tip Top Clap (Djeco) est disponible en magasin de jouets, en ludothèque ou sur Internet.

Commander Tip Top Clap sur Amazon.

Hugo et les secrets de la mémoire (7 techniques de mémorisation présentées aux enfants)

Hugo et les secrets de la mémoire (7 techniques de mémorisation présentées aux enfants)

Présentation de l’éditeur

hugo-et-les-secrets-de-la-memoireFinis les trous de mémoire et l’angoisse avant les interrogations !
Voici une méthode révolutionnaire pour mémoriser facilement et durablement, qui réconciliera pour de bon votre enfant avec l’école.

Les péripéties d’Hugo se poursuivent en 2506, dans un monde futuriste où se côtoient voitures ultra connectées, tablettes savantes et i.cartables. Aidé de Samy, son ami robot, Hugo fait une incroyable découverte : Les mystères du chiffre 7, qui va changer le cours de sa vie.

Au fil de son aventure en 7 chapitres illustrés, Hugo apprend à relever les défis de la mémorisation et devient acteur de son apprentissage. Comme lui, votre enfant découvrira comment apprendre par cœur une leçon, un schéma ou une carte, mais aussi comment résumer un texte simplement ou encore organiser sa pensée grâce à une carte mentale spécifique. Des exercices ludiques lui permettront de vérifier sa progression et de reprendre confiance en lui.

Après sa méthode à succès pour ne plus faire de fautes d’orthographe, Hugo et les rois Être et Avoir, Anne-Marie Gaignard nous livre ici sa seconde guérison. Fruits de longues recherches sur les neuroapprentissages, ses outils pédagogiques ont fait leurs preuves auprès de milliers d’enfants et d’adultes. Ce livre est un message d’encouragement pour renouer avec le plaisir d’apprendre à tout âge. Elle y propose de nombreuses techniques ludiques et originales qui serviront d’appui pour mieux mémoriser, résumer, synthétiser et organiser la pensée… parce qu’apprendre peut être un plaisir !

 

Les points forts

Une mise en situation ludique pour planter un décor futuriste qui va entraîner les enfants à se doter d’outils pour apprendre, réviser et mémoriser. Hugo se pose beaucoup de questions (qu’est-ce que je vais devenir si je n’ai pas de bonnes notes, pourquoi est-ce que ma soeur a de meilleurs résultats que moi ?…) et les enfants pourront facilement s’identifier à lui et à son cheminement. Le décor de l’histoire est d’autant plus efficace que les enfants dans ce futur idéal sont dotés d’ordinateurs, de puces intégrées, de cartables électroniques… mais que cela ne résout pas leurs problèmes et ne les rend pas plus heureux non plus (au contraire, Hugo se sent enchaîné, prisonnier même parfois de toute cette technologie).

 

Chaque chapitre aborde une technique d’apprentissage sous forme d’histoire puis est suivi d’un exercice d’application :

  • apprendre une poésie facilement
  • mémoriser une leçon grâce à la fiche 7 cases (qui reprend le principe des flash cards)mémoriser efficacement

 

  • apprendre une carte géographique en tournant en rond dans le sens des aiguille d’une montresecret de la mémoire

 

  • résumer un texte avec la technique du chiffre 7
  • utiliser des questions clés pour comprendre
  • réaliser une carte mentale (ou Mind Map)

apprendre avec carte mentale

 

Les méthodes d’apprentissages sont expliquées pas à pas et facilement reproductibles et applicables par les enfants dès 8 ans.

Les exemples pris pour introduire les différentes techniques et méthodes correspondent à des sujets et leçons vus en classe par les enfants à partir du CE2 (nom des planètes, siècle des Lumières, carte de la France…)

L’histoire a un aspect mystérieux et secret : les enfants se sentiront valorisés et motivés d’être mis dans la confidence et de pouvoir découvrir les secrets du chiffre 7.

 

L’histoire peut paraître un peu compliquée pour certains enfants et on pourra passer directement aux fiches qui détaillent les techniques de mémorisation et aux exercices d’application pour les maîtriser.

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Hugo et les secrets de la mémoire de Anne marie Gaignard (éditions Le Robert) est disponible en librairie, en centre culturel ou sur internet.

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Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

Les 3 systèmes de mémoire : court terme, de travail et long terme

1.La mémoire à court terme (empan mnésique)

La mémoire à court terme est la “petite” mémoire qui permet de stocker des informations temporairement. Aucune information ne peut passer directement de l’environnement extérieur à notre “boite noire” intérieure sans passer par la mémoire à court terme. La mémoire à court terme permet de garder une information quelques secondes, pas plus.

On ne peut maintenir dans la mémoire à court terme que + ou – 7 éléments à la fois. C’est pour cette raison qu’on regroupe les chiffres des numéros de téléphone pour les retenir par exemple.

Un empan est la quantité d’information (le nombre de chiffres par exemple) qu’un individu peut mémoriser dans un court laps de temps (en moins de 20 secondes). Cette mesure est importante puisqu’elle influence le nombre d’unités d’information qui peuvent être mémorisées en même temps.

 

La mémoire à court terme est très sensible :

  • aux distractions
  • à l’anxiété

Ce type de mémoire est souvent affectée lorsqu’une personne présente des troubles de l’attention (TDA).

 

2.La mémoire de travail

La mémoire à court terme garde les données présentes à l’esprit, la mémoire de travail les traite (analyse, compréhension, association avec d’autres idées…). La mémoire de travail est comme une “usine de traitement” ou un “centre de digestion”.

La mémoire de travail représente la capacité de manipuler mentalement des informations. Elle est utilisée par exemple lors d’un calcul mental, lors de l’apprentissage des tables de multiplication, lors de l’écoute en classe ou encore quand plusieurs tâches doivent être effectuées en même temps.

La mémoire de travail est constamment sollicitée.

Pour être performant en mémoire de travail, plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • la répétition :
    • s’entraîner,
    • faire des exercices dans le but d’automatiser certains apprentissages
  • la sollicitation de plusieurs sens :
    • s’entraîner à activer la représentation visuelle (regarder un film, une image ou un schéma dans la tête)
    • ou sonore (réécouter mentalement) de ce que l’on vient d’entendre, de lire, de voir

Un grand nombre d’enfants souffrant de TDA présente un déficit de la mémoire de travail.

 

3.La mémoire à long terme

La mémoire à long terme fait référence à l’information qui peut être maintenue dans le temps et récupéré par la suite. L’information qui entre dans la mémoire à court terme, et qui est maintenue dans le temps grâce à un bon fonctionnement de la mémoire de travail, passe ensuite dans le système de mémoire à long terme et laisse une trace mnésique (un souvenir).

La mémoire à long terme stocke, enregistre, classe et organise les connaissances, les savoirs, les compétences, les souvenirs et toute notre histoire.

 

Les 2 types de mémoire : explicite et implicite

La mémoire à long terme a plusieurs facettes :

1.La mémoire explicite (déclarative)

La mémoire explicite se souvient des informations exactes : l’apprentissage du “quoi” (verbalisation des événements, des procédures et des faits par des mots).

C’est une mémoire du contrôle des gestes : il faut penser à chaque étape. La mémoire explicite permet d’expliquer les connaissances et de les transmettre.

La mémoire explicite comporte :

  • la mémoire sémantique

Le sens des choses, nos connaissances sur le monde -> les mots, le vocabulaire

  • la mémoire épisodique

Nos souvenirs personnels, la chronologie de notre histoire, les contextes affectifs et émotionnels dans lesquels se sont produits les événements -> repères temporels, sensations

 

2.La mémoire implicite (non déclarative ou procédurale)

La mémoire implicite est l’apprentissage du “comment” : elle permet de mémoriser les savoir faire, les compétences automatisés et inconscients.

La mémoire implicite permet d’appliquer et de réitérer des procédures de manière automatique. C’est faire quelque chose d’utile des savoirs et connaissances.

 

Les 3 stades dans le processus de mémorisation

Il existe 3 stades dans le processus de mémorisation :

1. L’encodage : premier stade du processus de mémorisation

L’encodage est influencé par la quantité d’informations qui peuvent être mémorisées au départ (l’empan).

L’empan peut être augmenté de plusieurs manières :

  • La répétition des informations

Plus on est exposé à une information, plus le cerveau a de chance de la capter

 

  • La sollicitation de plusieurs sens

Les études précisent qu’on retient :

– 10% de ce qu’on lit

– 20% de ce qu’on entend (et qu’on se redit)

– 30% de ce qu’on voit (et qu’on revoir mentalement)

– 50% de ce qu’on lit, voit et entend

– 80% de ce qu’on est en mesure d’expliquer à autrui

– 90% de ce qu’on écrit, dessine, fabrique, après avoir bien regardé, entendu, traduit dans nos propres mots, expliqué à quelqu’un d’autre.

 

  • Les liens et les associations avec d’autres connaissances pré existantes dans la mémoire

Plus on créera d’associations entre une information nouvelle et celles que l’on a déjà enregistrées, plus on fera de liens en mémoire, et plus les données à mémoriser seront “contextualisées” (Jeanne Siaud-Facchin). Les informations sont intégrées dans un univers, dans un réseau de données.

 

Plus la mémoire est enrichie, comme la terre, plus les connaissances s’enracinent et se développent, comme les plantes… – Jeanne Siaud-Facchin

 

2. La consolidation

Les difficultés de mémoire se définissent habituellement par une perte des informations apprises à travers le temps. La consolidation représente le temps entre la période active de mémorisation et la période de récupération.

3 facteurs peuvent influencer la consolidation :

  • La répétition de l’information

Le cerveau se souvient plus facilement de ce qu’il a vu 2 fois au cours de la même journée car un signal d’intérêt/ d’utilité de l’information lui est envoyé.

Pour savoir si une information est utile et donc digne d’être conservée en mémoire, le cerveau fonctionne ainsi :

  • je revois une information 2 fois (ou plus) dans les 24 heures, cette information est utile, je la conserve en mémoire 1 semaine
  • je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 semaine, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 1 mois
  • je revois une information 2 fois (ou plus) au bout d’1 mois, cette information est vraiment utile, je la conserve en mémoire 6 mois

Afin d’avoir moins d’efforts à faire pour récupérer une information en mémoire, il vaut donc mieux la relire dans les 24 heures. Cette relecture sera d’autant plus efficace si l’information est traitée comme proposé dans les points ci-dessus.

 

  • L’implication active dans l’apprentissage

Fabriquer, dessiner, expliquer à autrui, transformer sous forme de dessin ou de schéma, exposer…

 

  • Les émotions positives ressenties au moment de l’encodage

On apprend mieux quand on se sent bien.

 

3. La récupération

C’est à ce stade que nous nous servons de nos acquis.

Certains enfants peuvent apprendre de nouvelles notions, ils les consolident bien (les maintiennent à travers le temps) mais peuvent cependant difficilement les récupérer car l’information est mal structurée en mémoire ou la recherche (en mémoire) s’effectue difficilement.

Dans le premier cas, l’enfant aura besoin de stratégies au moment de l’encodage alors quand, dans le second cas, il devra apprendre à mieux se questionner afin de bien diriger la récupération de l’information.

Pour faciliter la récupération, il est important de bien classer et organiser les informations.

Dans le livre Des idées plein la tête, les auteurs comparent la mémoire à un classeur : quand nous apprenons de nouvelles notions, il est important de les classer dans les bonnes chemises et, ensuite, de placer les chemises dans les bons tiroirs.

Lorsque nous tentons de nous souvenir d’événements ou d’informations précises, nous devons également ouvrir le bon tiroir afin de trouver la bonne chemise. Plus les informations sont bien organisées dans notre classeur et plus il sera facile de les récupérer par la suite. Il est donc important que les enfants comprennent que, pour mémoriser, il faut d’abord bien organiser l’information en mémoire.

Apprendre ne se résume pas à apprendre par cœur : il faut également établir des liens entre les connaissances et trouver des trucs pour se les rappeler.

 

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Sources :
Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ? : Comprendre pourquoi, savoir comment faire de Jeanne Siaud-Facchin

Des idées plein la tête : Exercices axés sur le développement cognitif et moteur (éditions Chenelière/ Didactique)

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biais mémoire

Mémoire : 3 biais à prendre en compte pour une mémorisation plus efficace

Mémoire : 3 biais à prendre en compte pour une mémorisation plus efficace

Connaître ces 3 biais de la mémoire permet de les utiliser à notre avantage pour une mémorisation plus efficace.

Les 3 biais principaux qui affectent la mémorisation sont :

  • l’effet de primauté

On retient surtout les premiers éléments d’un tout. Ces premiers éléments peuvent facilement être passés de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme.

  • l’effet de récence

On retient mieux les derniers éléments d’un tout. Les derniers éléments sont toujours dans la mémoire à court terme (contrairement aux autres).

  • l’effet de Von Restorff

On retient plus facilement les faits qui sortent de l’ordinaire, à tel point que ces faits masquent les faits plus ordinaires.

Nous nous souvenons de ce qui sort de l’ordinaire car cela est perçu comme une menace pour notre survie.

(une vidéo de Marco Bertolini)

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Un livre que je vous conseille pour mieux comprendre et utiliser la mémoire dans les études :

objectif mémoire
Commander Objectif mémoire : Au lycée et à l’université, (re)trouvez le goût de travailler avec plaisir et efficacité sur Amazon.

créer moyens mnémotechniques

8 techniques pour créer ses propres moyens mnémotechniques

8 techniques pour créer ses propres moyens mnémotechniques


Dans leur livre Apprendre à apprendre, Jérôme Saltet et André Giordan proposent quelques techniques pour créer des moyens mnémotechniques.

Il est utile de savoir que plus une association, une image mentale ou une phrase est surprenante, drôle ou imprévue, plus elles s’inscrivent durablement dans la mémoire. Les moyens mnémotechniques les plus efficaces sont personnels : ce sont ceux qui ont été inventés par la personne qui doit mémoriser. Les exemples qui sont proposés dans cet article sont donc à prendre comme tel : des exemples du mécanisme de fonctionnement du moyen mnémotechnique présenté, pas forcément des phrases ou des associations à retenir telles quelles.

Afin que la mémorisation soit encore plus efficace, il est conseillé de mettre en œuvre tous les sens : répéter à voix basse ou à haute voix, répéter dans sa tête, faire répéter par une autre personne pour entendre, écrire, dessiner, mimer…

 

1. Organiser les mots à retenir de telle manière à ce qu’ils forment une phrase

La plus célèbre phrase est “Mais où e(s)t donc Ornicar ?”.

“La corneille sur la racine de la bruyère boit l’eau de la fontaine Molière” pour les grands auteurs du XVII° siècle (Corneille, Racine, La Bruyère, Boileau, La Fontaine et Molière).

 

2. Construire une phrase où l’initiale de chaque mot est celle du mot à retenir

Cette technique est d’autant plus efficace quand l’ordre des mots est important.

Jérôme Saltet et André Giordan proposent cette phrase pour retenir l’ordre des planètes, de la plus proche à la plus éloignée du Soleil : “Mon voisin très malin a justement situé une neuvième planète” (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton).

 

3. Construire un mot avec l’initiale ou les deux premières lettres des mots à retenir

Cette technique est aussi efficace quand l’ordre des mots est important.

Par exemple : “MoVoRoDi” pour les quatre plus grands penseurs des Lumières, du plus vieux au plus jeune (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot).

 

4. Transformer les chiffres en mots

Il s’agit de construire des mots dont le nombre de lettres correspond un chiffre (par exemple, le mot BLOG indique le chiffre 4).

La phrase “Que j’aime à faire connaître ce nombre utile aux sages” correspond au nombre Pi : 3, 141 592 653 5

3 lettres dans Que

1 lettre dans J’

4 lettres dans aime

1 lettre dans à

5 lettres dans faire

etc…

 

5. Créer des vers ou des rimes

 

6. Opposer certains mots

Cela peut être utile pour se rappeler les règles d’orthographe :

“L’amande pousse sur un arbre, l’amende sur un essuie-glace.”

 

7. Créer une phrase ayant un double sens

La plus célèbre est celle qui indique que le conditionnel (qui terminent par rai-) ne s’utilise jamais après la conjonction si :

“Les si n’aiment pas les ré”.

 

8. Associer des mots dans une liste à un rang de la liste


C’est dans le livre Objectif mémoire de Hélène Weber que ce moyen mnémotechnique est décrit.

Hélène Weber propose de retenir une liste de mot en associant chaque mot à son rang dans la liste au moyen d’une image. Elle part d’une liste dans laquelle les mots n’ont pas de rapport entre eux :

dé; nez; mât; rat; loup; chat; cou; fou; pot; tasse.

Le mot “dé” correspond donc au rang 1. Elle propose de visualiser un dé avec la face de valeur 1 bien visible.

Le mot “nez” correspond au rang 2. Elle propose de visualiser les deux narines d’un énorme nez, avec un garçon qui mettrait ses deux doigts dedans.

etc…

objectif mémoire

 

Plus les images imaginées sont colorées, bruyantes, odorantes, loufoques, plus la mémorisation sera efficace. La visualisation mentale des images sera encore plus efficace si elle est accompagnée

  • de dessins,
  • de mimes (dire le mot 1 et faire le geste de jeter le dé; dire le mot 2 et se mettre les doigts dans le nez…),
  • de manipulations (jeter un dé jusqu’à obtenir la face 1; fabriquer un “3 mâts” avec des allumettes…)…

 

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Mon conseil lecture :

stratégies de mémorisation pour apprendre

12 stratégies de mémorisation pour réactiver les informations efficacement

12 stratégies de mémorisation pour réactiver les informations efficacement

Pour mémoriser de nouvelles informations, certains facteurs comme la répétition, les images mentales, les associations, le jeu et l’imagination sont très importants. Voici 12 stratégies de mémorisation proposées par Sophie Godard (enseignante formatrice en pédagogie positive) dans son livre La réussite scolaire par un apprentissage positif et ludique.

1.L’exagération

Plus on exagère la représentation d’une chose dans nos images mentales, mieux on les mémorise. Cela peut passer par des images visuelles (des énormes objets, des chiffres gigantesques…), des gestes (avec es bras pour représenter un énorme atome par exemple) ou les images auditives (faire une grosse voix, donner le plus de détails possibles…).

 

2.La pensée positive

On apprend mieux quand on se sent mieux. L’évocation en pensée d’un moment source d’émotions positives au moment de la mémorisation est donc une stratégie de mémorisation efficace à long terme.

Kevin Finel, conférencier et enseignant spécialisé en hypnose, propose une manière de tirer profit du fonctionnement du cerveau pour apprendre plus efficacement, basée sur les ancrages positifs volontaires.

Proposez un objet à l’enfant ou demandez-lui de choisir un objet. L’idéal est que cet objet soit transportable et à portée de main en cas de besoin (un stylo présent dans la trousse ou un bijou toujours porté par exemple).

Demandez à l’enfant de le placer dans son champ de vision, proche de lui.

Demandez à l’enfant de se rappeler un souvenir positif, au cours duquel il s’est senti bien. L’enfant ferme les yeux et se concentre. Cela peut être son meilleur souvenir, la fois où il s’est senti le plus heureux. Demandez-lui de vous le décrire : avec qui était-il ? où ? quand ? quelles paroles ont été prononcées ? de quelles odeurs se souvient-il ? peut-il sentir le vent, la chaleur sur sa peau ? Ces questions l’aideront à s’imprégner de cette sensation de bonheur, de bien-être.

Demandez à l’enfant d’ouvrir les yeux et de fixer l’objet choisi comme stimulus (stylo, trousse, bijou…).

L’enfant ferme à nouveau les yeux et retrouve à nouveau son souvenir positif, jusqu’à éprouver la sensation de plaisir lié à ce souvenir. Il est important que l’enfant stimule ses 5 sens pour le rappel du souvenir : la vue (revoir la scène comme un film), l’ouïe (entendre des sons, des paroles), l’odorat, le toucher (une caresse, un contact agréable), le goût.

Demandez à l’enfant d’ouvrir les yeux à nouveau et de fixer l’objet choisi comme stimulus (stylo, trousse, bijou…).

Recommencez une dernière fois : l’enfant ferme les yeux et se concentre encore plus fortement sur son souvenir. Il retrouve les images mentales, les pensées, le ressenti, ce qu’il a vu, entendu, goûté, touché…

Il ouvre les yeux et fixe une dernière fois l’objet. Vous pouvez lui dire une phrase de conclusion avant que l’émotion positive ne retombe : « Maintenant, tu viens de créer un lien entre ton souvenir et l’objet en question. Chaque fois que tu regarderas cet objet, tu retrouveras tes sensations de bien-être. »

 

3.L’ordre, le classement et les associations d’idées

Le cerveau est de nature associative. Tous nos souvenirs et nos connaissances sont sont reliés les uns aux autres de manière infinie et arborescente. Le principe d’association, qui consiste à associer les images mentale entre elles par un lien de sens, décuple la mémorisation car une image en appelle une autre.

Le cerveau retient mieux quand on regroupe des éléments par catégories. Quand on doit apprendre une liste, on peut regrouper les mots de la liste en sous catégories cohérentes. Quand on regroupe les mots qui vont ensemble, cela permet d’optimiser la mémorisation.

Ces catégories peuvent prendre différentes formes :

  • même thème (exemple : les fruits d’un côté, les légumes de l’autre)
  • même première lettre (par exemple, tous les mots qui commencent par A d’un côté, ceux qui commencent par S de l’autre…)
  • même racine (exemple : les racines grecques d’un côté, les racines latines de l’autre)

On pourra aussi travailler en « poupées russes » :

  • d’abord classer en plusieurs catégories (fruits et légumes)
  • puis subdiviser chaque catégorie en plusieurs autres catégories (parmi les fruits, les rouges, les jaunes, les verts, les oranges)
  • et ainsi de suite…

 

4.La personnalisation et des éléments qui “me” parlent

Les indices récupérateurs sont des associations faites par le cerveau : dès que le cerveau est en présence de cet indice récupérateur, il est capable de tirer tout le fil des idées qui lui sont associées.

Il convient donc de créer volontairement des indices de récupération et les utiliser comme supports d’apprentissage. Comme le cerveau travaille par indice récupérateur, un seul indice efficace et bien choisi permettra de se souvenir de toutes les idées qui lui sont associées. On économise alors de la place dans la mémoire de travail.

Plus l’indice est bizarre, humoristique, personnel, plus c’est efficace. Comme l’indice récupérateur est personnel, personne d’autre ne peut le comprendre : l’important est de se souvenir pourquoi on l’a choisi.

 

5.Les schémas (dessins, symboles, pictos, couleurs, graphiques…)

Le schéma permet de visualiser une synthèse facile à comprendre et à retenir et est donc bien plus efficace qu’un long discours.

Plus un schéma mêle des mots, des symboles mais aussi des dessins figuratifs représentant la réalité, plus il sera efficace pour la mémorisation.

Le schéma figuratif peut être utilisé seul ou combiné avec d’autres méthodes d’apprentissage. Ainsi, les schémas et dessins peuvent compléter :

 mind map pour apprendre

6.Les chiffres et les listes

Dans son livre Objectif mémoire, Hélène Weber propose de retenir une liste de mot en associant chaque mot à son rang dans la liste au moyen d’une image. Elle part d’une liste dans laquelle les mots n’ont pas de rapport entre eux : dé; nez; mât; rat; loup; chat; cou; fou; pot; tasse.

technique de mémorisation

Le mot « dé » correspond donc au rang 1. Elle propose de visualiser un dé avec la face de valeur 1 bien visible.

Le mot « nez » correspond au rang 2. Elle propose de visualiser les deux narines d’un énorme nez, avec un garçon qui mettrait ses deux doigts dedans.

etc…

Plus les images imaginées sont colorées, bruyantes, odorantes, loufoques, plus la mémorisation sera efficace. La visualisation mentale des images sera encore plus efficace si elle est accompagnée de dessins, de mimes (dire le mot 1 et faire le geste de jeter le dé; dire le mot 2 et se mettre les doigts dans le nez…), de manipulations (jeter un dé jusqu’à obtenir la face 1; fabriquer un « 3 mâts » avec des allumettes…)…

7.Les images

images pour mémoriser

Le cerveau fonctionne plus facilement avec des images qu’avec des éléments abstraits (comme des blocs de texte). Dans un projet de mémorisation, il est donc utile de traduire sous forme d’images mentales les éléments à retenir (1 mot = 1 image ou 1 dessin).

Source : L'orthographe illustrée
Source : L’orthographe illustrée

L’orthographe des mots peut également être mémorisée à l’aide d’images. L’orthographe illustrée est un document PDF en téléchargement gratuit qui propose d’associer des mots avec des images illustrant les difficultés orthographiques associées.

mémoire avec des images

Le fichier pédagogique qui accompagne la présentation de l’orthographe illustré est disponible à ce lien.

Le document avec les mots imagés est téléchargeable gratuitement à ce lien.

 

8.La spatialisation et la mémoire corporelle

  • Bouger pour mémoriser

Lire : 10 manières d’utiliser le corps pour apprendre

  • La méthode de Loci (ou méthode de lieux)

Cette méthode se base sur l’association de mots avec des lieux : on « place » des mots dans des lieux en se déplaçant physiquement, puis on refait le chemin (soit physiquement, soit mentalement) pour se rappeler de chaque mot. Cette méthode est efficace pour mémoriser des listes ou des poésies.

Lors de la restitution, il suffit de visualiser le cheminement et les symboles/images/mots associés pour s’en souvenir.

  • Le Palais de la mémoire
palais de la mémoire
Source : La réussite scolaire de Sophie Godard

9.Acronymes et jeux de mots

  • Créer des acronymes personnels

Un acronyme est un sigle ou un mot formé à partir de la première lettre de plusieurs autres mots.

  • Organiser les mots à retenir de telle manière à ce qu’ils forment une phrase

La plus célèbre phrase est « Mais où e(s)t donc Ornicar ? ». « La corneille sur la racine de la bruyère boit l’eau de la fontaine Molière » pour les grands auteurs du XVII° siècle (Corneille, Racine, La Bruyère, Boileau, La Fontaine et Molière).

  • Construire une phrase où l’initiale de chaque mot est celle du mot à retenir

Cette technique est d’autant plus efficace quand l’ordre des mots est important. Par exemple, cette phrase pour retenir l’ordre des planètes, de la plus proche à la plus éloignée du Soleil : « Mon voisin très malin a justement situé une neuvième planète » (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton).

  • Construire un mot avec l’initiale ou les deux premières lettres des mots à retenir

Cette technique est aussi efficace quand l’ordre des mots est important. Par exemple : « MoVoRoDi » pour les quatre plus grands penseurs des Lumières, du plus vieux au plus jeune (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot).

 

10.L’humour et le jeu

L’ajout d’humour et d’émotions positives rend la mémorisation efficace, surtout pour les enfants (intégration d’éléments bizarres, drôles, étonnants dans la présentation des informations et lors de la création d’images mentales).

Une anecdote drôle, une image drôle, une blague, une séance de yoga du rire, le recours au jeu ont de nombreux effets positifs sur la mémorisation : l’attention est captée, les évocations mentales sont sollicitées, l’imagination est développée et la compréhension améliorée.

 

11.La verbalisation et les histoires (ou story telling)

Il ne suffit pas de regarder une image attentivement pour qu’elle se transforme en image mentale. Mathieu Protin nous explique que l’appareil photo du cerveau est le langage, la verbalisation.

Pour se fabriquer une image, on a besoin de de raconter ce qu’on voit, de construire une histoire. Plus on verbalise et on raconte ce qu’on voit d’une image (détails, couleurs…), plus on en aura une image précise à long terme.

Les histoires participent à enregistrer profondément les informations dans la mémoire. C’est ainsi que de nombreuses méthodes pédagogiques s’appuient sur les histoires pour rendre des notions plus faciles et ludiques :

– La méthode Multimalin en mathématique : apprendre les tables de multiplication grâce à de petites histoires

– La méthode des Alphas pour apprendre à lire à partir de personnages à manipuler mis en scène dans un dessin animé et des aventures.

Hugo et les rois Etre et Avoir pour apprendre la grammaire et l’orthographe

hugo et les rois être et avoir

12.Les chansons

On peut mémoriser par le chant de plusieurs manières :

 

 

Récapitulatif des stratégies de mémorisation en image :

stratégies de mémorisation cours
Source : La réussite scolaire par un apprentissage positif et ludique

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Pour aller plus loin : La réussite scolaire par un apprentissage positif et ludique de Sophie Godard (disponible en librairie ou sur internet)

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