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3 propositions pour favoriser les efforts et la prise de risque dans les apprentissages chez les enfants

3 propositions pour favoriser les efforts et la prise de risque dans les apprentissages chez les enfants

Dans la conférence Tedx ci dessous (en anglais), Rami Mahmoud, enseignant, traite de la peur de l’échec et de la prise de risques à l’école. Rami Mahmoud propose 3 choses à faire en tant qu’adultes côtoyant des enfants pour favoriser les efforts et la prise de risque dans les apprentissages :

1. Offrir un environnement adapté

Pour qu’un enfant (et même un adulte) accepte de prendre des risques même face à une situation comportant une forte probabilité d’échouer, il est nécessaire de préparer l’environnement et de diminuer les dommages possibles à long terme.

Rami Mahmoud donne l’exemple d’un salto qu’il a fait dans une salle de gym. Bien qu’il n’ait jamais pratiqué la gym de sa vie auparavant, il a accepté de tenter l’expérience pour une seule et unique raison : il savait qu’il ne se ferait pas mal du fait de la réception en mousse. Il n’aurait jamais osé le faire sur un sol en dur. Et dans ce cas, qui aurait osé le traiter de paresseux ?

Plus les situations seront adaptées à la prise de risque mesurée, plus les enfants oseront et moins ils auront peur de l’échec. Il s’agit de ne pas proposer des choses trop difficiles et de proposer un apprentissage progressif pour ne jamais placer les enfants devant une difficulté qu’ils ne pourraient pas surmonter. Les difficultés sont abordées une à une.

Cela passe aussi par l’aspect pratique de l’environnement : des éléments à portée de main, des outils adaptés à la taille des enfants, un environnement organisé et rangé…

 

2. Valoriser les efforts, le processus, la manière de faire, les progrès

Mettre l’accent sur le travail fourni permet de faire comprendre à l’enfant qu’il a le pouvoir de progresser, même si le résultat final est en dessous des attentes.

>>>Lire : La meilleure façon d’encourager et de valoriser

 

3. Inciter les enfants à prendre des risques et à accepter l’idée d’échouer

Ne faites jamais pour un enfant ce qu’il est capable de faire seul. – Maria Montessori

Cela peut passer par habituer l’enfant à se poser des questions du type

  • “Quel a été mon rôle dans cet échec ?”,
  • “Qu’est-ce qui est de ma responsabilité ?”,
  • “Qu’est ce que je peux contrôler ?”,
  • “Qu’aurais-je pu faire différemment ?”,
  • “Qu’est-ce que je peux apprendre de cet échec ?”

Rami Mahmoud considère que nous vivons dans une société de “satisfaction immédiate”. Il ne parle pas seulement de la profusion d’informations sur Internet mais aussi de la façon dont les parents se substituent à leurs enfants quand des efforts leur sont demandés, dont ils font à leur place.

Rami Mahmoud y voit deux effets pervers :

  • dévaluation de la notion d’efforts

Ces enfants reçoivent le message selon-lequel quel que soit l’effort consenti, tout le monde reçoit la même récompense.

  • élimination des occasions de connaître l’échec

Les enfants sont capables de comprendre les défis qu’ils doivent relever, de ne pas s’arrêter au premier obstacle venu, de surmonter des obstacles plutôt que de se décourager, d’apprendre de leurs erreurs et échecs. Pour ce faire, les adultes ne doivent pas empêcher les enfants de faire leurs propres expériences (par exemple, en désignant systématiquement un coupable ou un bouc émissaire responsable de l’échec de l’enfant, en trouvant des excuses aux enfants).

On peut apprendre aux enfants à raisonner en termes de progrès et de croissance pour identifier leurs propres limites et surtout les surmonter. On rejoint ici la notion d’état d’esprit de développement développée par Carol Dweck (à découvrir ici et ici).

Cela peut passer par plusieurs actions en classe et à la maison :

  • Encourager avec sagesse, sans récompenser l’intelligence ou le talent 

Louer le processus, les efforts, les stratégies, la concentration, la persévérance et les progrès.

Enseigner que chaque fois qu’on sort de notre zone de confort pour apprendre quelque chose de nouveau et difficile, les neurones dans le cerveau créent plus de connections, plus fortes et à force de connections, on devient plus intelligent.

  • Valoriser les efforts et les erreurs

L’effort et la difficulté sont synonymes de connexions entre les neurones, de connexions plus fortes. C’est précisément ce qui rend plus intelligent. Se tromper et travailler dur deviennent donc positifs : on ne nait pas intelligent, il n’y a pas les bons et les mauvais d’un côté. Tout le monde peut apprendre et s’améliorer avec des efforts et du travail. Les “pas encore” et les “bientôt” battent en brèche les fatalismes !

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Source (en anglais) :


 

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