Collège : 10 conseils aux parents pour accompagner les adolescents dans leur travail scolaire

Collège : 10 conseils aux parents pour accompagner les adolescents dans leur travail scolaire

Collège _ 10 conseils aux parents pour accompagner les adolescents dans leur travail scolaire

Savoir parler à son ado et le faire parler, sans être indiscret : tout un art ! 10 conseils pour l’aider à se construire et améliorer vos relations :

Établir des règles claires

Les règles peuvent prendre la format de contrat : un contrat crée une bonne occasion de se parler et de déterminer ce qui ne va pas, de part et d’autre.

Par ailleurs, quand les règles sont co construites, elles ont plus de chances d’être respectées.

L’important est que l’adolescent continue à se voir comme ayant un pouvoir personnel et qu’il fait partie de la solution plutôt que du problème.

Pour aller plus loin : La solution gagnant-gagnant pour favoriser l’adhésion des enfants aux règles de la vie collective

 

Ne pas le comparer à ses frères et soeurs

Chaque enfant, chaque adolescent est unique et a besoin d’être reconnu dans ce qui lui est personnel. Or la comparaison va à l’encontre de ce besoin : elle met les enfants en compétition pour l’attention des parents, elle les pousse à s’éloigner de ce qu’ils sont vraiment pour obtenir leurs approbation et leur amour, elle nourrit rancoeur et jalousie et grignote petit à petit l’estime de soi.

Chaque adolescent porte des qualités propres qu’il est possible de valoriser et reconnaître (même quand il s’agit de petites choses).

Il est possible de faire passer le message que l’important n’est pas de faire vite ou lentement, bien ou mal. L’important, c’est que chaque personne apporte sa propre interprétation/ sa propre manière de faire/ sa propre sensibilité, qu’aucune autre personne ne peut apporter. L’important, c’est le plaisir que l’adolescent va trouver dans telle ou telle activité. Personne n’a le droit ni le pouvoir de le priver de cela.

 

Lui apprendre à devenir autonome et responsable

Développer l’autonomie des enfants et adolescents va bien au-delà de leur ordonner “Sois autonome”. Cela peut passer par :

  • l’explicitation des attentes : qu’est-ce que j’attends de mon ado quand lui demande d’être autonome en langage positif d’action ? (dire ce qu’on ne veut pas ne rend pas plus clair ce qu’on veut))
  • des questions (comment pourrais-tu faire pour… ? comment pourrais-tu t’organiser pour… ? comment vas-tu t’y prendre pour… ? comment pourrais-tu faire différemment ?)
  • des opportunités de faire preuve d’autonomie et d’assumer les conséquences d’un manque d’autonomie (comment un ado peut-il gagner en autonomie si des adultes vérifient tout à sa place, passent derrière lui à chacun de ses pas ?)
  • des ressources disponibles en cas de besoin (un adulte référent, des livres sur la gestion du temps/ sur l’organisation, des outils pré imprimés, des méthodes à appliquer…)

 

L’aider pour la méthodologie

Vous pouvez lui offrir votre aide pour:

– comprendre ses erreurs – lire cet article :  10 difficultés fréquentes qui empêchent les élèves de comprendre et de réfléchir (gestion mentale)

– gérer son temps et s’organiser – lire cet article : Un mémo en 4 étapes pour se motiver et s’organiser (devoirs, révisions…)

– fixer des objectifs – lire cet article : Une motivation pérenne et solide : comment passer de l’intention… à la réalisation !

– trouver la méthode de travail qui lui convient – lire cet article :  2 clés pour apprendre et réussir : orienter la pensée positivement et connaître les processus mentaux efficaces

– découvrir sa façon d’apprendre – lire cet article : Apprendre à apprendre : les évocations de la gestion mentale

– lui apprendre à gérer son stress – lire cet article : 30 propositions pour lutter contre le stress à l’école (et ailleurs)

 

Ne pas projeter vos projets ou vos craintes sur lui

Un enfant est une personne différente de ses parents. Il a ses propres projets, qu’il a le droit de nourrir et de construire.

Par ailleurs, il se peut que les enfants aient des préférences d’apprentissage différentes de celles de ses parents. Les méthodes qui ont marché pour ces derniers ne seront peut-être pas bonnes pour les premiers.

Il vaut mieux donc apprendre à raisonner en termes de besoins spécifiques des uns et des autres : “dans notre famille, nous savons bien que chaque enfant reçoit ce qu’il lui faut, en fonction de sa personnalité et de ses propres besoins.”

 

Éviter les phrases qui n’aident pas

Des phrases comme « Concentre-toi! » ou « Mais réfléchis! » n’ont aucun sens pour les enfants et adolescents. A nouveau, il sera plus efficace (à la fois en termes d’apprentissages mais également de relations) d’expliciter et montrer les attentes.

De même, les remarques qui sont assenées d’un ton catégorique, comme « Tu n’as pas assez travaillé » ou les jugements de valeur, tel que “Tu es feignant.e !” , sont souvent perçues comme injustes.  Il vaut mieux parler d’impression (“j’ai l’impression que tu n’as pas fourni une quantité de travail suffisante”) puis de poser des questions et de faire preuve d’empathie. Peut-être est-ce un problème de méthode, plus que de quantité de travail… ou peut-être que le problème est plus profond qu’une simple “mauvaise” note (problème avec l’enseignant, harcèlement, dépression…).

 

Croire en votre ado, et le lui dire!

Beaucoup de parents pensent que leur ado sait qu’ils ont confiance en lui, qu’ils n’ont pas besoin de le lui dire. Or il y a une différence majeure entre aime et manifester de l’amour, il peut y avoir un fossé entre ce que les parents pensent envoyer et ce que les enfants perçoivent, ressentent en leur chair (d’autant plus quand les rapports concernant l’école sont tendus).

Il est possible de reconnaître les petits progrès (pas seulement scolaires d’ailleurs), de valoriser les petits pas, de dire des mots d’affection au moins une fois par jour pour consolider l’estime de soi des adolescents.

Pour aller plus loin : Comment encourager les enfants efficacement : 30 propositions pour les parents et les enseignants

 

Encourager les activités extrascolaires

Les activités extra scolaires sont bonnes pour le développement intellectuel et psychique. Elles participent à la construction de l’enfant et de l’adolescent (confiance en ses capacités, succès, relations sociales, affirmation des goûts personnels…).

Les activités extrascolaires ne doivent jamais être sources de chantage et de privation.

 

Valoriser l’effort

Trop d’enfants zappent à la moindre difficulté. Ils ont besoin de redécouvrir le goût de l’effort, de persévérer dans un domaine. La comparaison avec le sport ou la pratique d’un instrument est efficace pour montrer que seuls l’entraînement et les efforts permettent d’arriver a la maîtrise. L’intelligence n’est pas donnée à la naissance, elle se construit dans l’effort et le travail. La ténacité est un facteur significatif de succès.

Pour aller plus loin : Parents, enseignants, formateurs : adoptons le “growth mindset” pour développer le potentiel des enfants et des adolescents

 

Partager autre chose que l’école 

Les enfants et adolescents ne sont pas uniquement des élèves.

“Parlez avec lui de ses passions, de musique, de ce qu’il aime ou n’aime pas, de ses projets. Jouez avec lui à ce qu’il aime (même si c’est un jeu vidéo), faites du sport ensemble. Ou encore, discutez d’un film, des actualités. Vous l’éveillerez ainsi à qui il est, à qui il souhaite devenir et au monde qui l’entoure.” – Giordan et Warnier

………………………………………………………………

Source : J’apprends à apprendre au collège de André Giordan et Sonia Warnier (éditions PlayBac) Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander J’apprends à apprendre au collège sur Amazon ou sur Decitre.

 

You may also like...

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *