Faire des catégories pour mémoriser des listes (biologie, physique, histoire…)

Faire des catégories pour mémoriser des listes (biologie, physique, histoire…)

En tableaux

L’organisation de listes de mots à apprendre peut passer par la réalisation d’un tableau organisé autour de catégories. Les tableaux correspondent à une organisation sémantique-logique des informations (mise en “paquets” dans la mémoire à long terme). Pour que cette organisation soit optimale, il ne faut pas dépasser la capacité de récupération de la mémoire à court terme (7 plus ou moins 1). En situation de récupération, la mémoire à court terme n’a plus que la moitié de sa capacité donc, en pratique, la capacité de récupération est de 3 ou 4 (par exemple, si la mémoire à court terme contient 4 indices, il n’y a plus que 3 “places” pour récupérer les informations de base).

Ces tableaux peuvent prendre la forme de :

  • tableaux à double entrée : l’information est croisée, un mot est à la fois dans la dimension d’une rangée et dans la dimension d’une colonne,
apprendre avec un tableau

Source : Mémoire d’éléphant de Alain Lieury (éditions Dunod)

  • tableaux simples : maximum quatre catégories sémantiques représentent une classification idéale pour la capacité limitée de la mémoire à court terme.
apprendre en faisant des catégories

Source : Mémoire d’éléphant de Alain Lieury (éditions Dunod)

On peut utiliser les tableaux à double entrée pour les classifications en biologie par exemple et les tableaux simples pour la mémorisation de noms de rois, de périodes, de muses par exemple en Histoire. Il suffit alors de trouver les noms des catégories qui font sens et qui vont servir d’indices récupérateurs pour récupérer les noms des listes.

En arborescence

Un autre procédé efficace est la hiérarchisation sémantique et catégorielle. C’est cette méthode qui est sous-jacente à de nombreuses structures d’apprentissage (le plan d’un livre, la classification dans la documentation universelle, les classifications en sciences…).

Pour que la hiérarchisation catégorielle soit efficace, chaque catégorie de base ne doit contenir que 3 ou 4 mots.  L’idéal est que chaque niveau catégoriel (super catégories, sous catégories) ne contienne pas plus de 4 unités.

La forme peut être très simple : des rectangles les uns sous les autres reliés par des flèches ou des cartes conceptuelles.

arborescence apprendre

Source : Mémoire délépant de Alain Lieury éditions Dunod)

arborescence catégories pour apprendre

Ces deux méthodes ne sont efficaces que si les mots et les catégories existent déjà en mémoire sémantique (pour les élèves qui ne connaissent pas bien ou pas assez les catégories, elles sont inefficaces).

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Source : Mémoire d’éléphant  de Alain Lieury (éditions Dunod)

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