compétences enfants apprentissage bonheur

12 compétences clés à développer chez les enfants comme socles pour les apprentissages académiques et le bonheur

12 compétences clés à développer chez les enfants comme socles pour les apprentissages académiques et le bonheur

De quoi nos enfants ont-ils besoin pour grandir dans un monde changeant et être des acteurs libres, conscients et confiants ?

Ces 12 compétences non académiques peuvent être considérées comme des socles qui vont soutenir les compétences dites “académiques” (lecture, écriture, mathématiques) et poser les fondations d’une vie heureuse.

Dans tous les cas, ces compétences s’épanouiront mieux dans une relation chaleureuse, empathique, encourageante et bienveillante avec les adultes encadrants et dans un environnement adapté, aménagé de manière à favoriser l’autonomie des enfants.

1. Savoir reconnaître et apprivoiser ses émotions (l’intelligence émotionnelle)

Des ressources : 5 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions

 

2. Savoir interagir avec les autres de façon respectueuse (apprendre à coopérer, à faire ensemble, à communiquer sans violence et à aborder les conflits sans agressivité)

Des ressources :

 

3. Savoir se concentrer (la maîtrise de soi et l’auto discipline)

Des ressources :

 

4. Faire preuve de flexibilité cognitive

Des ressources :

 

5. Écouter son corps (ses besoins, ses limites, ses alertes) et ses intuitions (savoir dire non quand ça fait “non” dans le corps et le coeur)

Des ressources :

 

6. Aimer apprendre et relever des défis

Des ressources : Comment susciter le désir d’apprendre et replacer le plaisir au cœur des apprentissages ?

 

7. Avoir de multiples occasions de développer la créativité 

Des ressources :

 

8. Cultiver la pensée critique

Des ressources :

 

9. Vivre avec éthique (envers soi, les autres et l’environnement)

Des ressources :

 

10. Adopter un état d’esprit de développement

Des ressources :  Une nouvelle psychologie de la réussite : 7 clés pour la réussite de tous les enfants !

 

11. Savoir faire preuve d’optimisme et de résilience

Des ressources :

 

12. Savoir trouver le bonheur à l’intérieur de soi

Des ressources :

comprendre les fonctions exécutives

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Dans nos vies, nous traitons tous une grande quantité d’information. Nous faisons tout un tas d’activités grâce à notre esprit (on voit, on mémorise, on bouge, on parle, etc.). La cognition humaine est notre « appareil à penser ». Cette cognition a différents rôles (mémoriser, parler, bouger, etc.) : ce sont les fonctions cognitives, c’est-à-dire les différents grands rôles de notre cognition. Cette cognition a pour fonction de percevoir, de prêter attention, de mémoriser, de raisonner, de produire des mouvements, de s’exprimer.

On a coutume de parler de :

  1. perception,
  2. attention,
  3. mémoire,
  4. motricité,
  5. langage,
  6. raisonnement (ou parfois nommé fonctions exécutives).

 

Les fonctions cognitives ce sont donc différentes facettes de la cognition (de la pensée humaine), qui ont chacune leur rôle, et qui nous permettent de réaliser toutes nos actions. Si j’ai un trouble du langage je deviens aphasique. Si j’ai un trouble moteur, du mouvement, je deviens apraxique. Si une fonction de peut pas se réaliser correctement j’ai donc un trouble d’une fonction cognitive, un trouble cognitif.

1. La perception (ou gnosie)

La gnosie recouvre ce que je reconnais, ce que je vois, ce sur quoi je mets du sens :

  • les capacités de reconnaissance et d’identification sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, gustatives, olfactives);
  • le repérage dans l’espace de notre corps (où je suis, où sont les parties de mon corps…).

 

2. L’attention

L’attention est une fonction cognitive complexe mais primordiale dans les comportements humains. L’attention correspond à un processus de sélection d’un stimulus extérieur (son, image, odeur…) ou intérieur (pensée) et au maintien de ce stimulus à la conscience. L’attention mobilise tous les sens.

L’attention est sensible aux interférences et attendre une attention constante est impossible.

 

3. La mémoire

La mémoire est la capacité d’enregistrer et de retrouver des informations. La mémoire fonctionne par système : la mémoire à court terme, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

Il existe 2 types de mémoire :

La mémoire explicite (déclarative)

La mémoire explicite se souvient des informations exactes : l’apprentissage du « quoi » (verbalisation des événements, des procédures et des faits par des mots).

C’est une mémoire du contrôle des gestes : il faut penser à chaque étape. La mémoire explicite permet d’expliquer les connaissances et de les transmettre.

La mémoire explicite comporte :

  • la mémoire sémantique (le sens des choses, nos connaissances sur le monde) -> les mots, le vocabulaire
  • la mémoire épisodique (nos souvenirs personnels, la chronologie de notre histoire, les contextes affectifs et émotionnels dans lesquels se sont produits les événements) -> repères temporels, sensations

La mémoire implicite (non déclarative ou procédurale)

La mémoire implicite est l’apprentissage du « comment » : elle permet de mémoriser les savoir faire, les compétences automatisés et inconscients.

La mémoire implicite permet d’appliquer et de réitérer des procédures de manière automatique. C’est faire quelque chose d’utile des savoirs et connaissances.

Lire aussi : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

 

4. La motricité (ou praxie, la capacité à pratiquer des choses)

La praxie englobe ce que nous essayons de faire : les actions motrices que nous coordonnons dans un but intentionnel (comme l’utilisation d’objets courants telle que la brosse à dents ou le fait de marcher, de s’habiller…).

La praxie dépend de programmes complexes développées et appris.

 

5. Le langage (ou phasie)

La phasie est la capacité à communiquer à travers le langage (car nous sommes en “phase”). La phasie englobe les activités d’expression (parler) et de réception (entendre, décoder et comprendre).

C’est la raison pour laquelle on parle d’aphasie en cas de trouble du langage.

 

6. Le raisonnement (ou les fonctions exécutives)

Les fonctions exécutives sont plusieurs. Elles servent à nous adapter aux nombreuses variations de notre environnement.

Je dois retenir un numéro de téléphone ?

Je veux traverser la route mais une voiture déboule et je dois me retenir au dernier moment ?

Je fais volontairement l’effort de rester concentrer sur mon travail plutôt que de rêvasser ?

Voici des activités qui impliquent les fonctions exécutives. Elles permettent de contrôler nos actions.

Les fonctions exécutives (ou frontales) agissent comme des gestionnaires dont l’objectif serait d’utiliser toutes les autres fonctions supérieures du cerveau et de les mettre dans l’ordre en vue d’une bonne exécution. Par exemple, le fait d’envoyer une lettre nécessite de savoir quoi écrire et de garder en mémoire les idées à communiquer (mémoire et phasie), de savoir comment écrire à la main ou taper à l’ordinateur (praxie), trouver du papier et un crayon (mémoire et gnosie), savoir qu’une lettre s’envoie dans une enveloppe timbrée (mémoire et gnosie), coller le timbre (praxie), aller jusqu’à la Poste pour déposer la lettre dans une boîte aux lettres (praxie et gnosie).

Les fonctions exécutives recouvrent plusieurs compétences :

  • organiser
  • planifier
  • juger
  • faire preuve d’abstraction
  • être flexible
  • savoir inhiber ses émotions
  • être auto discipliné
  • tenir un raisonnement cohérent
  • faire preuve de créativité

Ce sont les fonctions exécutives qui sont développées le plus tard parmi les fonctions cognitives.

Pour aller plus loin : 11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

 

Fonctions cognitives et recueil des informations sensorielles

Il est important de garder en tête qu’une fonction supérieure est toujours dépendante d’une fonction de base (comme voir, entendre, toucher…). Nous avons d’abord besoin de percevoir à travers nos sens avant de contrôler nos perceptions. Pour penser, je dois d’abord recevoir l’information. Je pourrai ensuite contrôler comment je pense.

parole et pensée enfants

Le développement des zones du cerveau dépend de plusieurs facteurs :

  • la génétique,

  • la stimulation,

Lire cet article : Des pistes pour favoriser le développement de la pensée des enfants

  • l’adaptation.

Cette adaptation peut recouvrir plusieurs domaines : les styles d’apprentissage, les formes d’intelligence, les périodes sensibles, la préparation de l’environnement et de l’ambiance, la bienveillance et les encouragements des adultes encadrants, les relations sociales…

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rush-hour-jeu-de-logique

RUSH HOUR : le jeu de logique par excellence (testé et approuvé par les enfants !)

RUSH HOUR : le jeu de logique par excellence (testé et approuvé par les enfants !)

Présentation du jeu

jeu-logique-rush-hourDécouvrez 40 défis de niveau progressif, pour grands et petits à partir de 8 ans. L’objectif est toujours le même : sortir la voiture rouge d’un gros embouteillage en faisant glisser sur le plateau les véhicules qui la bloquent. À vos méninges, prêts, partez !

Logique, réflexion et déduction pour tous les âges (grâce aux cartes de niveaux progressifs) !

Le jeu contient un plateau, 40 cartes de défis avec solutions au verso, 15 véhicules différents, 1 voiture rouge, un sac pour emporter son jeu partout et une règle de jeu.

Un partie dure environ 10 minutes (ou plus selon les niveaux des cartes… et la vivacité d’esprit des joueurs 🙂 ).

 

rush hour jeu logique

Les points forts

La simplicité des règles : ce jeu de casse-tête est très accessible et rapide à prendre en main.

De nombreuses compétences sont stimulées :

  • la logique bien sûr mais pas que !
  • la concentration,
  • le simple fait de regarder le modèle de départ sur les cartes fait travailler le repérage dans l’espace pour pouvoir préparer le jeu,
  • les enfants sont incités à faire preuve de persévérance, à apprendre de leurs erreurs,
  • les enfants travaillent les compétences nécessaires à la résolution de problèmes mathématiques,
  • les enfants devront élaborer des stratégies mentales et anticiper.

rush hour jeu

On y voit véritablement l‘intelligence en action : les enfants essaient, font machine arrière, réfléchissent, testent un nouvelle solution, sont tentés de “tricher” (en soulevant une voiture) mais se font rattraper par le défi puis exultent quand ils trouvent enfin la solution !

On peut y jouer à plusieurs :

  • sous forme collaborative (chacun donne ses idées, ses conseils)
  • sous forme de duel à tour de rôle : les enfants choisiront les cartes débutants ou intermediate et les parents les cartes advanced ou experts

jeu de logique enfants

Le Jeu existe en version Junior, accessible dès 6 ans.

Un incontournable des salles des classe et des cabinets d’orthophonistes 🙂

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Rush Hour (Asmodée) est disponible en magasin de jouet, en centre culturel ou sur internet.

Commander Jeu d’Action et de Reflexe – Rush Hour sur Amazon.

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jeu-education-sensorielle enfants

5 jeux pour l’éducation sensorielle des jeunes enfants

5 jeux pour l’éducation sensorielle des jeunes enfants

Les jeux de Kim, inspirés par l’histoire de Rudyard Kipling, permettent de développer les fonctions exécutives : l’acuité des sens, la capacité d’observation, l’attention et la mémoire.

Or toutes ces compétences sont des piliers des apprentissages et permettent aux enfants d’atteindre les objectifs qu’ils se donnent dans la vie.

Voici 5 variations inspirées par les jeux de Kim qui participent à l’éducation sensorielle des jeunes enfants (à partir de 3/4 ans) :

 

1. Kim du toucher : identifier un objet les yeux fermés

Matériel : des objets usuels choisis au hasard (couverts, pommes de pin, coquilles d’escargot, gommes, crayons, stylos, livres, animaux en plastique…), un grand morceau de tissu

Jeu : Les objets sont cachés sous le tissu. En palpant à travers le tissu, les enfants doivent identifier les objets qu’ils touchent.

Variante : les yeux bandés ou les mains dans le dos, les enfants identifient les objets qu’on placera directement dans leurs mains les uns après les autres. Il est possible de jouer sur la température, la taille, la texture (exemples : sable humide, semoule, glaçon, pièce de monnaie passée au frigo ou tenues au chaud dans nos mains, bogue de chataigne…)

2. Kim de l’ouïe : identifier des sons

Matériel : des objets usuels choisis au hasard, un paravent ou un rideau occultant

Jeu : Derrière le paravent ou le rideau, les enfants devront identifier les bruits et les sons produits par les objets (exemples : verser de l’eau, froisser une feuille de papier craft, casser une noix, planter un clou, croquer une carotte, ouvrir et fermer une boite, la sonnerie du minuteur…)

jeux de kim
Illustration : Animer un anniversaire d’enfant

3. Kim du goût : identifier ce que l’on mange

Matériel : ramequins, aliments (confiture de différents goûts, miels de différentes origines, jus de différents fruits…), une petite cuillère par joueur, un foulard par joueur

Jeu : Chaque enfant, les yeux bandés, goûte un peu de chaque aliment contenu dans les ramequins et tente de les identifier.

Variantes :

– on peut demander aux enfants de se pincer le nez

– on peut jouer sur la température des aliments (un même aliment est proposé chaud, glacé, tiède)

 

4. Kim de l’odorat : identifier des odeurs différentes

Matériel : des pots (type petits pots de bébé, yaourts en verre ou en grès…) avec des couvercles troués, des choses à sentir (café en poudre, épice, herbe fraichement coupée, citron, encens, colle…)

Jeu : Les enfants sentiront les odeurs à travers les trous et doivent identifier les différentes odeurs venant des objets déposés dans les pots fermés.

5. Kim du fond du tiroir : mémoriser le maximum d’objets

Matériel : 10 à 15 objets usuels choisis au hasard (clés, bougies, bouchons, timbre, stylo, billes…), un tiroir (ou un tissu, une boite en carton)

Jeu : Disposez quelques objets (en fonction de l’âge des enfants et de leur capacité à mémoriser) dans le fond du tiroir sans les superposer, de manière à ce que les enfants puissent tous les voir nettement. A défaut, les disposer sur une table.

Ouvrez le tiroir devant les enfants pendant 1 minute en leur demandant de bien mémoriser tous les objets avant que vous ne le refermiez. Après l’avoir fermé, demandez-leur de réciter le maximum d’objets. A défaut, recouvrir les objets avec un tissu ou une boite en carton.

jeux de kim
Illustration : Animer un anniversaire d’enfant

Jeux inspirés du livre Animer un anniversaire d’enfants de Pierre Lecarme

 

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développer les fonctions exécutives des enfants

11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

Je définissais les fonctions exécutives dans cet article.

Si vous souhaitez que votre enfant réussisse à l’école et dans la vie, aidez-le à développer de bonnes fonctions exécutives. Ces compétences sont vraiment importantes et souvent plus prédictives que le QI. – Dr Adele Diamond

 

1. Favoriser toutes les situations dans lesquelles l’enfant déploie ses 3 besoins fondamentaux

  • éprouver de la joie (besoin émotionnel)
  • se sentir connecté et membre d’un groupe (besoin social)
  • entretenir ses capacités motrices (besoin physique)

 

2. Amener l’enfant vers une autonomie de plus en plus maîtrisée

Quand nous laissons l’enfant faire seul (s’habiller seul, faire ses lacets seul, ranger ses affaires seul, se laver seul, se brosser les dents seul…), on l’aide à exercer ses fonctions exécutives.

Il n’y a que lui, par sa propre activité, qui puisse construire son intelligence exécutive. L’adulte ne peut que l’encourager, dès 3 ans, à faire lui-même ce qu’il peut faire lui-même, en l’accompagnant sans faire à sa place, en l’encourageant, puis en s’effaçant progressivement. – Céline Alvarez (source : Les fonctions exécutives, 3 compétences clés)

3. Fixer des objectifs et des défis à l’enfant

L’objectif doit être atteignable (ni trop facile, ni trop dur). Il doit avoir un sens pour l’enfant (aider les autres, exercer son intelligence, répondre à son besoin d’appartenance et d’utilité).

Il doit atteindre un objectif précis et pour cela il doit focaliser son attention, contrôler les gestes ou les émotions inappropriées, planifier ses actions, et rester flexible en cas d’erreur. – Céline Alvarez

Par exemple, cela peut passer par le fait d’aider un plus petit, par le fait d’aider à la cuisine ou à étendre le linge, de prendre soin d’un animal, de faire une action en un temps plus court que la fois précédente (la compétition se fait contre sa meilleure performance)…

Les devinettes sont aussi des bons moyens de poser des défis à l’intelligence de l’enfant.

 

4. Encourager l’enfant et croire en lui

On pourra lui répéter des phrases pour renforcer sa confiance en lui :

Tu n’as pas échoué tant que tu continues à essayer.

Tu as eu le courage d’essayer et de prendre le risque de te tromper

Etre imparfait ne signifie pas être nul.

La joie n’est pas l’inverse du sérieux : tu peux t’éclater tout en travaillant dur.

Ce qui t’apparaît impossible devient possible quand tu continues à essayer.

Tu peux faire une différence dans ce monde.

Je crois en toi.

Tu en es capable : peut-être pas aujourd’hui ni demain… mais d’une manière ou d’une autre, tu vas y arriver.

Je t’aime inconditionnellement parce que tu es toi.

Je t’aime tel que tu es.

Tu es une partie essentielle et indispensable d’un tout.

Tu es unique et spécial.

C’était dur et cela représentait un vrai défi. Et tu as l’as fait, tu as réussi !

Mets ton coeur dans tout ce que tu fais.

Ce qu’on fait avec amour et joie réussit toujours.

Ne laisse jamais rien t’arrêter.

Tu es capable de réaliser bien plus que ce que tu crois.

 

5. Engager l’enfant dans des activités sportives et/ou artistiques

Le Dr Adele Diamond insiste sur l’importance des activités artistiques ou sportives dans le développement des fonctions exécutives.

Quand ces activités sont menées de la “bonne manière”, elle comblent les 3 besoins fondamentaux (joie, connexion, mouvement). Elle fait référence à des activités comme le cirque, la chorale ou l’orchestre, la danse chorégraphiée qui requièrent toutes un fonctionnement d’ensemble et un aspect de création.

Chaque personne est un rouage indispensable du groupe, chaque membre s’encourage en vue d’une réalisation collective, sans compétition mais juste avec le plaisir de partager un bon moment, d’exercer son autonomie, de prendre du plaisir.

 

6. Jouer

Cela peut passer par des jeux libres ou par des jeux orientés. Je vous propose une sélection de jeux qui pourront développer les fonctions exécutives des enfants :

Pippo : un jeu de mémoire, d’observation et de rapidité à partir de 4 ans

SET : un jeu remue-méninge de logique, de mémoire et d’observation à partir de 10 ans

Coup de coeur : LE jeu de logique et de réflexion pour les petits et les grands

Biquette en goguette : un jeu de mémoire et d’observation pour rire et faire travailler le cerveau

Chromino : un jeu de réflexion et d’observation, dès 6 ans

 

7. Entraîner la capacité de concentration

Le jeu des différences peut être un bon moyen d’apprendre (ou réapprendre pour les plus grands) au cerveau à se concentrer. Les labyrinthes sont également un bon moyen d’exercer leurs fonctions exécutives (voici un livre de labyrinthes que ma fille a particulièrement apprécié).

Les exercices de vie pratique tels que proposés par Maria Montessori participent également au développement de la faculté de concentration :

  • porter,
  • ouvrir, fermer,
  • visser
  • verser
  • plier

Le silence peut aussi devenir une activité en soi : parler en chuchotant, par exemple, est un jeu de maîtrise de soi.

La pratique du yoga ou de la pleine conscience peuvent aussi entrainer la capacité de concentration des enfants quand les postures sont adaptées à leur âge.

postures yoga concentration

 

8. Développer la persévérance

L’état d’esprit de développement consiste très précisément en cela !

L’état d’esprit de développement est basé sur la croyance que vos qualités fondamentales sont des choses que vous pouvez cultiver par vos efforts. Bien que les gens puissent être différents de beaucoup de façons – de par leurs talents et aptitudes initiales, leurs intérêts, ou leur tempérament -, chacun peut changer et se développer par le travail et l’expérience.– Carol Dweck

L’effort est justement ce qui rend intelligent(e) et doué(e). Les états d’esprit sont une composante importante de notre personnalité mais nous pouvons les changer. Changer les croyances des gens (adultes et enfants) peut avoir des effets profonds.

Voici un article pour développer la persévérance des enfants avec l’état d’esprit de développement : 7 clés pour une nouvelle psychologie de la réussite.

 

9. Entraîner l’enfant à exercer ses compétences relationnelles

Cet entrainement se fait dans la vie de tous les jours quand on invite les enfants à régler leurs problèmes sans violence, à s’exprimer dans un langage personnel, à faire preuve d’empathie. La communication est la seule réponse non violente à la violence.

En parallèle, on peut proposer des exercices et des livres aux enfants pour développer leur intelligence émotionnelle.Voici mes deux outils préférés :

Les cahiers Filliozat Mes émotions

L’éducation émotionnelle de la maternelle au lycée : 200 activités

 

10. Fournir un environnement favorable à la créativité

En pédagogie Reggio, on parle de “provocations“. Ces provocations provoquent comme leur nom l’indique :-). Elles provoquent des pensées, des questions, des discussions, des intérêts ou encore des idées.

Les provocations peuvent prendre plusieurs formes :

  • une photo, une image, un livre
  • un objet naturel (une pomme de pin, une fleur séchée…)
  • un concept (le passage d’une saison à une autre, un changement de lumière)
  • du matériel connu disposé de manière inattendue
  • une réponse à un centre d’intérêt de l’enfant
  • un objet (par exemple, une carte, un tournevis…)
  • de nouveaux moyens créatifs (des pinceaux plus ou moins gros que d’habitude, des pailles pour peindre en soufflant, un appareil photo, une essoreuse à salade pour peindre…)
  • une question à explorer (par exemple, qu’est-ce que la gravité ?)
  • un événement (le début des vacances, un mariage…)

Les provocations peuvent être présentées de manière très simple (juste une photo ou un objet posés sur une table) ou plus élaborée (par exemple, une table sur laquelle sont posés des matériaux recyclés à côté d’un livre sur les robots et un schéma pour fabriquer un robot à partir de matériel recyclé). L’important est que les provocations soient présentées de manière attractive, en insistant sur la beauté de la chose.

L’objectif des provocations est d’inviter les enfants à explorer le matériel et à s’exprimer. Elles doivent être ouvertes, sans objectif particulier mais sujette à exploration, à une utilisation libre. Dans l’exemple du robot, on laissera l’enfant s’approprier les matériaux : peut-être qu’il construira au final un bateau -).

Voici quelques exemples en photo :

Source : Racheous
Source : Racheous – provocation pour verser, pincer, remplir, enfiler

 

 

Source : racheous
Source : Racheous – provocation pour sentir, toucher, goûter

11. Montrer l’exemple

Un dernier point important à mentionner lorsqu’un parle des fonctions exécutives de l’enfant est de montrer soi-même l’exemple. C’est en observant les adultes autour de lui que l’enfant intègre les compétences en question : quand il est exposé à la maîtrise de soi-même, l’enfant intègre cette notion; quand il est exposé à la persévérance, l’enfant intègre cette notion; quand il est exposé à la créativité et à la flexibilité intellectuelle, l’enfant intègre cette notion; quand il est exposé à l’auto discipline, l’enfant intègre cette notion. Tout cela se fait grâce aux neurones miroir :-).

Maria Montessori écrivait :

Il faut nous éduquer si nous voulons éduquer.

 

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fonctions exécutives enfants

Les fonctions exécutives : plus prédictives que le QI des enfants… qu’englobent-elles ?

Les fonctions exécutives des enfants : c’est quoi ?

Les fonctions exécutives nous permettent d’agir de façon organisée pour atteindre nos objectifs.

Le Dr Adele Diamond, neuroscientifique, définit les fonctions exécutives comme un ensemble de 5 compétences :

  • la maîtrise de soi

La capacité à résister aux tentations, à agir consciemment plutôt que par impulsion, à réfléchir avant d’agir ou de parler.

  • l’auto discipline

La capacité à rester concentré sur une tâche du début à la fin, à finir ce qui a été commencé malgré les distractions.

  • la capacité à tenir un raisonnement cohérent

La capacité à conserver une ou plusieurs informations en mémoire, à relier des idées les unes aux autres.

  • la créativité

La capacité à penser hors de la boîte, à envisager de nouvelles manières d’attaquer un problème, à faire preuve de pensée divergente.

  • la flexibilité cognitive

La capacité à accueillir la nouveauté, à faire face à des défis inattendus, à transformer un risque en une chance, à admettre ses propres erreurs.

 

A quoi servent les fonctions exécutives ?

Les fonctions exécutives sont nécessaires dans tous les aspects de notre vie : à l’école, au travail, en amitié, en amour, au moment de prendre des grandes décisions, pour éviter de dépendre de croyances non vérifiées, pour éviter de se faire manipuler, pour réaliser toutes sortes de tâches avec succès.

Céline Alvarez, enseignante française, regroupe la maîtrise de soi et l’auto discipline sous le terme contrôle inhibiteur et la créativité est incluse dans la flexibilité cognitive. La capacité à tenir un raisonnement cohérent correspond à l’entrainement de la mémoire de travail.

  • Le contrôle inhibiteur permet de ne pas laisser les distractions nous déconcentrer, d’attendre notre tour pour parler ou pour agir, à gérer nos émotions et à faire preuve de persévérance.
  • La flexibilité cognitive permet de réorganiser les idées face à des informations nouvelles, de changer de stratégie si celle qu’on avait en tête ne fonctionne pas et d’identifier nos erreurs.
  • La mémoire de travail permet de garder les consignes en mémoire, d’organiser les idées et de se souvenir du sens des mots qu’on vient de lire.

Sans ces 3 compétences clés, toutes les situations d’action ou d’apprentissage seraient rendues difficiles.

Avant même de penser à développer des compétences académiques ou scolaires (comme lire, écrire, compter), c’est l’acquisition et le renforcement des fonctions exécutives qui importent.

Entre 3 et 5 ans, l’être humain développe à grande vitesse ses fonctions exécutives par sa propre activité. – Céline Alvarez

La période entre 3 et 5 ans (qui correspond aux années de maternelle en France) apparaît donc critique : c’est à ce moment-là qu’il existe une période opportune pour apprendre à se contrôler, à être attentif et à mémoriser consciemment des informations.

Parents et enseignants ont un rôle à jouer pour offrir aux enfants les moyens de construire ces compétences à la maison et à l’école.

Si vous souhaitez que votre enfant réussisse à l’école et dans la vie, aidez-le à développer de bonnes fonctions exécutives. Ces compétences sont vraiment importantes et souvent plus prédictives que le QI. – Dr Adele Diamond

C’est pourquoi les fonctions exécutives nous intéressent vraiment : elles permettent aux humains d’atteindre les objectifs qu’ils se donnent dans la vie.