Bien-être, attention, gestion de la colère et de l’agressivité : l’EFT (Emotional Feedom Techniques) à l’école

L’EFT (Emotional Feedom Techniques) à l’école : des bénéfices sur le bien-être, la présence, l’attention, la gestion de la colère et de l’agressivité des enfants

L’EFT peut être très utile à l’école pour aider les enfants à libérer les émotions douloureuses. Agnès Pauper (thérapeute en Médecine Traditionnelle chinoise et praticienne en EFT) témoigne de son expérience quand elle a présenté l’EFT à des enfants de CM2 et des bénéfices sur le bien-être, la présence, l’attention, la gestion de la colère et de l’agressivité des enfants.

L’EFT est une méthode psychocorporelle de gestion du stress et de déprogrammation émotionnelle des souvenirs traumatiques et de reconsolidation des souvenirs. Elle se base sur la notion de méridiens et consiste à stimuler les points méridiens en les « tapotant » avec deux doigts, de manière à rétablir le courant énergétique afin de se libérer des émotions désagréables, perturbantes.

Le concept des deux voix 

Agnès Pauper explique aux enfants qu’on a tous deux voix différentes en nous :

  • une voix dans la tête (notre “hamster”)

Cette voix dit qu’on a peur (peur de redoubler, de rater un contrôle, d’un cauchemar…), qu’on est en colère ou encore qu’on est triste.

Les émotions désagréables et douloureuses sont normales et sont des éléments de survie. Une émotion est une réaction physiologique à une stimulation. C’est un mouvement qui sort (E = vers l’extérieur et motion = mouvement).

émotions EFT

Elles deviennent négatives quand elles paralysent et envahissent tout le reste.

  • une voix dans le coeur 

Cette voix parle de confiance, d’amour et de bien-être.

L’EFT pour retrouver la voix du coeur

Le matin, quand les enfants arrivent en classe, la pratique de l’EFT peut les aider à libérer leurs pensées douloureuses et négatives pour retrouver la voix du coeur pleine de confiance et d’amour.

Agnès Pauper propose la pratique de deux rondes consécutives pendant 2 à 3 minutes tous les jours (par exemple, le matin en arrivant, après les récréations et après le repas). Une ronde d’EFT consiste à tapoter des points du corps en répétant des phrases de libération émotionnelle. Il existe 9 points de base :

  1. le sommet de la tête
  2. le début du sourcil
  3. le coin de l’oeil
  4. sous l’oeil
  5. sous le nez
  6. le milieu du menton
  7. sous la clavicule
  8. sous le bras
  9. sous le sein
eft enfants école
Source : Finis les chagrins, les peurs et les colères avec l’EFT (Jean-Michel Gurret)

 

  • Première ronde

Tapoter les points d’EFT en visant un problème ou une émotion qu’on peut identifier à l’aide de questions :

Quelle est mon émotion, ici et maintenant en y pensant ? (ex : de la peur, de la colère, de la honte…)

Quelles sont mes sensations physiques, ici et maintenant ? (ex : la gorge nouée, le ventre qui se tord, la bouche sèche…)

Qu’est-ce que je me dis de négatif sur moi ou sur la situation ? ( ex : je vais rater, ça va être une catastrophe, je ne suis pas à la hauteur, on va se moquer de moi…)

Les enfants peuvent effectuer sur chaque point une dizaine de stimulations avec le bout de l’index et du majeur en répétant la phrase qui décrit les émotions et les sensations (par exemple : j’ai honte, je transpire, je rougis, j’ai peur car les autres vont se moquer de moi et j’ai la gorge nouée).

 

  • Deuxième ronde

Tapoter les points d’EFT en choisissant d’avoir confiance et d’être bien  (par exemple : je suis quelqu’un de bien, je vais y arriver, je suis aimé et j’aime, je peux compter sur mes amis et ma famille…).

 

Les enfants peuvent s’approprier l’EFT et refaire des rondes seuls en cas de besoin (par exemple avant un exposé à l’oral ou une évaluation).

>>> Vous pouvez découvrir en détail l’EFT pour les enfants dans cet article : 5 questions + une technique pour identifier clairement une situation de stress et apaiser les tensions

……………………………………………………………………………………………………………

Un ouvrage que je vous recommande : Finis les chagrins, les peurs et les colères avec l’EFT : aidez votre enfant à mieux vivre ses émotions de Jean-Michel Gurret (éditions Leduc).

5 outils positifs et bienveillants pour la classe (les ressources d’une enseignante en collège)

La bienveillance à l’école ? C’est déjà en cours ! (l’exemple d’une enseignante dans le public qui partage ses outils)

Joëlle Sam-Caw-Frève est professeur de mathématiques dans un collège public difficile de La Réunion. Elle partage dans cette vidéo sa vision d’une éducation positive et partage ses outils pour faire entrer la bienveillance à l’école.

5 outils positifs et bienveillants pour la classe (les ressources d’une enseignante en collège)

1. La connaissance de soi

  • Nos émotions

Quand on est soumis au stress, on a tendance à confondre les émotions, à mélanger causes et conséquences, à ne pas faire preuve de logique. Il est important de connaître et reconnaître nos émotions.

>>> Des ressources pour la mise en pratique :

7 étapes pour apprendre à reconnaître ses émotions : un atout pour la vie

10 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions

 

  • Nos profils d’apprentissages

Comment fait-on pour apprendre ? Comment apprend-t-on le plus facilement ?

Quels sont mes points faibles et mes points forts ?

>>> Des ressources pour la mise en pratique :

Réussir, ça s’apprend : 7 points pour accompagner efficacement les enfants dans leurs apprentissages

Comment fait-on pour apprendre ?

comment-fait-on-pour-apprendre

2. L’utilisation des outils de la culture dominante

On ne peut pas faire comme si Internet n’existait pas. Internet donne une ouverture et une connexion inouïe au monde, permet d’aborder les apprentissages différemment et peut être utilisé au service de la classe.

Internet est une source d’inspiration.

internet classe

3. La Communication Non Violente

Le processus de la CNV (Communication Non Violente) facilite l’ouverture et la communication.

Joëlle Sam-Caw-Frève utilise un outil proposé par Graines de médiateurs :

graines de médiateurs

La tortue ne cherche pas de solution et se renferme, le lion impose sa solution (frappe, menace, fait du chantage…), le caméléon privilégie la relation et préfère s’effacer.

Quant à lui, le dauphin décrit ce qu’il voit, parle de ses émotions et de ses besoins, distingue les problèmes des personnes et est disposé à trouver des solutions qui conviennent à tout le monde.

>>> Des ressources pour la mise en pratique :

La comptine quand je suis énervé : la communication non violente enseignée aux enfants

10 phrases à dire aux enfants pour encourager la résolution pacifique des conflits

Silence la violence ! : un livre pour mieux vivre ensemble et trouver des alternatives à la violence

silence-la-violence

 

4. Un cadre bienveillant et positif

cadre bienveillant école

Instaurer un cadre bienveillant et positif revient à créer une bulle de joie protectrice et créatrice d’énergie comme point de départ pour cultiver le bonheur et le partager.

Les élèves ne sont pas des bocaux à remplir mais des potentiels à révéler.

La psychologie positive est un outil utile pour cultiver le bonheur à l’école et en dehors : faire preuve de gratitude, révéler les potentiels, encourager, valoriser, cultiver l’altruisme.

gratitude enfants

Organiser des événements festifs et fédérateurs pour tous les membres de l’établissement participe à ce cadre positif car cela favorise :

  • un sentiment d’appartenance à une communauté,
  • l’impression de compter
  • la satisfaction d’avoir du pouvoir pour agir et faire la différence.

>>> Des ressources pour la mise en pratique :

L’importance d’un climat de classe positif : pourquoi ? comment ?

6 outils pour favoriser un cadre bienveillant et valorisant en classe (applicable à la maison aussi)

5 manières d’utiliser l’encouragement de façon efficace (avec la discipline positive) 

Un exemple de pleine conscience et de psychologie positive en classe : l’accueil du meilleur

 

5. Un engagement citoyen au service de la société

Joëlle Sam-Caw-Frève anime des ateliers d’engagement citoyen, ambitionnant de donner des outils aux jeunes pour leur permettre de s’impliquer dans la vie civile.

En 2015, elle devient co-fondatrice de l’ONG World Kindness France. Elle est ambassadrice de La Réunion du mouvement pour la Gentillesse et la Bienveillance.

>>> Des ressources pour la mise en pratique :

Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur (par Edgar Morin) 

Apprendre à coopérer à l’école : pourquoi ? comment ?

Enregistrer

Enregistrer

activites-decouverte-emotions-enfants

5 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions

5 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions

Tant que le cerveau n’a pas atteint sa pleine maturité (pas avant 20 ans, certains chercheurs affirmant même vers 30 ans), les processus de gestion des émotions ne sont pas totalement fonctionnels. L’enfant a alors des difficultés à contrôler et maîtriser ses réactions émotionnelles. L’enfant n’est pas en mesure de gérer l’ensemble des émotions qui affluent en lui du fait de l’incomplétude de ses réseaux neuronaux. Le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes.

L’apprentissage du langage des émotions aura alors sur l’enfant un impact sur son comportement social, et notamment sa capacité à surmonter le stress, à gérer son agressivité et à exprimer ses affects.

Par ailleurs, un enfant qui enfouit ses émotions, ses peurs, qui ne peut pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance : ni pour lui-même, ni pour les autres.

Quand un enfant apprend à repérer ses émotions et à repérer le message envoyé par son corps, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui compte pour lui mais aussi pour les autres.

Enfin, des enfants qui se sentent bien dans leur tête et dans leur corps, qui savent reconnaître les signaux envoyés par les émotions, sont dans de meilleures dispositions pour apprendre.

  1. Un tableau des émotions

Représenter les émotions par des images ou des photos, les nommer avec les enfants puis afficher le tableau des émotions dans un endroit accessible. Les enfants pourront alors pointer leur émotion du moment en se référant au tableau.

 

  1. Une roue des émotions

Un côté de la roue contient les 8 émotions les plus courantes, éventuellement illustrées par un picto :

·         agité,

·         surexcité,

·         impatient,

·         découragé,

·         triste,

·         en colère,

·         peur,

·         fatigué.

L’autre côté de la roue contient des solutions acceptables et non violentes, comme :

·         boire,

·         faire un massage,

·         écouter de la musique,

·         marcher ou courir,

·         faire un câlin,

·         parler des émotions ressenties…

Un exemple vendu chez Hop Toys :

ideo-roue-des-emotions

  1. Dessiner les émotions

Énoncer une émotion puis inviter les enfants à dessiner différents traits représentant chacun une émotion (un trait en colère, un trait déçu, un trait joyeux, un trait apeuré…).

Laisser le choix parmi plusieurs types de crayons et plusieurs couleurs pour jouer à la fois sur l’épaisseur du trait, sur sa couleur, sur sa forme, sur sa taille… Il est possible de guider les enfants en précisant qu’un trait joyeux sourit, qu’il se sent léger mais qu’un trait en colère fait la tête, qu’il est enragé, qu’il a envie de crier ou de taper.

En s’aidant de ce travail, demander aux enfants de choisir une émotion dans une liste et de dessiner le portrait de cette émotion (des visages en colère, des visages apeurés, des visages joyeux…).

art-therapie-emotions-enfant

>>> Plus de détails ici : 4 étapes pour sensibiliser les enfants aux émotions à travers l’art

 

  1. Des livres pour mettre des mots sur les émotions

Quelques références à proposer aux enfants :

Dès 2 ans :

    • Aujourd’hui je suis (Minedition)

    • Parfois je me sens (KALEIDOSCOPE)

Dès 3 ans :

    • La couleur des émotions (Quatre Fleuves)

Dès 5 ans :

    • Le livre des émotions (Bayard Jeunesse)

    • Le Cahier Filliozat Mes émotions (Nathan)

Dès 6 ans :

    • Mes émotions… des visiteuses inattendues (La Parole Vivante)

 

  1. Des questions d’éducation émotionnelle à se poser en famille

3 questions à se poser en famille (au moment du repas ou du coucher) ou en classe (en fin de journée):

  1. Qu’est-ce qui t’a rendu/e le/la plus triste aujourd’hui ?
  2. Qu’est-ce qui t’a mis/e le plus en colère aujourd’hui ?
  3. Qu’est-ce qui a provoqué le plus de joie en toi aujourd’hui ?

 

 

climat-de-classe-positif

4 clés pour créer et entretenir un climat de classe positif : pourquoi ? comment ?

Construire un climat de classe positif et favorable aux apprentissages : pourquoi ?

Cette vidéo est extraite du premier module du MOOC Bâtisseurs de possibles, réalisée grâce aux apports de Jean Heutte, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation. Elle expose les atouts d’un climat de classe positif pour favoriser les apprentissages.

 

4 clés pour créer et entretenir un climat de classe positif

1. Apprendre le fonctionnement du cerveau

Des ressources pour apprendre aux enfants comment leur cerveau fonctionne et quels sont ses besoins pour fonctionner au mieux :

le cerveau à l'école en vidéo

 

2. Un cadre rigoureux

La mise en place d’un cadre rigoureux vise à permettre la vie et le travail dans une communauté (ne pas faire de mal à soi-même et aux autres, respecter le matériel). Je vous propose plusieurs points pour y parvenir :

  • mettre en place des conseils de justice et/ou des conseils de classe (découvrir le fonctionnement démocratique de l’Ecole Dynamique à Paris ici)
  • conserver une foi inébranlable dans les compétences et la nature bonne des enfants

 

3. La cohésion du groupe

La cohésion du groupe peut passer par plusieurs points :

  • communiquer sans violence grâce à la Communication Non Violente (CNV) – voir cette comptine destinée aux enfants

 

4. Satisfaire les 3 besoins psychologiques fondamentaux

  • Besoin de compétence : se sentir capable de réaliser les tâches demandées

> Des idées pour développer le sentiment de compétence et la confiance en soi des enfants : Un exercice pour développer la confiance en soi des enfants

> Des phrases pour remotiver les élèves et renforcer leur sentiment de compétence :

phrases remotiver enfants

 

  • Besoin d’autonomie : être à l’origine de ses actions et de ses choix

> Voir cet article pour développer cette notion : Le jeu et le libre choix, une pédagogie naturelle ?

 

  • Besoin d’appartenance sociale : sentir qu’on fait partie d’un groupe

> Des idées pour favoriser le sentiment d’appartenance : 3 exercices pour développer le goût de la solidarité au sein d’un groupe

Apprendre à coopérer à l’école : pourquoi ? comment ?

Apprendre à coopérer à l’école : pourquoi ? comment ?

L’importance de la coopération

Puisque c’est dans l’esprit des hommes que naissent les guerres, semons-y la paix. – Déclaration de l’UNESCO

Maria Montessori ajoutait même que la politique ne peut qu’éviter la guerre, seule l’éducation peut instaurer durablement la paix.

 

Des pratiques pour favoriser la coopération en classe

  • Des ateliers philo

Pour apprendre à réfléchir, à argumenter, à formuler sa pensée et à écouter l’autre.

>>> Des idées pour les mettre en place ici.

 

  • Des conseils d’enfants et le vivre ensemble (inspirés de la pédagogie Freinet)

Les enfants sont invités à écrire les conflits et les difficultés qu’ils rencontrent au cours de la semaine (que ce soit dans l’organisation, dans le partage des espaces, dans le travail…). Les enfants prennent des décisions communes sur le principe du consensus pour résoudre ces différents problèmes.

>>> Plus de détails dans cet article : La solution gagnant-gagnant pour favoriser l’adhésion des enfants aux règles de la vie collective

 

  • L’éducation à la paix en 3 temps

1. Soi : comment je gère mes états émotionnels ?

Des pistes pour mieux se connaître et apprivoiser ses émotions dès l’enfance :

– la pratique artistique,

– la respiration,

– le yoga et la pleine conscience,

– la pratique de la Communication Non Violente,

– des outils et activités d’éducation émotionnelle,

-des livres et jeux pour développer le vocabulaire autour des émotions

livres émotions coopération

En tant qu’adultes, cela demande que nous soyons en permanence en lien avec notre vulnérabilité, notre fragilité et notre histoire personnelle. Nous allons servir de repères et de modèles pour les enfants. Cela nous oblige à la fois à être cohérents et à revisiter nos blessures passées et à prendre soin de notre enfant intérieur.

 

2. Les autres : comment apprendre à coopérer ?

La coopération demande de prendre en compte en même temps l’autre ET moi. On apprend à faire du ET.

Comment demander une médiation ? Comment me poser comme médiateurs face à un conflit ?

Quel est mon besoin ? quels sont les besoins des autres ?

Quelle est ma demande ? quelles sont les demandes (parfois déguisées) des autres ?

 

3. L’environnement : comment prendre soin de la nature ? comment la connaître et la respecter ?

 

…………………………………………………………………………..

Inspiration : Isabelle Peloux, fondatrice de l’Ecole du Colibri et auteure du livre du même nom.

L’Ecole du Colibri est disponible en librairie, en médiathèque ou sur Internet.

Commander L’Ecole du Colibri sur Amazon.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

émotions positives apprentissage

Ecole : 3 exemples pour mettre les émotions positives au cœur des apprentissages

Ecole : 3 exemples pour mettre les émotions positives au cœur des apprentissages

Les neurosciences ont montré qu’une attitude chaleureuse, empathique et bienveillante fait maturer le cerveau de l’enfant d’un point de vue intellectuel et affectif. A chaque fois qu’un être humain est dans une ambiance agréable, avec une personne empathique, chaque fois qu’un regard bienveillant est posé sur lui ou qu’il reçoit des caresses, des gestes tendres, des sourires, son organisme sécrète de l’ocytocine, l’hormone du bien-être.

L’éducation positive consiste en une approche psychologique qui vise à développer le bien-être des élèves et faire la promotion du bonheur. On regarde comment cela se traduit dans les salles de classe, et quels types d’apprentissages cela implique. Il est de plus en plus évident que l’éducation positive aide à réduire l’angoisse, dope l’estime de soi et aide les jeunes à faire plus à l’école.

 

Cette vidéo propose trois exemples d’écoles qui ont mis les émotions positives au cœur des apprentissages

1. Le Positive Education Program (PEP) en Australie

“On apprend mieux quand on est heureux”. Partant de ce principe, le PEP allie enseignement traditionnel et psychologie positive. Cette approche vise à aider les élèves à tirer le meilleur de leur vie, à prévenir les maladies comme la dépression dès le plus jeune âge et à renforcer leur détermination, à travers la génération d’émotions positives accompagnant les apprentissages.

éducation positive à l'école PEP Australie

La pleine conscience fait notamment partie du programme : chaque cours début par une courte séance de méditation de pleine conscience et les périodes d’examen sont accompagnées de séances pouvant durer jusqu’à dix minutes.

>>> 3 livres pour introduire la pleine conscience du primaire au lycée

 

2. Les cours de bonheur en Allemagne

Des cours de bonheur ont été introduits dans une centaine d’écoles allemandes avec plusieurs intérêts pédagogiques :

  • pousser les élèves à faire des choses qu’ils n’ont pas l’habitude de faire… en d’autres termes, sortir de leur zone de confort et améliorer leur créativité,
  • développer les compétences sociales par des jeux de coopération (comme celui de la rivière à franchir avec un nombre limité de rochers),
  • travailler la perception plutôt que la recherche de performance.

Par exemple, la douche chaude : un élève se retourne et tous les autres disent ce qu’ils trouvent de positif chez lui. Il n’est pas rare que l’élève finisse par pleurer de joie et l’effet de bien être peut durer plusieurs jours !

éducation positive à l'école Allemagne cours de bonheur
La douche chaude

>>> 6 conseils pour mettre en place un cadre valorisant en classe (dont la douche chaude)

 

3. L’éducation au service du Bonheur National Brut (BNB) au Bouthan

Le bonheur est devenu l’objectif ultime de développement au Bouthan et la préparation au bonheur commence naturellement dès l’école.

Les élèves apprennent à entraîner leur esprit avec la méditation de pleine conscience. Ils participent aussi aux services rendus à la communauté pour apprendre les valeurs humaines et le respect.

éducation positive à l'école méditation Bouthan

 

>>> Les bienfaits de la pleine conscience à l’école démontrés par Jeanne Siaud-Facchin (psychologue)

Enregistrer

la psychologie positive en classe

Psychologie positive : un exercice pour tirer partie des émotions positives en classe

Psychologie positive : un exercice pour tirer partie des émotions positives en classe

Max Deloor a créé un programme basé sur la pleine conscience et la psychologie positive, qu’il propose dans des écoles belges. Dans cette vidéo, il a demandé aux enfants de trouver une phrase pour accueillir la journée.

Il suffit aux enfants d’inspirer de l’air doucement en ouvrant les bras, de dire la phrase choisie, puis d’expirer lentement par la bouche.

Il s’agit d’un rituel matinal facile à mettre en place avec les enfants pour intégrer la psychologie positive en classe et tirer partie de l’effet des émotions positives à l’école. Les neurosciences ont montré qu’on apprend mieux quand on se sent mieux.

Les enfants sont invités (et non pas obligés) à pratiquer cet exercice : certains préfèrent rester assis et silencieux, d’autres rejoignent les enfants debout en cours de route, d’autres encore ont du mal à s’exprimer et sont encouragés.

Une vidéo touchante, optimiste, inspirante :

Je vous aime tous.

J’aime toute la classe.

J’adore tout le monde.

Je suis contente d’être dans cette classe avec vous.

 

 

Retrouvez l’ensemble du projet d’apprentissage de la pleine conscience et de la psychologie positive en classe sur le site de Max Deloor : http://www.maxeloor.be

Dossier spécial Intelligence : comment aider les enfants à connaître et cultiver leurs intelligences ?

Comment sommes-nous intelligents ?

l'élément robinsonDans son livre L’Elément, Ken Robinson raconte qu’il a l’habitude de demander aux participants de ses conférences de noter leur intelligence. Il leur pose cette question : “Quel est votre niveau d’intelligence entre 1 et 10 ?”

Il s’étonne toujours de voir des gens répondre à cette question (la majorité s’évaluant entre 8 et 6) alors que selon lui cette question n’a aucun sens. Il faudrait répondre que la question n’est pas bonne et la remplacer par celle-ci : Quelle est votre forme d’intelligence ? Comment êtes-vous intelligents ?

Ces questions suggèrent qu’il existe diverses manières de faire preuve d’intelligence.

Ken Robinson rappelle que les scientifiques n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur une définition unique et commune de l’intelligence. L’intelligence est devenue dans l’esprit commun synonyme de la capacité à répondre à un test verbal et logico-mathématiques (puisque ce sont les éléments valorisés pour réussir à l’école). Pourtant, il n’y a pas d’intelligence, disait André Gide : on a l’intelligence de ceci ou de cela.

l'intelligence n'est pas synonyme d'aptitude scolaire
Il y a autant de manières de définir l’intelligence que de personnes qui se sont penchées sur le sujet !

Une intelligence de situation

Toute intelligence est intelligence de quelque chose. C’est le nom de la curiosité qui nous anime. – Michel Eltchanimoff (rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magazine)

Une personne est intelligente en vertu de sa capacité d’estimer les possibilités d’une situation et d’agir en accord avec son estimation. – John Dewey (pédagogue américain)

 

Une intelligence des questions

L’intelligence n’est pas la capacité à résoudre des problèmes mais à en créer. – Josef Schovanec (docteur en philosophie et chercheur en sciences sociales)

L’école devrait créer des conditions où l’enfant participe activement à la construction personnalisée de ses propres problèmes et […] concourt à la mise en oeuvre des méthodes qui lui permettront de les résoudre (fût-ce au prix d’essais et d’erreurs multiples). – John Dewey (pédagogue américain)

 

Une intelligence de personnes

Léonard de Vinci ne se résume pas à une intelligence exceptionnelle : la personnalité et l’identité de chaque être humain, sa créativité et ses valeurs participent grandement à l’évolution du monde. – Jean-Luc Bernaud (professeur en psychologie)

Einstein n’a jamais réussi à parler l’anglais correctement. Chacun a des aptitudes différentes. – Josef Schovanec

 

Une intelligence de destruction

Il faudrait qu’on redéfinisse l’intelligence non plus comme acquisition [de connaissances], mais comme destruction [de ce qui est cru à un moment donné]. – Josef Schovanec

 

Une intelligence créative

La capacité à sortir du cadre, à désobéir et à créer, est presque impossible à intégrer dans les normes de l’intelligence. – Jean-Luc Bernaud

 

Une intelligence d’effets

Il ne me semble guère intelligent de jauger l’intelligence d’une personne en prenant référence l’idée qu’on se fait de ce que serait une “intelligence pure”. Car la seule chose qui compte vraiment, ce sont les “effets d’intelligence”. J’entends par là tout ce qu’une intelligence humaine peut enclencher, ouvrir, faire surgir dans l’intelligence des autres humains. – Etienne Klein (physicien et philosophe des sciences)

 

Une intelligence collective

Ensemble, en échangeant des idées et en essayant des choses, nous sommes toujours plus intelligents qu’en agissant seuls. – John Dewey

 

Une intelligence des émotions

Quand l’individu résout un problème, il ressent des choses en fonction de la situation, a peur d’échouer, se pose des questions sur ses capacités et cela a une incidence sur sa performance. Comment les émotions influencent nos réflexions, et inversement. – Jean-Luc Bernaud

 

Plusieurs tentatives de définition de l’intelligence : utiles ou enfermantes ?

Plusieurs théories soutiennent que l’intelligence englobe bien plus que ce que les tests de QI peuvent évaluer. Ces théories sont à prendre pour ce qu’elles sont : des tentatives d’explication pour mieux comprendre soi-même et les autres. Elles catégorisent et étiquettent les humains mais il est toujours possible de les considérer plutôt comme des clés de compréhension et d’ouverture (comprendre comment je fonctionne et pourquoi/comment les autres fonctionnent différemment de moi).

Je rappelle justement la diversité de ces théories pour montrer à quel point il est difficile de définir l’intelligence et d’en saisir le sens pour mieux vivre (plutôt que chercher à faire rentrer les humains dans des cases pré-définies et à hiérarchiser les formes d’intelligences… et fatalement les humains !).

Il n’y a pas de hiérarchies, il n’y a que des différences. – Albert Jacquard

 

Les intelligences multiples

Le psychologue américain Howard Gardner définit 9 types d’intelligence (en se gardant de déclarer cette liste ferme et définitive). Il définit l’intelligence comme :

la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens ayant une valeur dans un contexte culturel ou collectif précis. Les problèmes à résoudre vont de l’invention de la fin d’une histoire à l’anticipation d’un mat aux échecs, en passant par le raccommodage d’un édredon. Les biens vont des théories scientifiques aux compositions musicales en passant par les campagnes politiques victorieuses.

Howard Gardner reconnaît les intelligences verbales et logico-mathématiques évaluées par les tests de QI mais il les place à égalité avec les autres. L’éducation devrait traiter chaque type d’intelligence à égalité afin que tous les enfants aient l’opportunité de développer leurs propres capacités et passions.

  • L’intelligence langagière

L’intelligence verbale linguistique est la capacité d’utiliser le langage pour s’exprimer et comprendre des idées. Cette sensibilité aux mots et au langage, aux échanges oraux, à la lecture et à l’écriture est utile aux écrivains mais aussi aux politiciens ou aux enseignants.

  • L’intelligence musicale

L’intelligence musicale repose sur l’acuité de l’oreille et la perception du rythme. Elle peut être utile à un garagiste qui va reconnaître un problème dans un moteur de voiture rien qu’en entendant le bruit qu’il fait !

  • L’intelligence logico-mathématiques

L’intelligence logico-mathématiques est la capacité à tenir un raisonnement logique, à calculer, à analyser.

  • L’intelligence spatiale

L’intelligence de l’espace est la capacité à à se représenter en 3 dimensions, à s’orienter, à avoir un bon sens de l’orientation. Elle est notamment utile aux marins, ingénieurs, chirurgiens, sculpteurs, peintres ou autres architectes. Cette intelligence est par exemple développée par les jeux vidéo :-).

  • L’intelligence kinesthésique

L’intelligence kinesthésique est l’intelligence du corps, la capacité à utiliser le corps pour exprimer des émotions, pour mémoriser une information, pour maîtriser un geste, pour créer. Pensons aux danseurs et aux athlètes mais aussi aux chirurgiens et aux artisans.

  • L’intelligence interpersonnelle

L”intelligence interpersonnelle définit notre relation aux autres : la capacité à comprendre les autres et à travailler avec eux. C’est être intelligent avec les autres !

  • L’intelligence intrapersonnelle

L’intelligence intrapersonnelle est la connaissance de soi-même. Gardner la définit comme “la faculté de se former une représentation de soi précise et fidèle, et de l’utiliser efficacement dans la vie.”

  • L’intelligence naturaliste

L’intelligence naturaliste est la capacité d’observation et de respect de la nature, de reconnaissance, identification et classement des animaux, des plantes, des minéraux.

  • L’intelligence existentielle

L’intelligence existentielle est une intelligence spirituelle et philosophique qui se traduit par la capacité à se poser des questions sur le monde et la vie, à philosopher.

 

apprendre avec les intelligences multiples

 

Intelligence analytique, créative et pratique

Robert Sternberg, professeur de psychologie, définit trois types d’intelligence et reconnaît qu’elles sont complémentaires, se retrouvant à des degrés et des intégrations variables chez les individus.

  • L’intelligence analytique

Il s’agit de la capacité à résoudre des problèmes de manière académique et à réussir les tests de QI traditionnels. Ces types de tâches scolaires admettent une seule réponse correcte. Les personnes dont la forme d’intelligence prédominante est analytique sont peu enclins à trouver des idées nouvelles par eux-mêmes.

 

  • L’intelligence créative

Il s’agit de la capacité à affronter des situations nouvelles et à trouver des solutions originales. L’intelligence créative synthétise des connaissance et compétences existantes et ouvre la voie à des réponses divergentes.

Les personnes dont la forme d’intelligence prédominante est créative ont tendance à se fier à leur intuition mais peuvent obtenir des résultats faibles aux tests de QI standards car ceux-ci ne mesurent pas assez la créativité et l’intuition. Les personnes dont l’intelligence créative est dominante sont celles qui ont le plus de probabilité d’innover, de faire preuve de pensée divergente et de penser “en dehors de la boîte”.

 

  • L’intelligence pratique

Il s’agit de la capacité à résoudre les problèmes et défis de la vie quotidienne. Cette forme d’intelligence est pratique dans le sens où elle permet de comprendre ce qu’il faut faire dans une situation donnée et de le faire.

Pour Sternberg, l’intelligence pratique consiste à appliquer les intelligences analytique et créative aux situations quotidiennes en s’adaptant soi-même ou en remodelant l’environnement.

 

Intelligence émotionnelle et sociale

Daniel Golemean, psychologue et auteur du best seller Emotional Intelligence, distingue intelligence émotionnelle et intelligence sociale. Elles permettent toutes deux de vivre en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

  • L’intelligence sociale

Nous sommes des êtres sociaux : nous sommes conçus de telle manière que nous avons besoin de contacts, de parler avec les autres, de toucher et d’être touchés physiquement. Les neurosciences montrent que nous existons avec, en fonction, grâce, par rapport aux autres. Golemean intègre dans la notion d’intelligence sociale le fait de comprendre l’autre et de faciliter les relations entre les personnes.

 

  • L’intelligence émotionnelle

Selon Golemean, l’intelligence émotionnelle recouvre des compétences telles que :

– la capacité de se motiver et de persévérer malgré l’adversité et les frustrations

– le contrôle de ses impulsions

– la capacité de différer une satisfaction

– la capacité de réguler son humeur et d’empêcher la détresse d’altérer les capacités de raisonnement

– l’empathie

– l’espoir

Elle englobe les intelligences intra et interpersonnelles de Gardner.

 

Cerveau du coeur et cerveau viscéral

Selon Robert Cooper, l’intelligence passe par trois cerveaux :

  • le cerveau du crâne

  • le cerveau du coeur

L’intelligence du cœur fait accéder aux motivations profondes, aux émotions vraies chez soi et chez les autres, à l’autonomie. L’individu autonome est celui qui se forge ses propres règles de vie, celui qui écoute son cœur.

L’intelligence du coeur repose sur les compétences à donner, recevoir,demander, refuser. Elle nous demande aussi de savoir écouter les autres, décoder leurs messages et régler nos conflits de manière non violente. – Isabelle Filliozat

  • le cerveau viscéral

Des neurones sont présents dans nos intestins . Le ventre est doté d’une intelligence qui lui est propre, bien qu’elle ne soit pas consciente. Or “ce sont surtout des processus inconscients qui sont aux commandes de notre vie – parce que la conscience a toujours une demie seconde de retard sur notre réalité” (source L’intelligence du ventre).

Le ventre serait alors “gestionnaire de notre instinct, fournisseur d’informations inconscientes, et régulateur d’états d’âme”. Voilà pourquoi le langage courant parle de “réactions viscérales”.

 

L’intelligence des moyens

Dans le livre Réussir, ça s’apprend, Antoine de la Garanderie explique qu’enseigner la variété des moyens intellectuels (et notamment les procédures évocatives) aux élèves pour qu’ils les mettent en pratique leur permet de savoir ce qu’ils ont à faire pour apprendre et comprendre.

Selon lui, tous les enfants peuvent comprendre et apprendre à partir du moment où ils ont pris connaissance de leurs habitudes évocatives, c’est-à-dire de ce qui se passe dans leur tête et seulement dans la leur.

L’habitude évocative est une évocation mentale habituelle de ce qui a été perçue dans l’environnement : cette évocation peut bloquer certains apprentissages, d’autant plus si un enfant n’a pas la même habitude évocative que son/ ses enseignant(s) ou son/ses parent(s).

Selon Antoine de la Garanderie, l’habitude évocative est une structure soit visuelle soit auditive de réalités concrètes, de mots, d’opérations complexes, d’élaborations ou d’inventions.

Certains enfants n’utilisent que des images visuelles, d’autres que des images auditives pour penser. D’autres encore utilisent d’une façon plus ou moins large les deux espèces d’images. Il n’existe ni imbéciles ni incapables : si un enfant ne comprend pas, il faut lui parler dans sa langue.

 

3 caractéristiques des intelligences humaines

Ken Robinson écrit que les intelligences humaines ont au moins trois caractéristiques communes :

1. La diversité

Les raisonnements verbaux et mathématiques sont seulement deux manières dont l’intelligence se manifeste :

L’intelligence peut se manifester sous des formes qui ont peu ou rien à voir avec les nombres et les mots. Nous réfléchissons au monde de toutes les manières dont nous l’éprouvons, y compris les différentes manières dont nous utilisons nos sens.

Ken Robinson indique par ailleurs que nous ne devrions pas nous contenter de solliciter nos cinq sens pour envisager le monde. Il compte quatre autres sens qui viennent enrichir notre impression de faire partie du monde et de pouvoir évoluer en son sein :

  • la perception de la température
  • la perception de la douleur
  • le sens de l’équilibre
  • le sens kinesthésique (connaître la position de nos membres et du reste de notre corps dans l’espace et les uns par rapport aux autres).

 

2. Le dynamisme

Les éclairs de génie surviennent quand on découvre de nouvelles relations entre les événements, les idées et les situations. Ken Robinson cite l’exemple d’Albert Einstein :

Sa réussite ne vint non pas de la puissance de traitement de son cerveau, mais de son imagination et de sa créativité.

Il jouait souvent du violon tard le soir dans sa cuisine, improvisait des mélodies tout en réfléchissant à des problèmes complexes. Telle une inspiration soudaine, la solution lui venait avec la musique.

 

3. La spécificité

Chaque individu possède sa propre forme d’intelligence : chaque personne est constituée d’une certaine combinaison d’intelligences dominantes et latentes différente de celle du voisin.

L’intelligence serait à considérer comme un bouquet avec des fleurs plus ou moins ouvertes, qu’il est toujours possible de faire éclore si on décide d’en prendre soin (en sachant que certaines sont plus faciles à cultiver que d’autres).

 

Comment aider les enfants à connaître et cultiver leurs intelligences ?

En tant que parents, enseignants, nous pouvons aider les enfants à trouver leurs talents et leurs passions en les encourageant à identifier et à développer leurs formes d’intelligence, en les aidant à répondre à la question : Comment es-tu intelligent ?

Identifier la/les forme(s) d’intelligence des enfants en leur faisant comprendre qu’ils sont intelligents chacun à leur manière

Il s’agit d’observer attentivement nos enfants (plutôt que leur soumettre un modèle de ce qu’ils pourraient être) et d’essayer de comprendre qui ils sont vraiment. Cela peut passer par des questions comme :

  • Qu’est-ce qu’ils aiment faire le plus ?
  • Dans quelles activités ont-ils tendance à se lancer eux-mêmes ?
  • Quelles dispositions naturelles semblent-ils avoir ?
  • Qu’est-ce qui les absorbe le plus ?
  • Quels types de questions posent-ils ?
  • Quels types de remarques font-ils ?

 

Pour plus de détails sur la manière d’identifier le profil d’intelligences multiples des enfants, voir cet article.

 

Les autoriser à accéder au monde avec tous leurs sens sans imposer une ou des manières

Ken Robinson insiste sur la connaissance de nos sens car ils affectent notre compréhension du monde et de nous-mêmes. Je trouve en ce sens qu’il rejoint les idées de Maria Montessori qui insiste sur l’ambiance et l’éducation sensorielle.

C’est en variant les expériences de toutes sortes, en apprenant comment se servir de leur corps, de leur sens, en touchant, en manipulant, en écoutant, en sentant, en parlant, en jouant, en regardant, en comptant que les enfants trouveront ce qui leur plait et ce qu’ils savent bien faire.

D’où l’importance de bouger avec les enfants, de faire travailler leurs mains, de leur transmettre le goût de la lecture, de leur lire des histoires, de développer leur motricité, de les faire danser, chanter, créer, de leur faire découvrir le monde et la nature, de jouer avec les mots et les nombres, de leur apprendre à respecter leur corps et ceux des autres (par les massages, la sophrologie, le yoga, la méditation de pleine conscience par exemple), de les laisser jouer et de jouer avec eux, de les regarder, de leur parler, de stimuler leur expression orale.

 

Les aider à “faire grossir” une forme d’intelligence dont ils expriment le besoin

La méthode des Octofun, basée sur la théorie des intelligences multiples de Gardner, rejoint cette idée. La famille des Octofuns est un outil à destination des enfants pour que chacun puisse découvrir ses différentes formes d’intelligence , qu’elles soient plus ou moins développées. La créatrice des Octofuns, Françoise Roemers-Poumay, explique aux enfants dès la maternelle qu’ils possèdent en eux des sortes de boules d’énergie et qu’ils peuvent toujours les faire grossir.

octofuns intelligences multiples

Je vous laisse découvrir le principe en vidéo et sur le site www.octofuns.fr

 

Les aider à comprendre ce qui se passe dans leur tête

Pour aider un enfant dans ses apprentissages, deux temps sont importants selon Antoine de la Garanderie :

  • celui de l’évocation mentale (comment je vois et/ou entends une information ?)
  • celui de la mise en projet (pourquoi j’apprends ? quelles valeur je donne à ce que j’apprends ?).

On peut demander aux enfants comment ils font pour se rappeler, s’ils apprennent mieux quand ils écrivent ou quand ils parlent. Il n’y a pas d’un côté celui qui est intelligent et celui qui ne l’est pas mais seulement celui qui connaît le meilleur moyen de saisir une information.

Le livre Réussir, ça s’apprend regorge d’exemples d’enfants qui se pensaient “nuls” : une jeune fille de 6 ans malentendante suite à un accident de voiture peinait beaucoup à l’école. Elle avait un profil auditif retenant et comprenant mieux les choses entendues que celles vues. Elle utilisait très peu les images mentales visuelles pour évoquer dans sa tête les informations qu’elle recevait. A partir du moment où elle a été capable de se faire des images visuelles, elle a pu progresser. Ses échecs n’étaient pas liés à une incapacité intellectuelle mais à une mauvaise utilisation des moyens intellectuels dont elle disposait. gestion mentale garanderie

Dans une classe où l’institutrice pratique la gestion mentale avec ses élèves, elle propose toujours plusieurs procédures afin que tous les élèves quelque soit leur profil d’apprentissage puissent comprendre la consigne. Par exemple, pour retenir un itinéraire d’un point à un autre, les enfants écrivent, dessinent et lisent les mots correspondants.

L’institutrice indique deux manières de procéder : pour les auditifs, elle verbalise les lieux d’étape sur le plan (en haut et à gauche le château, en bas et à gauche la boulangerie, à droite au milieu le moulin); pour les visuels, elle les invite à enregistrer visuellement l’image du plan et à mémoriser les mots écrits dessus en même temps.

 

Faire travailler les différentes formes d’intelligence ensemble

Dans les apprentissages, il est intéressant d’associer plusieurs formes et moyens d’intelligence.

Par exemple, pour retenir une même poésie, des élèves pourront passer par :

  • Des éléments visuels : copier plusieurs fois des passages difficiles, souligner de la même couleur les répétitions de mots ou les rimes, mettre des flèches ou des barres pour identifier les pauses ou les enjambements, illustrer la poésie, faire une photo de la poésie ainsi “travaillée” et l’afficher dans la chambre, voir les mots ou les images d’illustration dans sa tête…
  • Des éléments verbaux : répéter mentalement ou à voix chuchotée les vers, réciter à un camarade ou à ses parents, écouter une autre personne réciter le poème (en direct ou en vidéo), réciter à deux voix (en même temps ou alternativement), chanter…
  • Des éléments gestuels : jouer la poésie comme une pièce de théâtre, mettre en scène l’histoire (avec des objets, des jouets, des peluches…), mimer les émotions ou sentiments évoqués avec les mains, les yeux, le corps, les intonations de la voix…

L’idée essentielle est d’augmenter ce qui se passe dans la tête et dans le corps.

 

Les inciter à créer chaque jour, à faire preuve de créativité

Pour Ken Robinson, intelligence et créativité sont inextricables.

On ne peut être créatif sans agir de manière intelligente. De même, la plus haute forme d’intelligence pense de manière créative.

Pourquoi ne pas inciter tous les jours les enfants à créer une nouvelles chose, à trouver une solution inédite à un problème, à se poser de nouvelles questions ?

Et créer un album de créativité dans lequel consigner chaque soir la création de la journée ainsi que les idées et les sensations associées (sous forme d’écrit, de photo, de dessin, de collage…) ?

la créativité c'est l'intelligence qui s'amuse citation einstein

Pour aller plus loin : 10 réflexes pour cultiver la créativité des enfants

 

Sensibiliser les enfants à la bienveillance, au respect de soi et des autres

Pour développer son intelligence du cœur, l’enfant a besoin de voir et de pratiquer :

  • l’empathie,
  • l’universalité des émotions,
  • la connaissance de lui-même (reconnaître ses besoins, ses émotions),
  • la communication non violente,
  • l’écoute,
  • le respect,
  • la bienveillance,
  • la compassion,
  • l’encouragement.

Des outils pour développer l’intelligence émotionnelle des enfants  : 10 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions
Un livre utile pour les enseignants de la maternelle au lycée :
Education émotionnelle : de la maternelle au lycée

Donner l’opportunité de développer et pratiquer l’intelligence collective

Insister sur le fait que les humains sont complémentaires et que la différence est une force car en échangeant des idées et en essayant des choses, nous sommes toujours plus intelligents qu’en agissant seuls.

 

Laisser autant de temps que possible pour des jeux libres et des activités auto gérées

Peter Gray est un psychologue américain, qui s’est spécialisé dans l’étude du jeu chez les enfants. Il est l’auteur du livre Free to Learn dans lequel il expose sa théorie : quand on laisse les enfants poursuivre leurs propres intérêts à travers le jeu, ils apprendront non seulement tout ce dont ils ont besoin pour mener la vie qui leur correspond mais ils le feront également avec énergie et passion, contribuant à leur bonheur. 

Les enfants viennent au monde désireux d’apprendre et équipés avec les meilleurs outils pour parvenir à cette fin : la curiosité, le jeu et la sociabilité. Les enfants sont biologiquement programmés pour s’éduquer eux-mêmes et apprennent naturellement de manière joyeuse, à travers le jeu libre, le questionnement et l’exploration.

Si on enlève le jeu libre aux enfants, on les prive de la possibilité de :

  • comprendre que le monde n’est pas si effrayant que ça,
  • éprouver de la joie et de la fierté,
  • faire « comme si » et de s’échapper de la réalité par l’imaginaire
  • se frotter aux autres
  • confronter des points de vue
  • pratiquer l’empathie
  • surmonter leur narcissisme
  • créer et innover,
  • éprouver, pratiquer et développer leurs intelligences.

…………………………………………..

Sources :

 L’Elément de Ken Robinson

 L’Intelligence du coeur d’Isabelle Filliozat

Enregistrer

Enregistrer

3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

[Stress, concentration, émotions] 3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

Calme et attentif comme une grenouille (la méditation pour les enfants) – PRIMAIRE

calme et attentif comme une grenouilleUn véritable manuel d’éducation, une méthode simple et qui marche !

Pourquoi la méditation pour les enfants ?

  • Parce que les enfants sont de plus en plus facilement distraits : jeux vidéos, SMS et autres voleurs d’attention altèrent leurs capacités de concentration.
  • Parce qu’ils peuvent être stressés et angoissés comme les adultes.

La méditation est une méthode d’apprentissage de la sérénité adaptée aux besoins des petits. Elle connaît un développement fulgurant aux États-Unis et en Europe du Nord.

La méthode d’Eline Snel est directement inspirée de la pratique de la pleine conscience élaborée par Jon Kabat-Zinn. Elle repose sur des exercices de respiration simples, qui aident peu à peu à se recentrer sur l’instant présent et à prendre du recul par rapport à l’agitation et aux ruminations.
Aux Pays-Bas, le ministère de l’Éducation nationale néerlandais offre une formation aux enseignants dans l’académie d’Eline Snel.

Calme et attentif comme une grenouille est une véritable boîte à outils pour les parents et les enseignants.

Eline Snel propose un livre et un CD avec :

  • des histoires et des témoignages (en classe et à la maison),
  • de multiples exercices à faire au quotidien : sur le chemin de l’école (pour apprendre à regarder), à table (pour s écouter mutuellement) ou quand on regarde un film ensemble (pour prendre conscience de ses émotions),
  • une rubrique « Trucs pour la maison » qui conduit parfois à des découvertes inattendues sur l’enfant ou sur soi-même,
  • des « recommandations pour l’utilisation du CD » : comment présenter les exercices à l’enfant, comment l’inciter à pratiquer régulièrement et à mettre en mots ce qu’il a ressenti,
  • 11 méditations audio sur CD adaptées à l’âge des enfants (de 5 à 12 ans).

Commander CALME ET ATTENTIF COMME UNE GRENOUILLE sur Amazon.

 

Tout est là, juste là (méditation de pleine conscience pour les enfants et les ados aussi) – COLLÈGE

tout est là juste làLa méditation de pleine conscience, c’est apprendre à être vraiment présent. Être présent à ce que l’on vit. Au moment où on le vit. Juste maintenant. C’est cela qui change tout. Pour chacun d’entre nous, pour les enfants et les ados aussi !

Ce livre est destiné aux parents, enseignants et thérapeutes. Pour aider les enfants à grandir, à s’épanouir, à vivre mieux, à résister à la dispersion, à être moins stressés, plus concentrés. Pour leur permettre de se relier, à chaque instant, à toutes leurs ressources. Tout est là, juste là, pour ne pas se faire engloutir par le flot de ce monde.

Ainsi pourront-ils devenir des adultes bien dans leur tête, dans leur coeur, dans leur vie, en accord profond avec ce qu’ils sont.

Tout est là, juste là comporte :
– Un CD inclus pour pratiquer 12 méditations guidées.
– Des conseils pratiques et concrets pour pratiquer la méditation avec les enfants et les adolescents
– Des activités pour reprendre confiance et gérer son stress à proposer aux enfants et ados (par exemple, faire la liste de ses qualités ou des jeux pour développer l’intelligence émotionnelle)
– Des exercices pour les situations particulières d’agitation, de manque de concentration, de troubles du sommeil.

Tous les livres de Jeanne Siaud-Facchin sont des best-sellers vendus à plus de 100 000 exemplaires.

Commander Tout est là, juste là: Méditation de pleine conscience pour les enfants et les ados aussi sur Amazon.

 

Comment ne pas finir comme tes parents (la méditation pour les 15-25 ans) – LYCÉE ET PLUS

comment ne pas finir comme tes parentsLe plus souvent, le passage de l’enfance vers l’âge adulte se passe bien… Mais parfois, ça coince un peu. C’est le moment où se conjuguent autodépréciation, premières grandes échéances, peur du regard des autres, et toutes sortes de questions existentielles telles que : pourquoi la vie ? et quand est-ce qu’on mange ?

Alors que n’importe quel sportif de haut niveau s’entraînerait des années avant d’affronter ce genre d’épreuve, personne n’explique aux adolescents comment faire face. Ce livre propose d’aborder ces tumultes avec clarté et souplesse grâce à une pratique venue du fond des âges, la méditation.

Le premier self-help d’initiation à la pleine conscience (et à la vie) spécialement conçu pour les jeunes adultes et qui s’adresse directement à eux à partir de 15 ans.

Dans Comment ne pas finir comme tes parents, les ados et jeunes adultes trouveront :

  • des ressources (observations, réflexions, informations scientifiques vulgarisées)
  • une méthode permettant d’entrer en relation de façon créative avec ses intentions, ses émotions, ses pensées et toutes les situations de la vie
  • des méditations guidées pour pratiquer, parallèlement à la lecture

«  Ce livre ne donne pas seulement une technique, mais un art de vivre fait d’attention, de respect, d’humour et de détente. C’est le livre que nous aurions aimé lire il y a vingt ans. » Soizic & Anaël (les auteurs)

Commander COMMENT NE PAS FINIR COMME TES PARENTS sur Amazon.

 

fonctionnement-cerveau-apprendre

4 fonctionnements majeurs du cerveau à utiliser quand on apprend (révélés par les neurosciences)

Ce que les neurosciences nous révèlent sur le cerveau pour mieux apprendre

Connaître la manière dont le cerveau fonctionne est un gage pour des apprentissages efficaces. Je vous propose de répondre aux questions suivantes dans cet article, qui pourra aider à la fois les enseignants, les parents, les enfants et les adolescents à l’école et au moment des devoirs :

1. Comment fonctionne mon cerveau ?

2. Qu’est-ce qui se passe dans mon cerveau quand j’apprends ?

3. Qu’est-ce qui favorise ou empêche les apprentissages ?

4. Qu’est-ce que je peux faire pour développer les capacités d’apprentissage de mon cerveau ?

4 fonctionnements majeurs du cerveau à utiliser quand on apprend (révélés par les neurosciences)

1. Comment fonctionne le cerveau ?

A quoi sert le cerveau humain ?

Le cerveau est en charge de tout ce que nous faisons, que ces choses soient conscientes ou non (comme emprunter un chemin connu sans se perdre, cligner des yeux ou encore sourire).

Nous utilisons notre cerveau à chaque fois que nous résolvons des problèmes, que nous parlons, que nous dessinons, que nous jouons ou pratiquons un sport, que nous faisons preuve d’imagination, que nous rêvons.

Le cerveau est également le siège de la mémoire :

  • la mémoire à court terme (comme le dernier repas que nous avons pris)
  • la mémoire à long terme (comme la manière dont nous avons vécu notre premier jour d’école)

Le cerveau est le siège de la raison et de la logique. C’est dans le cerveau que s’élaborent des raisonnements logiques comme “si je veux regarder le film à la télé ce soir, je dois faire mes devoirs cet après midi”.

Même quand nous dormons, le cerveau continue de travailler.

Quand il s’agit d’apprendre, le cerveau est la partie la plus importante du corps : c’est dans le cerveau que la pensée, la mémoire et les sensations naissent.

apprendre avec les neurosciences

 

3 informations importantes sur le cerveau humain

Voici quelques informations que nous connaissons à propos du cerveau humain :

– Le cerveau humain pèse en moyenne 1,4 kilo et ressemble à une grosse éponge grise. Le cerveau d’un chien est en moyenne 19 fois plus petit que celui d’un humain. Le cerveau d’un éléphant est de 4 à 5 fois plus gros que celui d’un humain.

– Éveillé, le cerveau humain peut alimenter une ampoule de 25 watts.

– La plus grosse partie du cerveau humain est constitué des deux lobes cérébraux, un à droite de la tête et l’autre à gauche. Le lobe cérébral gauche contrôle la partie droite de notre corps. le lobe cérébral droit contrôle la partie gauche de notre corps.

 

 

2. Qu’est-ce qui se passe dans mon cerveau quand j’apprends ?

Les neurones

Le cerveau est donc le patron de notre organisme… mais il ne travaille pas tout seul et il est fragile, sensible.

Le cerveau est constitué de 100 milliards de neurones. Les neurones transmettent les messages entre le corps et le cerveau : en messages d’entrée et en messages de sortie.

Chaque neurone comporte des petites branches (les axones) : c’est grâce à ses branches que les neurones se connectent les uns aux autres. Ces connexions forment des “chemins” par lesquels l’information va transiter.

Il existe un mouvement physique dans le cerveau d’un enfant qui apprend car les connexions entre les neurones sont modifiées. De nouvelles connexions se forment, d’autres disparaissent si elles ne sont plus utilisées.

cerveau apprendre

Neurones et apprentissage

Quand on apprend, les messages passent d’un neurone à l’autre. Plus les messages passent d’un même neurone à un autre, plus les connexions seront fortes entre ces neurones. Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est “défriché”, les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre par ces voies de communication.

Le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.

Quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.

Plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend.

 

 

3. Qu’est-ce qui favorise ou empêche les apprentissages ?

Le rôle des émotions dans l’apprentissage

Le cerveau est responsable des émotions et des sentiments. C’est tout à fait normal de ressentir toute une gamme d’émotions, au cours d’une journée : la joie, la tristesse, la colère, la peur, le dégoût…

Or les émotions ont un grand impact sur la manière dont nous apprenons.

Les émotions désagréable (comme le stress, la peur, l’anxiété) peuvent rendre les apprentissages très difficiles. Quand on est stressé, le cerveau est programmé pour sécréter des hormones comme l’adrénaline et le cortisol. Ces hormones changent la manière dont on pense, dont on ressent les choses, dont on se comporte. Quand le taux de cortisol est trop élevé dans le sang, il devient difficile de penser avec clairvoyance. Aucun apprentissage ne s’enclenche dans le stress ou la peur.

 

Les neuroscientifiques ont démontré qu’on apprend mieux quand on est joyeux et détendu. Les émotions agréables rendent le processus de connexions neuronales plus efficace.

 

4 facteurs physiques affectant le cerveau dans l’apprentissage

D’autres facteurs physiques peuvent affecter les capacités du cerveau à se concentrer et à apprendre efficacement :

  • le cerveau a besoin d’eau pour faciliter la création de nouvelles connexions neuronales.

La déshydratation rend les apprentissages moins efficaces et peut même augmenter le niveau de stress.

  • le cerveau a besoin d’un bon équilibre alimentaire entre graisses, protéines, fruits et légumes, glucides, et sucres.

Un bon équilibre alimentaire est important pour des apprentissages efficaces. Une trop forte consommation de sucres et d’additifs peuvent perturber la concentration et même le comportement.

  • la faim et la fatigue, les sensations thermiques (trop chaud ou trop froid) entravent la concentration et les apprentissages
  • rester statique trop longtemps est également mauvais pour la concentration et les apprentissages

Le mouvement et les exercices physiques réguliers amélioreront les capacités d’apprentissage grâce à une augmentation du taux d’oxygène dans le sang et à la remise en route des neurones.

 

L’intelligence n’est pas fixée

Une chose importante à retenir : le niveau d’intelligence n’est pas fixé à vie. De nouvelles connexions neuronales se créent tous les jours dans le cerveau donc nous apprenons tous les jours. Or apprendre de nouvelles choses, c’est devenir plus intelligent. Non seulement l’intelligence se développe et se travaille mais elle a également des formes multiples (“comment es-tu intelligent ?” est plus près de la réalité que “quel est ton niveau d’intelligence ?).

 

 

4. Qu’est-ce que je peux faire pour développer les capacités d’apprentissage de mon cerveau ?

Les activités stimulantes

Plus on utilise notre cerveau, plus il sera efficace. Pour stimuler notre cerveau, on peut :

  • se poser des défis à nous-mêmes,
  • avoir des rêves ambitieux,
  • travailler par objectifs,
  • prendre l’habitude d’être créatif et curieux.

Certaines activités stimulent l’activité cérébrale :

  • faire des puzzles
  • jouer un instrument de musique
  • lire
  • dessiner
  • jouer à certains jeux vidéos

APPRENDRE CERVEAU NEUROSCIENCES

 

Les bonnes habitudes

Avoir une bonne hygiène de vie crée des conditions favorables au cerveau :

  • l’alimentation est très importante
    • avoir un régime alimentaire équilibré,
    • favoriser les fruits et légumes,
    • éviter les aliments trop sucrés,
    • boire beaucoup d’eau,
  • faire de l’exercice physique régulièrement pour augmenter le niveau d’oxygène dans le sang,
  • avoir une quantité de sommeil suffisante.

Diviser les temps de révisions et d’apprentissage en plusieurs petites sessions et faire des pauses régulières pour maintenir la concentration est recommandé. Par exemple, 4 x 30 minutes est plus efficace que 2 x 1 heure ou pire que 1 x 2 heures.

 

Stimuler tous les canaux d’apprentissages

Solliciter à la fois tous les canaux d’entrée des informations maximise l’efficacité des apprentissages :

  • canal auditif (se parler à haute voix ou dans sa tête, écouter un enregistrement ou quelqu’un parler, mettre une leçon en chanson…)
  • canal visuel (mettre en images une leçon, souligner ou surligner de différentes couleurs, utiliser le mind mapping, le sketchnote ou le lapbook, regarder un documentaire…)
  • canal kinesthésique (mimer, bouger, utiliser la méthode des locis ou mémoire de lieux…)

 

Quand on sait que les émotions affectent la manière dont on apprend, on comprend qu’il vaut mieux éviter de réviser quand on est stressé, triste ou qu’on a des soucis en tête.

 

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Pour aller plus loin :

Eric Gaspar, enseignant passionné de neurosciences, a rédigé un livre pour aider les enfants à utiliser les trucs et astuces du cerveau pour mieux réussir à l’école et dans la vie : Explose ton score au collège ! Le cerveau et ses astuces.

Commander Explose ton score au collège! Le cerveau et ses astuces… Réussir, c est facile! sur Amazon.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Pour les anglophones, la vidéo source

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer