Faciliter la prise de parole et dépasser la peur de l’oral

Faciliter la prise de parole et dépasser la peur de l’oral

dépasser la peur de l'oral

La peur de prendre la parole et de l’oral peut amener à une déstabilisation totale qui se manifeste par de l’anxiété et des somatisations (maux de ventre, tachycardie, respiration haletante, transpiration…). Ces somatisations font craindre le pire à la personne qui en est victime, ce qui la conduit à contrôler les manifestations physiques de son corps et à éviter les situations estimées dangereuses (ex : ne pas passer un concours qui inclut un oral).

Le problème est que la a tendance à contrôler les réactions corporelles se renforce avec le temps (plus la personne évite, plus les manifestations physiques empirent). La personne tombe alors dans le piège de la prophétie auto-réalisatrice.

Quiconque se met à vouloir contrôler ses fonctions physiologiques, finit par les modifier précisément au cours de la tentative faite pour les contrôler. – Giorgio Nardone (auteur emblématique de la thérapie brève et systémique)

Les humains construisent le piège dans lequel ils tombent ensuite et duquel ils ne parviennent plus à ressortir. Pourtant, il est possible de déplacer l’attention des personnes qui ont peur de prendre la parole à l’oral sur des actions, de la déplacer du contrôle de soi sur un autre phénomène.

  • Durant l’heure qui précède la prise de parole, il est possible de se concentrer sur tout ce que l’imaginaire produit de pire (les échecs, la honte, l’incapacité de parler, le blanc total…) et y focaliser toute l’anxiété pour en ressentir moins par la suite.
  • Lors de la prise de parole, annoncer en introduction ce qui est craint en acceptant de faire preuve de vulnérabilité : « Je vous prie de m’excuser par avance si, durant cet oral, il m’arrive de rougir, de transpirer ou de perdre le fil de mes propos car je ne suis pas très à l’aise à l’oral. »

La fragilité, quand elle est expressément déclarée, cesse d’être une fragilité et devient un point fort.  Dépasser la peur de l’oral nécessite d’accepter la vulnérabilité (mieux vaut s’accepter imparfait que ne pas s’accepter du tout) et de reprendre contact avec les sensations corporelles sans chercher à les réprimer.

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Source : Dépasser les limites de la peur de Giorgio Nardone (éditions Enrick B.).

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