10 questions pour aider les enfants qui ont peur des défis et de l’erreur à oser et persévérer

Redéfinir les erreurs pour aider les enfants à oser et persévérer

Il est important de passer l’idée aux enfants que le succès ne dépend pas nécessairement du résultat. Échouer et apprendre vont (presque) toujours de pair.  Apprendre, c’est essayer encore, trouver d’autres stratégies, s’entraîner, et de comprendre les erreurs pour les dépasser.

citation erreurs

L’idée avec cette approche est de montrer aux enfants et adolescents que tout ce qu’ils savent et font aujourd’hui a été appris et a été nouveau à un moment ou un autre. Ces savoirs et savoirs-faire ont été appris avec de l’entraînement, des essais, des erreurs, de la persévérance, des peurs surmontées et des encouragements.

Insister sur le processus plutôt que sur le résultat est important parce que cela montre à l’enfant ou adolescent qu’il y a plus d’une seule manière de faire les choses et d’arriver à un résultat, que les essais-erreurs font partie de tout apprentissage.

Dans une classe, la diversité des élèves est un bel appui pour montrer qu’il y a différentes manières de compléter un puzzle, de résoudre un problème ou encore de se présenter en anglais (“oui, c’est une autre manière de faire”, “c’est vrai qu’il est possible de faire comme ça aussi”, “X a fait comme ça, Y a fait comme ci et Z a fait autrement : je compte au moins 3 manières de faire pour l’instant : est-ce que quelqu’un a trouvé la solution d’une autre façon encore ?”).

10 questions pour aider les enfants qui ont peur des défis et de l’erreur à oser et persévérer

10 questions pour aider les enfants qui ont peur des défis et de l'erreur à oser et persévérer

  1. Combien de temps as-tu mis pour apprendre à marcher ? Es-tu tombé ? Es-tu resté par terre ou as-tu recommencé ?
  2. A ton avis, combien ça prend de temps aux gens pour devenir bons en sport ? et en musique ? et aux scientifiques pour devenir des experts ?
  3. A ton avis, existe-t-il une chose pour laquelle les gens sont doués sans avoir à l’apprendre et à s’entraîner ? (a priori, non 🙂 )
  4. Y a-t-il quelque chose que tu trouvais un peu effrayante et difficile au début et qui te paraît facile maintenant ?
  5. Nomme quelque chose que tu aimerais savoir faire mais que tu as peur d’essayer. Qu’est-ce que tu peux faire dès maintenant pour commencer à apprendre ? -> voir l’idée de l’échelle du courage
  6. Quelle est la pire chose qui pourrait arriver si tu essayes ?
  7. Quelles sont les preuves qui te laissent penser que le pire arrivera ?
  8. Es-tu absolument sûr que c’est vrai ?
  9. Trouve au moins trois idées pour que cela n’arrive pas.
  10. Que dirais-tu à un ami qui aurait autant peur que toi, qui douterait de lui ? Dis-toi ces phrases à toi-même.

Accueillir la tristesse et la déception : un préalable

Par ailleurs, il est important d’accueillir la tristesse liée à l’échec et de reconnaître la peur de l’erreur.

Non seulement il est inutile de punir ou “engueuler” l’enfant ou l’ado pour une mauvaise note, mais il est sain pour leur santé mentale de valider leurs émotions : “Oui, tu es triste/ c’est tellement décourageant, tu aurais aimé avoir au moins la moyenne/ tu as envie de tout abandonner/ tu as envie de pleurer ? tu peux pleurer dans mes bras./ tu es en colère contre ton prof, il n’a pas réexpliqué quand tu as demandé et tu te sens perdu, tu aurais aimé du soutien de sa part./ c’est difficile parce que tu as peur de ne pas réussir, tu as l’impression que tu es nul et que tu n’y arriveras jamais… c’est vrai que ça peut faire peur de faire de nouvelles choses”.

C’est seulement une fois que les émotions douloureuses ont été validées, entendues, reconnues, que l’enfant a pu aller au bout de ses émotions difficiles, que les jeunes pourront adopter un état d’esprit de développement.

………………………………………..
Pour aller plus loin : Osez réussir !: Changez d’état d’esprit de Carol Dweck (éditions Mardaga)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *