dépasser peur de l'erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

Les enfants avec l’état d’esprit fixe veulent s’assurer qu’ils réussissent. Les gens intelligents devraient toujours réussir. Mais pour des enfants avec l’état d’esprit de développement, le succès concerne le développement personnel. Il porte sur le fait de devenir plus intelligent. – Carol Dweck

 

Insister sur le temps que prennent les apprentissages

Sois patient(e), l’apprentissage demande beaucoup de temps et de pratique.

Cette étape demande beaucoup d’adaptation et d’apprentissage. Cela peut prendre du temps avant que tu commences à prendre du plaisir à consentir des efforts.

Quelles compétences n’avais-tu pas la semaine dernière/ le mois dernier/ l’année dernière et que tu as aujourd’hui grâce à la pratique que tu y as consacrée ?

Cela prend du temps pour que le potentiel fleurisse. Tu n’as pas besoin d’être parfait(e) tout de suite.

 

L’inévitable place de l’erreur dans les apprentissages

Les échecs sont instructifs : ils sont un appel à s’améliorer et apprendre.

Ton travail est d’apprendre à partir de tes erreurs et de tes échecs, et même des critiques qu’on t’adresse.

Qu’as-tu appris aujourd’hui ?

Quelle erreur as-tu faite aujourd’hui ? Qu’en as-tu appris ?

Tu n’as pas en train d’échouer, tu es en train d’apprendre.

Cet échec représente un défi et une opportunité. Comment vas-tu t’y prendre pour en tirer profit ?

L’échec peut être douloureux mais il ne te définit pas. C’est un problème auquel il faut faire face, qu’il faut traiter et duquel il faut apprendre. Une action (j’ai échoué) n’est pas une identité (je suis nul(le)).

Tu peux toujours apprendre de tes erreurs, sauf si tu les nies et que tu les attribues à des causalités externes.

 

La compétition doit se faire seulement contre soi-même 

Cela ne doit pas te gêner de perdre tant que tu vois une amélioration ou que tu sens que tu as fait aussi bien que tu pouvais.

La réussite personnelle, c’est faire tout son possible pour devenir meilleur(e).

Donne toi à fond et sois fier(e) de la manière dont tu t’accroches.

Etre le/la meilleur(e) que tu puisses être, c’est encore le plus important.

Si tu sais que tu as donné tout ce que tu pouvais, tu seras toujours un(e) gagnant(e).

Allume le feu en toi-même et cherche toujours à t’améliorer.

Tu peux prendre plaisir dans le simple fait de progresser.

 

Pas d’apprentissage sans efforts

Certains ne veulent pas se préparer mais juste performer, être meilleur que les autres. D’autres personnes veulent d’abord s’entraîner des centaines de fois. Tu peux être dans le deuxième groupe.

Tes efforts, ton travail sont une raison d’être fier(e).

Tu peux aimer réussir et gagner, mais ce qui doit le plus compter pour toi, c’est l’effort que tu consens même quand tu échoues ou perds.

A quoi as-tu consacré des efforts aujourd’hui ?

L’effort est précisément ce qui te rend intelligent(e) ou doué(e).

Les qualités humaines, telles que les compétences intellectuelles, peuvent être cultivées par l’effort.

L’échec n’est pas le signe d’un manque d’intelligence mais c’est un manque d’expérience qui peut être surmonté par du travail, des efforts et de la motivation.

 

Le pouvoir personnel et la responsabilité individuelle dans le processus d’apprentissage

Tu as le contrôle de tes capacités et de ta motivation.

Tu n’es pas déterminé(e) par le fait d’avoir gagné ou perdu. Tu peux aller de l’avant avec ce que tu as.

Vas y, fais en sorte que ça se réalise, développe tes connaissances et poursuis ton rêve.

Ne te préoccupe pas tant d’être intelligent(e) et d’éviter les échecs. Cela peut devenir auto destructeur. Commence à étudier et continue à t’améliorer.

Pense à ton objectif et à ce que tu pourrais faire pour le garder en vue : quelles mesures peux-tu prendre pour t’aider à réussir ? quelles informations pourrais-tu recueillir pour apprendre à partir de cette expérience ?

Des plans concrets concernant quand, et comment tu vas faire quelque chose amène à des niveaux de persévérance vraiment élevés qui, évidemment, augmentent les chances de réussite.

Le résultat à un test n’a pas le pouvoir de te définir.

Tu peux apprécier ce que tu fais indépendamment des résultats. Et en même temps, s’attaquer à des problèmes, planifier de nouvelles solutions, travailler sur des questions importantes permet d’améliorer tes résultats.

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Source : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (éditions Mardaga). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite sur Amazon.


Durant ses nombreuses années de recherche en psychologie, Carol Dweck (professeur à l’université Stanford) a découvert l’existence de deux états d’esprit bien distincts.

Pensez-vous que votre intelligence est une donnée innée, que vous ne pouvez pas vraiment modifier ? Pensez-vous ne pas pouvoir changer les composantes essentielles de votre personnalité ? Si vous avez répondu «oui», il est fort probable que vous ayez un état d’esprit fixe. Ou bien pensez-vous plutôt que, peu importe votre niveau d’intelligence, il vous est possible de l’améliorer ? De modifier certains aspects de votre personnalité ? Oui ? Vous avez alors certainement un état d’esprit de développement.

À partir de cette distinction en apparence toute simple, Carol Dweck nous montre que, seuls, les capacités et le talent ne suffisent pas, mais que l’état d’esprit a un impact capital sur la réussite de notre vie. Le plus important pour relever et réussir des défis est de les aborder avec un état d’esprit de développement. Et Carol Dweck va vous montrer comment. Sur base de résultats de recherche, d’anecdotes de la vie quotidienne et d’éléments biographiques de personnalités célèbres, la chercheuse américaine applique sa méthode aux diverses facettes de l’existence (éducation, relations sociales et amoureuses, sport, monde des affaires).

Forte d’une solide expérience scientifique et universitaire, Carol Dweck nous offre non seulement une conception novatrice de ce qui nous mène à la réussite ou nous empêche de nous développer, mais également des pistes très concrètes pour mettre ces idées en pratique dans notre propre vie.

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processus mentaux apprendre

2 clés pour apprendre et réussir : orienter la pensée positivement et connaître les processus mentaux efficaces

2 clés pour apprendre et réussir : orienter la pensée positivement et connaître les processus mentaux efficaces

Une maîtrise consciente des processus mentaux qui permettent de réussir dépend de notre façon d’organiser et d’orienter la pensée. Les clés pour apprendre et réussir s’articulent autour de ces deux compétences :

  • orienter la pensée positivement,
  • connaître les processus mentaux efficaces pour apprendre.

1. Orienter la pensée positivement

Poursuivre ses rêves !

  • Se reconnecter à ce qui nous fait vibrer :
    • à quel moment je ne vois pas le temps passer ? 
    • quand est-ce que je suis dans le “flow” ?
    • quand est-ce que j’ai l’impression de contribuer au monde ?
  • Trouver notre élément :
    • qu’est-ce que j’aime faire ?
    • qu’est-ce que je sais bien faire ?
    • pour quoi suis-je prêt(e) à faire des efforts, à sortir de ma zone de confort, à tenter de nouvelles expériences ?
  • Se donner les moyens de nos objectifs :
    • quelles sont les petites actions que je peux entreprendre pour me rapprocher un peu plus de mon rêve ?
    • qui est-ce que je peux solliciter ?
    • où est-ce que je peux m’exercer ?
    • quand est-ce que je peux commencer ? par quoi ? 
  • Visualiser la réalisation du rêve :
    • où je serai ?
    • avec qui ?
    • comment je me sentirai ?
    • comment sera mon quotidien ? 

 

Changer ses croyances limitantes

Nos croyances limitantes peuvent prendre plusieurs formes:

  • Je ne suis pas intelligent(e)

Le niveau d’intelligence n’est pas fixé à vie. De nouvelles connexions neuronales se créent tous les jours dans le cerveau donc nous apprenons tous les jours. Or apprendre de nouvelles choses, c’est devenir plus intelligent. Non seulement l’intelligence se développe et se travaille mais elle a également des formes multiples (« comment es-tu intelligent ? » est plus près de la réalité que « quel est ton niveau d’intelligence ?).

La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Beaucoup de personnes se brident elles-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples.

 

  • J’ai peur d’échouer

On apprend à partir de nos erreurs. Apprendre, c’est comprendre pourquoi on se trompe. C’est parce qu’on se trompe qu’on est en train d’apprendre ! Les erreurs sont donc des leviers d’apprentissage.

 

  • Mes efforts ne servent à rien

Tout est question de temps et les apprentissages ne sont pas une course à la performance. Une manière d’encourager efficacement une personne découragée (adulte ou enfant) serait de reformuler sa phrase par : « Tu n’y arrives pas ENCORE ! ». C’est ce qu’on appelle le « growth mindset » et qu’on peut cultiver à tout âge : apprendre à parler, à penser et à se penser dans un esprit de croissance.

Les mots “bientôt”, “pas encore”, “pour le moment” ont un pouvoir presque magiques : « Tu n’y arrives pas encore« , « Tu vas bientôt y arriver », « Tu ne comprends pas pour le moment » donne de l’assurance car ils ouvrent une voie vers l’avenir.

 

  • Je serai toujours moins bon(ne) que les autres

La psychologie positive estime qu’une des sources principales des émotions désagréables est la comparaison. Si vous voulez être sûr d’être malheureux, comparez-vous tous les jours aux personnes que vous estimez avoir mieux réussi que vous.  D’autant plus que le problème ne se résout pas avec le temps : plus on réussit, plus on aura tendance à trouver des personnes auxquelles se comparer qui ont encore mieux réussi ou bien dans un autre domaine.

Etre conscient que chaque personne a un profil d’intelligence particulier sans comparaison de valeur, que chaque personne peut contribuer au monde à sa façon aide à entreprendre, à se lancer.

Il serait alors bienvenue de remplacer la concurrence  et la comparaison par le plaisir de l’effort, le plaisir d’apprendre et de progresser, le dépassement de soi, la coopération, l’inclusion, la collaboration et la solidarité.

 

  • Je ne sais pas faire

On peut apprendre à réfléchir en termes de solutions et d’acquisition de compétences : de quoi j’ai besoin pour progresser ? qui peut m’aider ? de qui je peux m’inspirer ? où trouver les ressources nécessaires ?

 

  • C’est impossible

On peut repenser la vision de l’impossible : l’impossible existe pour être remis en question, le destin de l’impossible est de devenir réalité un jour, l’impossible est temporaire.

Pour adopter cet état d’esprit optimiste, on peut :

  • S’entraîner à la créativité et au “pourquoi pas ?”
  • S’inspirer de génies créateurs, d’entrepreneurs, de scientifiques, d’hommes ou femmes politiques, de militant(e)s…
  • Parler de ses rêves le plus souvent possible et avec le plus de monde possible
  • Repenser à d’anciens impossibles (des difficultés qu’on a surmontées, des défis relevés, des peurs traversées…)

 

2. Une maîtrise consciente des processus mentaux

Apprendre à apprendre : acquérir les stratégies d’apprentissages de ceux qui réussissent & mieux se connaître

  • Acquérir les stratégies d’apprentissages de ceux qui réussissent

facteurs de succès

 

 

 

Pratiquer pour automatiser

Quand on apprend, les messages passent d’un neurone à l’autre. Plus les messages passent d’un même neurone à un autre, plus les connexions seront fortes entre ces neurones. Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est « défriché », les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre par ces voies de communication.

Le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.

Quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.

Plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend.

Il est essentiel de répéter une connaissance nouvellement acquise :

    • pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum,
    • pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Enfin, les neuroscientifiques insistent sur le rôle joué par le sommeil dans cette phase de répétition et de consolidation. Il affirme qu’après une période d’apprentissage, une période de sommeil, même courte, améliore

  • la mémoire,
  • la généralisation,
  • la découverte de régularités.

 

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L’art de poser des questions aux enfants : s’appuyer sur les réussites pour dépasser la peur de l’échec et analyser ses erreurs

L’art de poser des questions aux enfants : s’appuyer sur les réussites pour dépasser la peur de l’échec et analyser ses erreurs

30 questions à poser aux enfants pour mieux gérer les échecs (et s’appuyer sur les réussites pour dépasser la peur de l’erreur) :

S’appuyer sur les réussites…

Qu’est-ce que tu sais bien faire et que tu aimes faire ?

Comment l’as-tu appris ?

Depuis quand sais-tu le faire ?

Quels obstacles as-tu surmontés ?

Quels efforts as-tu déployer ?

A qui as-tu demandé de l’aide pour l’apprendre ?

Combien de temps cela t’a-t-il pris pour y arriver ? Combien de temps t’es-tu entraîné.e ?

De quoi es-tu particulièrement fier(e) ?

Combien de fois as-tu échoué/ raté ?

Comment est-ce que tu pourrais encore t’améliorer ?

 

…. pour dépasser la peur de l’échec…

Qu’est-ce que tu ne sais pas encore faire et que tu aimerais savoir faire ?

Qu’est-ce que tu sais déjà faire et qui pourrait te servir ?

Qu’est-ce que tu peux faire pour t’en rapprocher un peu plus ?

Quels seraient les obstacles qui pourraient t’en empêcher ?

A qui pourrais-tu demander de l’aide ?

Quelles stratégies connais-tu que tu pourrais appliquer ?

Comment font les autres ? Comment peux-tu utiliser leurs stratégies ?

De quoi as-tu besoin pour t’entraîner ?

De combien d’essais penses-tu avoir besoin ?

Quand penses-tu pouvoir y arriver ?

Que feras-tu si c’est difficile ?

 

… et analyser ses erreurs !

Quelle a été ta plus grosses erreur (de la journée/ semaine/ mois…) ?

Est-ce que tu as vraiment fait de ton mieux ?

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Quels ont été les obstacles ?

De quoi aurais-tu eu besoin ?

Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?

Qu’est-ce que tu as appris de cette erreur ?

Qu’est-ce que tu vas changer la prochaine fois ?

Comment peux-tu t’améliorer ?

Que feras-tu si tu échoues à nouveau ?

 

 

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6 compétences non académiques indispensables à la réussite des enfants (et comment les cultiver à l’école et à la maison)

6 compétences non académiques indispensables à la réussite des enfants (et comment les cultiver à l’école et à la maison)

Les 6 C : 6 compétences non académiques, clés d’un développement harmonieux et épanouissant

becoming brilliantRoberta Michnic Golinkoff et Kathy Hirsh-Pasek, auteures de Becoming Brilliant: What Science Tells Us About Raising Successful Children, estiment que 6 compétences sont clés pour un développement harmonieux et épanouissant des enfants : les 6 C.

Ces 6 C s’emboîtent les uns dans les autres : la coopération est en haut de la pyramide (puisqu’il faut bien avoir quelqu’un en face pour communiquer, échanger, apprendre, transmettre).

 

  1. la Coopération

La coopération recouvre tout ce qui est fait avec d’autres personnes et impliquant le contrôle des impulsions et le dépassement de l’égo :

  • construire une communauté, un groupe capable de s’auto gérer et de dépasser les conflits,
  • se confronter à la diversité culturelle,
  • aider, coopérer dans un objectif commun,
  • collaborer sans compétition, sans notion de gagnant ou perdant
  1. la Communication

Savoir communiquer, c’est reconnaître ses émotions comme indicateurs d’un besoin non satisfait et formuler des demandes sans exigence.

Communiquer, c’est écouter l’autre : ses émotions, ses besoins, ses demandes.

La communication non violente nous apprend à trouver des solutions créatives qui satisfassent les besoins des uns et des autres, à prendre en compte tous les partenaires dans une résolution de conflit gagnants-gagnants.

La communication englobe la parole, l’écriture, la lecture et l’écoute.

 

  1. le Contenu

Le contenu recouvre les compétences, les connaissances, les savoirs faire et savoirs être acquis.

Le contenu est à la fois celui qu’on apprend et celui qu’on transmet (pas forcément de manière formelle, mais juste en vivant : on transmet ce qu’on est par notre attitude et par l’exemple.) Les enfants transmettent autant que les adultes : aux autres enfants mais également aux adultes.

 

  1. l’esprit Critique

L’esprit critique s’appuie sur le contenu : on ne peut pas synthétiser, analyser, confronter, tester, prouver à partir de rien. Sélectionner, synthétiser, analyser, confronter et tester les informations s’apprend avec le temps et doit être cultivé chez les enfants. Roberta Michnic Golinkoff et Kathy Hirsh-Pasek citent 4 étapes du développement de l’esprit critique :

N°1 : voir ou entendre, c’est croire !

Si un adulte dit à un jeune enfant qu’il y a des crocodiles dans les égouts, il le croira (on peut pense au Père Noël ou à l’histoire de la petite souris…).

N°2 : être confronté à plusieurs vérités

Les vérités sont diverses et variées selon les personnes, les cultures, les époques, la géographie, les récits historiques et/ou politiques. Les enfants se rendent compte qu’il existe plusieurs points de vue.

N°3 : les opinions

Cette étape consiste à reprendre les différentes vérités : « j’ai entendu que… », « à la télé, ils disent… », « la maitresse a dit que… ».

Mais ces opinions restent des opinions : elles sont souvent répétées comme un perroquet, elles ne sont ni analysées ni soumises à critique.

N°4 : le temps des preuves et l’émergence du doute

  1. la Créativité

La créativité se nourrit de l’expérience, des interactions, des connaissances. L’art et la créativité humaine ne peuvent pas être réduits à un signe qui jette de la peinture sur une toile blanche.

 

  1. la Confiance

La confiance en soi, en les autres et en la vie est essentielle pour prendre des risques, pour entreprendre, pour accepter de se tromper et de recommencer.

les 6 clés développement enfants

Comment cultiver les 6 C chez les enfants ?

Encourager les questions

Cultiver l’esprit critique et la créativité des enfants, c’est encourager leurs questionnements, c’est les encourager à répondre à une question par une nouvelle question, c’est leur faire comprendre que les questions sont parfois (souvent) plus importantes que les réponses.

Est-ce que tu as d’autres idées pour… ?

Comment on pourrait… ?

Une question clé pourrait être : et toi, qu’est-ce que tu en penses ?

>>>Voir cet article : (Se) poser des questions pour apprendre, ça s’apprend ?

 

Apprendre à changer de point de vue

On peut inviter les enfants à se mettre dans la peau d’autres gens, à comprendre comment ces derniers raisonnent, quelles sont les raisons qui ont pu les pousser à agir ou parler de telle ou telle manière.

A ton avis, qu’est-ce que cette personne est en train de penser ?

Comment se sent-elle à ce sujet ?

Cette personne n’a pas l’air de bonne humeur aujourd’hui. Que penses-tu qu’il a pu lui arriver ? Crois-tu que quelqu’un lui a dit quelque chose de méchant ?

Changer de point de vue permet aux enfants de « sentir » que les choses ne sont pas toujours comme elles semblent être.

 

Faire la part belle au jeu libre et au temps non structuré

Certains psychologues argumentent en faveur du jeu libre. Un livre en anglais qui porte sur ce thème porte même le titre : “Einstein n’a jamais utilisé de flash cards – comment nos enfants apprennent vraiment et pourquoi ils ont besoin de jouer plus et de mémoriser moins”.

Si on enlève le jeu libre aux enfants, on les prive de la possibilité de :

  • comprendre que le monde n’est pas si effrayant que ça,
  • éprouver de la joie et de la fierté,
  • faire « comme si » et de s’échapper de la réalité par l’imaginaire
  • se frotter aux autres
  • confronter des points de vue
  • pratiquer l’empathie
  • surmonter leur narcissisme
  • créer et innover.

jeu libre

Simplifier les jouets des enfants

Kim John Payne, auteur de Simplicity Parenting, affirme que les enfants n’ont pas besoin de beaucoup de jouets pour jouer, ni même d’un quelconque jouet en particulier.

Les enfants gagneraient à ce que les adultes ne cherchent ni à stimuler, ni à contrôler ni à enrichir leurs jeux. Quand on abandonne l’idée que le développement des enfants est une course qu’il faut gagner à tout prix et que leur imagination est à vendre, on est moins sensible aux sirène du marketing.

>>> Voir cet article : 10 éléments de réflexion pour plus de simplicité dans les jeux et jouets des enfants

 

Cultiver l’empathie

La meilleure manière de développer la capacité d’empathie d’un enfant, c’est de lui démontrer de l’empathie. Serge Tisseron

En grandissant, l’empathie évolue et notre capacité à collaborer aussi. Lire les émotions et comprendre les besoins permet autant d’aider que de manipuler. Ce qui fait la différence, c’est le sens moral et l’éducation.

Coopérer en tenant compte des autres demande une forme complexe d’empathie qu’on acquière avec l’expérience.

>>>Voir cet article : Les bienfaits d’une éducation empathique

 

Construire la confiance et l’estime de soi

Cela passe par un respect des idées et de la personnalité de l’enfant, du temps dont il a besoin pour apprendre, de l’espace dont il a besoin…

Cela passe par des encouragements efficaces (orientés processus, efforts, sentiments) et des paroles positives, valorisantes.

Cela passer par une vision positive des erreurs et une culture de l’état d’esprit en développement.

>>> Voir l’article : Confiance en soi et estime de soi, liées mais différentes : les cultiver pour mieux apprendre

 

Réfléchir à nos comportements d’adultes et cultiver nos propres compétences

Nous pouvons nous aussi en tant qu’adultes grandir en esprit critique, ne pas prendre les choses pour acquises et nos croyances pour immuables.

L’éducation de nos enfants peut être un chemin de développement personnel pour nous-mêmes.

Nous pouvons nous demander ce que nous gagnerions à changer ou faire évoluer pour accompagner l’épanouissement du plein potentiel de nos enfants.

Qu’est-ce que je veux pour mes enfants ?

Quel genre de parent/ enseignant/ éducateur est-ce que je veux être ?

Est-ce que mes actions du quotidien et mes croyances vont en ce sens ?

 

Envisager l’éducation comme un processus social et relationnel, vivant

Le lien avec les enfants a besoin d’être nourri et cultivé. Le développement des 6 compétences clés ne peut se faire que dans une relation incarnée, authentique, chaleureuse, qui comporte des moments « soupapes ».

On parle ici de temps à passer avec les enfants, d’attention portée à leur être. On ne parle pas d’acheter quoi que ce soit, ni d’inscrire les enfants à des activités supplémentaires et encore moins d’investir dans des équipements numériques ou jeux pédagogiques.

Les interactions sociales, les paroles, les balades, les moments passés ensemble, les jeux partagés, les histoires lues et les débats à valeur philosophique sont au cœur du développement et de l’épanouissement des enfants.

C’est seulement en ne faisant “rien” qu’on peut entendre son propre coeur battre et celui de ses proches.

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Source : How to raise brilliant children according to science (inspiration et traduction libre)

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réussite maths enfants

Maths : 2 trucs simples pour la réussite de tous les enfants

Maths : 2 trucs simples pour la réussite de tous les enfants

Jo Boaler est professeur en sciences de l’éducation à l’université de Stanford. Elle a écrit le livre Experiencing School Mathematics. Elle affirme que seules deux choses simples suffiraient à assurer la réussite de tous les enfants en maths :

  1. utiliser le pouvoir des croyances positives,
  2. rendre les maths vivantes et visuelles.

 

1. Le formidable pouvoir des croyances positives

Jo Boaler explique que le cerveau des personnes qui ont un état d’esprit en développement grossit plus suite à une erreur que celui des personnes qui ont un état d’esprit fixe. L’état d’esprit en développement permet d’aborder les erreurs de manière positive et d’en tirer des leçons efficaces.

Ce qu’on apprend est lié à nos croyances : quand on croit qu’on a un potentiel d’apprentissage illimité, on apprend beaucoup plus (c’est ce qu’ont montré des IRM du cerveau d’élèves). Littéralement, plus de connexions se font entre les neurones !

L’instauration d’un état d’esprit en développement permet aux enfants de croire qu’ils pourront apprendre ce qu’ils veulent, qu’ils peuvent compter sur leur cerveau et leurs efforts.

>>>Pour aller plus loin :

7 clés pour instaurer l’état d’esprit de développement chez les enfants

Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants (et comment le faire) ?

 

2. La manière de poser les questions et les problèmes mathématiques : des fiches à la manipulation et à la visualisation

Jo Boaler propose d'”ouvrir” l’enseignement des mathématiques. Elle évoque plusieurs pistes à cet effet :

 

  • poser des questions ouvertes

Les questions ouvertes admettent des réponses ouvertes (à la différence de oui ou non, d’un choix type QCM).

questions ouvertes en mathsrtes en mathsvertes en maths

 

  • aller au delà des questions sur les quantités, les opérations, les nombres, les calculs

Dans sa conférence Ted, Jo Boaler donne l’exemple d’un problème mathématique : il s’agit de retrouver la fonction qui donne le nombre de carrés dans la figure finale en fonction du nombre de carrés dans la figure de départ.

réussite maths enfants

 

Plutôt que demander d’exprimer la fonction, Jo Boaler  a demandé : “Comment voyez-vous les formes grandir ?”. Elle a reçu autant de réponses différentes que d’élèves.

réussir en mathématiques enfant

 

A force de manipulations, les élèves sont arrivés à se rendre compte que le ré-arrangement des petits carrés transforme les triangles en grand carré.

réussite mathématiques enfants

 

  • enseigner les mathématiques de manière visuelle et créative

Jo Boaler insiste sur la manière de présenter les résultats : ajouter des couleurs, des schémas, des dessins…

apprendre maths visuellement

 

  • manipuler et arrêter de travailler sur des fiches/fichiers

Pour ma part, j’utilise un mix de différentes approches pour l’enseignement des mathématiques. Je ne peux plus me passer des réglettes Cuisenaire ni du boulier, j’utilise également beaucoup les multicubes avec les plus jeunes (maternelle/CP) et les attrimaths (notamment pour la géométrie).

réussir en maths enfants

 

Pour formaliser, je m’inspire de plusieurs méthodes :

mathématiques reggio

C’est ainsi par la combinaison de la méthode Lyons et des réglettes que j’ai enfin compris pourquoi il y avait le mot “carré” dans racine carrée (… à 30 ans passés) !

 

  • montrer la beauté et la richesse des maths

Le site MicMaths propose de nombreuses vidéos qui épateront les enfants : des tours de magie à base de formules mathématiques, des dessins et des mandalas à partir des tables de multiplication, des énigmes à résoudre…

Mickaël Launay essaie à travers ses vidéos de rendre les mathématiques moins abstraites et théoriques par une mise en pratique qui réconcilie plaisir de chercher et utilisation concrète des connaissances acquises.

 

  • autoriser l’utilisation des doigts pour compter à tout âge

Jo Boaler cite les dernières découvertes en neurosciences :  empêcher l’utilisation des doigts pour compter serait néfaste au développement de l’esprit mathématique des enfants et des adolescents. Elle recommande de laisser les enfants utiliser leurs doigts aussi longtemps qu’ils en auront besoin, que ce soit à l’école ou à la maison (pour les devoirs).

Source : How you can be good at math, and other surprising facts about learning | Jo Boaler | TEDxStanford
Source :  How you can be good at math, and other surprising facts about learning | Jo Boaler | TEDxStanford

 

  • poser des « vrais problèmes » (et pas seulement des problèmes sur le papier) 

Quand on laisser les enfants construire le problème, ils ne se contentent pas de le résoudre, ils le formulent ! Quand le problème a un sens pour eux, ils sont plus enclins à manipuler, à agir, à regarder, à donner du sens, à faire des hypothèses, à discuter, à confronter les idées, à tester et à vérifier.

C’est ce qu’on retrouve dans les pédagogies type Freinet ou dans les apprentissages autonomes : les enfants résolvent des problèmes qu’ils rencontrent dans leur quotidien.

La posture de l’adulte est alors d’aider les enfants un peu moins, de les laisser réfléchir, chercher, se tromper et ajuster.

 

enfants hp réussir école

Comment aider un enfant précoce (HP) à réussir à l’école ? (pour les parents et les enseignants)

Comment aider un enfant précoce (HP) à réussir à l’école ? (pour les parents et les enseignants)

Pour Monique de Kermadec, psychologue et psychanalyste (spécialiste de la précocité des enfants et des adultes), il n’y a pas de recette générale pour accompagner un enfant précoce. Le QI ne fait pas tout.

La réussite pour les enfants précoces

Les freins à la réussite

Il existe des freins qui peuvent empêcher l’enfant précoce de réussir car la précocité peut s’accompagner de troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie…), d’hyperactivité, de troubles de l’attention, de troubles du spectre autistique (syndrôme Asperger…).

On peut être précoce et avoir besoin de rééducation, de psychomotricité, de méthodes, de soutien scolaire.

enfants précoces

Les enfants précoces n’ont pas forcément développé des méthodes de travail efficaces ou des résistances à la frustration qui leur permettent de persévérer malgré les difficultés.

 

Les facteurs de réussite (à l’école ou ailleurs)

  • Avoir un projet (à quoi va me servir l’école ?)
  • Avoir un talent
  • Avoir de l’énergie, de l’endurance
  • Être persévérant
  • Avoir une bonne intelligence émotionnelle
  • Avoir une bonne intelligence relationnelle
  • Avoir de la chance (parfois 🙂 )

 

Mieux comprendre les enfants intellectuellement précoces pour mieux les accompagner

Parents et enseignants : 3 questions à se poser pour accompagner les enfants précoces

1. Quels sont les atouts intellectuels de l’enfant ?

Ce n’est pas la mesure du QI qui compte (rien ne sert de vouloir faire “monter” le chiffre de QI)

2. Quels sont les forces et les vulnérabilités de l’enfant ?

3. Quelle est la personnalité de l’enfant ?

Le cerveau fonctionne toujours avec la personnalité – Monique de Kermadec

 

Les traits de personnalité spécifiques des enfants précoces

  • L’hyper sensibilité
  • L’intensité
  • La pensée complexe
  • L’hyperperception
  • Le perfectionnisme
  • L’originalité

Chaque enfant précoce va avoir certains traits plus développés que d’autres.

 

2 intelligences fondamentales pour la réussite non reconnues par les tests de QI

  • L’intelligence émotionnelle

Etre doté d’une intelligence émotionnelle, c’est être conscient de ses émotions, pouvoir les nommer et les apprivoiser. Certains enfants précoces sont débordés par leurs émotions et ne savent pas pourquoi ils éprouvent telle ou telle émotion, à quoi cette émotion sert.

Le rôle des parents est d’accompagner l’éducation émotionnelle des enfants, en particulier celle des enfants précoces.

  • L’intelligence relationnelle

L’intelligence relationnelle (ou sociale) permet de détecter ce qui se passe chez l’autre pour adapter une réponse. Certains enfants précoces ne tiennent pas compte de ce qui se passe émotionnellement pour l’autre car ils n’ont pas appris à décoder certains signes.

 

Le rôle fondamental d’accompagnement des adultes (parents et enseignants)

Les parents : un défi au quotidien !

L’intelligence cognitive a une part héréditaire. En revanche, les intelligences relationnelle et émotionnelle se travaillent. On peut accompagner les enfants à anticiper les conséquences de ses choix :

  • qu’est-ce que tu aurais pu faire ?
  • quelles en auraient été les conséquences ?
  • qu’est-ce que tu aurais pu partager avec cet enfant ?
  • comment est la relation avec cette personne ?

La douance peut être un allié ou un handicap au cours de ce travail.

Si vous voulez faire un cadeau à votre enfant, commencez par la famille : on parle, il y a des jeux de société, des émissions qu’on peut regarder ensemble, des voyages qu’on peut faire ensemble.

Les enfants précoces identifient très rapidement les double discours, les incohérences chez les adultes.

modèles des parents

En tant qu’adultes, nous pouvons montrer que nous faisons des efforts, que nous échouons et apprenons tous les jours.

La notion de différence a besoin d’être abordée avec les enfants.

 

L’importance du projet personnel pour la réussite scolaire des enfants précoces

Les adultes pourront d’autant mieux aider, accompagner, soutenir, guider et motiver les enfants précoces qu’ils comprennent leur fonctionnement et leurs intérêts.

questions réussite

1. Quelles sont mes forces ?

C’est être conscient de ce qu’on sait bien faire et de ce qui est difficile.

2. Qu’est-ce qui me fait plaisir ?

On ne peut pas travailler à quelque chose qui ne nous procure pas de satisfaction.

3. Qu’est-ce qui donne du sens à ma vie ?

Les enfants précoces posent beaucoup de questions pourquoi ? en quête de sens.

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fonctions exécutives enfants

Les fonctions exécutives : plus prédictives que le QI des enfants… qu’englobent-elles ?

Les fonctions exécutives des enfants : c’est quoi ?

Les fonctions exécutives nous permettent d’agir de façon organisée pour atteindre nos objectifs.

Le Dr Adele Diamond, neuroscientifique, définit les fonctions exécutives comme un ensemble de 5 compétences :

  • la maîtrise de soi

La capacité à résister aux tentations, à agir consciemment plutôt que par impulsion, à réfléchir avant d’agir ou de parler.

  • l’auto discipline

La capacité à rester concentré sur une tâche du début à la fin, à finir ce qui a été commencé malgré les distractions.

  • la capacité à tenir un raisonnement cohérent

La capacité à conserver une ou plusieurs informations en mémoire, à relier des idées les unes aux autres.

  • la créativité

La capacité à penser hors de la boîte, à envisager de nouvelles manières d’attaquer un problème, à faire preuve de pensée divergente.

  • la flexibilité cognitive

La capacité à accueillir la nouveauté, à faire face à des défis inattendus, à transformer un risque en une chance, à admettre ses propres erreurs.

 

A quoi servent les fonctions exécutives ?

Les fonctions exécutives sont nécessaires dans tous les aspects de notre vie : à l’école, au travail, en amitié, en amour, au moment de prendre des grandes décisions, pour éviter de dépendre de croyances non vérifiées, pour éviter de se faire manipuler, pour réaliser toutes sortes de tâches avec succès.

Céline Alvarez, enseignante française, regroupe la maîtrise de soi et l’auto discipline sous le terme contrôle inhibiteur et la créativité est incluse dans la flexibilité cognitive. La capacité à tenir un raisonnement cohérent correspond à l’entrainement de la mémoire de travail.

  • Le contrôle inhibiteur permet de ne pas laisser les distractions nous déconcentrer, d’attendre notre tour pour parler ou pour agir, à gérer nos émotions et à faire preuve de persévérance.
  • La flexibilité cognitive permet de réorganiser les idées face à des informations nouvelles, de changer de stratégie si celle qu’on avait en tête ne fonctionne pas et d’identifier nos erreurs.
  • La mémoire de travail permet de garder les consignes en mémoire, d’organiser les idées et de se souvenir du sens des mots qu’on vient de lire.

Sans ces 3 compétences clés, toutes les situations d’action ou d’apprentissage seraient rendues difficiles.

Avant même de penser à développer des compétences académiques ou scolaires (comme lire, écrire, compter), c’est l’acquisition et le renforcement des fonctions exécutives qui importent.

Entre 3 et 5 ans, l’être humain développe à grande vitesse ses fonctions exécutives par sa propre activité. – Céline Alvarez

La période entre 3 et 5 ans (qui correspond aux années de maternelle en France) apparaît donc critique : c’est à ce moment-là qu’il existe une période opportune pour apprendre à se contrôler, à être attentif et à mémoriser consciemment des informations.

Parents et enseignants ont un rôle à jouer pour offrir aux enfants les moyens de construire ces compétences à la maison et à l’école.

Si vous souhaitez que votre enfant réussisse à l’école et dans la vie, aidez-le à développer de bonnes fonctions exécutives. Ces compétences sont vraiment importantes et souvent plus prédictives que le QI. – Dr Adele Diamond

C’est pourquoi les fonctions exécutives nous intéressent vraiment : elles permettent aux humains d’atteindre les objectifs qu’ils se donnent dans la vie.

 

qu'est-ce qui empêche de résussir

Qu’est-ce qui empêche un enfant de réussir ? : comprendre pourquoi, savoir quoi faire (des pistes de réflexion avec Jeanne Siaud-Facchin)

Qu’est-ce qui empêche un enfant de réussir ? : comprendre pourquoi, savoir quoi faire (des pistes de réflexion avec Jeanne Siaud-Facchin)

mais qu'est ce qui l'empêche de réussirLa réussite vue par Jeanne Siaud-Facchin (psychologue spécialisée dans le haut potentiel et les troubles de l’apprentissage) :

Réussir, c’est se sentir bien dans sa peau, être bien dans sa vie.

Je trouve incroyable cette pression et cette équation fausse : si mon enfant réussit à l’école, je peux cocher la case “je suis un bon parent”.

 

Présentation de l’éditeur

Mais qu’est-ce qui empêche un enfant de réussir ? Tous les enfants veulent réussir et tous les parents souhaitent voir leur enfant heureux !
Alors, quand la difficulté est là, une seule attitude : comprendre, comprendre vraiment, pour mieux accompagner. Bien identifier la nature des difficultés pour que cet enfant-là, à ce moment-là de son histoire, puisse être relancé sur le chemin de sa réussite, de son plein épanouissement. Une démarche essentielle pour l’avenir de l’enfant. Pour son projet de vie.

Est-ce un trouble des apprentissages du club des dys ? Un trouble de l’attention, une difficulté de mémoire, de raisonnement ? Est-ce un enfant surdoué ? S’agit-il plutôt, ou aussi, d’un manque de confiance en soi, d’un problème affectif envahissant qui empêche de penser, de travailler ?

Ce livre invite chacun, parents et professionnels, à découvrir et à comprendre les mécanismes cognitifs et affectifs, toujours intriqués, qui peuvent entraver la dynamique scolaire et personnelle. Un livre pour savoir comment faire et permettre à chaque enfant, à chaque ado d’avancer sur SA route.
Un outil incontournable pour aider efficacement tous les enfants à retrouver leur dynamique de réussite.

 

Les points forts du livre

Des solutions concrètes pour les parents et les enseignants face aux souffrances et aux difficultés scolaires de l’enfant

Un focus clair et concis sur chaque trouble spécifique des apprentissages (le club des “dys”, troubles de la mémoire, troubles du raisonnement et de la logique), non pas comme un diagnostic à poser mais comme des éléments à observer pour savoir quand consulter un professionnel

Une explication des intelligences atypiques (déficience intellectuelle, précocité…) et leurs conséquences sur les apprentissages et l’adaptation scolaire

Une vision complète des causes de la souffrance et des difficultés des enfants pour une approche globale, ni tout psychologique ni tout neurologique :

  • causes cognitives dites mécaniques : ce sont les capacités à apprendre qui sont directement touchées (troubles dys, intelligences atypiques, troubles du raisonnement…),
  • causes psychologiques : c’est la disponibilité pour apprendre qui est entravée (estime de soi, confiance en soi, anxiété, phobie scolaire, stress, TOC…),
  • manque de motivation : comment retrouver le désir et le plaisir d’apprendre ? (motivation interne et motivation externe, peur de réussir, croyances limitantes des parents et des enfants…)
empêche de réussir
Source : Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ? de Jeanne Siaud Facchin

 

Une approche scientifique accessible (sur le stress, sur le fonctionnement de la mémoire, sur les troubles de l’apprentissage…)

Une définition complète de l’apprendre : c’est quoi apprendre ? comment apprendre ? quels sont les pré-requis ? qu’est-ce qui peut empêcher les enfants d’apprendre ? que veut dire penser ? qu’est-ce que l’intelligence ?

Des pistes d’accompagnement bienveillantes, ajustées et adaptées à chaque enfant, en fonction de son parcours, de son développement, de la nature de ses difficultés

Des conseils pour une prise en charge adaptée (psychothérapies, ateliers de pleine conscience, médiation corporelle, coaching parental, psychologie positive…)

Une vision optimiste des difficultés de l’enfant et une mise en perspective de l’école, une dédramatisation de l’échec scolaire

 

D’importants travaux scientifiques, principalement nord-américains, montrent en effet que les compétences émotionnelles et prosociales sont plus déterminantes pour la réussite future que les savoirs académiques. Apprendre à réguler ses émotions, apprendre à retrouver le calme, se sentir bien avec les autres et développer des capacités solides d’être en lien : et si c’était la seule vraie clef… – Jeanne Siaud-Facchin

 

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Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ? de Jeanne Siaud-Facchin est disponible en médiathèque, en librairie ou sur Internet.

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nouvelle psychologie de la réussite

Une nouvelle psychologie de la réussite : 7 clés pour la réussite de tous les enfants !

Une nouvelle psychologie de la réussite des enfants avec l’état d’esprit de développement (par Carol Dweck)

Carol Dweck est chercheuse dans le domaine de la personnalité, de la psychologie sociale et du développement. Elle a écrit le livre Changer d’état d’esprit dans lequel elle distingue l’état d’esprit fixe de l’état d’esprit en développement. Les capacités et les talents ne suffisent pas pour atteindre des objectifs, notre état d’esprit a un impact capital sur la réussite dans nos vies. Le plus important pour relever des défis et réussir est d’aborder la vie et les apprentissages avec un état d’esprit en développement.

L’état d’esprit en développement : une définition

L’état d’esprit de développement est basé sur la croyance que vos qualités fondamentales sont des choses que vous pouvez cultiver par vos efforts. Bien que les gens puissent être différents de beaucoup de façons – de par leurs talents et aptitudes initiales, leurs intérêts, ou leur tempérament -, chacun peut changer et se développer par le travail et l’expérience. – Carol Dweck

 

Les personnes avec un état d’esprit fixe ont tendance à penser de manière dichotomique : soit on a la capacité (le don inné), soit on consent aux efforts (l’effort est donc pour ceux qui n’ont pas la capacité, pour les “non intelligents”). En tant que société, nous préférons croire que la réussite est naturelle et sans effort plutôt que dûe aux efforts, au travail, aux erreurs surmontées, aux apprentissages nés d’un échec. Or Michael Jordan n’est pas né en dribblant !

L’effort est justement ce qui rend intelligent(e) et doué(e) !

 

Pourquoi l’état d’esprit de développement constitue une nouvelle psychologie de la réussite

Les gens avec l’état d’esprit en développement croient en une chose très différente. Pour eux, même les génies doivent travailler dur. Quelles que soient nos capacités, l’effort est ce qui la transforme en accomplissement personnel. Au lieu de se laisser définir par l’expérience (positive ou négative), ils l’utilisent pour en apprendre quelque chose et devenir encore meilleur pour eux-mêmes (et non pas contre les autres).

Dans l’état d’esprit en développement, l’échec peut bien sûr être une expérience douloureuse mais il ne nous définit pas ! C’est “juste” un problème auquel il faut faire face, qu’il faut traiter, et duquel il faut apprendre. Dans l’état d’esprit fixe, l’échec se transforme d’une action (j’ai échoué) à une identité (je suis un/une raté/e).

Croire que les talents peuvent être développés permet aux personnes à l’état d’esprit en développement d’accomplir leur potentiel. Les gens avec l’état d’esprit en développement savent que cela prend du temps pour que le potentiel fleurisse. Ils aiment le défi et la difficulté et pensent “c’est difficile, c’est amusant, qu’est-ce que je vais pouvoir en retirer, qu’est-ce que je vais apprendre ?”.

Beaucoup de gens avec l’état d’esprit de développement n’ont même pas fait le projet d’arriver au plus haut niveau. Il y arrivent parce qu’ils aiment apprendre, relever des défis et augmenter leur intelligence par ce moyen. Le succès concerne le développement personnel.

 

7 conseils pour favoriser l’état d’esprit de développement des enfants

Les états d’esprit sont une composante importante de notre personnalité mais nous pouvons les changer. Changer les croyances des gens (adultes et enfants) peut avoir des effets profonds.

1.Les messages véhiculés par les paroles et les actions des adultes (parents, enseignants, entraineurs…)

Chaque parole et action d’un adulte envers un enfant (et un adolescent) transmet un message à propos de l’état d’esprit. On peut être à l’écoute des messages que nous transmettons et les modifier pour favoriser l’émergence de l’état d’esprit de développement.

Qu’est-ce que nos paroles et actions disent ? :

  • Tu as des traits permanents et je les juge (tu es bon/ intelligent/ tout est facile pour toi ou à l’inverse tu es mauvais/ tu n’y arriveras jamais/ c’est trop difficile pour toi)
  • Tu es une personne en développement et je m’intéresse à ton développement (ton intelligence se construit tous les jours/ tu apprends tous les jours) ?

 

2.Les encouragements

Comment utilisons-nous les compliments ? Complimenter l’intelligence ou le talent d’un enfant renvoie un message d’esprit fixe. Cela fragilise leur confiance et leur motivation.

Il est possible d’encourager autrement et de se concentrer sur les processus que l’enfant a utilisé :

  • stratégies,
  • efforts,
  • choix.

 

3.Les réactions face aux comportements inappropriés

Quand les enfants ont des comportements inappropriés (mentir, casser des objets, frapper, insulter…), le feed back est important. Celui qui étiquette (tu es un menteur/ tu es méchant/ tu es une brute/ tu ne sais pas te tenir) ou qui excuse simplement l’enfant n’est pas constructif.

Engager l’enfant dans un processus et dans la résolution des problèmes participera à développer leur état d’esprit :

  • qu’est-ce que tu peux faire pour réparer ?
  • comment t’y prendras-tu la prochaine fois pour éviter que cela ne se reproduise ?
  • qu’est-ce que tu as appris de cet incident ?

 

4.Les objectifs

Le fait d’avoir un talent inné n’est pas un objectif qui participe à développer l’état d’esprit, celui d’être meilleur que les autres non plus.

Acquérir de nouvelles compétences et des connaissances, s’améliorer et battre son propre record sont des objectifs qui changent l’état d’esprit.

Ces objectifs nécessitent un soutien inconditionnel ainsi que de l’honnêteté : “Il n’y a ni raccourci ni magie. Je suis là, je t’aime et je te soutiens. Je te donnerai les outils pour que tu saches ce qu’il te reste à faire et comment y arriver.”

 

5. Les exigences

Abaisser les exigences n’augmente pas la confiance en soi des enfants. L’augmentation des exigences non plus quand personne ne fournit aux enfants des moyens pour les atteindre.

L’état d’esprit en développement donne une voie pour mettre en place de hautes exigences et faire en sorte que les élèves les atteignent à travers :

  • des mots (qui transforment l’échec en défi),
  • des messages non verbaux portés par une foi dans le potentiel des enfants (sourire, posture, signe de la tête… qui représentent 80% de la communication),
  • des encouragements portant sur le processus (effort, travail, stratégies choisies),
  • des moyens d’optimiser les apprentissages et permettre à chacun de réussir.

 

6. Les croyances dans les capacités des enfants

Selon Carol Dweck, les excellents enseignants croient dans le développement du talent et de l’intellect de chaque enfant et ils sont eux-mêmes passionnés par le processus d’apprentissage. Ils aiment apprendre et ils aiment voir leurs élèves aimer apprendre. Ils sont tolérants avec les erreurs et motivent au delà du jugement.

Ils ne voient pas les élèves plus lents comme des enfants incapables d’apprendre correctement mais essayent de trouver ce qu’ils ne comprennent pas et quelles stratégies d’apprentissage ils n’ont pas.

 

7. Les requêtes des adultes

L’état d’esprit en développement conduit à :

  • demander un engagement total et de véritables efforts (plutôt qu’évaluer),
  • dire : “Tu es responsable de ton esprit. Tu peux l’aider à se développer en l’utilisant de la bonne façon. Tu peux prendre plaisir à progresser. Tu peux demander de l’aide supplémentaire ou de l’entraînement.”,
  • donner du respect pour la manière de fonctionner de chaque enfant.

 

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Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (éditions Mardaga) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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