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Expression écrite : 6 questions à se poser pour construire une histoire (pour guider les enfants à partir de 8 ans)

Expression écrite : 6 questions à se poser pour construire une histoire (pour guider les enfants à partir de 8 ans)

Dans son livre Faire écrire les enfants, Faly Stachak propose aux enfants de toujours commencer par se poser ces 6 questions pour poser les éléments d’une histoire écrite cohérente et intéressante. 

QUI ? 

Qui est le héros ou l’héroïne de l’histoire ?  A quoi ressemble-t-il/elle (physique, personnalité, habits, métier ou fonction, lieu de vie, qualités et défauts…) ?

Qui est l’adversaire du personnage principal ? A quoi ressemble-t-il (physique, personnalité, habits, métier ou fonction, lieu de vie…) ?

Quels sont les autres personnages (amis, famille, adultes, enfants, animaux de compagnie…) ? Le personnage principal va-t-il faire de nouvelles rencontres ? Y-a-t-il des personnages qui vont aider ou sauver le héros ou l’héroïne ? Qui sont-ils (animaux, humains, personnages imaginaires…) ?

QUAND ?

Quand a lieu cette histoire ? Est-ce dans le présent, dans le passé, dans le futur ?

A quel moment le héros va-t-il rencontrer des problèmes ?

A quel moment pourra-t-on dire que le problème est résolu ?

Où ?

Où l’action de départ se situe-t-elle ? Quelle description peut-on faire de ce lieu (la localisation, les couleurs, les odeurs, le paysage, les constructions, les éléments naturels…) ?

Où l’aventure va-t-elle emmener  le héros ou l’héroïne ?

Dans combien de lieux différents ?

Comment les personnages s’y rendent-ils ?

Où va-t-elle se terminer ?

QUOI ? (qu’est-ce qu’on y fait ? pour quoi faire ?)

Quelle est la situation de départ du héros ou de l’héroïne ?

Quel problème le héros ou l’héroïne va-t-il rencontrer ? Qui ou quoi est à l’origine de ce problème ?

Que veut-il/elle obtenir ? Quel est le but de la quête (un objet, une idée à défendre, un personne ou plusieurs personnes à délivrer…) ?

Dans quel but le héros ou l’héroïne va-t-il/elle se mettre en route ? Pour quoi faire ? Pour devenir qui ?

Est-ce une question de vie ou de mort ?

Quel effet, quelles conséquences cela a-t-il sur la vie du héros ?

POURQUOI ?

Quelles sont les causes du problème à résoudre ?

Quelles sont les raisons du conflit avec l’adversaire ?

Pourquoi est-ce que ce problème est difficile à résoudre ?

COMMENT ?

Comment le ou les adversaire(s) empêche(ent)-ils le héros ou l’héroïne d’atteindre son but ?

Que fait le héros ou l’héroïne pour surmonter les obstacles ?

Quelles actions seront mises en place ? Le personnage principal a-t-il besoin d’aide ? Devra-t-il se déplacer ? Devra-t-il se déguiser/ se cacher/ se battre/ ruser… ? Quel est l’enchaînement des actions s’il y en plusieurs ?

Quels sont les résultats de chacune des actions ? En cas d’échec, quelles autres solutions sont trouvées ?

Qu’est-ce qui a permis au héros ou à l’héroïne de ne pas craquer dans les moments difficiles ?

Que rapporte-t-il/elle de son aventure (récompense, objet…) ? Qu’y gagne-t-il (une renommée, de nouveaux amis, une leçon de sagesse, une meilleure situation financière…) ?

Quelle est la situation de fin ? Qu’est-ce qui a changé par-rapport à la situation de départ ?

 

Ces questions permettent de faire avancer une histoire et de remplir les trois parties de manière efficace pour le lecteur :

  • le début (présentation du personnage principal dans son monde habituel; mise en place du lieu, du temps et du décor; puis apparition du problème et préparation aux aventures),
  • le milieu, là où se joue le suspense (les difficultés se présentent; le courage et la détermination sont convoqués; la tension grimpe et il faut faire preuve de créativité; des personnages ressources apparaissent; les obstacles finissent pas être surmontés),
  • la fin, heureuse en général (le héros ou l’héroïne terrasse l’adversaire puis quitte le monde des aventures; il/elle rentre chez lui/elle avec l’objet de l’aventure; il/elle est changé.e et les anciennes connaissances le remercient, l’admirent et/ou écoutent le récit de cette expérience; un nouvel ordre est établi).

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Source : Faire écrire les enfants : 300 propositions pour écrire des histoires de Faly Stachak  (éditions Eyrolles). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet.
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bénéfices conte oralité

Les bénéfices de la pratique du conte et de l’oralité (à l’école ou à la maison)

Le conte et l’oralité comme outils d’éducation et de lien social (l’approche de Suzy Platiel)

Présentation de l’approche de Suzy Platiel

J’ai eu la chance d’assister à une conférence participative la semaine dernière autour du conte comme outil d’éducation et de lien social, basée sur les travaux de Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste, chercheure au CNRS.

Suzy Platiel a initié une réflexion sur les fondements et les conséquences des divers modes de communication directs et indirects ainsi que sur la structuration actuelle de la pensée individuelle et sociale des enfants et des adolescents. Cette réflexion se fixe pour objectif de proposer des actions et des outils pertinents permettant d’utiliser de façon claire l’oralité et le conte de la maternelle au collège, tout en respectant les programmes et les orientations officielles de l’Education Nationale.

Après des années d’observation et d’études de sociétés à tradition orale (en particulier les Sanan du Burkina Faso), Suzy Platiel propose de (ré)instaurer le conte oral à l’école et à la maison pour lutter contre l’échec scolaire, l‘incapacité de s’exprimer et le recours à la violence qui en découle.

Pour elle, la maîtrise du langage oral et corporel est essentielle dans le développement de l’enfant, avant d’exiger que ce dernier lise et écrive.

 

Le conte dans les écoles : des expériences concluantes

Ainsi, elle est intervenue dans des écoles françaises dès les années 1980 pour animer “l’heure du conte“. Tous les enfants et le (ou les) adulte(s) sont assis en rond et sont invités à écouter et/ou raconter des contes à l’oral, sans supports écrits (livre ou autre).

La participation est libre (les enfants qui ne le souhaitent pas ne sont pas obligés d’y assister et l’adulte peut décider de ne pas revenir la semaine suivante s’il n’y prend pas de plaisir) et la parole circule. Les enfants peuvent raconter des histoires s’ils le souhaitent mais là encore n’y sont pas obligés. Les histoires racontées ne sont pas inventés mais sont issues d’un patrimoine culturel commun (les conteurs, adultes et enfants, ne racontent pas leur propres histoires mais sont des “passeurs”).

Des enseignants (de tous les degrés : maternelle, primaire, collège, lycée) qui mettent en pratique l’heure du conte, témoignent que, pour leurs élèves, se mettre à raconter à leur tour, c’est partager, établir une relation avec l’autre, transmettre, tout en développant leur capacité d’écoute et de concentration et en apprenant un mode de raisonnement logique.

Ainsi, une des personnes animant la conférence participative a expliqué qu’elle pratiquait l’heure du conte avec des élèves de 16 à 18 ans en lycée professionnel et qu’ils s’y sont montrés très réceptifs. Lors de la première séance, elle leur a raconté l’histoire de la petite poule rousse.  Dans ce classique, une poule rousse va devoir semer, récolter, moudre son blé et préparer sa farine toute seule car personne ne veut l’aider… sauf au moment de manger les fruits de la récolte ! En général, les enfants (et adolescents) se lancent dans la narration au bout de la 5ème séance.

 

Les bénéfices de la pratique du conte et de l’oralité (à l’école ou à la maison)

Chez les Sanan du Burkina faso, Suzy Platiel a constaté que le conte a une double fonction à travers la maîtrise de la parole orale :

  1. s’affirmer comme un individu;
  2. trouver sa place dans le groupe.

 

Dans nos sociétés occidentales modernes, le conte et l’oralité présentent de nombreux atouts comme outil d’éducation et de lien social :

  • la compréhension profonde de la structure cause/conséquence

A travers l’écoute et la narration de conte, les enfants sont exposés à des situations dans lesquelles les causes ont toujours des conséquences. Cette compréhension profonde de la structure cause/conséquence favorise le développement du sens de la responsabilité individuelle (assumer les conséquences de ses actes) et la pensée (réfléchir avant d’agir).

 

  • la formation de l’esprit

La formation de l’esprit se fait de façon inconsciente et implicite. Dans l’approche présentée par Suzy Platiel, il n’y a pas d’explication de texte, de morale ou de questions posées aux enfants pour savoir ce qu’ils ont compris du conte.

Le travail se fait à la fois en amont (dans le choix des histoires à raconter selon le message que l’on veut faire passer et les valeurs à mettre en avant) et en aval (de manière individuelle au cours de la maturation inconsciente et, comme la narration se fait en groupe, les enfants peuvent être amenés à discuter entre eux des contes, de ce qu’ils en ont compris et retenu). Le conte participe à la formation de l’identité des enfants.

 

  • l’entrainement de la capacité d’évocation

Comme il n’y a pas de support ni d’image, les enfants sont amenés à imaginer leurs propres illustrations mentales et à évoquer dans leurs têtes ce qu’ils entendent (à la manière d’image, de sons, de films, d’odeurs, de mouvements…).

Cette capacité d’évocation est un préalable à la lecture et à l’écriture.

 

  • le développement du lexique et du vocabulaire

Plusieurs linguistes, dont Alain Bentolila, estiment que le fait de ne pas pouvoir mettre en mots sa pensée pour l’autre conduit à des passages à l’acte violents. Alain Bentolila explique la violence des jeunes de quartiers sensibles par leur incapacité à transformer pacifiquement le monde et les autres par la force des mots. Il emploie le terme de « langue illettrée » : moins une personne a de mots à sa disposition, plus elle risque de parler par l’action et la violence.

 La vraie violence se nourrit de l’impossibilité à convaincre, de l’impossibilité d’expliquer. La vraie violence est muette.

En ce sens, réhabiliter le conte oral à l’école peut participer à la non violence.

 

  • la distance par rapport à la fiction

L’utilisation du passé simple facilite cette distanciation par rapport à la fiction.

 

  • l’attention et de la concentration

Les enfants (et les adultes) ont le droit de quitter le cercle de conte mais jamais pendant qu’un conteur est en train de parler.

 

  • l’apprentissage des relations interpersonnelles

A travers le conte et l’oralité, cet apprentissages des relations interpersonnelles se fait à plusieurs niveaux :

  • en tant que conteur

Le conteur est amené à prendre en compte les réactions de son auditoire et à apprendre le langage corporel : les réactions sont-elles négatives ou positives ? est-ce que le “public” s’agite ? rit ? s’ennuie ? quels messages non verbaux et corporels les auditeurs envoient-ils ? est-ce que je dois ralentir ou plutôt accélérer ?

Par ailleurs, les auditeurs peuvent intervenir au cours de la narration : poser des questions, faire des rectifications dans le récit ou ajouter des détails, aider un conteur qui a perdu le fil de son histoire… C’est ainsi que se posent les bases de la coopération.

  • en tant que “conté”

Les personnes qui écoutent apprennent l’écoute réellement attentive et le respect de l’autre. Par ailleurs, il y a pluralité des points de vue, invitant à un échange post narration sur les différentes interprétations d’une même histoire.

 

  • la progression en intelligence émotionnelle

Les contes narrés à l’oral amène à porter une attention particulière aux émotions :

  • dans le contenu même des récits (la peur, la joie, le courage…)
  • dans le partage de ce que chacun a ressenti
  • dans le fait de conter en ajustant le rythme de la narration en fonction de la communication directe du public (la communication non verbale représentant 80% de la communication)

 

On le voit donc : le conte et l’oralité sont des vecteurs de la conscience collective et individuelle pour des êtres humains accomplis et un lien social fort.

 

Comment utiliser le conte et l’oralité en pratique ?

Comment se préparer (en tant que parent et/ou enseignant) ? 

On a intérêt à ritualiser un moment du conte en classe. A la maison, on peut également instaurer des rituels et en parallèle, narrer des contes à l’oral sans besoin de rituels (durant les trajets en voiture par exemple).

On pourra lire des contes de manière individuelle en amont pour se nourrir et avoir une “boîte à outils” à disposition en mémoire. L’idée n’est pas de connaître les contes par coeur mais d’en connaître la structure (personnages, situation problématique, enchaînements, éléments clés, situation finale). Cette structure est importante et doit être solide. Quand on sera en forme, on ajoutera plus de détails, on y mettra plus de vie et d’entrain; quand on sera fatigué, on s’en tiendra peut-être à une version plus minimaliste.

On pourra s’enregistrer en le disant sans support avant de le raconter à l’oral en public. On se réécoutera pour voir les points forts et les axes de progrès. On pourra également s’entraîner entre adultes ou se raconter le conte à soi-même régulièrement.

 

Que faire si un enfant décroche ?

Si un enfant décroche, plusieurs pistes s’offrent à nous :

  • l’impliquer dans l’histoire (par exemple : qu’est-ce que tu mettrais dans la soupe toi ?),
  • raconter des histoires plus courtes, voire des comptines ou des jeux de mains pour donner un rythme à la séance de conte,
  • inviter l’enfant à continuer l’histoire ou à raconter lui même un conte.

 

Quels supports ?

Les contes narrés à l’oral peuvent provenir de toutes sortes de sources (pays, régions, continents, mythologie…).

On pourra choisir des contes en fonction des messages qu’on veut faire passer aux enfants. Ainsi, on peut raconter l’histoire des Bons Amis (un conte sur la générosité dans laquelle un lapin amène une carotte au cheval qui lui même l’amène au mouton etc…) puis enchaîner avec l’histoire de la Moufle (des animaux trouvent refuge dans une moufle et accueillent tant d’animaux que la moufle explose, mettant tous les animaux dehors au froid). On ne fera pas remarquer aux enfants que la générosité, c’est bien comme dans Les Bons Amis mais que cela peut se retourner contre nous comme dans La Moufle. Le cheminement intellectuel se fera de manière inconsciente et implicite.

On pourra donc piocher des contes chez les frères Grimm, dans les histoires du Père Castor, dans des recueils de contes africains, orientaux, nordiques ou encore océaniques.

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Suzy Platiel a elle-même écrit un recueil de contes issus de la culture des Sanan.

contes-suzy-platielAu pays sàn, pour qu’un conte soit bon, il faut qu’il ait bien mûri. Et, à n’en pas douter, il y a beaucoup de soleil, car les contes que Suzy Platiel y a récoltés sont vraiment délicieux.

Des contes sànan, il y en a pour tous les goûts : des drôles, des tristes, des longs et des courts, des poétiques et des un peu crus, mais, dans tous ou presque, on aime à se moquer des parents trop sévères, des animaux trop naïfs, des Blancs trop violents, des amoureux trop amoureux, d’un imbécile qui organise un concours de mensonges, et des génies malfaisants.

Il faut dire qu’au pays sàn il se passe des choses vraiment surprenantes. Un bébé sort du ventre de sa mère pour l’aider à charger son bois, une jeune fille a beaucoup de mal à garder ses seins, une autre ressuscite son fiancé avec une queue de serpent, un chiot veille sur la santé de son maître mieux que ne le ferait sa mère…

la fabrique à histoires

La Fabrique à histoires : une boîte à idées ludique pour que les enfants construisent des histoires

La Fabrique à histoires : une boîte à idées ludique pour que les enfants construisent des histoires

Présentation de l’éditeur

la-fabrique-a-histoires« Il y a toujours un enfant pour demander : comment fait-on pour inventer une histoire ? Il mérite une réponse honnête ».

Inspiré par cette phrase de Gianni Rodari, Bernard Friot invente un livre-coffret ingénieux et ludique, une véritable boîte à outils pour excercer son imagination, inventer des histoires et se lancer en écriture.

Mettre en mouvement l’imagination des enfants et les inciter à écrire, prendre part en s’amusant à la création d’une histoire, voilà le contrat de lecture de cette boîte à outils de l’apprenti écrivain…

Un carnet, intitulé «Moteur à rédaction», rassemble des activités qui sont autant d’ateliers d’écriture. Chaque atelier convoque des «outils» (jeu de cartes, plateau de jeu, moulins à paroles, réservoir à réel, catalogue de personnage, etc.) qui sont « physiquement » proposés à l’enfant. Le tout, carnet et outils, rassemblé dans une boîte à fermeture aimantée.

Chaque atelier s’accompagne d’une histoire écrite par l’auteur illustrant l’activité proposée. Une manière attractive et ludique de faire entrer les enfants dans l’écriture sans qu’ils aient l’impression de faire des exercices scolaires.

 

Les points forts

J’utilise La Fabrique à Histoires avec un élève de CE2 que j’accompagne dans ses apprentissages scolaires (instruction en famille). Il n’aime pas beaucoup écrire et nous avons déjà abordé la structure des récits à l’oral (qui/ quand/ où/ problème/ péripéties/ fin et retour à une situation stable) à l’aide de cartes héros/ problème du héros/ allié et objet magique pour l’aider à résoudre son problème (cartes issues du Coffret Cartes Créatives de Lise Bartoli).

Nous continuons donc notre travail sur la construction d’histoires avec cette boîte à histoires. Pour l’instant, nous travaillons encore à l’oral car la maîtrise du langage oral est essentielle dans le développement de l’enfant, avant d’exiger que ce dernier produise un texte à l’écrit.

J’aime beaucoup ce coffret car il offre de nombreux outils qui peuvent servir de supports à différents ateliers de production d’histoires et de textes :

  • un moteur à rédaction (les propositions pour construire une histoire pas à pas)
  • un catalogue (une galerie de personnages pour choisir les héros, les lieux, les situations, les morceaux d’histoire)
  • un jeu de cartes (pour renverser des situations et jouer avec différentes façons de commencer une histoire)
  • une réserve de textes (des exemples de textes produits à partir des outils proposés dans le coffret)
  • un plateau de jeu (pour faire avancer les personnages dans un décor, les mettre en danger, les aider, leur inventer un parcours)
  • un réservoir à réel (des cartes postales, des photos d’identité,  des panoramiques pour ne jamais être à court d’inspiration)
  • des pièces détachées (un livret de croquis pour découper l’histoire et la faire progresser)
  • un moulin à mots (pour faire parler les personnages et jouer sur les registres de langue)

fabrique à histoire enfants

Le moteur à rédaction est l’élément principal de la Fabrique à Histoires car il se présente comme un carnet d’activités pour construire pas à pas une histoire et piocher tous les ingrédients qui vont la composer dans les autres outils. Pour chaque activité du carnet, Bernard Friot propose d’utiliser un ou plusieurs outils de la Fabrique.

Les activités se déclinent autour de nombreux thèmes ou techniques qui plaisent beaucoup aux enfants (par exemple : deux images de début et de fin et il faut inventer ce qui se passe entre les deux; des débuts de texte loufoques à compléter; des personnages à décrire; changer de point de vue pour raconter la même histoire; des cartes mots à piocher ou à associer…).

idées production de textes élémentaire

La Fabrique à Histoires permet de travailler différents aspects qui aident à construire un récit efficace et structuré :

  • planter un décor en le décrivant avec le plus de détails possible,
  • introduire un personnage avec des caractéristiques physiques et de caractère,
  • imaginer des problèmes/ événements inattendus,
  • ménager le suspense,
  • changer de point de vue,
  • relancer l’intrigue avec des “et si…”.

A partir de 6/7 ans.

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La Fabrique à Histoires : ateliers d’écriture de Bernard Friot (éditions Milan) est disponible en libraire, en centre culturel ou sur internet.

Commander La Fabrique à Histoires : ateliers d’écriture sur Amazon.

 

j'aide mon enfant à développer sa créativité

J’aide mon enfant à développer sa créativité (coffret de 10 activités)

J’aide mon enfant à développer sa créativité (coffret de 10 activités)

Présentation

jaide-mon-enfant-a-developper-sa-creativiteParce qu’un enfant doit être bien dans sa tête et dans son corps pour grandir, parce que les parents ont besoin de clés faciles et ludiques pour les aider, découvrez nos coffrets d’activités simples et innovants. La collection J’aide Mon Enfant à… a été conçue par Bioviva avec l’aide d’une pédopsychiatre.

Bien qu’il y ait un aspect ludique, les exercices ont une vocation principalement pédagogique afin de maximiser les bienfaits pour l’enfant.

Le rôle du parent est un rôle primordial dans l’échange et l’atteinte de l’objectif visé.

 

10 activités simples et innovantes pour aider votre enfant à développer sa créativité : inventer une histoire avec des dés illustrés, utiliser ses 5 sens avec les objets du quotidien, fabriquer une cocotte à devinettes… autant de moments de vie complices à partager au quotidien !

Contenu :

  • 10 fiches d’activités illustrées
  • 1 livret d’accompagnement
  • 4 dés en bois à histoires
  • 4 crayons de couleur

A partir de 4/5 ans

 

J’ai aimé

Un petit livret d’accompagnement avec des informations psychologiques et des indications pour les parents est à la fois complet et facile à lire. On peut y lire pourquoi il est important de cultiver la créativité des enfants :

  • expression des émotions,
  • conception et appréhension de l’inconnu,
  • développement de compétences nécessaires aux apprentissages scolaires (résolution de problème, production d’écrit…),
  • découverte et maîtrise du corps et des sens,
  • aptitude à cocréer et travailler avec les autres

 

Les activités sont diverses et complémentaires :

  • éveiller les 5 sens (jeux de Kim)
  • inventer des histoires à l’oral (avec les dés)
  • mimer (
  • coller
  • écrire
  • cocréer

j'aide mon enfant à développer sa créativité

Mon activité est celle du portrait chinois : proposer aux enfants une série de questions débutant par “si j’étais…, je serais…parce que… ” (par exemple, si j’étais un animal; si j’étais un objet; si j’étais une couleur; si j’étais un plat…”).

développer la créativité des enfants

Le design et les illustrations en font un objet ludique et apprécié des enfants.

Les activités sont praticables en classe ou à la maison.

Ce coffret J’aide mon enfant à développer sa créativité est une vraie réussite. Grâce à son petit format pratique, on pourra également l’emmener en voiture ou dans les salles d’attente pour aider les enfants à patienter utilement :).

créativité raconter des histoires

 

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J’aide mon enfant à développer sa créativité (éditions Bioviva) est disponible en centre culturel, en librairie, sur le site de l’éditeur ou sur internet.

Commander Jeu Développer Sa Créativité sur Amazon.

livre-raconter-histoire-aux-enfants

Brève histoire du monde : un livre sérieux pour raconter l’Histoire aux enfants

Brève histoire du monde : un livre sérieux pour raconter l’Histoire aux enfants de manière passionnée, vivante et incarnée

brève histoire du mondeBrève histoire du monde réalise le tour de force de raconter en 300 pages l’histoire du monde à tous les publics, à commencer par celui des grands enfants. Gageure réussie !

Ernst Gombrich s’adresse aux lecteurs en les tutoyant, comme un grand frère parlerait à ses cadets. Il part du principe que ceux-ci savent réfléchir par eux-mêmes et ne les encombre pas d’explications simplistes inutiles.

Dès qu’il le peut, il présente des personnages historiques représentatifs de leur temps et, surtout, il raconte les faits dans leur continuité, comme s’il ne s’arrêtait pas de parler, insufflant ainsi au récit un sens du rapprochement et de la contemporanéité des événements de l’histoire.

Un ouvrage formidable pour se familiariser avec une matière parfois aride.

Brève Histoire du Monde est un ouvrage qui date de 1935 et que l’auteur a remis à jour en 1998.

brève histoire du monde

Brève histoire du monde est un beau livre, bien écrit, rédigé par un auteur passionné. Sa lecture nourrit les enfants intellectuellement et leur apporte des connaissances appropriées. Ce livre a un vrai impact positif sur l’esprit des enfants, sur leur compréhension de l’Histoire, racontée de manière passionnée, vivante et incarnée.

Le premier chapitre invite les enfants à se représenter le temps avec plusieurs métaphores. “On s’enfonce dans le temps exactement comme dans le jeu des miroirs. Là non plus, on n’arrive jamais au commencement des temps car derrière chaque commencement, il y a toujours un nouveau Il était une fois. C’est comme un puits qui n’aurait pas de fonds”.

Il engage aussi la réflexion des enfants : “Sais-tu combien dure une seconde ? Le temps que tu comptes très vite jusqu’à 3. Et combien durent 100 millions de secondes ? 32 ans ! A toi maintenant d’imaginer combien durent 10 00 millons d’années !”

L’auteur pose des questions aux enfants ou fait des apartés avec son avis personnel, comme des petits clins d’oeil. Il engage les enfants dans la lecture, se reprend avec humour quand il part dans de trop nombreuses explications, imagine des dialogues avec les enfants.

En voici quelques exemples :

Ça donne le tournis, ne trouves-tu pas ?

Mais sais-tu où et à partir de quand on a donné un nom à chaque jour et qui a eu l’idée de les regrouper en une semaine ?

Personnellement, du moins dans ce domaine, je donne raison aux Égyptiens.

Imagine toi une plaine infiniment vaste, traversée par ces deux fleuves.

Cette histoire est bien triste, mais je ne vois pas le rapport avec notre Histoire, vas-tu dire. Tu as raison !

 

Les textes sont d’un vocabulaire riche tout en étant accessible. Les enfants sont pris au sérieux sans jamais être perdus dans des détails trop compliqués. L’auteur a pris le parti de raconter les atrocités de notre Histoire (l’extermination de peuples autochtones à l’époque de la colonisation des Amériques, les combats des différentes guerres…). Pour lui, les enfants doivent apprendre que le fanatisme et l’intolérance peuvent transformer des hommes en barbares.

Les événements historiques suivent la chronologie, en commençant par les hommes de Néandertal , en passant par l’Egypte et ses pharaons, l’Inde et Bouddha, Rome et les Gaulois, et en finissant par la Première Guerre Mondiale. L’ouvrage a été révisé pour permettre de coller au plus près aux nouvelles découvertes scientifiques et historiques.

brève histoire du monde

 

Les illustrations sont peu nombreuses mais très réussies. On pourra accompagner la lecture de cet ouvrage d’un planisphère pour repérer les enfants à la fois dans le temps et dans l’espace.

 

Dans le dernier chapitre, l’auteur raconte la manière dont il a vécu son “petit bout d’Histoire”. Il a vécu la guerre de 14/18. Il en profite pour attirer l’attention des enfants sur le fait qu’on peut se tromper si on ne met pas en doute les informations reçues par les médias. Il reconnait qu’il a fait quelques erreurs et des oublis dans la première version de ce livre et invite les enfants à toujours faire preuve d’esprit critique.

brève histoire du monde

 

A partir de 7/8 ans (à partir du CE1/CE2).

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Brève histoire du monde est disponible chez votre libraire, dans votre médiathèque ou sur Internet.

Commander Brève histoire du monde sur Amazon.