calme et attentif comme une grenouille

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Pourquoi pratiquer la pleine conscience avec les enfants ?

calme et attentifLa pleine conscience (ou pleine attention), c’est simplement être présent de façon consciente, comprendre ce qui se passe maintenant, en adoptant une attitude d’ouverture et de bienveillance. C’est ne pas être ailleurs avec ses idées mais bel et bien ici, maintenant. Être présent ici, dans l’instant, sans juger, sans rejeter ce qui se passe, sans se laisser entraîner par l’agitation du jour.

Il existe un nombre croissant de travaux et d’études scientifiques qui ont montré l’intérêt de la méditation de pleine conscience pour les enfants :

  • équilibre émotionnel,
  • capacités de résilience,
  • qualité des échanges familiaux,
  • capacités d’attention et de concentration,
  • facilitation de l’apprentissage scolaire.

La pleine conscience n’est pas une activité comme les autres car elle va plus loin que la lutte contre le stress : elle encourage les  enfants à cultiver leurs capacités de présence au monde,  leur conscience de la fragilité et de la beauté de la nature, leur altruisme et leur humanité.

Dans la préface du livre Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes), Christophe André écrit :

Lorsque nous aidons nos enfants à vivre plus souvent en pleine conscience, nous les aidons bien au-delà de ce que nous croyons. Car nous les aidons alors à préserver toutes leurs capacités d’humanité. Pratiquer avec eux les exercices décrits dans ce livre, vivre à leurs côtés des moments de pleine conscience, représente sans doute un des plus beaux cadeaux que nous puissions leur faire.

 

Eline Snel, auteur du livre Calme et attentif comme une grenouille, a commencé par développer une formation à la pleine conscience pour les enfants à l’école aux Pays-Bas. Devant l’enthousiasme et le succès de cette initiative (et sur demande des parents des élèves ayant suivi cette formation), elle a écrit ce livre de méditation de pleine conscience destiné aux enfants et à leurs parents.

 

Calme et attentif comme une grenouille : des activités de pleine conscience spécialement conçues pour les enfants (5-12 ans) 

Le livre contient à la fois :

  • des exercices pour les enfants mais également pour les parents,
  • des informations plus théoriques sur la pleine conscience et les émotions,
  • des exemples et situations concrètes d’enfants qui ont été aidés par la pleine conscience,
  • des trucs pour la maison (le bulletin de météo personnel, l’arbre à souhaits…)

respiration calme et attentif comme une grenouille

Par exemple, la boîte à ruminations : avant d’aller dormir, on prend le temps de demander à l’enfant s’il a encore des préoccupations. A-t-il des soucis ? Des choses qui lui tiennent à cœur ? En prenant la peine d’en parler, on clarifie ce dont il s’agit. Ces pensées peuvent ensuite être placées dans la boîte à ruminations préalablement décorée. On ouvre le couvercle, on y met les pensées, on ferme le couvercle. On place la boîte à distance de l’enfant et ce dernier peut voir la boîte contenant ses pensées qui ne se trouvent plus dans sa tête.

météo intérieure pleine conscience

Il est accompagné d’un CD audio pour les enfants dans lequel les exercices permettent de gérer toutes sortes de situations : énervement, colère, stress, problème d’endormissement…

 

Calme et attentif comme une grenouille, c’est plus de 200 000 exemplaires vendus. Ce livre a séduit les parents comme les enseignants et j’espère qu’il vous apportera autant qu’il m’a apporté à moi (et à ma fille) ! Pour les enfants de 5 à 12 ans.

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Calme et attentif comme une grenouille de Eline Snel (éditions Les Arènes) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Calme et attentif comme une grenouille sur Amazon.

 

aider enfant harcèlement scolaire

6 principes pour aider efficacement un enfant face au harcèlement scolaire

Une approche inhabituelle : “Te laisse pas faire” pour aider les enfants face au harcèlement scolaire

Emmanuelle Piquet, auteur du livre Te laisse pas faire : aider son enfant face au harcèlement scolaire, a une approche à contre-courant des idées reçues au sujet du harcèlement scolaire : ne pas surprotéger les enfants mais les aider à se défendre par eux-mêmes… J’avoue que j’ai beaucoup pensé à l’approche Montessori à la lecture de ce livre dans le sens “aide moi à faire tout seul”. Emmanuelle Piquet propose de donner des pistes aux enfants victimes de harcèlement scolaire : construire des outils avec l’enfant plutôt que tenter de résoudre le problème à leur place.

Emmanuelle Piquet voit dans cette posture “aide moi à me défendre tout seul” plusieurs avantages :

  • ancrer les apprentissages relationnels acquis par les enfants vulnérables à cette occasion,
  • généraliser ces apprentissages à d’autres situations similaires,
  • incarner une nouvelle posture corporelle (tête haute, corps déplié, yeux droits),
  • renforcer la confiance en soi comme moyen de prévention de nouvelles attaques (les harceleurs ne s’en prennent pas aux enfants qui ont confiance en eux),
  • doter l’enfant d’une posture solide (message et attitude) à laquelle il pourra se raccrocher.

 

te laisse pas faire aider son enfant face au harcèlement scolaire

 

6 principes pour aider efficacement un enfant face au harcèlement scolaire 

1. La bonne posture du parent ne consiste pas à se mettre entre nos enfants et le monde, mais à côté d’eux. 

En effet, lorsqu’on prend en charge une de leurs relations à leur place parce qu’elle est problématique, on prend le risque de la cristalliser

2. Quoi qu’il en soit, faire intervenir un adulte dans une relation problématique entre enfants est contraire au code de la cour de récréation.

3. Le plus efficace lorsqu’on tente de résoudre un problème relationnel, c’est de travailler avec celui qui souffre, pas avec celui qui agresse. 

Or, dans les interventions institutionnelles de l’Education Nationale actuelles, on fait systématiquement l’inverse.

4. Quand une émotion très négative nous submerge et que l’on essaie de tout faire pour ne pas y penser, cette émotion devient fréquemment de plus en plus submergeante. 

L’émotion désagréable continue de nous submerger tant qu’on n’a pas regardé précisément ce qu’elle voulait nous dire.

“Vas-y, pleure. Parce que franchement il y a de quoi pleurer. C’est vraiment horrible comme situation.”

“Je comprends que tu aies peur que cela ne s’arrête jamais.”

“Tu as honte et tu te demandes ce que les autres pensent de toi.”

J’apprécie ce point de vue car il consiste à accueillir, reconnaître et traverser les émotions (plutôt que les nier ou les mettre en doute – “ce n’est pas grave”, “ils ne doivent pas être si méchants que ça, “ça va passer tout seul”…). Il ne s’agit pas non plus de rassurer mais d’aider les enfants à accueillir leurs peurs pour leur permettre de voir les choses différemment : une fois notre pire cauchemar regardé dans les yeux, il devient moins épouvantable :-).

Une fois qu’on a traversé sa peur et qu’on est sur l’autre rive, on voit la situation sous un autre angle. – Emmanuelle Piquet

5. En poussant nos enfants à dénoncer ceux qui les embêtent, on leur fait prendre le risque à la fois de représailles et de pousser les agresseurs à être plus rusés pour ne pas se faire sanctionner les prochaines fois.

6. Conséquemment, lorsqu’un adulte aussi bienveillant, respectueux et intelligent soit-il intervient entre 2 enfants (ou plus), il prend le risque d’aggraver le problème alors qu’il vise évidemment l’inverse. 

 

Ce qui doit déclencher une action : la souffrance de l’enfant

Emmanuelle Piquet estime que seule la souffrance de l’enfant peut enclencher un processus efficace et réparateur face au harcèlement scolaire. On peut demander aux enfants comment ils se sentent, pratiquer l’écoute active avec eux mais il est inutile de souffrir à leur place.

Notre rôle est d’aider celui qui veut que ça change (le harcelé) à modifier l’interaction (avec le/les harceleur(s) ).

En général, les tentatives d’intervention se tournent vers le harceleur alors qu’il n’a aucun intérêt à ce que l’interaction change… et c’est la raison pour laquelle ces tentatives sont souvent inefficaces pour mettre un terme au harcèlement.

De même, le désintérêt et l’indifférence ne permettent pas à l’enfant vulnérable de se doter d’outils efficaces au niveau relationnel.

Emmanuelle Piquet écrit :

Nous ne soignons pas des personnes mais des relations. Nous n’allons donc pas modifier la personnalité du coupable ou de la victime mais bien modifier ce qui se passe entre eux.

Vous ne ferez rien avec quoi l’enfant victime ne soit absolument pas d’accord. Et évidemment tenez votre promesse, nous conseille Emmanuelle Piquet.

Il s’agit d’aller puiser dans les ressources des enfants victimes et les considérer comme compétents, comme ayant les ressources pour modifier la structure de la relation.

Emmanuelle Piquet propose d’abord d’aider l’enfant vulnérable à résoudre son problème d’un point de vue relationnel puis d’entamer d’éventuelles poursuites pour sanctions scolaires ou pénales. C’est à l’enfant de décider s’il souhaite des poursuites disciplinaires une fois que le harcèlement dont il a été victime a pris fin.

 

Un principe fort : “Tu as un impact sur la situation”

Emmanuelle Piquet propose un virage à 180° : passer de “tu ne peux rien y faire, je vais donc m’en occuper” (en demandant à l’école d’intervenir, en demandant aux parents de l’agresseur de le punir, en disant au camarade qu’il faut qu’il arrête, en changeant d’établissement… au risque d’être harcelé de nouveau car aucune nouvelle compétence relationnelle n’a été acquise) à “tu as un impact sur la situation“.

La posture parentale qu’Emmanuelle Piquet est la suivante : se mettre à côté de l’enfant pour l’aider à faire tout seul et l’aider à construire des “flèches de résistance“.

Pour opérer ce virage, elle insiste sur 2 aspects :

  • le contenu du message à adresser à l’agresseur par la victime (la “flèche”),
  • la posture physique (les yeux droits, la tête haute, le corps relevé, le sourire aux lèvres) qui envoie un nouveau signal.

 

Pour Emmanuelle Piquet, cette approche à contre courant comporte 2 grands avantages éducatifs :

  • pour l’enfant agressé (acquisition de nouvelles compétences et restauration de la confiance en soi),
  • pour l’enfant agresseur (expérience relationnelle correctrice : il est salutaire pour les harceleurs de subir une conséquences relationnelle négative au fait de harceler pour qu’ils ne soient pas maintenus dans une illusion de toute puissance et d’impunité).

 

Les flèches de résistance : un outil de défense et d’attaque contre la harcèlement scolaire

Le principe des flèches de résistance

Emmanuelle Piquet propose d’aider les enfants  à construire des flèches de résistance: ce sont des flèches d’arrêt à décocher seulement en cas d’agression, et non pas d’attaque (on ne répond à pas à la violence par la violence).

harcèlement scolaire

Elle parle de “judo verbal, souple et défensif, une forme d’auto défense”. Les flèches de résistance ont pour but de renvoyer sa propre violence à l’enfant ou au groupe qui harcèle.

Dans son livre, Emmanuelle Piquet dévoile plusieurs exemples de flèches de résistance qu’elle a élaborées conjointement avec des enfants lors de séances de thérapie. Elle y décrit également comment élaborer une flèche efficace et comment la décocher au bon moment. C’est en quelque sorte un jeu qui va à l’inverse de la manière dont l’enfant réagit habituellement.

 

Construire une flèche de résistance efficace

Elle explique par exemple qu’il est indispensable d’avoir tous les éléments en main et identifier tous les risques pour que la flèche soit la plus pertinente possible. Il est alors fondamental d’établir une relation de confiance avec l’enfant pour qu’il livre le plus de détails possibles sur la situation qu’il vit (depuis combien de temps est-il harcelé ? qui sont les harceleurs ? sur quels sujets appuient-ils ? est-ce que quelqu’un a déjà tenté d’intervenir ?…).

Par ailleurs, la préparation et l’entraînement sont très importants. Emmanuelle Piquet prend le temps de jouer les scènes avec les enfants qu’elle accompagne : quelles pourraient être les réactions des harceleurs ? que faire s’ils menacent de frapper ? Le fait d’envisager les scénarios possibles sécurisent les enfants et assurent l’efficacité des flèches de résistance.

La flèche est dans mon carquois et , quand j’y pense, je me sens plus forte. – une adolescente ex-victime

 

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Te laisse pas faire : aider son enfant face au harcèlement scolaire (éditions Payot)est disponible en médiathèque, chez votre libraire ou sur Amazon.

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Le livre d’Emmanuelle Piquet donne des bases solides aux parents, aux enseignants, à tous les professionnels travaillant avec des enfants. Emmanuelle Piquet a ouvert des centres d’intervention en souffrance scolaire dans lesquels elle reçoit enfants, adolescents, parents et enseignants: les adresses à ce lien.

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livre une année pour apprendre en s'amusant

Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille

Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille

Présentation de l’éditeur

une-annee-pour-apprendre-en-samusantRedécouvrez le plaisir d’être ensemble !

Il fait gris, vos enfants s’ennuient, vous ne savez plus comment les intéresser ? Vous aimeriez passer un moment privilégié avec eux mais vous n’avez plus d’idée ?

« Apprendre en s’amusant » recense pour vous plus de 150 activités ludiques et pédagogiques, faciles à réaliser où que vous soyez avec des enfants de 18 mois à 7 ans !

Avec des objets du quotidien ou du matériel de récupération, cubes, activités créatives et d’extérieur, jeux de lumière et musicaux… tout est fait pour nourrir la curiosité et l’imagination de vos enfants, en les sensibilisant au monde qui les entoure, aux sciences et à la nature.

Le livre est extrêmement inspirant, rempli de bonnes idées tout autant ludiques que pédagogiques. Pour de beaux moments de complicité et de partage en famille !

Les points forts

L’auteure ElsaThiriot est enseignante et bloggeuse (Merci qui ? Merci Montessori ? et Où es-tu, Coquelipop ?). Elle est experte des pédagogies dites alternatives qu’elle met en oeuvre à la fois dans sa classe et avec ses enfants.

Les nombreuses activités proposées s’inspirent des pédagogies Montessori, Steiner/Waldorf et Reggio pour les enfants de 18 mois à 10 ans (et même plus… j’en ai 32 😉 ). Elles sont classées en plusieurs catégories :

  • jeux musicaux
  • jeux d’arts
  • jeux de lumière
  • jeux dehors
  • jeux d’imitation
  • jeux de cubes
  • jeux d’éléments

apprendre en s'amusant

Les illustrations et la mise en page sont très agréables, mettant en valeur les idées et leurs fondements théoriques. Chaque page est dédiée à une activité : on y retrouve

  • l’âge à partir duquel proposer l’activité,
  • les intérêts du point de vue du développement de l’enfant,
  • les étapes de la réalisation,
  • des idées pour prolonger ou adapter l’activité,
  • des variantes autour d’une même activité,
  • des conseils d’albums jeunesse pour compléter la notion vue au cours de l’activité

52 semaines pour apprendre en s'amusant

Elsa Thiriot nous invite à partager de bons moments avec les enfants autour d’éléments naturels, de jeux de lumière, de construction en toute sorte de matières, de la musique, d’histoire à raconter ou à inventer… Il y en a pour tous les goûts et tous les âges.

Vous trouverez dans son livre des activités autour des ombres, des feuilles, de l’eau, de simples cubes en bois, de miroirs, de carton. On (re)découvre dans ce livre toutes les possibilités de création et d’utilisation à partir d’objets ou de matériaux simples qu’on a tous à disposition chez nous.

une année pour apprendre en s'amusant

Ce livre peut être exploité à la fois en classe ou à la maison, par des assistant.e.s maternel.les, par des animateurs de périscolaire ou encore dans le cadre des TAP.

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Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille de Elsa Thiriot (éditions Mango) est disponible en librairie ou sur internet.

Commander Une année d’activités pour apprendre en s’amusant sur Amazon.

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Enseignants efficaces (Thomas Gordon) : enseigner et résoudre les conflits avec bienveillance

Enseignants efficaces (Thomas Gordon) : enseigner et résoudre les conflits avec bienveillance

Présentation

enseignants-efficaces-gordonL’auteur Thomas Gordon expose ici sa célèbre méthode fondée sur une relation satisfaisante entre l’enseignant et ses élèves. Il montre comment l’enseignant peut éviter les messages dévalorisants, obtenir la coopération de chacun, surmonter les pièges de l’autoritarisme et de la permissivité, et prendre des décisions qui respectent les besoins de tous.

Les sempiternels conflits de discipline se résolvent ici par la philosophie, sans perdants.
On trouve dans ce livre plusieurs exemples de cas vécus par des enseignants ainsi que des descriptions et des explications détaillées concernant les attitudes à privilégier.

De la maternelle à l’université, des milliers d’éducateurs appliquent les principes de Gordon. Ils en retirent plusieurs bénéfices, dont une diminution du stress et une plus grande satisfaction à enseigner.

Nommé pour le prix Nobel de la paix en 1997, 1998 et 1999.

 

J’ai aimé

La démarche est non culpabilisante, ne juge ni les enseignants ni les élèves mais propose plutôt des solutions concrètes, testées et éprouvées sur le terrain.

enseignants efficaces

Enseignants efficaces est un ouvrage très riche, ainsi bien en théorie qu’en pratique, et aborde de nombreux points auxquels les enseignants sont confrontés au quotidien : conflits, manquements aux règles, travail…

 

Gordon propose une démarche en plusieurs étapes :

  • définir à qui appartient le problème (est-ce que l’enseignant a un problème ? est-ce que l’élève a un problème ? est-ce que le problème est dans la relation enseignant/ élève ?)
  • des réponses sont apportées en fonction :
    • si le problème appartient à l’élève, une réponse efficace et adaptée passe par l’écoute active et empathique
    • si le problème appartient à l’enseignant, les messages-je (sans critiquer, juger, culpabiliser ou menacer) seront plus adaptés et éviteront la colère
    • si le problème émerge dans la relation, une résolution de conflit gagnant-gagnant sera plus efficace pour que les besoins des uns et des autres soient satisfaits

livre enseigner bienveillance

Les enseignants comme les élèves sont présentés sous un angle positif, avec chacun leurs émotions, leurs besoins et leurs limites :

  • une démonstration des mythes qui définissent l’enseignant idéal et qui diminuent à la fois leur efficacité et leur capacité d’empathie pour les élèves,
  • un exposé sur les réactions négatives des enfants et adolescents face à la méthode autoritaire,
  • les obstacles à la communication.

relation enseignants élèves

Gordon accorde une grande importance à l’influence de l’environnement et des circonstances. Il propose des pistes pratiques pour (ré)aménager une classe/ une école afin de diminuer les conflits et les tensions (entre enseignants, entre élèves, entre élèves et enseignants). En modifiant le milieu physique et l’ambiance de la classe, les enseignants peuvent assez facilement limiter un certain nombres des comportements inacceptables.

 

Les nombreux exemples et cas concrets issus de son expérience montrent à quel point sa méthode est applicable et efficace. Les enseignants y trouveront des clés pour des situations auxquelles ils sont confrontés dans leur pratique quotidienne. On peut y lire des dizaines de dialogues relatés entre enseignants et élèves pour illustrer les démarches proposées par Gordon, des exemples d’application de la résolution de conflits gagnant-gagnant y sont proposés.

livre enseignants efficaces

Gordon donne également des pistes pour aborder les réunions avec les parents ou les collègues, toujours basées sur une écoute des émotions et des besoins (les siennes propres et celles des interlocuteurs).

enseignants efficaces gordon

Enseignants efficaces : un ouvrage pour tous les enseignants, de la maternelle aux études supérieures.

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Enseignants efficaces de Thomas Gordon (Les Editions de l’Homme) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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14 principes pour une éducation lente (ou le temps juste et adapté à chacun)

14 principes pour une éducation lente (ou le temps juste et adapté à chacun)

L’éducation est une activité lente.

L’éducation profonde, celle qui conduit à la compréhension des phénomènes et du monde – au delà d’une transmission simpliste – s’étire dans le temps. – Joan Domenech francesch

L’éducation lente cherche à trouver le rythme d’apprentissage de chacun et de chaque activité, en le respectant, en le stimulant et en l’amplifiant. Elle ne pénalise pas la lenteur, elle ne vise pas la standardisation.

 

Les activités éducatives définissent elles-mêmes le temps nécessaire à leur réalisation, et non l’inverse.

Le temps passé sur un apprentissage dépend-t-il de l’activité ? Ou à l’inverse, le temps étant déjà établi à l’avance, l’activité dépend-elle du temps imparti ?

 

En matière d’éducation, moins, c’est souvent mieux.

Nous disons que nous souhaitons mieux préparer les élèves : voilà pourquoi nous surchargeons les programmes scolaires. Les statistiques montrent pourtant que le temps passé par élève à l’école n’est pas corrélé aux résultats des évaluations internationales.

De quelles activités pourrions-nous nous passer car elles n’apportent aucun apprentissage significatif ? Quelle serait la quantité de temps libéré ?

 

L’éducation est un processus qualitatif.

Mémoriser ne signifie pas apprendre. Apprendre en vue d’un examen ne signifie pas savoir. Savoir ne signifie pas comprendre. Lorsque nous apprenons en vue d’un examen et que nous oublions ce que nous avons appris sitôt l’examen passé, c’est là un apprentissage quantitatif.

Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité. – Joan Domenech francesch

 

Le temps éducatif est global et inter-relié (et non fragmenté ni compartimenté).

Quand les disciplines sont spécialisées et closes, l’esprit perd son aptitude naturelle à remettre les connaissances et les faits dans son contexte.

Comme notre éducation nous a appris à séparer, compartimenter, isoler et non à relier les connaissances, l’ensemble de celles-ci constitue un puzzle inintelligible. Les grands problèmes humains disparaissent au profit des problèmes techniques particuliers.

L’affaiblissement de la perception du global conduit à l’affaiblissement de la responsabilité (chacun tendant à n’être responsable que de sa tâche spécialisée), ainsi qu’à l’affaiblissement de la solidarité (chacun ne ressentant plus son lien avec ses citoyens).

Incapable d’envisager le contexte et le complexe planétaire, l’intelligence aveugle rend inconscient et irresponsable. – Edgar Morin

L’éducation doit favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à poser et à résoudre les problèmes essentiels et, corrélativement, stimuler le PLEIN EMPLOI DE L’INTELLIGENCE GENERALE.

 

La construction du processus éducatif se doit d’être durable.

Un processus éducatif doit tenir compte des apports du passé et envisager les conséquences qu’auront nos agissements présents. L’éducation lente ménage du temps afin d’éduquer à un futur incertain et flou.

L’histoire humaine a été et demeure une aventure inconnue. Pour Edgar Morin, « le futur se nomme incertitude » et « l’Histoire ne constitue pas une évolution linéaire ».

Edgar Morin propose d’enseigner l’incertitude de la connaissance et du réel (comme développé dans son point n°1) mais également l’incertitude de l’action. Il propose de dire aux enfants qu’une action commence à échapper à leurs intentions dès qu’ils l’entreprennent car c’est l’environnement et les interactions qui s’en saisissent (dans un sens qui peut parfois devenir contraire à l’intention initiale).

Au cours de l’Histoire, nous avons vu souvent, hélas, que le possible devient impossible, et nous pouvons pressentir que les plus riches possibilités humaines demeurent encore impossibles à réaliser. Mais nous avons vu aussi que l’inespéré devient possible et se réalise : nous avons souvent vu que l’improbable se réalise plutôt que le probable; sachons donc espérer en l’inespéré et oeuvrer pour l’improbable. – Edgar Morin

 

Chaque enfant – et chaque personne – a besoin d’un temps propre pour apprendre.

Revendiquer le temps juste pour chaque élève suppose forcément de prêter attention à la diversité des apprenants et de se heurté à la rigidité du temps scolaire.

Cela suppose de partir de l’élève et de recourir à des méthodes plus participatives où les apprentissages ne reposent pas sur des manuels standards qui proposent les mêmes activités et les mêmes contenus pour tous les élèves.

 

Chaque apprentissage a son moment.

En éducation, “plus tôt” n’est pas toujours synonyme de “mieux”. –  Joan Domenech francesch

Le fait de vouloir faire apprendre des choses (couleurs, noms des animaux, comptine numérique chez les jeunes enfants…) de manière trop précoce peut être efficace en termes cognitifs (les acquisitions précoces sont effectives) mais présentent des risque d’altération du développement par ailleurs :

  • repères spatio-temporels,
  • latéralisation,
  • réflexes primitifs rémanents.

Chacun doit faire les apprentissages quand il est prêt.

 

Pour profiter au mieux du temps, définir et hiérarchiser les finalités de l’éducation.

L’éducation lente n’est pas une mode : elle découle de la conviction que c’est la voie vers des apprentissages réussis et profonds, durables et accessibles au plus grand nombre.

Nous pouvons nous poser cette question en vue d’éduquer : Quelles sont les trois intentions ou priorités à privilégier au cours de cette année ?

 

L’éducation requiert des moments sans temps.

Un exemple : lire pour le simple plaisir de lire, pas pour remplir une fiche ou faire un résumé.

Le temps ne doit pas toujours être organisé, rentabilisé, utile ou éducatif. Les temps visiblement “non productifs” sont essentiels pour consolider les apprentissages et pour leur donner du sens dans la “vraie” vie.

 

Redonner du temps aux enfants.

Quand les adultes planifient à l’excès le temps des enfants, ceux-ci n’ont plus la possibilité de l’organiser ni de le gérer eux-mêmes pour faire les activités qu’ils souhaitent et dont ils ont naturellement besoin.

Il faut redonner du temps aux enfants à l’école et à la maison afin de leur offrir des espaces où ils puissent assimiler les connaissances, vivre, connaître, apprendre et construire leurs propres apprentissages.

En leur rendant ce temps, c’est l’enfance elle-même que nous rendons aux enfants. – Joan Domenech Francesch

Par ailleurs, il n’est pas possible d’apprendre à gérer son temps et, par là, à être autonome si on n’en dispose pas !

Le temps libre a d’immenses bénéfices :

  • l’accès à l’autonomie,
  • le plaisir de vivre,
  • la connaissance de soi et des autres à travers le jeu,
  • le développement de la créativité,
  • l’acquisition et la consolidation de certains apprentissages fondamentaux,
  • l’espace pour discerner et considérer les problèmes.

 

Repenser le temps dans les relations entre enfants et adultes.

Rendre du temps aux enfants nous pousse à revoir leur relation avec les adultes.

Faisons une description des moments que nous adultes, consacrons à parler, à questionner, à nous intéresser directement à la vie personnelle de nos enfants ou de nos élèves. Est-ce que ce temps est suffisant ? En quoi ce temps a-t-il une valeur éducative ?

 

L’école doit éduquer au temps.

Nos élèves doivent être capables d’apprendre à gérer leur temps en étant beaucoup plus respectueux d’eux-mêmes.

Dans la planification scolaire, nous pouvons laisser du temps pour la réflexion aux enfants et aux adolescents, pour revoir ce qui a été appris, mais également pour se tromper, pour s’aventurer sur des chemins inconnus…

 

L’éducation lente fait partie des nouvelles perspectives pédagogiques.

Adopter cette perspective du temps éducatif demande de croire réellement à une possible amélioration, de s’engager professionnellement, d’y réfléchir, et d’avoir une vraie attitude critique face à certaines exigences actuelles de l’administration et aux pressions de certains secteurs de la société. – Joan Domenech francesch

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Source : Eloge de l’éducation lente de Joan Domenech francesch (éditions Chronique Sociale)

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5 piliers de la pédagogie Freinet

5 piliers de la pédagogie Freinet 

Les auteurs du livre La pédagogie Freinet : Concepts, valeurs, pratiques de classe proposent de caractériser la pédagogie Freinet à partir de 5 piliers :

1. L’expression libre

La permission est donnée à l’enfant de devenir l’auteur de paroles, de dessins, de textes, de gestes, de musiques, de sculptures… dans un espace qui autorise la création et valorise les productions.

 

2. La coopération

La coopération est l’offre faite aux élèves d’apprendre en interagissant avec leurs pairs, d’un côté en tant que récepteur des informations et surtout d’un autre en adoptant la posture enseignante. Cela peut s’organiser par l’intermédiaire d’un tableau des demandes d’aide.

 

3. La participation démocratique à la vie coopérative de la classe

En pédagogie Freinet, la participation démocratique des enfants est un droit. Freinet remet en cause le principe d’autorité de l’adulte : les règles de vie sont réfléchies et décidées collectivement.

La classe est un espace d’apprentissages de la citoyenneté. Les élèves sont associés aux décisions collectives, par l’intermédiaire d’institutions instituantes et de responsabilités qui leur sont confiées.

Dans les classes Freinet, les élèves gèrent eux-mêmes leurs relations au sein du groupe-classe. L’autorité n’émane pas des enseignants mais des élèves qui décident par eux-mêmes des sanctions en cas de non respect des règles de vie. Bien sûr, l’enseignant Freinet instaure en début d’année quelques lois fondamentales comme l’interdiction de la violence. Mais les règles de vie collective et les sanctions sont décidées par les enfants au sein d’un conseil réunissant toute la classe.

Ce conseil regroupe tous les élèves + l’enseignant et se réunit en général une fois par semaine. L’ordre du jour est établi selon les questions/ remarques postées par les élèves ou l’enseignant dans la boîte aux lettres prévue à cet effet dans la classe. Un élève en est le président : il distribue la parole via un bâton de parole (seul l’élève qui tient le bâton de parole a le droit de s’exprimer) et reformule les différentes idées. Un autre élève en est le secrétaire : il présente l’ordre du jour, rappelle les décisions prises lors du dernier conseil et note les décisions prises par l’assemblée.

Dans les classes Freinet, les sanctions peuvent prendre la forme de réparations (excuses, restauration d’un objet dégradé…) ou d’une perte de droits (se déplacer seul dans les locaux, faire une photocopie, travailler en autonomie sur l’ordinateur…), ces droits pouvant être regagnés ultérieurement.

Aussi bien les règles que les sanctions peuvent être remaniées et peuvent évoluer en fonction des problèmes qui se posent au fur et à mesure de l’année scolaire.

citation freinet

4. Les techniques éducatives

Les outils pédagogiques sont couplés aux valeurs d’éducation ayant déterminé leur création, notamment celles visant le retrait de l’enseignant pour davantage d’engagement des élèves.

Deux outils de la pédagogie Freinet :

  • les brevets de validation des acquis utilisés dans les classes Freinet : chaque élève avance à son rythme, les réussites sont valorisées et ne sont pas notées,
brevet de grammaire freinet
Source : Montessori, Freinet, Steiner… une école différente pour mon enfant ? par Marie-Laure Viaud

 

  • les plans de travail : chaque élève possède son plan de travail personnalisé qui comporte un certain nombres de tâches à réaliser en autonomie.

 

5. Le tâtonnement expérimental

Le tâtonnement expérimental correspond au processus pour apprendre : faire, et en faisant se tromper, réussir pour progressivement construire des connaissances et développer des compétences basées sur l’interaction avec son milieu.

Célestin Freinet pense que la motivation de l’enfant vient de :

  • sa volonté d’agir sur le monde,
  • son envie de répondre aux questions qu’il se pose,
  • ses besoin de communiquer (d’où l’utilisation de la correspondance, de l’imprimerie et du journal scolaire dans la pédagogie Freinet).

Les classes Freinet basent leur travail sur les intérêts de l’enfant et sur la réalisation de projets. L’idée fondatrice est de développer les apprentissages dans des situations « vraies », qui ont un sens dans la vie quotidienne des élèves.

>>>Pour débuter et échanger sur la pédagogie Freinet : le site ICEM pédagogie Freinet

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Source : La pédagogie Freinet : Concepts, valeurs, pratiques de classe de Nadine Giauque et Chantal Tièche Christinat (éditions Chronique Sociale).

Commander La pédagogie Freinet : Concepts, valeurs, pratiques de classe sur Amazon.

apprentissages-autonomes

Les apprentissages autonomes (ou comment les enfants s’instruisent sans enseignement)

Les apprentissages autonomes (ou comment les enfants s’instruisent sans enseignement par John Holt)

John Holt, pédagogue et conférencier américain, affirme que les enfants s’instruisent eux-mêmes sans enseignement.

On peut facilement observer que les enfants sont passionnément désireux de comprendre le plus possible le monde qui les entoure, qu’ils sont très doués pour cela et qu’ils le font à la manière de scientifiques, en créant de la connaissance à partir de l’expérience. Les enfants observent, s’interrogent, découvrent, élaborent et ensuite ils testent les réponses aux questions qu’ils se posent. Quand on ne les empêche pas de faire toutes ces choses, ils continuent à les faire et ils deviennent de plus en plus compétents. – John Holt

apprentissages autonomes holt
Dans son livre Les apprentissages autonomes, il écrit :

Que fait-on quand on est en train d’apprendre, quand on crée de l’apprentissage ?

Eh bien, on observe, on regarde, on écoute. On touche, goûte, sent, manipule et parfois on mesure et calcule. Et on s’interroge, on se dit : “Pourquoi cela ?” ou “Pourquoi est-ce comme ça ?” ou “Est-ce que cette chose produit cet effet ?” ou “Qu’est-ce qui fait que cette chose arrive ?” ou “Est-ce qu’on peut la faire arriver différemment ou mieux ?”; ou encore “Est-ce qu’on peut faire disparaître la larve de hanneton des plants de salade ?” ou “Peut-on produire plus de fruits ?” ou “Peut-on réparer la machine à laver ?” ou que sais-je.

Et nous inventons des théories, ce que les scientifiques nomment des hypothèses; nous avons des intuitions, nous nous disons : “Peut-être est-ce dû à ceci” ou “est-ce que cela ne pourrait pas être à cause de cela ?” ou “Peut-être que si je fais ceci, cela va se produire.” Et ensuite nous testons ces théories ou ces hypothèses.

Nous pouvons les tester simplement en posant des questions à des personnes dont nous pensons qu’elles en savent plus que nous, ou nous pouvons les tester par une observation plus approfondie.

Nous pouvons nous dire : “Je ne sais pas trop ce qu’est cette chose, mais peut-être que si je la regarde encore je vais trouver.” Ou bien peut-être allons nous planifier des expériences : ” Je vais essayer de mettre ça sur les plants de salade et voir ce que ça fait sur les larves de hanneton” ou “Je vais essayer autre chose”.

Et, à partir de tout cela, de différentes manières, nous découvrons que notre intuition n’était pas si bonne, ou au contraire, qu’elle était excellente, et nous continuons, nous observons encore, nous spéculons encore. Nous posons plus de questions, nous élaborons plus de théories et nous les testons.

Ce processus crée de l’apprentissage et nous le faisons tous. […] Et c’est exactement ce que font les enfants. Ils travaillent d’arrache pied à ce processus à chaque instant de la journée. Quand ils ne sont pas en train de manger ou de dormir (et encore), ils créent du savoir. Ils observent, pensent, spéculent, théorisent, testent et expérimente en permanence et ils sont bien meilleurs que nous, adultes, à ces tâches. L’idée même que nous pourrions enseigner à des enfants comment apprendre a fini par m’apparaître totalement absurde.

Or l’un des principaux problème de l’école est qu’on demande souvent aux enfants de répéter comme quelque chose de logique quelque chose qui ne leur semble pas du tout (ou pas encore) logique.

Ils finissent par accepter comme une vérité tout ce que l’autorité dit et ils n’essaient plus de tester ou de vérifier. Après plusieurs années sur les bancs de l’école, ils oublient même comment tester.

John Holt a consacré beaucoup de son temps à proposer des alternatives à l’école (plutôt que des écoles alternatives). Dans son ouvrage Apprendre sans l’école, il cite plusieurs de ces alternatives :

  • l’instruction en famille (unschooling ou apprentissage autonome sans enseignement)
  • la fin de l’instruction obligatoire : des écoles fréquentées par choix, des professeurs choisis par des apprenants volontaires
  • les réseaux d’échange de savoirs
  • les médiathèques
  • la presse
  • les vidéos ou tutoriels sur Internet
  • la méthode Suzuki pour la musique
  • se filmer, s’enregistrer, se regarder dans un miroir pour la pratique d’un sport ou de la musique (pour avoir un feedback et s’auto corriger)
  • contacter des personnes ressources

 

apprendre sans l'écolePour autant, le rôle des adultes est prépondérant : ils doivent être attentifs, bienveillants et suffisamment présents pour mettre à disposition des ressources qui pourront aider les enfants, tout en restant vigilants à ne pas chercher à faire aller les enfants là où ils n’ont pas le projet d’aller.

En cela, John Holt distingue le P-rofesseur du p-rofesseur. Un P-rofesseur croit (et arrive à convaincre ses élèves) que tout ce qu’ils apprennent doit être enseigné.

Un p-rofesseur est un “coach” qui ne s’impose pas mais qui est disponible quand on le sollicite : il soutient l’apprenant en étant présent, en posant des questions, en disant à l’enfant qu’il est sur le bon chemin quand c’est le cas, en répondant aux questions qui lui sont posées. Le p-rofesseur augmente progressivement la difficulté des exercices, donne des feedbacks, encourage l’apprenant à s’auto corriger et à développer ses propres critères de réussite. La tâche primordiale de tout p-rofesseur est d’aider l’apprenant à ne plus dépendre de lui, de lui apprendre à être son propre professeur.

Le vrai p-rofesseur doit toujours être en train de travailler à sa mise au chômage. – John Holt

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John Holt est l’auteur de plusieurs livres qui proposent des ressources pour apprendre sans école à travers les apprentissages autonomes et informels.

 

livre concentration enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Présentation de l’éditeur

activites-developper-concentration-enfantsMandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…

35 exercices ludiques et tout simples pour apprendre à votre enfant à mieux se concentrer.
Une manière ludique de développer le bien-être dees enfants, avec des activités adaptées à chaque situation et faciles à mettre en oeuvre.

 

J’ai aimé

Un livre qui s’adresse en priorité aux parents mais qui peut être utilisé dans tous les contextes (en classe, lors de temps d’accueil péri-scolaire, lors des temps d’activités “Peillon”…)

activités concentration

Les activités sont très ludiques et propices à des moments d’échanges et d’apprentissages tout en s’amusant. Elles sont prévues pour des enfants de 3 à 10 ans et sont progressives : d’abord apprendre à mobiliser l’attention petit à petit (par des exercices de prise de conscience du corps, des sensations, des stimuli extérieurs comme les sons ou les odeurs); puis mobiliser la concentration une fois que l’enfant est disponible (mandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…)

Les activités s’inspirent de nombreuses techniques douces : yoga, pleine conscience, visualisation positive, massage, méditation, expression corporelle et artistique (collage, dessin, coloriage…). Il y a besoin de très peu de matériel (tout au plus des feutres, des tapis et quelques objets de la vie courante).

Chaque activité est accompagnée de pictos pour savoir dans quelles conditions les réaliser : seul ou à plusieurs; à l’intérieur ou à l’extérieur; avec ou sans adulte. La mise en page est très agréable.

activités pour développer concentration enfants

On sent bien les influences de la formation de Gilles Diederichs dans les activités qu’il propose : il est musicothérapeute, sophro-relaxologue et auteur-compositeur. Il travaille au quotidien avec des enfants, forme des enseignants et le personnel de nombreuses PMI leur apprenant des techniques de relaxation, de yoga, de méditation, de concentration et de développement de la motricité.

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35 activités pour développer l’attention de votre enfant de Gilles Diederichs (éditions Mango) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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les petits cahiers montessori je lis mes premiers mots

Je lis mes premiers mots (Les Petits Montessori – de 4 à 7 ans)

Un cahier d’inspiration Montessori pour apprendre à lire : Je lis mes premiers mots (de 4 à 7 ans)

Je lis mes premiers mots est un ouvrage de Sylvie d’Esclaibes, éducatrice Montessori et directrice de l’école Montessori Internationale à Bordeaux. Elle a créé la collection “Les petits Montessori” aux éditions La Librairie des Ecoles pour accompagner les parents dans le développement de l’autonomie et de l’intelligence des enfants. Respectant l’esprit de la pédagogie Montessori, ces petits cahiers simples et attrayants offrent une progression rigoureuse et structurée dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour les enfants de 3 à 7 ans.

J’ai acheté Je lis mes premiers mots car les élèves que j’accompagne et ma fille ont dépassé le stade des autres cahiers (écouter les sons, tracer les lettres, associer les lettres aux sons).

Présentation de l’éditeur

les petits montessori cahier lire les premiers motsL’efficacité et l’esprit Montessori dans des cahiers ludiques et structurés !

Les points forts de la collection :

– Une collection respectueuse de tous les principes Montessori.

– Des cahiers adaptés à tous, même ceux qui ne connaissent pas la pédagogie Montessori.

– Des cahiers qui favorisent l’autonomie et la confiance en soi.

– Une progression rigoureuse et structurée.

– Des conseils pour guider les parents.

– Des activités de manipulation pour aller plus loin.

Dans la pédagogie Montessori, l’accès rapide à la lecture de mots – essentiel pour stimuler la curiosité des enfants – est facilité par la lecture de mots phonétiques, c’est-à-dire de mots sans difficultés orthographiques (roc, sac, mur, os…).

Ce livret propose donc :

  • de faire correspondre des mots écrits à des images
  • de faire des dictées muettes avec des cartes-lettres
  • d’écrire des mots entiers de 2, 3 et jusqu’à 4 lettres sans risque de se tromper.

 

J’ai aimé

L’avant propos qui explique les grands principes de l’esprit Montessori (développement naturel de l’enfant, attention à ses besoins, respect pour la concentration, pour le silence, respect du propre rythme de l’enfant, bienveillance, manipulation). L’auteure y explique que ces cahiers ne sont pas destinés à être utilisés comme des cahiers de soutien mais que le but est de laisser l’enfant y consacrer autant de temps qu’il le souhaite ou de s’en désintéresser pour y revenir plus tard.

Chaque double page travaille une compétence : d’abord composer des mots de 2 et 3 lettres puis lire des mots de 2 et 3 lettres et lire des phrases avec des mots de 2 et 3 lettres; composer puis lire des mots de 4 lettres et ensuite lire des phrases avec des mots de 4 lettres… jusqu’à lire et comprendre un texte court avec des mots simples.

cahier montessori apprendre à lire

Les activités sont variées :

  • écrire sous des images (avec ou sans modèle)
  • relier des objets aux mots qui les désignent
  • lire des mots dans une liste
  • lire une phrase et la relier au dessin correspondant

petits cahiers montessori apprendre à lire

Des indications à l’intention des parents ou enseignants accompagnent chaque double page ainsi que des activité complémentaires (par exemple, réaliser de petits livrets, le jeu du mime ou du “je lis, je trouve”…).

activités montessori pour apprendre à lire

L’auteure y donne la marche à suivre pour réaliser un alphabet mobile et la leçon en 3 temps (pour apprendre des mots outils courants)

alphabet mobile montessori

Des citations de Maria Montessori sont intégrées tout au long du petit cahier pour s’imprégner de la philosophie Montessori

les petits montessori caheirs
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Les cahiers petits Montessori (La Librairie des Ecoles) sont disponible en librairie, en centre culturel ou sur internet.

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les neurosiences au coeur de la clasee

Les neurosciences au coeur de la classe : éléments théoriques, outils et exemples pour les enseignants

Les neurosciences au coeur de la classe : éléments théoriques, outils et exemples pour les enseignants

 

Apprendre pour libérer. Apprendre pour humaniser. Apprendre pour développer les “intelligences multiples” que nos cerveaux nous offrent et apprendre pour développer notre intelligence collective, en donnant une grande place aux élèves dans la coconstruction du savoir et du développement cognitif. – Bruno della Chiesa

 

Présentation de l’ouvrage

les-neurosciences-au-coeur-de-la-classeLes neurosciences sont à la mode. Comme tout phénomène de mode, il présente des avantages et des inconvénients.
Les enseignants désespérément à la recherche de méthodes ou de recettes applicables sur le champ ne trouveront rien dans les neurosciences qui pourra les satisfaire dans l’immédiat. Ils seront peut-être même déçus. En effet les neurosciences ne sont ni une méthode, ni une recette. C’est un ensemble de disciplines qui participent à la connaissance de l’Homme, de son fonctionnement cognitif.
Aucun exercice “d’application des neurosciences” ne saurait être efficace si les élèves ne comprennent pas eux-mêmes l’enjeu de cette connaissance neurologique. Comprendre comment son cerveau fonctionne fait partie de ce que l’on pourrait appeler une “hygiène de vie cognitive”.
Un enfant peut comprendre pourquoi il est important de se nourrir, de prendre soin de son corps, d’apprendre, il est tout aussi important qu’il connaisse le fonctionnement de son cerveau pour étayer sa façon d’apprendre.
Nous devons cesser de regretter des élèves qui n’existent plus. Nous vivons une époque spectaculaire en termes d’évolution technologique et numérique. Les connaissances les plus extraordinaires sont à la portée d’un clic. Nos élèves aiment apprendre. Vivons avec eux l’expérience de modifier nos habitudes professionnelles et nos représentations. Ce sont eux qui construiront le monde de demain.
Faisons ensemble le chemin vers les neurosciences en transférant ce qu’elles nous apportent dans la pratique d’enseignement.
 Les neurosciences au coeur de la classe est un ouvrage collectif : tous les enseignants qui ont participé à son élaboration ont participé à un voyage de formation au Québec et en Finlande, ont suivi pendant deux ans des cours de psychologie cognitive, de psychologie clinique et de neurosciences, et ont été supervisés par Pascale Toscani, enseignante-chercheuse maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest.

J’ai aimé

Pascale Toscani contribue à la formation des enseignants. Elle estime que les enseignants n’ont pas à revoir leur copie faute de compétences : ils ont simplement à interroger leur pratique à la lumière des apports des neurosciences. Elle écrit :

Comment pouvoir nourrir l’estime de soi nécessaire à toute réussite si l’on reste dépendant de la profonde conviction que l’on n’est pas modifiable et si,de surcroit, les adultes le confirment ? Enseigner et grandir n’est possible que si l’on est animé par la foi en l’éducabilité de l’autre et de soi-même.

Les neurosciences au coeur de la classe propose de jeter des ponts entre les éclairages qu’apportent les neurosciences et la formation des enseignants et l’accompagnement des enfants en difficulté d’apprentissage.

neurosiences en classe

L’ouvrage s’articule autour de 5 piliers pour changer les pratiques en classe :

  1. Comprendre l’importance de la plasticité cérébrale (et son intérêt pour motiver les enfants)
  2. Utiliser la théorie des intelligences multiples (pour un autre regard sur l’intelligence)
  3. Comprendre la spirale du stress et s’outiller pour mieux le gérer
  4. Satisfaire les besoins du cerveau qui apprend (une question d’hygiène de vie)
  5. Comprendre le fonctionnement de la mémoire (et mieux mémoriser)

L’ouvrage présente de nombreuses fiches et exercices testés avec des classes pilotes et qui peuvent être proposés en classe. On y retrouve également des exemples de travaux réalisés par des élèves pour illustrer la démarche et les résultats obtenus dans les classes.

neurosiences à l'école

Par exemple, les enfants seront invités à déterminer leur profil d’intelligences multiples à travers des petits exercices de mise en situation et un questionnaire.

déterminer profil d'intelligences multiples

Ils sont également invités à réaliser une boite anti-stress avec tout ce qui les apaiserait dans une situation de stress et à mieux comprendre leur mémoire.

neurosiences à l'école

Les auteurs ont ajouté des “petits trucs” en rapport avec l’hygiène de vie des enfants et des ados (sur le sommeil, la nourriture, les écrans…)

sommeil apprentissage école

Les enseignants trouveront de nombreux dossiers qui les aideront concrètement à enrichir leurs pratiques pédagogiques avec les apports des neurosciences (par exemple, un parcours sur la mémoire avec les élèves en quatre séances de travail). Pour autant, il ne s’agit pas d’un programme linéaire à suivre dans l’ordre ou à appliquer à la lettre : les neurosciences proposent avant tout des connaissances à partager et à construire avec les enfants et les jeunes pour qu’ils se sentent armés, pour apprendre, comprendre, mémoriser, réussir et croire en eux-mêmes.

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 Les neurosciences au coeur de la classe sous la direction de Pascale Toscani (éditions Chronique Sociale) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander  Les neurosciences au coeur de la classe sur Amazon.