6 pistes pour dépasser la peur d’échouer (chez les adultes et chez les enfants)

Apprendre à échouer

dépasser la peur d'échouer

Dans son livre Sunday, Monday, Happy Days, Sarah Allart nous invite en tant qu’adultes à “apprendre” à échouer. L’autrice, formée en psychologie positive, rappelle que la culture française est particulièrement marquée par la peur d’échouer et une appréhension à la prise de risque. Or, en s’interdisant la prise de risque par peur de l’échec, on s’interdit aussi d’oser, d’innover, d’apprendre, de grandir. Nelson Mandela aurait dit cette phrase célèbre : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends”. Nous avons besoin de changer notre état d’esprit au sujet de l’échec en tant qu’adultes (enseignants, parents, éducateurs…) afin de pouvoir accompagner les enfants efficacement dans leurs apprentissages. 

Nous avons le droit d’échouer… et peut-être même le devoir (et nous aussi avons le droit d’éprouver de la tristesse à l’idée d’échouer, de faire des erreurs, de s’exposer tout en réalisant que, bien que désagréables, ces émotions sont surmontables). Les enfants ont également le droit et même le devoir d’échouer.

6 pistes pour dépasser la peur d’échouer (chez les adultes et chez les enfants)

  • Repenser aux échecs passés

L’idée est à la fois de repenser à ce qui a permis de se remettre de cet échec (capacité à rebondir) et de réfléchir à ce qui a été appris de cet échec (capacité à apprendre et à faire différemment).

Il se peut que cet échec ait été un révélateur d’un bon soutien familial ou amical, qu’il ait été le révélateur d’une grande persévérance ou encore d’une créativité insoupçonnée.

  • Tenir un journal des échecs et des réussites

Ce journal peut être l’occasion de prendre conscience qu’on ne se résume pas aux échecs, qu’on a aussi obtenu des réussites (aussi minimes soient-elles, comme le fait d’avoir osé prendre la parole lors d’une réunion pour exprimer une opinion différente).

Le fait de noter les échecs ou erreurs permet également de raconter ce que ces échecs ont enseigné et, à plus long terme, de se rendre compte qu’ils ont été dépassés à un moment ou un autre (nouveau projet, nouvelle relation, nouvelle orientation…).

Le fait d’écrire peut également être l’occasion de mettre hors de soi les émotions désagréables liée au sentiment d’échec. De plus, exprimer ses émotions par écrit est une manière simple et efficace de se clarifier l’esprit et de trouver des solutions aux problèmes.

  • Identifier des citations et des personnalités inspirantes

De nombreuses personnalités ont connu les échecs avant la réussite. Thomas Edison, inventeur de l’ampoule électrique, disait : “Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnaient pas”.

De même, JK Rowling était divorcée, mère célibataire sans emploi, quand elle a écrit Harry Potter. Son premier manuscrit a été refusé par plus d’une dizaine d’éditeurs !

En voici quelques exemples :

Il n’y a jamais d’échec, il n’y a que des expériences. – Michaels Claeys

Si tu n’es pas prêt à te tromper, tu ne trouveras rien d’original. – Ken Robinson

Apprends à échouer ou tu échoueras à apprendre. – Tal Ben Shahar

Il n’y a pas d’erreur bête, il n’y a que des erreurs intelligentes. – Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

Réfléchir, c’est au moins autant se poser des questions qu’apporter des réponses. – Alain Sotto

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  • Pratiquer et prendre des risques (en douceur au début)

Plus on expérimente, plus on est capable de relativiser l’ampleur d’un échec. Un échec ou une erreur ne deviennent alors plus que des essais, des étapes normales de l’apprentissage.

Il suffit de penser aux enfants qui apprennent à marcher : ils tombent en moyenne 2 000 fois avant d’être capables de marcher.

  • Célébrer les erreurs et les échecs

Cette phrase de Jane Nelsen (pédagogue et conceptrice de l’approche de la discipline positive) illustre cette idée : Tu t’es trompé, c’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur ? 

L’idée est de considérer le fait d’échouer comme une étape on ne peut plus normales de tout apprentissage et projet humain. Les neurosciences ont même montré que le cerveau apprend précisément grâce à l’erreur.

  • Penser au pire… pour le déconstruire 

Il s’agit ici de penser à une action non entreprise à cause d’une peur d’échouer. Quel serait le pire scénario si tout tournait mal ? Serait-ce si dramatique ? N’y aurait-il aucune issue de sortie ? Sur quelles ressources s’appuyer pour surmonter un éventuel échec ?

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Source : Sunday, Monday, Happy Days : 101 expériences de psychologie positive pour être heureux 7 jours sur 7 de Sarah Allart (éditions Larousse)

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