Apprendre et mémoriser : apprendre aux élèves à structurer leur pensée et utiliser des outils visuels

La mémoire de travail, une mémoire de court terme

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La mémoire de travail est une mémoire à court terme. Elle est composée de trois modules :

  1. l’administration centrale qui répartit les ressources attentionnelles
  2. la mémoire à court terme verbale qui traite les informations verbales (autorépétition du mot pour maintenir l’information en mémoire)
  3. la mémoire à court terme visuo-spatiale qui traite les informations visuelles et spatiales

La capacité de la mémoire de travail est limité entre 5 et 9 éléments chez les adultes. Chez les enfants, la capacité de la mémoire de travail évolue avec l’âge :

  • 2 éléments à 2 ans,
  • 5 éléments à 7 ans,
  • 6 éléments à 9 ans.

Les performances de l’âge adulte (environ 7 éléments mémorisés) sont atteintes à l’adolescence.

La capacité de mémoire de travail dépend du type d’informations à retenir. Les informations concrètes facilement visualisables (un objet, une personne, un animal…) sont plus faciles à retenir que les informations abstraites (l’idée de paix, de liberté ou encore un mot inconnu de l’élève).

Ce qui augmente la capacité de la mémoire de travail

Culture générale, vocabulaire et catégories

Le fait d’organiser le contenu à mémoriser en catégories ou en groupe augmente la capacité de la mémoire de travail.

Ainsi, il est plus facile de retenir une liste de chiffres en les groupant par deux ou trois (c’est ce qu’on fait pour les numéros de téléphone : on ne mémorise pas chaque chiffre mais on les groupe par deux).

Par ailleurs, la mémoire de travail fonctionne avec la mémoire à long terme. Quand des informations arrivent dans la mémoire de travail, elles sont mises en relation avec celles stockées dans la mémoire à long terme. C’est la raison pour laquelle les informations connues sont mieux mémorisées car elles s’appuient sur des éléments déjà en stock, auxquels elles peuvent s’attacher.

Deux éléments apparaissent donc essentiels pour comprendre et mémoriser :

  • disposer d’un stock de connaissances auquel rattacher les informations nouvelles (d’où l’importance de développer le vocabulaire des enfants et de leur apporter des éléments de culture générale),
  • savoir organiser ses idées (sélectionner des mots clés, faire des rapprochements entre des idées à partir de ressemblance ou de différences, créer des catégories…)

Il est utile de savoir que la mémoire de travail est impactée par le stress à niveau élevé, par la fatigue, par le manque de confiance en soi et par la peur (de l’erreur, des humiliations, des mauvaises notes, des moqueries…).

Entraîner les capacités des élèves à structurer leur pensée

Des petits jeux peuvent entraîner les capacité des enfants à organiser des idées et catégoriser :

  • trouver des liens entre plusieurs objets qui n’ont a priori rien en commun,
  • trouver les 7 différences entre deux images,
  • compléter des dessins (voir le cahier d’anti coloriage : Le cahier d’anti-coloriage : un concept idéal pour stimuler la créativité et accompagner les émotions),
  • trouver des intrus,
  • trier un nuage de mots clés et créer des catégories pour les classer,
  • jouer avec les mots (charades, énigmes, devinettes…),
  • poser des questions ouvertes (qui ? quoi ? où ? quand ? pourquoi ? comment ?) plutôt que fermées (oui/non).

Cartes mentales et mémoire de travail

Les cartes mentales peuvent être utiles pour soutenir la mémoire de travail car non seulement l’élève est en action pour les créer ou les compléter (choix des idées et des mots clés, nom des catégories, dessins d’illustration…) mais il garde aussi les idées principales sous les yeux (l’élève va faire des phrases complètes avec ses propres mots et les illustrer avec d’autres exemples personnels).

Les visuels (schémas, cartes mentales, croquis…) sont des supports efficaces pour la mémorisation car ils aident à clarifier la pensée (chercher le sens des idées, sélectionner les idées principales, hiérarchiser, créer des catégories, associer des idées à une catégorie, trouver des exemples, illustrer par des dessins…).

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Source : Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel : cartes mentales, sketchnoting… Les meilleurs outils pour favoriser la pensée créative de Xavier Delengaigne et Vincent Damato (éditions Eyrolles). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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