L’anti militarisme est une lutte enfantiste.
L’anti militarisme est une lutte enfantiste.
La guerre est une solution pour sécuriser les ressources (pétrole, gaz, terres rares, aimants), pour maintenir les bénéfices financiers et pour discipliner les masses. L’objectif de la militarisation de la jeunesse est le recrutement et le contrôle social dès l’enfance à travers l’adhésion au discours autoritaire, nationaliste et guerrier. Ainsi, l’anti militarisme est une cause enfantiste qui vise à lutter contre l’embrigadement de la jeunesse.
Les raisons de la militarisation
- Créer une image positive de l’armée
- Exemples : prêt de matériel militaire pour certains films – mais refus pour les films qui ne vont pas dans le sens de la ligne politique favorable au pouvoir; mise en scène flatteuse de l’armée par des influenceurs, comme Tibo in Shape; sponsorisation ou organisation d’événements sportifs ludiques.
- Habituer les jeunes à la présence de l’armée dans l’espace public et dans les établissements scolaires.
- Présenter les carrières militaires comme des débouchés professionnels désirables (sans jamais mentionner les blessures physiques des militaires, comme celles des milliers de gueules cassées, et le stress post traumatique des soldats).

Des partenariats entre l’Éducation Nationale et l’armée : à nous, parents et enseignants, de défendre l’anti militarisme
- Classes de Défense et de Sécurité globales
- Dès le CM2, parcours paramilitaire via un partenariat avec une unité d’armée ou de gendarmerie
- Intervention de l’armée directement en classe
- Les parents n’ont pas la possibilité d’avoir accès au contenu proposé par les intervenants militaires.
- Militarisation des sorties scolaires via le Trinôme académique (Education Nationale, Institut des hautes études de Défense nationale, Ministère des Armées).
- Densification du calendrier mémoriel, sans mentionner les déserteurs (leurs revendications et le sort qui leur a été réservé) ni adopter une logique internationaliste (anti État nation et anti impérialiste).
- Commémoration obligatoire du 11 Novembre du CM1 à la Terminale
- Rendre hommage aux morts pour la France, souder l’unité derrière l’État et célébrer les valeurs de la République, en passant sous silence les situations dans lesquelles ces valeurs ont été bafouées depuis la Révolution Française (colonisation, violences policières, abandon social des cités et des territoires ultra marins, non prise en compte des plaintes pour viols ou inceste…)

Distribution d’un livret Ma première cérémonie militaire
Le livret Ma première cérémonie militaire est distribué dans les écoles et se targue d’expliquer la prise d’armes, l’esprit martial et la minute de silence aux élèves avec des exemples et des illustrations.
- Ce livret est financé par
- Pierre-Édouard Stérin (entrepreneur et milliardaire français) : exilé fiscal, promoteur d’idées réactionnaires, anti-avortement et anti-immigration, soutien financier de l’extrême droite.
- des entreprises fabriquant des armes et du matériel servant à la guerre, la surveillance et la répression (Safran, Dassault Aviation, Naval Group, MBDA Missile Systems…)
- Valorisation de la nation, du patriotisme, de la remise de décorations, de l’obéissance et de la discipline répressive.
- Le livret est un outil de propagande pour l’armée destiné aux plus jeunes.
- Coopération Armée/ Éducation Nationale et convergence de leurs intérêts
- L’État et le complexe militaro-industriel marchent main dans la main.
- Programmes de l’Éducation Nationale de plus en plus dirigistes (moins de liberté pédagogique).

Cause de la militarisation de la jeunesse : la crise du capitalisme
- Besoin de nouveaux débouchés
- Pour vendre des produits et des services
- Besoin de mettre les pays du Sud Global (dont le développement est empêché) sous dépendance de l’Occident pour écouler les marchandises occidentales en empêchant l’auto suffisance des pays du Sud (Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie).
- Besoin de réduire les coûts de production pour maintenir les profits, ce qui entraîne des politiques impérialistes de capture des ressources naturelles dans les pays du Sud Global, comme le pétrole au Vénézuela
- La guerre est un marché financier en soi.
- Les armes produites par le complexe militaro industriel ont besoin de trouver un débouché.
- La France est le deuxième exportateur d’armes au monde derrière les États-Unis d’Amérique. La France a intérêt à la guerre.

L’Éducation Nationale est complice et victime.
En raison de l’augmentation du budget de l’armée, il y a une baisse des moyens de l’Éducation Nationale, de la maternelle à l’Université.
- 50 000 enfants en situation de handicap sont privés de l’accompagnement humain auquel ils ont le droit (AESH).
- Manque de professeurs remplaçants (en Seine Saint Denis, un élève perd 1 an d’enseignement sur l’ensemble de sa scolarité à cause des absences non remplacées).
- Les enseignants sortent de leur propre poche en moyenne 300 euros pour leur classe (92 % des professeurs de maternelle et d’élémentaire achètent du matériel avec leur argent personnel).
- Bâti scolaire dégradé (chauffage en panne l’hiver, bouilloire thermique en été, plafond qui tombe dans les salles de classe, présence de nuisibles comme des rats et des cafards, toilettes sans porte, fuite d’eau, ascenseur en panne pour les professeurs et élèves à mobilité réduite…)

La militarisation de la jeunesse est raciste et fondée sur la classe sociale
Les politiques militaristes ciblent
- les quartiers populaires (population paupérisée et descendants de l’immigration post coloniale)
- les zones rurales avec un bassin d’emplois locaux peu attractif et des services publics laissés à l’abandon.
Il y a une volonté politique de
- réduction des opportunités d’études via Parcoursup, la baisse des aides sociales pour les étudiants et l’augmentation des frais des études supérieures.
- professionnalisation précoce : visites d’usines et de commerces prises sur les heures de cours, stages obligatoires en 3e et en 2nde (entraînant plusieurs morts de stagiaires de moins de 18 ans au travail ces dernières années).
L’armée est présentée comme une issue professionnelle désirable, surtout en cas de décrochage scolaire (promesse de stabilité financière, formation rémunérée, héroïsme au service du bien commun).

La coopération Armée/ Éducation Nationale est complétée par la coopération Armée/ France Travail.
- La coopération Armée/ Éducation Nationale est complétée par la coopération Armée/ France Travail parce que l’État recherche la soumission sociale :
- Répression violente des manifestations lycéennes (revendications des jeunes moquées, couverture politico-médiatique mettant l’accent sur les violences envers le matériel, mineurs mutilés et emmenés en garde à vue, agressions sexuelles de jeunes par des policiers, propos racistes envers les jeunes mobilisés)
- Loi Riposte (équivalant à un permis de tuer accordé à la police)
- Suppression graduelle des endroits de liberté (dissolution d’associations de supporters de foot, arrestations des soutiens à la Palestine, répression des teufeurs en free party)
- Des politiques de l’emploi ciblées
- 2026 : 15 000 plans de formation dans les métiers de l’industrie de la défense et de l’armement.
- Septembre 2026 : plan national pour l’emploi dans l’industrie de défense (100 000 recrutements d’ici 2030).
L’anti militarisme est une nécessité face à la militarisation de la jeunesse, contre l’armée et contre la guerre.

Nous avons besoin d’anti militarisme en solidarité avec la jeunesse
Le financement de l’armement et de la recherche-développement militaire par l’État ne protège pas, mais pousse la logique de guerre car il faut bien utiliser le stock d’armes produites. La France ne fait pas que se défendre :
- elle crée la guerre
- elle a besoin de chair à canon
- elle a besoin d’adhésion sociale à son projet.
Nous, parents et enseignants, pouvons nous unir pour ne pas devenir les relais des intérêts capitalistes et de la propagande guerrière étatique. Nous avons besoin de donner d’autres perspectives que l’armée aux jeunes et de refuser collectivement la guerre entre les citoyens et entre les peuples. Ne laissons pas les valeurs de courage et de solidarité aux forces guerrières, mais travaillons ensemble à la recherche de solutions diplomatiques, de désarmement, de droit international et de justice sociale.

Soutien aux lycéennes et aux lycéens en lutte.



