La pédagogie Charlotte Mason : une pédagogie du “sur-mesure” et des belles idées

La pédagogie Charlotte Mason : une pédagogie du “sur-mesure” et des belles idées

La pédagogie Charlotte Mason : une pédagogie du "sur-mesure" et des belles idées

La discipline dans la pédagogie Charlotte Mason

Je ne prétends en aucun cas être spécialiste de la pédagogie Charlotte Mason et je ne pratique pas moi-même cette approche à la lettre. En revanche, elle m’inspire beaucoup dans le quotidien avec ma propre fille et je garde en tête les grands principes de la pensée de Charlotte Mason avec les enfants que j’accompagne (notamment le fait que l’enfant possède déjà tout en lui et qu’il faut simplement le lui révéler).

Charlotte Mason était une enseignante britannique qui a formé des générations de préceptrices au XIX° siècle. Elle est populaire dans les pays anglo-saxons mais ses idées restent peu connues dans les pays francophones.

En instruction, Charlotte Mason estime qu’il faut absolument respecter la personnalité des enfants et ainsi éviter tout ce qui peut l’abîmer :

  • les violences physiques,
  • les manipulations affectives (chantage, menaces, punitions, récompenses, retrait d’affection, isolement…),
  • les jeux psychologiques jouant sur les désirs naturels des enfants et leurs émotions (gourmandise, obtention d’un jouet, flatteries, compétition entre enfants, peurs…).

Charlotte Mason est très virulente au sujet des récompenses et des flatteries : selon elle, un enfant flatté apprendra à travailler dans l’unique but d’obtenir des flatteries. Le recours au système des récompenses et des flatteries est dommageable à long terme car les enfants risquent de devenir des personnes fragiles face aux beaux parleurs et aux manipulateurs de toute sorte, des personnes dépendantes du regard et de la validation des autres, et qui auront du mal à entreprendre par et pour eux-mêmes. Préserver et cultiver l’attention, la concentration, la curiosité et l’imagination apparaissent comme la clé d’une véritable éducation.

C’est pour cette raison que Charlotte Mason estime que les éducateurs ont seulement trois outils éducatifs à leur disposition :

1.l’environnement naturel (d’où l’insistance sur le fait de passer beaucoup de temps à l’extérieur à la fois pour apprendre au contact de la nature et pour permettre aux enfants de se dépenser sainement),

2.les bonnes habitudes (via des routines, le bon exemple donné par les adultes et des récits mettant en scène comment de bonnes habitudes permettent de vivre une vie plus riche et comment de mauvaises habitudes ne permettent pas la réalisation du plein potentiel),

3.une exposition à des idées riches, belles et vivantes (à travers l’art et les livres, ce qu’elle appelle un “bain culturel”).

L’éducation est une atmosphère, une discipline, une vie. – Charlotte Mason

Charlotte Mason estime que ce sont les belles lectures, l’accès libre aux livres, les rencontres et les expériences qui font une personne autonome et cultivée, capable de prendre des décisions bonnes pour elle et les autres.

Elle insiste beaucoup sur le fait d’exposer les enfants à une littérature abondante et riche et de faire pratiquer aux enfants dès 6 ans l’art de la narration afin de nourrir leur intelligence.

Les living books (ou livres vivants)

La pédagogie Mason insite sur les idées : les esprits des enfants ont besoin de nourriture sous forme d’idées.

Notre travail d’éducateur est d’exposer l’enfant à un maximum de belles et grandes idées : il a besoin d’une grande quantité de matière noble pour bâtir sa propre vie. (source La pédagogie Charlotte Mason par Laura Laffon)

Charlotte Mason estime qu’un des grands rôles de l’éducateur est de mettre à disposition des enfants des sources d’inspiration et de toujours veiller à ce que l’enfant soit entouré de belles idées nobles et inspirantes.

Pour elle, l’enfant a besoin de livres vivants en abondance. Ils sont vitaux pour le développement de sa vie intellectuelle car la vie intellectuelle a besoin d’idées vivantes

Or les histoires prévisibles, les listes, les résumés ne nourrissent pas l’esprit. Les meilleurs livres, poèmes et chefs d’oeuvre sont ceux qui créent la surprise chez celui qui les découvre.

Dans la pédagogie Mason, il est primordial d’immerger les enfants dans un bain d’excellents exemples de nature, de vie, d’amour, d’héroïsme… et de les laisser piocher ce qu’ils veulent. Leurs esprits sont indépendants, ils feront leur propre sélection parmi ce qu’on leur propose.

L’enfant doit avoir à sa disposition en grande quantité :

  • des livres de fiction, de poésie, de voyages, d’aventure, de récits historiques et de biographies stimulantes,
  • des livres avec des idées vivantes, pour nourrir l’esprit,
  • des idées nobles, qui placent le devoir comme une belle valeur et la nature comme quelque chose d’omniprésent,
  • des idées toujours exaltantes dans tous les domaines d’étude : géographie, grammaire, histoire, astronomie…

Les livres vivants (ou living books) sont des ouvrages extrêmement bien rédigés et beaux. Ils sont écrits par des auteurs passionnés.

Leur contenu peut couvrir différents aspects : enseignement sur la vie, sur la nature, sur les valeurs morales, sur le dépassement de soi et l’héroïsme. Les livres vivants peuvent même aborder les mathématiques, la géographie ou les sciences. Pour en avoir une idée, je vous invite à découvrir cette liste.

Ils apportent des connaissances de manière intéressante et engagée. Ce ne sont pas des ouvrages secs, ils doivent déclencher des étincelles dans l’esprit des enfants.

sélection livres vivants

Les livres vivants ont une “âme” et marquent l’esprit positivement, ils provoquent des émotions, ils transportent, ils rendent les choses vivantes.

  • Un bon livre n’est pas forcément un gros livre.
  • Les livres vivants sont écrits par un auteur passionné par le sujet.
  • Un livre vivant est agréable à lire, ce n’est pas une corvée mais un plaisir pour l’enfant.
  • Un livre vivant est inspirant : “les idées qui s’y trouvent doivent provoquer de petits impacts agréables” sur l’esprit des enfants

Quand les enfants ont compris qu’ils ont le devoir de faire les bons choix, alors leur éducation morale est sécurisée. La littérature héroïque, les récits d’aventure, les biographies regorgent d’exemples de personnes au comportement noble.

On ignore totalement ce qui allumera la flamme intérieure d’un enfant. C’est la raison pour laquelle nous devons leur proposer en quantité de beaux livres : ce n’est qu’avec une profusion de choix qu’ils pourront trouver des livres qui leur parlent. Nous ne devons pas seulement être généreux sur la quantité de beaux livres et sur la variété des leçons : nous devons aussi être attentifs à élever les enfants au contact de tous les aspects de la vie. (source La pédagogie Charlotte Mason par Laura Laffon)

La narration

Les enfants savent naturellement raconter leurs expériences : ce n’est pas une faculté artificielle ou contre-nature. On ne devrait jamais demander à un enfant de moins de six ans de faire une narration, mais s’il le fait spontanément nous devrions l’écouter avec beaucoup d’intérêt.

A partir de six ans, nous pouvons commencer à exploiter cette capacité à des fins éducatives en faisant la lecture à l’enfant et en lui demandant ensuite de raconter ce qu’il a retenu de l’histoire, épisode après épisode.

La narration est un exercice précieux après une lecture. On peut lire lentement, mais on ne doit lire qu’une seule fois. Si on répète l’enfant s’habituera à écouter d’une oreille distraite, il ne fera pas l’effort d’enregistrer les informations dès la première lecture.

On peut varier les exercices, toujours en gardant le livre comme support :

  • énumérer les expressions dans un paragraphe donné;
  • analyser un chapitre en regroupant des paragraphes et en donnant des titres à chaque partie;
  • chercher les liens de cause à effet;
  • cerner les personnages et étudier leurs interactions;
  • chercher les leçons de vie;
  • relever les découvertes scientifiques…

Si l’enseignant ne fait pas la lecture et qu’il n’explique pas non plus les textes, alors quel est son travail ? Il étudie le texte en amont et détermine quel type d’exercice est le plus approprié pour que l’enfant en retire quelque chose de positif. Le maître est juste un guide.

Il faut faire très attention à ce que la narration et les exercices ne prennent pas trop de place par rapport à la lecture. Les idées du livre ont besoin d’espace pour pouvoir vivre et grandir. Les bons livres sont vivants : trop de travail d’analyse, trop d’exercices… peuvent le tuer aux yeux de l’enfant.

Les lecteurs devraient être habitués à lire pour extraire et retenir des informations importantes.

Leur lecture doit être lente et précise dès le début, pour qu’ils n’aient pas besoin de tout relire pour chercher ce qu’ils ont raté la première fois. La narration cultive cette habitude.

Les lectures quotidiennes en famille et en classe transmettent le plaisir que l’on peut trouver dans les livres. Il ne faut pas étouffer l’enfant en lui demandant la définition de tous les mots qu’il lit : l’interroger sur le contexte ou sur le sens de tout ce qu’il lit est un exercice ennuyeux; laissez-le raconter librement ce qu’il a retenu de sa lecture, il y prendra plaisir.

20 principes d’une éducation Charlotte Mason

1.Les enfants sont des personnes nées. Ils ne naissent pas vides, ils ne sont pas non plus “moins” que les autres. Chaque enfant est déjà une personne aussi complète que n’importe quel adulte.

2.Les enfants ne naissent ni bons ni mauvais mais avec la possibilité de basculer d’un côté ou de l’autre.

3.Le concept d’autorité et d’obéissance s’applique à chacun, qu’on l’accepte ou non. La soumission à l’autorité est nécessaire au bon fonctionnement de n’importe quelle société, groupe ou famille.

4.Ces derniers principes sont limités par le respect inhérent à la personnalité de chaque enfant. Nous n’avons pas le droit, pour l’élever, de jouer avec ses peurs, l’amour qu’il nous porte, ou n’importe lequel de ses désirs naturels.

5.Pour éduquer l’enfant, nous ne disposons que de trois outils : l’environnement naturel, l’instauration de bonnes habitudes, et une exposition aussi riche que possible à une multitude d’idées vivantes. Autrement dit : L’éducation est une atmosphère, une discipline, une vie.

6.L’éducation est une atmosphère ne signifie surtout pas que l’enfant doit évoluer dans un environnement artificiellement adapté et préparé pour lui. Tout cela insulte son intelligence; à nous de faire en sorte, au contraire, que son environnement soit foisonnant et que chaque expérience soit une belle occasion pour apprendre. Les enfants sont tout à fait capables de s’adapter sans que l’on ait besoin de tout abaisser à une hauteur enfantine. Ils apprennent beaucoup mieux directement avec les choses réelles, dans un monde réel.

7.L’éducation est une discipline signifie que nous devons entraîner l’enfant à adopter de bonnes habitudes durables.

8.L’éducation est une vie. Elle a besoin, comme n’importe quel être vivant, de nourriture pour subsister. L’esprit réclame une grande quantité d’idées vivantes : pour pouvoir s’épanouir, tous les enfants devraient bénéficier d’un programme d’études très généreux.

9.L’esprit de l’enfant n’est pas un vase à remplir : il est une chose vivante qui a besoin d’idées pour grandir. C’est là son régime naturel : l’esprit est fait pour digérer la connaissance, comme l’estomac est fait pour digérer les aliments. Nul besoin de préparation ou d’entraînement spécifique : l’esprit naît déjà prêt pour apprendre.

10.Cette philosophie, selon laquelle l’enfant est un réceptacle à remplir de connaissances, rend l’enseignement infiniment plus compliqué pour le professeur ! Dès lors tout dépend de la manière dont il a préparé ses leçons, tout repose sur lui : les élèves ainsi éduqués passent beaucoup de temps en classe mais reçoivent peu de connaissances.

11.Au contraire, l’esprit des enfants est capable de digérer une vraie connaissance. Un vaste programme d’études leur est proposé, afin de les exposer à une multitude d’idées vivantes et de concepts passionnants.

12.L’éducation est la science des relations signifie que l’enfant est capable de faire ses propres connections. Il doit pour cela avoir assez d’idées, d’expériences et de connaissances à mettre en relations : notre rôle d’éducateur est de veiller à ce qu’il apprenne beaucoup au sujet de la nature, des sciences et des arts, de la fabrication des objets, qu’il lise beaucoup de living books et qu’il soit dégourdi physiquement.

13.Lors de la conception des programmes d’études, nous devons retenir trois éléments cruciaux :

  • le programme doit être riche car l’esprit n’est jamais rassasié.
  • les connaissances doivent être variées : la monotonie endort les enfants et leur fait perdre toute curiosité.
  • tous les sujets doivent être présentés dans une parfaite qualité littéraire.

14.Nous ne possédons vraiment que la connaissance que nous avons pu exprimer oralement. Pour que l’enfant assimile, l’exercice de la narration est placé au centre des apprentissages.

15.Les enfants doivent passer à la narration après une seule lecture. Ils sont capables de retenir à la perfection dès la première fois pour peu qu’ils soient entraînés à se concentrer. Lorsque le maître/ la maîtresse, explique un passage littéraire ou pose des questions de compréhension de texte, il donne aux enfants l’habitude de se reposer sur lui/ elle et de ne pas écouter à la perfection dès la première lecture. Lorsque l’enfant sait qu’il n’a qu’une seule chance de retenir chaque détail d’une histoire qu’il devra ensuite raconter seul, il exerce sa mémoire et prend l’habitude de se concentrer : le temps de travail gagné est considérable. Les enfants ainsi entraînés apprennent beaucoup plus vite que les autres, peu importe leur intelligence ou leur origine sociale.

16.Les enfants ont deux guides pour les aider au fil de leur croissance morale et intellectuelle : la “voie de la volonté” et la “voie de la raison”.

17.Chaque enfant doit apprendre la différence entre “je veux” et “je dois”. Il doit savoir se distraire lorsqu’il est tenté de faire quelque chose qui ne serait pas juste. Après une courte diversion, l’esprit est rafraîchi, capable de prendre du recul vis-à-vis de ses pulsions.

18.La voie de la raison : les enfants doivent apprendre à ne pas trop se fier à leur propre raison. La raison sert à merveille  la science et les démonstrations mathématiques. Pour justifier des idées en revanche, elle s’avère souvent désastreuse : la raison trouve toujours un moyen irréfutable de justifier les idées auxquelles nous voulons croire, peu importe leur valeur.

19.Puisque la raison n’est pas digne de confiance, tous les enfants doivent apprendre que leur plus grande responsabilité est de choisir quelles idées adopter ou rejeter.. Seuls de bonnes habitudes de comportement et un bain culturel très riche permettent d’acquérir assez de discipline et d’expériences pour pouvoir faire cette démarche.

2.Toutes les vérités sont des vérités de Dieu. Les enfants ne sont pas ballotés entre leur religion et les matières scolaires : quel que soit le sujet étudié, Dieu est toujours à leurs côtés.

Cette pédagogie peut faire “peur” dans le sens où Charlotte Mason était croyante et fait référence à Dieu et à la religion de manière récurrente. En ce sens, elle insiste beaucoup sur l’obéissance et la soumission à l’autorité. Je le comprends comme le fait d’accepter les règles qui permettent la vie en société et les bonnes habitudes (hygiène, tâches domestiques…) qui facilitent l’organisation du quotidien (les routines pour ce qui doit être fait permettent de dégager du temps libre pour le reste). Comme Charlotte Mason insiste par ailleurs sur le développement de la libre pensée et de la réflexion personnelle, j’en déduis qu’elle ne fait pas pour autant l’apologie de l’obéissance à tout prix : il est possible et même souhaitable de s’élever contre des règles ou des lois injustes et de résister à ce qui paraît irrespectueux, contraire à l’éthique humaine. C’est là que se trouve la puissance de cette approche : les enfants sont responsables de choisir quelles idées adopter ou rejeter et cette responsabilité a été solidement cultivée par les lectures vivantes, l’exposition fréquente à la nature, la bienveillance à leur égard et l’adoption de bonnes habitudes. Ainsi, les enfants sont capables de se conformer et d’obéir à une personne, une règle ou une loi quand ils estiment que c’est juste et utile, mais ils sont capables de choisir de ne pas toujours obéir.

Quant à la référence à Dieu, les personnes croyantes peuvent s’y référer selon le Dieu auquel elles croient, les personnes non croyantes peuvent le comprendre au sens de la nature.

Pédagogie Charlotte Mason :  en faveur de la bienveillance exigeante et de l’instruction en famille

Pour ma part, j’apprécie cette approche dans le sens où :

  • la bienveillance est au coeur de la pensée de Charlotte Mason (pas de punition ni de récompense pour encourager les apprentissages)

 

  • l’exposition aux belles idées et aux beaux livres est un pilier fondateur de cette approche : l’imagination est le bien le plus précieux des enfants selon Charlotte Mason (“les enfants ont besoin d’être exposés à des tableaux et des récits qui font voyager : tout cela est une nourriture formidable pour l’imagination !”)

 

  • Charlotte Mason parle d’enseignement vivant et riche et insiste sur la culture de valeurs éthiques auprès des enfants

 

  • la proximité avec la nature est prônée, de même que des temps libres passés dehors au grand air pour se dépenser et apprendre au contact de la nature à tout âge

 

  • Charlotte Mason concilie exigence et bienveillance (c’est aux enfants de faire en permanence l’effort de réfléchir et de prendre les bonnes décisions, les attentes envers les enfants sont élevées tout en leur laissant le libre choix et le temps d’assimiler les connaissances, de développer les compétences dont ils ont besoin)

 

  • Charlotte Mason accorde énormément d’importance à la culture générale et à la capacité de réflexion personnelle (“L’enfant habitué à lire de beaux ouvrages et à regarder des choses complexes s’habitue à l’effort mental”)

 

  • la pensée de Charlotte Mason est très actuelle : comme elle part du principe que nos idées font de nous ce que nous sommes, nous devons être vigilants envers ce qui cherche à nous influencer (publicités, médias, articles de blog :)…)

 

  • cette approche est également une discipline pour les adultes (parents, enseignants, éducateurs) car Charlotte Mason nous invite à concilier bienveillance et rigueur et à ne jamais cesser de nous instruire nous-mêmes

 

Les enfants sont faits pour apprendre, ils sont tout à fait capables de comprendre les choses seuls : les adultes n’ont pas le monopole de l’éducation des enfants. Un espace de liberté, un petit bout de jardin, du temps de solitude… sont de précieux instructeurs. – Charlotte Mason (traduction Laura Laffon)

De nombreuses famille pratiquant l’instruction en famille (IEF) s’inspire de la pédagogie Charlotte Mason. Certaines l’ont (en partie) laïcisée.  En effet, Charlotte Mason était plus que favorable à l’instruction en famille par les parents qu’elle considère comme les premiers éducateurs.

Vouloir prodiguer une éducation standard est aussi grotesque que d’imposer par souci d’égalité une  taille unique de vêtements à tous les corps, qu’ils soient grands, gros, petits ou maigres. – Charlotte Mason (traduction Laura Laffon)

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Pour aller plus loin :
La pedagogie Charlotte Mason 1

La pedagogie Charlotte Mason 2

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