Motivation et persévérance : transformer un constat d’échec en opportunité d’apprentissage

Motivation et persévérance : transformer un constat d’échec en opportunité d’apprentissage

Dans son livre L’éducation émotionnelle de la maternelle au lycée : guide pratique, Michel Claeys-Bouuaert insiste sur l’importance d’attirer progressivement l’attention des enfants sur la manière dont ils pensent et leur montrer comment orienter leurs pensées vers la recherche de solutions en envisageant les échecs comme des opportunités d’apprentissage.

Une approche développant la motivation et la persévérance des enfants ne consiste pas à nier, ignorer ou minimiser les difficultés, les émotions et les souffrances. Il s’agit plutôt de se concentrer sur la recherche de solutions,  sur la transformation du constat négatif d’échec ou d’erreur en opportunité pour apprendre et croître.

Michel Claeys-Bouuaert rappelle les différences entre pensée négative et pensée positive :

  • affirmation de difficultés ≠ affirmation de possibilités
  • enfermement dans une incapacité ≠ exploration de ce qui est faisable
  • expression de peur ≠ expression de confiance
  • limite ≠ permission
  • impuissance ≠ puissance
  • dépression, manque d’énergie ≠ joie, créativité

Cultiver la persévérance et motiver : l’importance de l’exemple

Michel Claeys-Bouuaert formule trois conseils pour développer la persévérance et la pensée positive des enfants :

  • Recadrer les formulations négatives des enfants

Quand un enfant adopte un comportement qui reflète une pensée négative enfermante, figée, exprimant une impuissance, il est possible de reformuler ses pensées en insistant sur l’exploration des possibles.

“Je n’y arriverai jamais” peut devenir “Tu n’y arrives pas encore; avec de l’entraînement, tu y arriveras bientôt”.

“Je suis nul.le” peut devenir “Quelle compétence aimerais-tu développer ? Par quoi peux-tu commencer ? Comment vas-tu t’y prendre ? Quel premier petit pas peux-tu faire ? Comment sauras-tu que tu es en train de progresser ?”

  • Être un modèle de pensée optimiste

Être un bon modèle en tant qu’adultes implique de pratiquer ce qui est visé comme enseignement à transmettre aux enfants.Cela peut passer par le fait de formuler à voix haute les difficultés et la recherche de solutions, de démontrer une approche positive vis-à-vis de l’erreur (“je me suis trompé.e, qu’est-ce que je peux en apprendre ?”), de se faire confiance, de générer des idées créatives, d’explorer des “troisièmes” voies dans une vision non binaire de l’existence.

La persévérance passe par le rejet de la peur de l’échec, par une compréhension des mécanismes émotionnels (savoir écouter les messages envoyés par les émotions) et par la libération de la créativité dans un esprit de confiance en soi et dans le futur.

Lire : [Optimisme] Apprendre à s’attacher aux raisons que nous avons de réussir plutôt que d’échouer

  • Impliquer les enfants dans la recherche de solutions autonomes

Il est possible (et souhaitable) de demander systématiquement aux enfants de rechercher par eux-mêmes des solutions aux difficultés qu’ils rencontrent. Que ce soit en individuel ou en collectif (en classe par exemple), on peut leur demander ce qu’ils pensent pouvoir faire pour améliorer une situation qui pose problème.

Transformer un constat d’échec pour apprendre : une question de formulation

Les affirmations positives sont :

  • des mots simples et forts, véhiculant une intention claire et consciente;
  • formulées de façon positive (parce que dire ce qu’on ne veut pas ne rend pas plus clair ce que l’on veut) : “je peux”, “je veux”, “je choisis de”, “je suis”, “j’ai le droit de”, “je décide de”, “je m’engage à”, “mon objectif est de”…;
  • des messages Je qui commencent toujours par “je” et traduisent des envies, des valeurs, des émotions, des besoins, des intentions, des objectifs personnels;
  • formulés dans un temps court et avec des dates limites (ce qui est entrepris dès maintenant);
  • affirmant l’être (et non pas l’espoir ou l’attente);
  • chargé d’intention et de buts personnels qui sont issus d’une motivation intrinsèque;
  • répétés régulièrement.

Voici quelques exemples pour passer de la pensée négative à la pensée positive avec les enfants  :

transformer un constat d'échec en opportunité d'apprentissage

 

……………………………………………………

Source : L’éducation émotionnelle de la maternelle au lycée : guide pratique de Michel Claeys-Bouuaert (éditions le Souffle d’Or). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander L’éducation émotionnelle de la maternelle au lycée : guide pratique sur Amazon ou sur Decitre.

You may also like...

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *