dépasser peur de l'erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

35 phrases puissantes à partager avec les enfants pour dépasser la peur de l’échec et de l’erreur

Les enfants avec l’état d’esprit fixe veulent s’assurer qu’ils réussissent. Les gens intelligents devraient toujours réussir. Mais pour des enfants avec l’état d’esprit de développement, le succès concerne le développement personnel. Il porte sur le fait de devenir plus intelligent. – Carol Dweck

 

Insister sur le temps que prennent les apprentissages

Sois patient(e), l’apprentissage demande beaucoup de temps et de pratique.

Cette étape demande beaucoup d’adaptation et d’apprentissage. Cela peut prendre du temps avant que tu commences à prendre du plaisir à consentir des efforts.

Quelles compétences n’avais-tu pas la semaine dernière/ le mois dernier/ l’année dernière et que tu as aujourd’hui grâce à la pratique que tu y as consacrée ?

Cela prend du temps pour que le potentiel fleurisse. Tu n’as pas besoin d’être parfait(e) tout de suite.

 

L’inévitable place de l’erreur dans les apprentissages

Les échecs sont instructifs : ils sont un appel à s’améliorer et apprendre.

Ton travail est d’apprendre à partir de tes erreurs et de tes échecs, et même des critiques qu’on t’adresse.

Qu’as-tu appris aujourd’hui ?

Quelle erreur as-tu faite aujourd’hui ? Qu’en as-tu appris ?

Tu n’as pas en train d’échouer, tu es en train d’apprendre.

Cet échec représente un défi et une opportunité. Comment vas-tu t’y prendre pour en tirer profit ?

L’échec peut être douloureux mais il ne te définit pas. C’est un problème auquel il faut faire face, qu’il faut traiter et duquel il faut apprendre. Une action (j’ai échoué) n’est pas une identité (je suis nul(le)).

Tu peux toujours apprendre de tes erreurs, sauf si tu les nies et que tu les attribues à des causalités externes.

 

La compétition doit se faire seulement contre soi-même 

Cela ne doit pas te gêner de perdre tant que tu vois une amélioration ou que tu sens que tu as fait aussi bien que tu pouvais.

La réussite personnelle, c’est faire tout son possible pour devenir meilleur(e).

Donne toi à fond et sois fier(e) de la manière dont tu t’accroches.

Etre le/la meilleur(e) que tu puisses être, c’est encore le plus important.

Si tu sais que tu as donné tout ce que tu pouvais, tu seras toujours un(e) gagnant(e).

Allume le feu en toi-même et cherche toujours à t’améliorer.

Tu peux prendre plaisir dans le simple fait de progresser.

 

Pas d’apprentissage sans efforts

Certains ne veulent pas se préparer mais juste performer, être meilleur que les autres. D’autres personnes veulent d’abord s’entraîner des centaines de fois. Tu peux être dans le deuxième groupe.

Tes efforts, ton travail sont une raison d’être fier(e).

Tu peux aimer réussir et gagner, mais ce qui doit le plus compter pour toi, c’est l’effort que tu consens même quand tu échoues ou perds.

A quoi as-tu consacré des efforts aujourd’hui ?

L’effort est précisément ce qui te rend intelligent(e) ou doué(e).

Les qualités humaines, telles que les compétences intellectuelles, peuvent être cultivées par l’effort.

L’échec n’est pas le signe d’un manque d’intelligence mais c’est un manque d’expérience qui peut être surmonté par du travail, des efforts et de la motivation.

 

Le pouvoir personnel et la responsabilité individuelle dans le processus d’apprentissage

Tu as le contrôle de tes capacités et de ta motivation.

Tu n’es pas déterminé(e) par le fait d’avoir gagné ou perdu. Tu peux aller de l’avant avec ce que tu as.

Vas y, fais en sorte que ça se réalise, développe tes connaissances et poursuis ton rêve.

Ne te préoccupe pas tant d’être intelligent(e) et d’éviter les échecs. Cela peut devenir auto destructeur. Commence à étudier et continue à t’améliorer.

Pense à ton objectif et à ce que tu pourrais faire pour le garder en vue : quelles mesures peux-tu prendre pour t’aider à réussir ? quelles informations pourrais-tu recueillir pour apprendre à partir de cette expérience ?

Des plans concrets concernant quand, et comment tu vas faire quelque chose amène à des niveaux de persévérance vraiment élevés qui, évidemment, augmentent les chances de réussite.

Le résultat à un test n’a pas le pouvoir de te définir.

Tu peux apprécier ce que tu fais indépendamment des résultats. Et en même temps, s’attaquer à des problèmes, planifier de nouvelles solutions, travailler sur des questions importantes permet d’améliorer tes résultats.

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Source : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (éditions Mardaga). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Durant ses nombreuses années de recherche en psychologie, Carol Dweck (professeur à l’université Stanford) a découvert l’existence de deux états d’esprit bien distincts.

Pensez-vous que votre intelligence est une donnée innée, que vous ne pouvez pas vraiment modifier ? Pensez-vous ne pas pouvoir changer les composantes essentielles de votre personnalité ? Si vous avez répondu «oui», il est fort probable que vous ayez un état d’esprit fixe. Ou bien pensez-vous plutôt que, peu importe votre niveau d’intelligence, il vous est possible de l’améliorer ? De modifier certains aspects de votre personnalité ? Oui ? Vous avez alors certainement un état d’esprit de développement.

À partir de cette distinction en apparence toute simple, Carol Dweck nous montre que, seuls, les capacités et le talent ne suffisent pas, mais que l’état d’esprit a un impact capital sur la réussite de notre vie. Le plus important pour relever et réussir des défis est de les aborder avec un état d’esprit de développement. Et Carol Dweck va vous montrer comment. Sur base de résultats de recherche, d’anecdotes de la vie quotidienne et d’éléments biographiques de personnalités célèbres, la chercheuse américaine applique sa méthode aux diverses facettes de l’existence (éducation, relations sociales et amoureuses, sport, monde des affaires).

Forte d’une solide expérience scientifique et universitaire, Carol Dweck nous offre non seulement une conception novatrice de ce qui nous mène à la réussite ou nous empêche de nous développer, mais également des pistes très concrètes pour mettre ces idées en pratique dans notre propre vie.

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encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

6 manières d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

Comment aider les enfants qui se découragent face aux difficultés ?

Carol Dweck est psychologue, spécialisée dans les questions de motivation chez les enfants. Elle propose une manière d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés fondée sur l’état d’esprit en développement.

Pour elle, le plus important est d’insister sur la notion de “pas encore” : une notion qui n’est pas encore acquise signifie que l’enfant est encore en train d’apprendre, qu’il est sur le chemin. Carol Dweck appelle cela le “pouvoir du bientôt“.

 

2 réactions possibles des enfants face aux défis et aux difficultés

1. “J’adore les défis” : un état d’esprit en expansion

Les enfants qui se réjouissent face à l’idée de relever des défis savent que leurs capacités peuvent être développées et que leur intelligence n’est pas figée. Ils ont un “état d’esprit en expansion”, ils sont orientés vers le “bientôt”.

Ces enfants vont s’impliquer dans les problèmes qui se présentent à eux : ils vont traiter les erreurs, apprendre à partir de celles-ci et les corriger.

 

2. “C’est une catastrophe, je ne vais jamais y arriver” : la tyrannie du maintenant

Les enfants qui paniquent devant les défis et les difficultés ont une perspective figée de l’intelligence. Ils sont pris au piège de la tyrannie du maintenant.

Face aux difficultés, ces enfants vont fuir : ils vont soit tricher (plutôt que réviser plus ou différemment) ou alors chercher quelqu’un de moins bon qu’eux (pour se rassurer sur leur propre valeur).

Les enfants pris au piège dans la tyrannie du maintenant ne vont pas même pas chercher à se confronter à l’erreur. Des scanners de leur cerveau ont montré que l’activité cérébrale est nulle face à un problème qui leur semble inatteignable.

6 manières d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés

  • 1. Encourager plutôt que complimenter

On évitera de complimenter l’intelligence ou les talents mais on mettra l’accent sur le processus dans lequel les enfants se sont engagés :

– les efforts
– l’implication
– la concentration
– la persévérance
– les progrès

“Ta réussite est la consécration de tous tes efforts”, “C’est l’aboutissement d’heures et d’heures de travail”, “Tu as gagné 3 points par-rapport au dernier contrôle”, “C’était difficile et tu as continué malgré tout”, “Tu as donné le meilleur de toi-même et tu vas continuer de progresser”…

30 propositions pour encourager efficacement les enfants :

30 propositions pour encourager efficacement

  • 2. Porter l’attention sur la méthode et la stratégie mises en place

On pourra demander à l’enfant comment il a fait pour trouver et décrire comment il s’y est pris, détailler les étapes de sa réflexion et les allers retours pour arriver à la solution.

 

  • 3. Utiliser des mots “magiques” : bientôt, pas encore, pour le moment

Dire “Tu n’y arrives pas encore“, “Tu vas bientôt y arriver”, “Tu ne comprends pas pour le moment” donne de l’assurance aux enfants car ils ouvrent une voie vers l’avenir.

 

  • 4. Expliquer le fonctionnement du cerveau pour changer l’état d’esprit des enfants

On peut expliquer aux enfants que leur cerveau est plastique. Chaque fois qu’ils apprennent quelque chose, les neurones dans leur cerveau créent plus de connexions et plus fortes . A force de connexions, ils deviennent plus intelligents.

On pourra alors leur faire comprendre que leurs efforts finiront par payer :

Tes efforts créent des connexions entre tes neurones et ces connexions plus fortes et plus nombreuses, c’est ce qui te rend plus intelligent.

Plus tu travailles, plus tu mets de chances de ton côté.

 

  • 5. Avoir des attentes positives envers les enfants

Les attentes que nous avons envers les enfants modifient nos comportements envers eux. Or la manière dont nous traitons les enfants influencent sur le comportement de ces derniers. Les comportements (négatifs mais aussi positifs) s’auto-renforcent à l’aide d’étiquettes.

Lire cet article sur le rôle de nos attentes dans l’éducation des enfants (et notamment le mécanisme de l’effet Pygmalion).

 

  • 6. Éviter le piège du “c’est facile, tu verras”

On croit généralement encourager nos enfants en leur disant qu’une chose est facile. Pour nous, cela revient à leur dire que les choses sont à leur portée, que nous les savons capables de le faire à l’avance et que nous leur faisons confiance.

Or cela peut se retourner contre eux.

  • S’ils réussissent à faire quelque chose de facile, ils n’en retireront aucun mérite.
  • S’ils ne réussissent pas, ils se sentiront nuls car ils n’auront même pas été capables d’exécuter une chose communément admise comme simple.

On peut essayer de remplacer « C’est facile ! » par l’inverse : « Ce n’est pas facile ! » ou « Ça peut être difficile !« . Le message change alors de sens :

  • en cas de réussite, l’enfant est empli de fierté : »J’ai réussi quelque chose de difficile ! »
  • en cas d’échec, cette pensée peut le consoler : « J’ai raté mais c’était difficile. » Dans ce cas, on incitera l’enfant à recommencer avec des phrases motivantes du type « On ne peut pas s’améliorer tant qu’on n’a pas fait un premier pas. Le 40ème essai sera meilleur que le premier. Tu vas continuer à t’améliorer grâce à l’habitude et l’expérience. »

 

Il ne s’agit pas pour autant de dire que tout est difficile au risque de décourager l’enfant et de lui donner l’impression que le monde est inabordable. Mais plutôt de dire qu’une chose PEUT être difficile.

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Inspiration : Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite de Carol Dweck (Editions Mardaga).