calme et attentif comme une grenouille

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Pourquoi pratiquer la pleine conscience avec les enfants ?

calme et attentifLa pleine conscience (ou pleine attention), c’est simplement être présent de façon consciente, comprendre ce qui se passe maintenant, en adoptant une attitude d’ouverture et de bienveillance. C’est ne pas être ailleurs avec ses idées mais bel et bien ici, maintenant. Être présent ici, dans l’instant, sans juger, sans rejeter ce qui se passe, sans se laisser entraîner par l’agitation du jour.

Il existe un nombre croissant de travaux et d’études scientifiques qui ont montré l’intérêt de la méditation de pleine conscience pour les enfants :

  • équilibre émotionnel,
  • capacités de résilience,
  • qualité des échanges familiaux,
  • capacités d’attention et de concentration,
  • facilitation de l’apprentissage scolaire.

La pleine conscience n’est pas une activité comme les autres car elle va plus loin que la lutte contre le stress : elle encourage les  enfants à cultiver leurs capacités de présence au monde,  leur conscience de la fragilité et de la beauté de la nature, leur altruisme et leur humanité.

Dans la préface du livre Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes), Christophe André écrit :

Lorsque nous aidons nos enfants à vivre plus souvent en pleine conscience, nous les aidons bien au-delà de ce que nous croyons. Car nous les aidons alors à préserver toutes leurs capacités d’humanité. Pratiquer avec eux les exercices décrits dans ce livre, vivre à leurs côtés des moments de pleine conscience, représente sans doute un des plus beaux cadeaux que nous puissions leur faire.

 

Eline Snel, auteur du livre Calme et attentif comme une grenouille, a commencé par développer une formation à la pleine conscience pour les enfants à l’école aux Pays-Bas. Devant l’enthousiasme et le succès de cette initiative (et sur demande des parents des élèves ayant suivi cette formation), elle a écrit ce livre de méditation de pleine conscience destiné aux enfants et à leurs parents.

 

Calme et attentif comme une grenouille : des activités de pleine conscience spécialement conçues pour les enfants (5-12 ans) 

Le livre contient à la fois :

  • des exercices pour les enfants mais également pour les parents,
  • des informations plus théoriques sur la pleine conscience et les émotions,
  • des exemples et situations concrètes d’enfants qui ont été aidés par la pleine conscience,
  • des trucs pour la maison (le bulletin de météo personnel, l’arbre à souhaits…)

respiration calme et attentif comme une grenouille

Par exemple, la boîte à ruminations : avant d’aller dormir, on prend le temps de demander à l’enfant s’il a encore des préoccupations. A-t-il des soucis ? Des choses qui lui tiennent à cœur ? En prenant la peine d’en parler, on clarifie ce dont il s’agit. Ces pensées peuvent ensuite être placées dans la boîte à ruminations préalablement décorée. On ouvre le couvercle, on y met les pensées, on ferme le couvercle. On place la boîte à distance de l’enfant et ce dernier peut voir la boîte contenant ses pensées qui ne se trouvent plus dans sa tête.

météo intérieure pleine conscience

Il est accompagné d’un CD audio pour les enfants dans lequel les exercices permettent de gérer toutes sortes de situations : énervement, colère, stress, problème d’endormissement…

 

Calme et attentif comme une grenouille, c’est plus de 200 000 exemplaires vendus. Ce livre a séduit les parents comme les enseignants et j’espère qu’il vous apportera autant qu’il m’a apporté à moi (et à ma fille) ! Pour les enfants de 5 à 12 ans.

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Calme et attentif comme une grenouille de Eline Snel (éditions Les Arènes) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Calme et attentif comme une grenouille sur Amazon.

 

comprendre les fonctions exécutives

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Neurosciences : comprendre les fonctions cognitives pour bien les exploiter

Dans nos vies, nous traitons tous une grande quantité d’information. Nous faisons tout un tas d’activités grâce à notre esprit (on voit, on mémorise, on bouge, on parle, etc.). La cognition humaine est notre « appareil à penser ». Cette cognition a différents rôles (mémoriser, parler, bouger, etc.) : ce sont les fonctions cognitives, c’est-à-dire les différents grands rôles de notre cognition. Cette cognition a pour fonction de percevoir, de prêter attention, de mémoriser, de raisonner, de produire des mouvements, de s’exprimer.

On a coutume de parler de :

  1. perception,
  2. attention,
  3. mémoire,
  4. motricité,
  5. langage,
  6. raisonnement (ou parfois nommé fonctions exécutives).

 

Les fonctions cognitives ce sont donc différentes facettes de la cognition (de la pensée humaine), qui ont chacune leur rôle, et qui nous permettent de réaliser toutes nos actions. Si j’ai un trouble du langage je deviens aphasique. Si j’ai un trouble moteur, du mouvement, je deviens apraxique. Si une fonction de peut pas se réaliser correctement j’ai donc un trouble d’une fonction cognitive, un trouble cognitif.

1. La perception (ou gnosie)

La gnosie recouvre ce que je reconnais, ce que je vois, ce sur quoi je mets du sens :

  • les capacités de reconnaissance et d’identification sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, gustatives, olfactives);
  • le repérage dans l’espace de notre corps (où je suis, où sont les parties de mon corps…).

 

2. L’attention

L’attention est une fonction cognitive complexe mais primordiale dans les comportements humains. L’attention correspond à un processus de sélection d’un stimulus extérieur (son, image, odeur…) ou intérieur (pensée) et au maintien de ce stimulus à la conscience. L’attention mobilise tous les sens.

L’attention est sensible aux interférences et attendre une attention constante est impossible.

 

3. La mémoire

La mémoire est la capacité d’enregistrer et de retrouver des informations. La mémoire fonctionne par système : la mémoire à court terme, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

Il existe 2 types de mémoire :

La mémoire explicite (déclarative)

La mémoire explicite se souvient des informations exactes : l’apprentissage du « quoi » (verbalisation des événements, des procédures et des faits par des mots).

C’est une mémoire du contrôle des gestes : il faut penser à chaque étape. La mémoire explicite permet d’expliquer les connaissances et de les transmettre.

La mémoire explicite comporte :

  • la mémoire sémantique (le sens des choses, nos connaissances sur le monde) -> les mots, le vocabulaire
  • la mémoire épisodique (nos souvenirs personnels, la chronologie de notre histoire, les contextes affectifs et émotionnels dans lesquels se sont produits les événements) -> repères temporels, sensations

La mémoire implicite (non déclarative ou procédurale)

La mémoire implicite est l’apprentissage du « comment » : elle permet de mémoriser les savoir faire, les compétences automatisés et inconscients.

La mémoire implicite permet d’appliquer et de réitérer des procédures de manière automatique. C’est faire quelque chose d’utile des savoirs et connaissances.

Lire aussi : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

 

4. La motricité (ou praxie, la capacité à pratiquer des choses)

La praxie englobe ce que nous essayons de faire : les actions motrices que nous coordonnons dans un but intentionnel (comme l’utilisation d’objets courants telle que la brosse à dents ou le fait de marcher, de s’habiller…).

La praxie dépend de programmes complexes développées et appris.

 

5. Le langage (ou phasie)

La phasie est la capacité à communiquer à travers le langage (car nous sommes en “phase”). La phasie englobe les activités d’expression (parler) et de réception (entendre, décoder et comprendre).

C’est la raison pour laquelle on parle d’aphasie en cas de trouble du langage.

 

6. Le raisonnement (ou les fonctions exécutives)

Les fonctions exécutives sont plusieurs. Elles servent à nous adapter aux nombreuses variations de notre environnement.

Je dois retenir un numéro de téléphone ?

Je veux traverser la route mais une voiture déboule et je dois me retenir au dernier moment ?

Je fais volontairement l’effort de rester concentrer sur mon travail plutôt que de rêvasser ?

Voici des activités qui impliquent les fonctions exécutives. Elles permettent de contrôler nos actions.

Les fonctions exécutives (ou frontales) agissent comme des gestionnaires dont l’objectif serait d’utiliser toutes les autres fonctions supérieures du cerveau et de les mettre dans l’ordre en vue d’une bonne exécution. Par exemple, le fait d’envoyer une lettre nécessite de savoir quoi écrire et de garder en mémoire les idées à communiquer (mémoire et phasie), de savoir comment écrire à la main ou taper à l’ordinateur (praxie), trouver du papier et un crayon (mémoire et gnosie), savoir qu’une lettre s’envoie dans une enveloppe timbrée (mémoire et gnosie), coller le timbre (praxie), aller jusqu’à la Poste pour déposer la lettre dans une boîte aux lettres (praxie et gnosie).

Les fonctions exécutives recouvrent plusieurs compétences :

  • organiser
  • planifier
  • juger
  • faire preuve d’abstraction
  • être flexible
  • savoir inhiber ses émotions
  • être auto discipliné
  • tenir un raisonnement cohérent
  • faire preuve de créativité

Ce sont les fonctions exécutives qui sont développées le plus tard parmi les fonctions cognitives.

Pour aller plus loin : 11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

 

Fonctions cognitives et recueil des informations sensorielles

Il est important de garder en tête qu’une fonction supérieure est toujours dépendante d’une fonction de base (comme voir, entendre, toucher…). Nous avons d’abord besoin de percevoir à travers nos sens avant de contrôler nos perceptions. Pour penser, je dois d’abord recevoir l’information. Je pourrai ensuite contrôler comment je pense.

parole et pensée enfants

Le développement des zones du cerveau dépend de plusieurs facteurs :

  • la génétique,

  • la stimulation,

Lire cet article : Des pistes pour favoriser le développement de la pensée des enfants

  • l’adaptation.

Cette adaptation peut recouvrir plusieurs domaines : les styles d’apprentissage, les formes d’intelligence, les périodes sensibles, la préparation de l’environnement et de l’ambiance, la bienveillance et les encouragements des adultes encadrants, les relations sociales…

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développer attention enfants

8 activités pour développer l’attention et l’écoute des enfants (pour une meilleure réception des informations)

8 activités pour développer l’attention et l’écoute des enfants (pour une meilleure réception des informations)

Ces différentes méthodes (simples à proposer aux enfants) permettent de retrouver un état favorable aux apprentissages en améliorant la réceptivité des informations (l’attention).

L’attention peut être définie comme le fait d’être ouvert et réceptif à ce qui se dit, à ce qui se passe à l’extérieur de soi.

  • 1. Prendre conscience de sa météo intérieure

Le livre Calme et attentif comme une grenouille vous propose un exercice guidé de prise de conscience de la météo intérieure, spécialement adapté pour les enfants.

Le bulletin de météo personnelle : quel temps fait-il à l’intérieur ? y a-t-il du soleil à l’intérieur ? te sens-tu comme quand il y a des nuages et qu’il pleut ? Grâce à cet exercice, les enfants apprennent à moins s’identifier à leurs sentiments : “Je ne suis pas une averse mais je constate qu’il pleut. Je ne suis pas un froussard mais je vois que là j’ai une grosse peur.”

Assieds-toi confortablement. Ferme complètement les yeux ou ferme-les presque entièrement comme tu préfères. Prends tranquillement le temps de découvrir comment tu te sens.

Quel temps fait-il à l’intérieur ? te sens-tu détendu ? y a-t-il du soleil à l’intérieur ? ou te sens-tu comme quand il y a des nuages ou qu’il pleut ? Il y a peut-être de l’orage.

Qu’est-ce que tu observes ? Sans réfléchir, tu laisses venir le bulletin du temps qui correspond à ce que tu ressens en ce moment.

Tu ne dois pas vouloir ressentir autre chose ou changer ce qui est. Tout comme le temps à l’extérieur, tu ne peux pas changer le temps à l’intérieur. A un autre moment de la journée, le temps aura changé.

Pour l’instant, c’est comme ça. Et c’est bien ainsi.

Les enfants peuvent ensuite dessiner le temps qu’il fait à l’intérieur. Ils pourront le faire à plusieurs moments de la journée : c’est important de savoir que rien ne reste parfaitement immobile.

 

  • 2. Faire des exercices de yoga

Je vous invite à regarder cette vidéo de yoga pour les enfants :

 

  • 3. Colorier un mandala de l’intérieur vers l’extérieur

10 minutes de coloriage peuvent suffire et il est important de colorier de l’intérieur vers l’extérieur pour “ouvrir” l’attention.

apprendre à apprendre

L’enfant peut aussi s’amuser à créer ses propres mandalas. En voici des exemples que nous avons construits avec ma fille (en matières naturelles et en réglettes en bois) :

mandalas maison

 

  • 4. Dessiner des spirales de l’intérieur vers l’extérieur

Dessiner des spirales de l’intérieur vers l’extérieur permet de s’ouvrir au monde. Ce dessin peut se faire mentalement, en l’air avec les doigts ou sur une feuille.

développer l'attention
Source : Vivre pleinement l’instant (Martine MINGANT – Eyrolles)

 

  • 5. Accueillir les sensations qui arrivent par les 5 sens

L’enfant est invité à laisser son cerveau en repos en se portant son attention sur ses sensations.

Tu regardes autour de toi et tu laisses entrer les formes, les couleurs en laissant ton cerveau au repos…

Tu laisses entrer les sons juste pour ressentir la vibration dans ton corps…

Tu laisses entrer les odeurs sans réfléchir…

Tu laisses entrer tes mains au contact avec différentes matières autour de toi (tes vêtements, ta peau, tes cheveux, le canapé etc) en laissant le cerveau au calme.

 

  • 6. Le cache cache des objets

Cette petite activité ludique amène l’enfant à faire travailler sa mémoire et à se soucier des détails de l’environnement qui l’entoure.

Pour pratiquer cette activité, les enfants auront besoin de petits objets peu fragiles (jouets, balles, chaussettes, ustensiles de cuisine…). Les enfants choisiront 12 objets parmi les objets qui leur sont proposés. Ils listeront ces objets sur une feuille de papier dans un ordre précis. Ensuite, ils cacheront ces objets à différents endroits dans l’ordre mentionné sur la liste.

Les enfants s’allongeront quelques minutes et en profiteront pour respirer lentement en sentant leur ventre se gonfler à l’inspiration et se dégonfler à l’expiration.

Après cette petite pause, les enfants essaieront de retrouver chaque objet sans se servir de la liste et en respectant bien l’ordre dans lequel ils les ont cachés. Si vraiment les enfants ne savent plus, ils peuvent reprendre la feuille… mais le moins possible :).

 

  • 7. L’orchestre de la nature

Cette activité se propose de “réapprendre” aux enfants à porter leur attention sur les choses les plus simples du quotidien. La nature a un effet de réinitialisation de leur écoute et leur faculté à être bien présent dans leurs activités. Sortir dehors permet également l’oxygénation.

On sortira avec les enfants (dans une forêt, dans le jardin, dans un parc…) et on se munira d’un cahier et d’un crayon. On marchera en respirant calmement et en gardant le silence. On s’arrêtera dans un endroit plaisant et on écoutera les sons aux alentours.

D’abord, on invitera les enfants à se concentrer sur les sons qui viennent de loin (vent, craquements de branches…).

Puis on les invitera à repérer les sons les plus proches (oiseau, bruissement de feuilles…).

Puis de nouveau, les enfants écouteront les sons les plus lointains.

Dans leur cahier, les enfants noteront ce qu’ils entendent. Y a-t-il un son dominant, un son grave, un son aigu, un son qui revient par intermittence, un qui a disparu, un non reconnu ? Les enfants pourront ensuite se relire pour compléter, comparer avec leurs camarades, compter le nombre de sons différents perçus.

 

  • 8. Un mouvement de Brain Gym

La Brain Gym (ou éducation kinesthésique en français) a été inventée dans les années 1980 par le Dr Dennison.  Selon lui, le mouvement est la clé de l’apprentissage. Les mouvements de Brain Gym® remplissent le corps d’énergie et permettent de se préparer à apprendre.

Le mouvement “Ouvrir grand ses oreilles“consiste à placer le pouce et l’index de chaque main en haut de chaque oreille et à les tirer doucement vers l’arrière en descendant, puis à masser le lobe, avant de remonter.

bien écouter brain gym
Source : Kinésiologie pour enfants (Dennison)

Cette séquence peut être répétée trois fois et vise à améliorer l’attention auditive et donc la mémorisation (liée à l’écoute).

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Sources :

J’aide mon enfant à mieux apprendre de Bruno Hourst aux Editions Eyrolles (disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet).

Commander J’aide mon enfant à mieux apprendre sur Amazon.

35 activités pour développer l’attention de votre enfant de Gilles Diederichs aux éditions Mango (disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet)..

Commander Activites concentration – 35 activités pour développer l’attention de votre enfant sur Amazon.

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Comprendre les mécanismes de l’attention des enfants pour la renforcer en classe

Comprendre les mécanismes de l’attention des enfants pour la renforcer en classe

Une vidéo du module 4 du MOOC Bâtisseurs de possibles : https://batisseursdepossibles.moocit.fr

Les 3 réseaux attentionnels

1.Le réseau d’alerte

C’est la forme primitive de l’attention

2.Le réseau d’orientation

Il permet de traiter plusieurs informations parmi plusieurs en excluant les autres.

3.Le contrôle exécutif

Il permet de planifier et de prendre des décisions quand plusieurs tâches sont en concurrence. Le contrôle exécutif requiert beaucoup d’efforts et de ressources attentionnelles.

 

Des pistes pour entraîner l’attention des enfants en classe 

  • Acquérir des automatismes via l’entrainement et la répétition: c’est l’entrainement qui va permettre d’automatiser certaines tâches qui sollicitent le contrôle exécutif. L’acquisition des automatismes permet d’économiser de l’énergie mentale et de dégager des ressources pour d’autres activités
  • Proposer des ressources attrayantes mais non distrayantes
  • Eviter de proposer simultanément deux tâches qui ne sont pas encore automatisées (risque de surcharge cognitive et d’échec)
  • Développer capacité d’attention grâce à des exercices de pleine conscience

Des ressources :
Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe
3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

  • Donner des éléments de connaissances sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire

Des ressources :
Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

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Le jeu de la boîte à chaussures pour développer l’attention et apprendre à poser des questions ouvertes

Le jeu de la boîte à chaussures pour développer l’attention et apprendre à poser des questions ouvertes

Le jeu de la boîte à chaussures est un jeu auquel on pourra jouer avec des enfants de 4 à 7 ans (idéal en classe de moyenne et grande sections lors de rituels matinaux par exemple).

Matériel :

  • une boîte à chaussures bien fermée avec un élastique
  • des éléments de la vie courante (ampoule, crayon, rouleau de Scotch, petite bouteille, vis, boutons, téléphone…)

le jeu de la boîte à chaussures et questions ouvertes

Déroulement :

1. Vous cachez un objet dans la boîte à chaussures. Vous pouvez commencer par cacher des objets facilement reconnaissables (comme une balle car elle roule et le bruit est identifiable pour les enfants).

le jeu de la boîte à chaussures et questions ouvertes

2. Vous annoncez aux enfants que vous avez caché un objet dedans et qu’ils devront le deviner en vous posant des questions. Si les enfants sont jeunes (moins de 5 ans) ou si c’est la première fois que vous jouez, vous pouvez préciser d’où est tiré cet objet (du salon, de la salle de bain, de leurs jouets, de la salle de classe…).

3. Faites passer la boîte à chaussures parmi tous les enfants qui joueront au jeu de la boîte à chaussures. Mettez-les bien en garde : personne ne regarde à l’intérieur de la boîte mais ils peuvent secouer la boîte pour entendre le bruit que fait l’objet et avoir une idée de son poids.

4. Vous avez deux possibilités ensuite :

    • soit vous laissez les enfants vous poser des questions spontanément (cela fonctionne bien au delà de 5 ans ),
    • soit vous donnez des exemples de questions pour qu’ils les reprennent (par exemple , à quoi ça sert ? en quelle matière est-ce ?).

Normalement, les enfants devraient commencer par poser des questions fermées (dont la réponse est oui ou non) et proposer des noms d’objets directement :

      • est-ce que c’est fragile ?
      • est-ce que ça sert à écrire ?
      • est-ce que c’est un taille-crayon/ un bonbon/ une balle… ?

5. Amenez doucement les enfants à vous poser plutôt des questions ouvertes en leur précisant que vous ne répondrez pas aux questions qui demandent pour réponse oui ou non.
Expliquez-leur que les questions ouvertes leur permettront de collecter plus de réponses. Donnez-leur des exemples :

      • de quelle couleur est cet objet ? au lieu de Est-ce vert/ rouge/ jaune… ?
      • qui s’en sert ? ou quand s’en sert-on ? au lieu de Est-ce qu’on s’en sert dans la classe/ à table… ?
      • à quoi ça sert ? au lieu de Est-ce que ça sert à jouer/ manger/ travailler… ?

Compétences travaillées

Ce jeu va permettre de :

  • Travailler la découverte du monde

Les enfants devront faire des déductions à partir du poids des objets, de leur bruit à l’intérieur de la boîte. Ils sont obligés de réfléchir aux matières qu’ils connaissent, aux fonctions des objets qui les entourent, de se rappeler les couleurs qu’ils connaissent.

  • Développer l’attention et la mémorisation

Les enfants devront faire attention aux questions des autres enfants et mémoriser les réponses déjà données.

  • Apprendre à formuler des questions ouvertes

L’objectif est que les enfants comprennent :

    • l’intérêt des questions ouvertes. Audrey Akoun et Isabelle Pailleau dans Apprendre autrement avec la pédagogie positive affirment qu’une question ouverte va permettre au cerveau d’ouvrir une réflexion qui fournit suffisamment d’informations pour accéder à une réponse.
    • les mots à utiliser pour commencer leurs questions (Comment ? Qui ? Quoi ? Combien ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Quel(le) ? En quoi ?… ).
mind map des questions ouvertes
Mind map des questions ouvertes. Extrait du livre Apprendre autrement avec la pédagogie positive d’Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

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livre concentration enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Présentation de l’éditeur

activites-developper-concentration-enfantsMandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…

35 exercices ludiques et tout simples pour apprendre à votre enfant à mieux se concentrer.
Une manière ludique de développer le bien-être dees enfants, avec des activités adaptées à chaque situation et faciles à mettre en oeuvre.

 

J’ai aimé

Un livre qui s’adresse en priorité aux parents mais qui peut être utilisé dans tous les contextes (en classe, lors de temps d’accueil péri-scolaire, lors des temps d’activités “Peillon”…)

activités concentration

Les activités sont très ludiques et propices à des moments d’échanges et d’apprentissages tout en s’amusant. Elles sont prévues pour des enfants de 3 à 10 ans et sont progressives : d’abord apprendre à mobiliser l’attention petit à petit (par des exercices de prise de conscience du corps, des sensations, des stimuli extérieurs comme les sons ou les odeurs); puis mobiliser la concentration une fois que l’enfant est disponible (mandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…)

Les activités s’inspirent de nombreuses techniques douces : yoga, pleine conscience, visualisation positive, massage, méditation, expression corporelle et artistique (collage, dessin, coloriage…). Il y a besoin de très peu de matériel (tout au plus des feutres, des tapis et quelques objets de la vie courante).

Chaque activité est accompagnée de pictos pour savoir dans quelles conditions les réaliser : seul ou à plusieurs; à l’intérieur ou à l’extérieur; avec ou sans adulte. La mise en page est très agréable.

activités pour développer concentration enfants

On sent bien les influences de la formation de Gilles Diederichs dans les activités qu’il propose : il est musicothérapeute, sophro-relaxologue et auteur-compositeur. Il travaille au quotidien avec des enfants, forme des enseignants et le personnel de nombreuses PMI leur apprenant des techniques de relaxation, de yoga, de méditation, de concentration et de développement de la motricité.

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35 activités pour développer l’attention de votre enfant de Gilles Diederichs (éditions Mango) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

apprendre-avec-les-neurosciencesPascale Toscani, enseignante-chercheuse et maitre de conférence, a travaillé avec des professeurs du secondaire pour proposer un programme “neurosciences au collège”. Ce programme a pour vocation d’introduire les connaissances liées aux neurosciences dans l’acte éducatif. Élèves et enseignants gagneraient à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau afin que les apprentissages scolaires soient plus efficaces.

Le contenu du programme est basé sur 5 grandes thématiques. Il a été proposé à des élèves de 6ème à raison d’une heure par semaine sur l’heure d’ATP (Aide au Travail Personnel).

 

1.La plasticité cérébrale : modifier la représentation de l’intelligence

La plasticité cérébrale est un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques.

Beaucoup d’élèves pensent que l’intelligence est une donnée fixée à la naissance alors qu’elle s’acquière et se développe tout au long de la vie. Les élèves les plus en difficulté ont tendance à croire que la quantité d’intelligence est fixée à la naissance : on naîtrait intelligent ou bête et rien ne peut y changer.

Or cette croyance est un non sens scientifique. La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Il en résulte que beaucoup d’élèves se brident eux-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples.

>>>Pour aller plus loin : Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

 

2.Les intelligences multiples

Howard Gardner, professeur de psychologie à l’université de Harvard, parle d’intelligences multiples. La théorie des intelligences multiples est un modèle cognitif qui cherche à décrire comment les gens se servent de leur intelligence, pour résoudre des problèmes, pour concevoir, pour créer…

apprendre avec les intelligences multiples

Tout le monde dispose de ces 9 intelligences mais selon son environnement familial et son parcours personnel, chacun développe plus ou moins certaines de ses intelligences. On parle alors de “bouquet d’intelligences”.

Il est important que les enfants et les adolescents apprennent à comprendre et gérer les ressources de chacune de ces intelligences pour pouvoir toutes les développer et les faire interagir. C’est un enjeu non seulement de réussite scolaire mais aussi de développement personnel.

>>>Pour aller plus loin : Dossier spéciale intelligence : comment aider les enfants à connaître et cultiver leurs intelligences multiples ?

 

3.Les besoins du cerveau pour apprendre

Le cerveau a des besoins pour bien fonctionner :

  • une alimentation équilibrée

Le cerveau a besoin de protéines, de graisses, de fruits et légumes, d’hydrates de carbone et de sucres pour fonctionner correctement. Une alimentation trop riche en sucres et additifs entrave la concentration.

  • du sommeil suffisant

Le sommeil sert à consolider les informations dans la mémoire. Avant de dormir, il est important de ne pas boire des boissons excitantes (café, coca, thé…), de ne pas consommer des repas trop copieux, de pratiquer des activités relaxantes (comme la lecture ou écouter de la musique douce).

  • une bonne hydratation

Le cerveau a besoin d’être irrigué pour créer des connexions entre les neurones : boire de l’eau améliore les capacités d’apprentissages. La déshydratation entrave le bon fonctionnement du cerveau.

  • des activités physiques

Rester statique trop longtemps est également mauvais pour la concentration et les apprentissages

  • des besoins physiologiques comblés

La faim et la fatigue, les sensations thermiques (trop chaud ou trop froid) entravent la concentration et les apprentissages

>>>Pour aller plus loin : Ce que les enfants devraient apprendre sur leur cerveau à l’école

 

4.La gestion du stress

Il est important de connaître les facteurs de stress, de manière à avoir prise sur eux de garder seulement le bon stress (celui qui prépare à l’action).

spin-ton-stress

>>>Pour aller plus loin : SPIN ton stress : 4 ingrédients universels d’une situation stressante (et comment y faire face)

 

5.La mémoire et l’attention

Le cerveau va mémoriser quand il sait qu’une information va être utile pour le futur proche. Mais il a tendance à effacer rapidement des informations inutiles pour le futur proche.

Si on ne sait pas qu’une information donnée va être utile dans un futur proche, le cerveau ne va pas mémoriser. Il faut donc envoyer un message d’utilité au cerveau pour favoriser la mémorisation. Si on veut que l’interlocuteur mémorise quelque chose, il faut lui donner un objectif avant de le prévenir qu’il va devoir mémoriser pour atteindre cet objectif.
>>>Pour aller plus loin : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
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Source : Apprendre avec les neurosciences, rien ne se joue avant 6 ans de Pascale Toscani (éditions Chronique Sociale).

Commander Apprendre avec les neurosciences sur Amazon.

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apprendre à apprendre

5 compétences clés pour apprendre à apprendre

5 compétences clés pour apprendre à apprendre

Dans son livre “J’aide mon enfant à mieux apprendre”, Bruno Hourst expose différentes manières simples à proposer aux enfants pour retrouver un état favorable aux apprentissages. Il mentionne 5 compétences clés à fortifier pour apprendre à apprendre efficacement :

  1. Focaliser l’attention
  2. Se concentrer
  3. Se motiver
  4. Gérer son stress
  5. Briser l’ennui

 

1. Focaliser son attention : être ouvert et réceptif à ce qui se dit, à ce qui se passe à l’extérieur de soi

  • Prendre conscience de sa météo intérieure

Les enfants peuvent apprendre à tenir compte du temps qu’il fait à l’intérieur. Le livre Calme et attentif comme une grenouille propose un exercice guidé de prise de conscience de la météo intérieure, spécialement adapté pour les enfants (à partir de 5 ans).

Assieds-toi confortablement. Ferme complètement les yeux ou ferme les presque entièrement, comme tu préfères.

Prends tranquillement le temps de découvrir comment tu te sens :

Quel temps fait-il à l’intérieur ?

Te sens-tu détendu ?

Y a-t-il du soleil à l’intérieur ?

Ou te sens-tu comme quand il y a des nuages ou qu’il pleut ?

y a peut-être de l’orage.

Qu’est-ce que tu observes ? Que constates-tu ? Que vois-tu ?

Sans réfléchir, tu laisses venir le bulletin du temps qui correspond à ce que tu ressens en ce moment. Et quand tu te rends bien compte de ce que tu ressens maintenant, tu laisses les choses comme elles sont…

Tu ne dois pas vouloir ressentir autre chose ou changer ce qui est. Tout comme le temps qu’il fait dehors, tu ne peux pas changer celui qu’il fait à l’intérieur.

Reste un moment auprès de ce que tu ressens. Tu fais attention, avec gentillesse et curiosité, aux nuages, au ciel clair ou à l’averse qui arrive… Tu ne peux pas changer ton humeur d’un coup. Mais, à un autre moment de la journée, le temps aura changé…

Pour l’instant, c’est comme ça . Et c’est bien ainsi. Les sentiments changent, ils changent tout seuls.

 

  • Faire des exercices de yoga

Je vous invite à regarder cette vidéo : Yoga Kid : séance de yoga pour les enfants

 

  • Colorier un mandala de l’intérieur vers l’extérieur

10 minutes de coloriage peuvent suffire, l’enfant finira son mandala la fois suivante.

apprendre à apprendre

 

  • Tracer une spirale de l’intérieur vers l’extérieur (soit mentalement, soit en l’air avec un doigt, soit sur une feuille de papier)

 

2. Se concentrer : être dans sa bulle, replié en soi

  • Boire de l’eau pure

L’eau est essentielle au bon fonctionnement du cerveau et n’entraîne pas de consommation d’énergie sanguine pour les besoins de la digestion.

 

  • Faire des exercices de relaxation

La relaxation peut passer par des mouvements concentrés afin de calmer un corps trop tendu et un esprit trop crispé. L’enfant pourra partir de sa main ouverte pour aller progressivement vers le poing fermé et serré puis rouvrir progressivement la main.

Bruno Hourst propose cet exercice de relaxation :

– L’enfant est assis sur une chaise. Il laisse pendre ses bras de chaque côté de son corps, en dégageant le cou des épaules et en tenant son dos droit (pas de rein cambré)).

– En inspirant, il lève doucement ses bras devant lui, jusqu’à la verticale.

– En expirant, il plie ses bras pour que ses mains se rejoignent derrière la nuque. Les coudes sont alors écartés de chaque côté de la tête.

– Il pousse les mains vers l’avant comme s’il voulait faire basculer sa tête mais résiste pour garder sa tête et son corps alignés et droits.

– Il inspire dans cette position et regarder un point loin devant lui. A l’expiration, il descend son buste lentement en gardant le dos droit comme une planche.

– Il reste un instant dans cette position puis remonte doucement en expirant et ramène les bras le long de son corps en expirant.

  • Colorier un mandala de l’extérieur vers l’intérieur

  • Tracer des spirales de l’extérieur vers l’intérieur (soit mentalement, soit en l’air avec un doigt, soit sur une feuille de papier)

  • Observer en détail et décrire à voix haute un objet avec le plus de précision possible

 

3. Se motiver : se redonner de l’énergie et de l’élan

  • Faire quelques étirements

On veillera à ce que l’ensemble du corps soit bien étiré : vers l’avant, vers l’arrière, sur les côtés, sur la pointe des pieds…

Il est possible de simplement s’étirer en levant les bras au ciel, en se baissant pour toucher le sol avec ses mains puis remonter en déroulant doucement le dos jusqu’à la tête.

Puis de faire des tours avec les bras dans les deux sens, faire des tours avec la tête dans les deux sens également, pencher le bassin à droite puis à gauche, se mettre sur la pointe des pieds et tenir le plus longtemps possible, chercher à toucher le plafond avec ses mains.

  • Changer de vêtements, changer l’éclairage ou la disposition de la pièce

  • Manger des fruits secs ou des céréales complètes

  • Faire des mouvements d’exercices physiques

Courir, sauter, danser, aller se promener, jouer au ballon ou à la balle…

Cette vidéo propose 4 mouvements complémentaires de Brain Gym (les neurosciences ont invalidé les principes de la Brain Gym mais les mouvements proposés restent de l’exercice physique 🙂 ) :

  • Écouter une musique bien choisie

Bruno Hourst propose plusieurs types de musique en fonction de l’objectif visé :

– pour se redonner du tonus : des danses populaires, du rock des années 60, des musiques de film

– pour se donner du courage : Beethoven, Mozart, Berlioz, Haendel, Mendelssohn

– pour réveiller l’esprit de curiosité : Haydn

 

  • Nommer des objets par un autre mot que leur nom

Par exemple, l’enfant pourra nommer tous les objets qui se trouvent sur son bureau puis dans sa chambre avec des mots qui lui viennent à l’esprit : une gomme devient une tomate, un crayon devient une douche, une feuille un téléphone… L’objectif est de réveiller le cerveau par un exercice d’agilité mentale ludique et facile (enfin, pas si facile que ça !).

4. Gérer le stress : se calmer

  • Respirer

La technique du ballon insiste sur la respiration abdominale qui donne du calme intérieur.

 

  • Écouter en pleine conscience

Il s’agit de se poser, de dire Stop et d’écouter ce qui se passe autour. Jeanne Siaud-Facchin propose l’exercice du bruit dans son livre Tout est là, juste là : la tête dans les mains, posés sur la table, on essaie de capter le plus de sons possibles.

Cette activité peut être menée à plusieurs : chacun décrit ce qu’il a entendu. On se réjouit alors des sons que nous avons tous entendus mais aussi de ceux qui n’ont pas été saisis par l’autre.

Et on s’émerveille de ces bruits qu’on n’aurait pas entendus si on n’en avait pas pris le temps, de ce monde invisible qui devient visible.

  • Faire des exercices de sophrologie

Vous pourrez visionner dans cette vidéo 5 exercices de sophrologie ludique et dynamique pour les enfants :

 

  • Écouter une musique bien choisie

Les musiques les plus propices au retour au calme seraient celles de Bach, Debussy, Fauré et Mozart.

L’écoute musicale pourrait en fait s’appliquer à toutes les manières de modifier un état émotionnel. Selon Bruno Hourt, des études ont montré que la musique améliore la concentration et l’attention. Des chercheurs préconisent de faire écouter de la musique de Mozart dans les classes de maternelle, tous les jours durant une heure quelle que soit l’activité en cours.

Je vous propose de lire cet article en complément mais surtout d’écouter la musique proposée : Musique pour améliorer l’apprentissage, la lecture et la concentration

 

5. Briser l’ennui

  • Diversifier les méthodes d’apprentissages

Apprendre à apprendre, c’est aussi varier les manières d’apprendre :

 

  • Se poser des questions sur ce que l’on doit apprendre

 

  • Dessiner pour apprendre

Le dessin peut prendre différentes formes : schémas, lapbook, sketchnote

 

  • Jouer pour apprendre

le jeu est le travail de l enfant

Voici une sélection (non exhaustive) :

 

  • Écouter ou lire une histoire

La biographie d’un mathématicien, d’un philosophe, d’une personne qui a eu un destin hors du commun…

Un texte fondateur de notre culture (mythologie grecque, égyptienne; contes…)

Un livre “vivant” mettant en scène un(e) héros(ïne) qui se dépasse (Helen Keller, La légende du roi Arthur, Robinson Crusoé…)

 

  • Raconter ou lire quelques blagues

  • Travailler avec d’autres enfants/adultes

  • Faire des grimaces ou des exercices de yoga du rire

  • Discuter sur un sujet qui tient à cœur

 

  • Écouter des musiques bien choisies

Pour sortir de l’ennui : des danses (Tchaïkovski, Brahms, Dvorak, Weber) et surtout des valses (Johann et Richard Strauss, Chostakovitch)

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Source : J’aide mon enfant à mieux apprendre de Bruno Hourst (éditions Eyrolles)

Commander J’aide mon enfant à mieux apprendre sur Amazon.

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3 activités pour la concentration des enfants (3-10 ans)

3 activités pour la concentration des enfants (3-10 ans)

Ces activités sont faciles à introduire en classe ou à la maison avec des jeunes enfants (maternelle/primaire). Elles peuvent être effectuées au début d’une journée de classe ou après la récréation/pause déjeuner. Elles peuvent aussi être proposées avant une évaluation.

A la maison, on pourrait inviter les enfants à les faire avant de se mettre aux devoirs.

 

1. Les spirales zen qui favorisent la concentration

Dès 5 ans. A faire seul.

L’enfant choisit des crayons qui lui plaisent (feutres de préférence car ils glissent mieux, ou crayons de couleur). On pourra proposer des couleurs apaisantes (vert, bleu, violet) en évitant le rouge. L’enfant tracera une spirale aussi large que possible (sur toute la largeur et la longueur de la feuille si possible).

On insistera sur l’importance du tracé continu sans s’interrompre et sur le sens (de l’extérieur vers l’intérieur en inspirant et expirant lentement et profondément). On pourra inciter l’enfant à suivre des yeux le mouvement de la spirale et à terminer sur une grande expiration qui vide les poumons.

Avec un crayon d’une autre couleur, l’enfant tracera une autre spirale à l’intérieur de la première (en attaquant juste à côté du premier point de départ). Le sens et l’attention portée au tracé continu sont les mêmes. C’est le fait de tracer en continu sans s’arrêter qui demande une concentration soutenue.

Il est possible de tracer ainsi 3, 4 et même 5 spirales imbriquées.

 

activités concentration enfants

2. Le jeu du ralenti : revenir dans l’ici et maintenant en se focalisant sur un acte précis à accomplir

Dès 4 ans. A faire seul ou en groupe dans un espace dégagé, un adulte (ou un enfant assez âgé) donne les consignes.

  • “Action !” Tu es comme un tigre et tu bondis de rocher en rocher !
  • “Stop !” Tu es un koala tout tendre et qui mange une feuille d’eucalyptus.
  • “Action !” Tu es le tigre qui vient d’apercevoir le koala, tu veux le manger et tu t’élances !
  • “Stop !” Tu es le koala qui tente de s’échapper et tu as peur.
  • “Action !” Tu es le tigre qui a perdu de vue le koala, tu regardes en avant, en arrière et sur les côtés !
  • “Stop !” Tu es le koala qui va se cacher sous une souche d’arbre
  • “Action !” Tu redeviens un tigre qui doucement va s’asseoir pour se reposer.
  • “Stop !” Tu es le koala tout content de s’être échappé.

La décomposition des mouvements et l’alternance des rythmes rapides/lents entraînent l’enfant à puiser dans son attention (écoute des consignes) et sa concentration (réfléchir aux mouvements à effectuer).

 

3. Les sons rigolos : analyser l’environnement sonore pour deviner l’origine des sons et se centrer sur le moment présent

Dès 4 ans. A faire à 2.

Matériel nécessaire : des objets du quotidien pour faire du bruit (bois à frapper, papier journal à froisser, casseroles, bouteilles à déboucher, ciseaux qui découpent, boutons sur lesquels appuyer, clavier sur lequel taper…)

L’enfant s’assoit confortablement (de préférence par terre en tailleur ou sur les talons), paume des mains sur les genoux et dos droit. Il est invité à fermer les yeux et à respirer calmement.

L’autre joueur lui fait écouter un son qu’il doit reconnaître tout en gardant les yeux fermés et en prenant autant de temps que nécessaire.

Si l’enfant ne reconnaît pas le son en soi, il peut énumérer ce que cela évoque en lui : un son doux, violent, proche, lointain et ce à quoi ce son lui fait penser : quelque chose, un événement, une question, un moment, une personne, une action…

Si l’enfant est bloqué, l’autre joueur passe au son suivant. Ce dernier fera attention à proposer des sons facilement reconnaissables du quotidien avant d’introduire progressivement des sons plus difficiles à reconnaître.

Une fois la partie finie, les joueurs peuvent échanger leur rôle.

Cet exercice permet de recentrer l’enfant sur le monde qui l’entoure sans sur-sollicitation visuelle ou auditive.

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Source :
Activites concentration – 35 activités pour développer l’attention de votre enfant de Gilles Diederichs (éditions Mango)

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apprentissage neurosciences

4 piliers de l’apprentissage d’après les neurosciences (ou comprendre comment nous apprenons)

4 piliers de l’apprentissage d’après les neurosciences (ou comprendre comment nous apprenons)

D’après Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique et professeur au Collège de France, les neurosciences cognitives ont identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage.

piliers de l'apprentissage

 

1. L’attention

Le rôle de l’attention et ses pièges

L’attention est la capacité que nous avons à nous ouvrir à la réalité : l’attention ouvre notre esprit. Audrey Akoun et Isabelle Pailleau, auteurs de La pédagogie positive, la définissent comme

Le mouvement cérébral qui va nous permettre d’orienter notre action en fonction d’un objectif, d’un centre d’intérêt… Grâce à elle, nous captons, par nos cinq sens, les différentes informations en provenance soit de notre environnement, soit de notre ressenti émotionnel ou psychologique.

 

Stanislas Dehaene ajoute que l’attention sert à sélectionner les informations et elle facilite l’apprentissage.

Mais l’attention peut être sélective. Nous apprenons et mémorisons en fonction d’un projet de mémorisation et tous les stimulii non pertinents dans le cadre de ce projet sont évacués par le cerveau, ils deviennent littéralement invisibles. Même s’ils sont visibles, leur traitement est différé du fait d’un goulot d’étranglement dans le cerveau. La vidéo du « gorille invisible » illustre parfaitement ce mécanisme :

Quelles conséquences pour l’enseignement ?

La tâche la plus important des enseignants est de canaliser et captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant.
L’enseignant doit veiller à créer des matériaux attrayants mais qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche principale, notamment en ne créant pas de double tâche.

L’ “effet maître” consiste à bien orienter l’attention des apprenants et donc à bien définir la tâche en question.

Il est possible d’entraîner les enfants à rester concentré en présence d’une distraction, à savoir résister à un conflit interne. Stanislas Dehaene cite plusieurs types d’activités qui participent au renforcement des capacités d’attention :

 

 

2. L’engagement actif

Stanislas Dehaene écrit :

Un organisme passif n’apprend pas. L’apprentissage est optimal lorsque l’enfant alterne apprentissage et test répété de ses connaissances. Cela permet à l’enfant d’apprendre à savoir quand il ne sait pas

Une étude scientifique a montré que le nombre de tests via des exercices compte plus dans la mémorisation que le nombre d’heures passées à étudier.

L’enfant sera d’autant plus actif et engagé quand il aura envie de faire l’action. Cette envie est déclenchée quand l’activité lui plaît, qu’elle importe pour lui, qu’il y voit un intérêt personnel, qu’elle fait sens… et non pas parce qu’il y est contraint par un intervenant extérieur.

 

 

3. Le retour d’information

Un retour d’information efficace est immédiat

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

Les erreurs sont positives et sources d’apprentissage. Elles sont normales dans le processus d’apprentissage car elles expriment à la fois la représentation mentale que l’élève se fait d’une notion ou d’une action et un obstacle à repérer avant de le dépasser.

Gaston Bachelard (philosophe des sciences) disait :

On connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant les connaissances mal faites, en surmontant ce qui ,dans l’esprit même, fait obstacle.

 

Le rôle fondamental de l’erreur

Stanislas Dehaene ajoute que l’apprentissage se déclenche lorsqu’un signal d’erreur montre que la prédiction générée par notre cerveau n’est pas parfaite. Il ne peut pas exister d’apprentissage quand tout est parfaitement prévisible.

Les neurosciences démontrent donc que :

  • L’erreur ou l’incertitude sont normales – elles sont même indispensables.
  • Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress, et le sentiment d’impuissance inutilement. Les punitions et la méthode autoritaire sont néfastes aux apprentissages.
  • La motivation positive et les encouragements stimulent l’apprentissage. Les meilleurs encouragements résident dans le regard des autres et la conscience de progresser, ils ne sont pas synonymes de récompenses.

 

 

4. La consolidation

Répétition et automatisation

L’automatisation des connaissances est essentielle. L’automatisation est le fait de passer d’un traitement conscient, avec effort à un traitement automatisé, inconscient.

Lors d’un nouvel apprentissage, notre cerveau a recours à un traitement explicite, c’est-à-dire une situation, ou plutôt un stade où le cortex préfrontal est fortement mobilisé par l’attention. Pour en savoir plus sur le cortex préfrontal et le fonctionnement du cerveau, je vous invite à regarder cette vidéo :

 

Le point culminant d’un apprentissage est le” transfert de l’explicite vers l’implicite” : c’est l’automatisation des connaissances et procédures. Cette automatisation passe par la répétition et l’entrainement. Elle permet de libérer de l’espace dans le cortex préfrontal afin d’absorber de nouveaux apprentissages.

Il est essentiel de répéter une connaissance nouvellement acquise :

  • pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum,
  • pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Il est nécessaire de distribuer l’apprentissage tous les jours !

 

L’importance du sommeil

Stanislas Dehaene insiste sur le rôle joué par le sommeil dans cette phase de répétition et de consolidation. Il affirme qu’après une période d’apprentissage, une période de sommeil, même courte, améliore

  • la mémoire
  • la généralisation
  • la découverte de régularités

L’amélioration du sommeil peut être une intervention très efficace pour remédier à des troubles de l’apprentissage. Plus de détail dans cet article : Questions que vous vous posez peut-être sur le sommeil de votre enfant.

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Source : Les grands principes de l’apprentissage par Stanislas Dehaene

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