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6 obstacles aux méthodes d’apprentissage

6 obstacles aux méthodes d’apprentissage

La mise en place d’une nouvelle méthode d’apprentissage, aussi efficace et pertinente soit-elle (comme le Mind Mapping, le Lapbook…), bute sur 6 obstacles principaux.

1.La force du conformisme

C’est la force du “On a toujours fait comme ça” ou du “Les autres font comme ça”.

Par exemple, le gribouillage et les dessins peuvent être utiles pour apprendre. Or il y a une puissante norme culturelle contre le gribouillage qui fixe dans quelles conditions nous sommes sensés apprendre quelque chose. Ainsi, le sketchnoting a du mal à se propager comme méthode d’apprentissage à cause de la force du conformisme.

 

2.La force de l’habitude

La force de l’habitude a valeur d’inertie et il est difficile d’en changer.

Plus on se conditionne et plus il sera difficile de se défaire d’une habitude et d’adopter un nouveau comportement ou de mettre en pratique un nouveau savoir. – Jean-François Michel

 

3.La capacité réduite de la mémoire à court terme

La mémoire à court terme est la « petite » mémoire qui permet de stocker des informations temporairement. On ne peut maintenir dans la mémoire à court terme que 7 à 9 éléments à la fois.

Plus ce que nous apprenons est complexe, moins nous les retiendrons et les appliquerons. Nous e aurons oublié la plupart des détails importants et, même si nous tentons d’appliquer les nouvelles compétences ou nouvelles connaissances, les résultats risquent de ne pas être au rendez-vous.

 

4. Le contexte

C’est la difficulté d’appliquer une nouvelle méthode dans un contexte différent de celui dans lequel la méthode a été apprise : il faut l’adapter. Cette contrainte du contexte peut se traduire sur plusieurs plans :

  • le contenu de l’information,
  • l’équipement/ la contrainte matérielle (informatique par exemple),
  • les personnes avec qui on travaille (enseignants, collègues, camarades de classe, partenaires d’exposé, tuteur de mémoire de fin d’études…),
  • les conditions de travail (classes de 30 vs. petits groupes, e-learning vs. présence en classe, culture ouverte au changement vs. culture fermée…)…

 

5. Les croyances négatives et limitantes

Les croyances négatives et limitantes peuvent émerger de part et d’autre dans la relation enseignant/élève :

  • du côté des enseignants (c’est le principe de l’effet Pygmalion : si je crois que mes élèves sont capables, je vais inconsciemment agir de manière à les pousser vers le haut, porté par la croyance en leur réussite; si je crois que mes élèves sont des incapables, je vais faire l’inverse);
  • du côté des apprenants : “je suis nul(le)”, “je suis mauvais(e) en maths”, “je n’y arriverai jamais”, “c’est trop difficile”.

Si nous avons des croyances qui nous limitent, nous aurons des performances et des résultats limités.

 

6. Les problèmes de communication et les malentendus

La méconnaissance de la façon dont on apprend soi-même et de la façon dont apprennent les autre avec qui on est amené à travailler (élèves ou collègues quand on enseigne, enseignants et camarades quand on est apprenant…) conduit à des malentendus, à des incompréhensions,

D’où l’importance de savoir comment les humains apprennent afin de trouver des solutions :

  • pour les enseignants : ouvrir la palette des méthodes d’apprentissage pour s’adresser à tous les apprenants, quelle que soit leur manière d’apprendre
  • pour les apprenants :
    • communiquer sur leur manière d’apprendre pour donner des pistes à l’enseignant sur la manière de (ré)expliquer
    • réviser et étudier efficacement

 

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Source : Les 7 profils d’apprentissage pour former, enseigner et apprendre de Jean-François Michel (éditions Eyrolles). L’auteur y propose des solutions pour surmonter ces obstacles à l’apprentissage grâce à son approche des 7 profils d’apprentissage.

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