expliquer neuroplasticité enfants

Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

Pourquoi est-il important d’expliquer la neuroplasticité aux enfants ?

Beaucoup d’élèves pensent que l’intelligence est une donnée fixée à la naissance alors qu’elle s’acquière et se développe tout au long de la vie. Les élèves les plus en difficulté ont tendance à croire que la quantité d’intelligence est fixée à la naissance : on naîtrait intelligent ou bête et rien ne peut y changer.

Or cette croyance est un non sens scientifique. La vérité est que plus le cerveau est stimulé de manières différentes, plus il se développe. Il en résulte que beaucoup d’élèves se brident eux-mêmes alors que l’intelligence se développe, se travaille et a des formes multiples. La neuroplasticité signifie qu’ à chaque instant de notre vie, le cerveau change et se reconfigure.

Carol Dweck, psychologue américaine et auteure de Une nouvelle psychologie de la réussite, a fait une découverte :

  • un enfant qui a pour croyance que son intelligence est fixée et statique dès la naissance croit que le succès n’est qu’une question de quantité d’intelligence reçue et que, s’il échoue, c’est parce que sa “quantité” d’intelligence n’est pas suffisante. Ces enfants détestent les défis et sont mêmes découragés de réfléchir par peur de l’échec.
  • un enfant qui croit que son intelligence peut se développer par un entraînement mental et s’améliorer par ses efforts et son travail obtient de meilleurs résultats. C’est ce que Carol Dweck appelle la “mentalité de croissance” ou l’état d’esprit en développement.

 

Développer une mentalité de croissance peut faire la différence face à une difficulté. – Julie Bazinet

 

La neuroplasticité expliquée aux enfants en vidéo

Cette vidéo illustre bien le concept de neuroplasticité aux enfants :

 

Les neurones qui s’activent ensemble finissent par se connecter à la suite des apprentissages mais ce sont les actions répétées qui renforcera leur connexion.

Steeve Masson, neuroscientifique spécialisé en neuroéducation, explique que le cerveau est comme une forêt : si on marche plusieurs fois dans le même sentier, un chemin va progressivement se créer. Dans le cerveau, il y a création de sentiers de communication entre les neurones. Ces sentiers (connexions neuronales) deviennent de plus en plus efficaces et mènent à l’automatisation des processus liés à une certaine tâche et donc à la résolution plus faciles de certains problèmes.

Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. Les choses deviennent plus faciles et on est capable de les faire de mieux en mieux car le chemin est “défriché”, les informations passent plus rapidement d’un neurone à l’autre par ces voies de communication. Plus on utilise le cerveau pour créer des connexions neuronales, plus on apprend.

Ainsi, quand on apprend à faire du vélo, les gestes sont d’abord conscients et nécessitent une forte concentration : pédaler, maintenir son équilibre, prendre assez de vitesse, regarder droit devant, freiner… Penser à toutes ces choses en même temps demande de gros efforts. Avec la pratique, des connexions se créent entre les neurones sollicités pour effectuer cette tâche. Les neurones ont créé des chemins pour communiquer entre eux et l’information circule de manière plus fluide.

Mais si on ne marche pas pendant un bon bout de temps dans les sentiers créés par la forêt, la végétation reprend sa place. Les réseaux de neurones non utilisés finissent par se déconnecter progressivement.

 

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