Si le cerveau ne voit pas l’utilité et/ou n’éprouve pas d’émotions positives, alors la mémorisation sera difficile. 

Si le cerveau ne voit pas l’utilité et/ou n’éprouve pas d’émotions positives, alors la mémorisation sera difficile.

cerveau mémorisation

En effet, le cerveau est à notre service et son efficacité en termes de mémorisation dépend de la manière dont nous le programmons et des messages que nous lui envoyons.

A partir du moment où nous nous “forçons” à apprendre, il y a de grandes chances que les efforts de mémorisation ne soient pas récompensés en termes d’efficacité. Cela s’explique par le fait que le cerveau reçoit un message contradictoire dans ce cas-là : l’information n’est pas digne d’intérêt (parce qu’elle n’est pas utile et qu’il n’y a pas de projet de se l’approprier en vue d’atteindre des objectifs désirés) mais il faut tout de même y consacrer de l’énergie.

Le cerveau a besoin de messages cohérents :

  • soit on assume de ne pas travailler les matières/ leçons qu’on estime inutile,
  • soit on choisit de modifier son attitude à l’égard de ces matières/ leçons en considérant qu’elles sont au service d’un objectif désiré et qu’elles peuvent être source d’émotions positives.

Comment créer du désir et  accorder de la valeur à ce qui est à mémoriser pour une mémorisation efficace à long terme ?

Voici quelques pistes pour créer du désir et  accorder de la valeur à ce qui est à mémoriser  :

  • Trouver un moyen de “vendre” au cerveau l’information comme quelque chose d’utile

Il est par exemple de choisir de modifier des croyances : “Je suis nulle en maths/ les maths ne servent à rien” devient “J’aime réfléchir et trouver des solutions. Les maths me permettent d’atteindre cette compétence.”

  • Se motiver soi-même en se focalisant sur les objectifs

Il s’agit ici de trouver du sens à ce qui est appris et à mettre les informations/ leçons au service d’un objectif qui éveille du désir. Pour ce faire, il est possible de découper les grands objectifs en petits objectifs. Chaque effort vient donc atteindre les objectifs intermédiaire, au service de l’objectif final.

  • Se mettre en mode projet et faire un pont avec l’avenir

Dans son livre Réussir, ça s’apprend, Antoine de la Garanderie écrit que l’inconscient ne rentabilise le travail de la conscience que si elle a élaboré le projet de retrouver plus tard l’information (et ce dès la première évocation mentale). Ce projet doit être vécu dans un climat de confiance en l’avenir.

Le travail conscient de mémorisation doit donc “parier” sur un avenir de réussite où les connaissances à conserver en mémoire et à retrouver sont considérées à l’avance comme retrouvables et retrouvée à l’instant T avec certitude.

En parallèle, le “faire comme si” construit un pont avec l’avenir : l’apprenant imagine qu’il répond à la question de l’examinateur, l’élève récite sa leçon comme s’il était en classe. L’objectif de la ré expression est de donner au contenu mémorisé l’assise temporelle voulue.

  • Réactiver régulièrement l’information pour envoyer le message au cerveau que cette information est utile 

C’est à force de re-dire, re-répéter et/ou re-faire dans la tête que le contenu finit par être solidement ancré. Non seulement les connaissances et compétences à mémoriser ont besoin d’être distribuées et reprises régulièrement mais une méthode d’attention et d’évocation efficace faciliteront la mémorisation.

  • Éprouver des émotions positives (joie, créativité, raconter des histoires) lors de l’apprentissage grâce à des méthodes variées et ludiques

La joie est l’émotion de l’apprentissage. La dopamine nous récompense quand nous réussissons et nous encourage à persévérer quand nous échouons de peu. On comprend alors en quoi la joie nous aide à apprendre et nous motive à dépasser nos limites à travers la sécrétion de dopamine.

Le fait de varier les méthodes d’apprentissage peut permettre l’émergence de plus de joie lors de l’apprentissage non seulement à travers la créativité requise mais aussi à travers le gain de maîtrise et la réussite engendrés. On peut par exemple citer la création de cartes mentales, le fait de dessiner les leçons sous forme de sketchnotes, le fait de raconter des histoires à partir des éléments à apprendre ou encore de réaliser des lapbooks.

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