calme et attentif comme une grenouille

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Calme et attentif comme une grenouille : la méditation et ses bienfaits pour les enfants (apprentissage, émotions, stress, concentration…)

Pourquoi pratiquer la pleine conscience avec les enfants ?

calme et attentifLa pleine conscience (ou pleine attention), c’est simplement être présent de façon consciente, comprendre ce qui se passe maintenant, en adoptant une attitude d’ouverture et de bienveillance. C’est ne pas être ailleurs avec ses idées mais bel et bien ici, maintenant. Être présent ici, dans l’instant, sans juger, sans rejeter ce qui se passe, sans se laisser entraîner par l’agitation du jour.

Il existe un nombre croissant de travaux et d’études scientifiques qui ont montré l’intérêt de la méditation de pleine conscience pour les enfants :

  • équilibre émotionnel,
  • capacités de résilience,
  • qualité des échanges familiaux,
  • capacités d’attention et de concentration,
  • facilitation de l’apprentissage scolaire.

La pleine conscience n’est pas une activité comme les autres car elle va plus loin que la lutte contre le stress : elle encourage les  enfants à cultiver leurs capacités de présence au monde,  leur conscience de la fragilité et de la beauté de la nature, leur altruisme et leur humanité.

Dans la préface du livre Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes), Christophe André écrit :

Lorsque nous aidons nos enfants à vivre plus souvent en pleine conscience, nous les aidons bien au-delà de ce que nous croyons. Car nous les aidons alors à préserver toutes leurs capacités d’humanité. Pratiquer avec eux les exercices décrits dans ce livre, vivre à leurs côtés des moments de pleine conscience, représente sans doute un des plus beaux cadeaux que nous puissions leur faire.

 

Eline Snel, auteur du livre Calme et attentif comme une grenouille, a commencé par développer une formation à la pleine conscience pour les enfants à l’école aux Pays-Bas. Devant l’enthousiasme et le succès de cette initiative (et sur demande des parents des élèves ayant suivi cette formation), elle a écrit ce livre de méditation de pleine conscience destiné aux enfants et à leurs parents.

 

Calme et attentif comme une grenouille : des activités de pleine conscience spécialement conçues pour les enfants (5-12 ans) 

Le livre contient à la fois :

  • des exercices pour les enfants mais également pour les parents,
  • des informations plus théoriques sur la pleine conscience et les émotions,
  • des exemples et situations concrètes d’enfants qui ont été aidés par la pleine conscience,
  • des trucs pour la maison (le bulletin de météo personnel, l’arbre à souhaits…)

respiration calme et attentif comme une grenouille

Par exemple, la boîte à ruminations : avant d’aller dormir, on prend le temps de demander à l’enfant s’il a encore des préoccupations. A-t-il des soucis ? Des choses qui lui tiennent à cœur ? En prenant la peine d’en parler, on clarifie ce dont il s’agit. Ces pensées peuvent ensuite être placées dans la boîte à ruminations préalablement décorée. On ouvre le couvercle, on y met les pensées, on ferme le couvercle. On place la boîte à distance de l’enfant et ce dernier peut voir la boîte contenant ses pensées qui ne se trouvent plus dans sa tête.

météo intérieure pleine conscience

Il est accompagné d’un CD audio pour les enfants dans lequel les exercices permettent de gérer toutes sortes de situations : énervement, colère, stress, problème d’endormissement…

 

Calme et attentif comme une grenouille, c’est plus de 200 000 exemplaires vendus. Ce livre a séduit les parents comme les enseignants et j’espère qu’il vous apportera autant qu’il m’a apporté à moi (et à ma fille) ! Pour les enfants de 5 à 12 ans.

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Calme et attentif comme une grenouille de Eline Snel (éditions Les Arènes) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander Calme et attentif comme une grenouille sur Amazon.

 

aider enfant harcèlement scolaire

6 principes pour aider efficacement un enfant face au harcèlement scolaire

Une approche inhabituelle : “Te laisse pas faire” pour aider les enfants face au harcèlement scolaire

Emmanuelle Piquet, auteur du livre Te laisse pas faire : aider son enfant face au harcèlement scolaire, a une approche à contre-courant des idées reçues au sujet du harcèlement scolaire : ne pas surprotéger les enfants mais les aider à se défendre par eux-mêmes… J’avoue que j’ai beaucoup pensé à l’approche Montessori à la lecture de ce livre dans le sens “aide moi à faire tout seul”. Emmanuelle Piquet propose de donner des pistes aux enfants victimes de harcèlement scolaire : construire des outils avec l’enfant plutôt que tenter de résoudre le problème à leur place.

Emmanuelle Piquet voit dans cette posture “aide moi à me défendre tout seul” plusieurs avantages :

  • ancrer les apprentissages relationnels acquis par les enfants vulnérables à cette occasion,
  • généraliser ces apprentissages à d’autres situations similaires,
  • incarner une nouvelle posture corporelle (tête haute, corps déplié, yeux droits),
  • renforcer la confiance en soi comme moyen de prévention de nouvelles attaques (les harceleurs ne s’en prennent pas aux enfants qui ont confiance en eux),
  • doter l’enfant d’une posture solide (message et attitude) à laquelle il pourra se raccrocher.

 

te laisse pas faire aider son enfant face au harcèlement scolaire

 

6 principes pour aider efficacement un enfant face au harcèlement scolaire 

1. La bonne posture du parent ne consiste pas à se mettre entre nos enfants et le monde, mais à côté d’eux. 

En effet, lorsqu’on prend en charge une de leurs relations à leur place parce qu’elle est problématique, on prend le risque de la cristalliser

2. Quoi qu’il en soit, faire intervenir un adulte dans une relation problématique entre enfants est contraire au code de la cour de récréation.

3. Le plus efficace lorsqu’on tente de résoudre un problème relationnel, c’est de travailler avec celui qui souffre, pas avec celui qui agresse. 

Or, dans les interventions institutionnelles de l’Education Nationale actuelles, on fait systématiquement l’inverse.

4. Quand une émotion très négative nous submerge et que l’on essaie de tout faire pour ne pas y penser, cette émotion devient fréquemment de plus en plus submergeante. 

L’émotion désagréable continue de nous submerger tant qu’on n’a pas regardé précisément ce qu’elle voulait nous dire.

“Vas-y, pleure. Parce que franchement il y a de quoi pleurer. C’est vraiment horrible comme situation.”

“Je comprends que tu aies peur que cela ne s’arrête jamais.”

“Tu as honte et tu te demandes ce que les autres pensent de toi.”

J’apprécie ce point de vue car il consiste à accueillir, reconnaître et traverser les émotions (plutôt que les nier ou les mettre en doute – “ce n’est pas grave”, “ils ne doivent pas être si méchants que ça, “ça va passer tout seul”…). Il ne s’agit pas non plus de rassurer mais d’aider les enfants à accueillir leurs peurs pour leur permettre de voir les choses différemment : une fois notre pire cauchemar regardé dans les yeux, il devient moins épouvantable :-).

Une fois qu’on a traversé sa peur et qu’on est sur l’autre rive, on voit la situation sous un autre angle. – Emmanuelle Piquet

5. En poussant nos enfants à dénoncer ceux qui les embêtent, on leur fait prendre le risque à la fois de représailles et de pousser les agresseurs à être plus rusés pour ne pas se faire sanctionner les prochaines fois.

6. Conséquemment, lorsqu’un adulte aussi bienveillant, respectueux et intelligent soit-il intervient entre 2 enfants (ou plus), il prend le risque d’aggraver le problème alors qu’il vise évidemment l’inverse. 

 

Ce qui doit déclencher une action : la souffrance de l’enfant

Emmanuelle Piquet estime que seule la souffrance de l’enfant peut enclencher un processus efficace et réparateur face au harcèlement scolaire. On peut demander aux enfants comment ils se sentent, pratiquer l’écoute active avec eux mais il est inutile de souffrir à leur place.

Notre rôle est d’aider celui qui veut que ça change (le harcelé) à modifier l’interaction (avec le/les harceleur(s) ).

En général, les tentatives d’intervention se tournent vers le harceleur alors qu’il n’a aucun intérêt à ce que l’interaction change… et c’est la raison pour laquelle ces tentatives sont souvent inefficaces pour mettre un terme au harcèlement.

De même, le désintérêt et l’indifférence ne permettent pas à l’enfant vulnérable de se doter d’outils efficaces au niveau relationnel.

Emmanuelle Piquet écrit :

Nous ne soignons pas des personnes mais des relations. Nous n’allons donc pas modifier la personnalité du coupable ou de la victime mais bien modifier ce qui se passe entre eux.

Vous ne ferez rien avec quoi l’enfant victime ne soit absolument pas d’accord. Et évidemment tenez votre promesse, nous conseille Emmanuelle Piquet.

Il s’agit d’aller puiser dans les ressources des enfants victimes et les considérer comme compétents, comme ayant les ressources pour modifier la structure de la relation.

Emmanuelle Piquet propose d’abord d’aider l’enfant vulnérable à résoudre son problème d’un point de vue relationnel puis d’entamer d’éventuelles poursuites pour sanctions scolaires ou pénales. C’est à l’enfant de décider s’il souhaite des poursuites disciplinaires une fois que le harcèlement dont il a été victime a pris fin.

 

Un principe fort : “Tu as un impact sur la situation”

Emmanuelle Piquet propose un virage à 180° : passer de “tu ne peux rien y faire, je vais donc m’en occuper” (en demandant à l’école d’intervenir, en demandant aux parents de l’agresseur de le punir, en disant au camarade qu’il faut qu’il arrête, en changeant d’établissement… au risque d’être harcelé de nouveau car aucune nouvelle compétence relationnelle n’a été acquise) à “tu as un impact sur la situation“.

La posture parentale qu’Emmanuelle Piquet est la suivante : se mettre à côté de l’enfant pour l’aider à faire tout seul et l’aider à construire des “flèches de résistance“.

Pour opérer ce virage, elle insiste sur 2 aspects :

  • le contenu du message à adresser à l’agresseur par la victime (la “flèche”),
  • la posture physique (les yeux droits, la tête haute, le corps relevé, le sourire aux lèvres) qui envoie un nouveau signal.

 

Pour Emmanuelle Piquet, cette approche à contre courant comporte 2 grands avantages éducatifs :

  • pour l’enfant agressé (acquisition de nouvelles compétences et restauration de la confiance en soi),
  • pour l’enfant agresseur (expérience relationnelle correctrice : il est salutaire pour les harceleurs de subir une conséquences relationnelle négative au fait de harceler pour qu’ils ne soient pas maintenus dans une illusion de toute puissance et d’impunité).

 

Les flèches de résistance : un outil de défense et d’attaque contre la harcèlement scolaire

Le principe des flèches de résistance

Emmanuelle Piquet propose d’aider les enfants  à construire des flèches de résistance: ce sont des flèches d’arrêt à décocher seulement en cas d’agression, et non pas d’attaque (on ne répond à pas à la violence par la violence).

harcèlement scolaire

Elle parle de “judo verbal, souple et défensif, une forme d’auto défense”. Les flèches de résistance ont pour but de renvoyer sa propre violence à l’enfant ou au groupe qui harcèle.

Dans son livre, Emmanuelle Piquet dévoile plusieurs exemples de flèches de résistance qu’elle a élaborées conjointement avec des enfants lors de séances de thérapie. Elle y décrit également comment élaborer une flèche efficace et comment la décocher au bon moment. C’est en quelque sorte un jeu qui va à l’inverse de la manière dont l’enfant réagit habituellement.

 

Construire une flèche de résistance efficace

Elle explique par exemple qu’il est indispensable d’avoir tous les éléments en main et identifier tous les risques pour que la flèche soit la plus pertinente possible. Il est alors fondamental d’établir une relation de confiance avec l’enfant pour qu’il livre le plus de détails possibles sur la situation qu’il vit (depuis combien de temps est-il harcelé ? qui sont les harceleurs ? sur quels sujets appuient-ils ? est-ce que quelqu’un a déjà tenté d’intervenir ?…).

Par ailleurs, la préparation et l’entraînement sont très importants. Emmanuelle Piquet prend le temps de jouer les scènes avec les enfants qu’elle accompagne : quelles pourraient être les réactions des harceleurs ? que faire s’ils menacent de frapper ? Le fait d’envisager les scénarios possibles sécurisent les enfants et assurent l’efficacité des flèches de résistance.

La flèche est dans mon carquois et , quand j’y pense, je me sens plus forte. – une adolescente ex-victime

 

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Te laisse pas faire : aider son enfant face au harcèlement scolaire (éditions Payot)est disponible en médiathèque, chez votre libraire ou sur Amazon.

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Le livre d’Emmanuelle Piquet donne des bases solides aux parents, aux enseignants, à tous les professionnels travaillant avec des enfants. Emmanuelle Piquet a ouvert des centres d’intervention en souffrance scolaire dans lesquels elle reçoit enfants, adolescents, parents et enseignants: les adresses à ce lien.

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livre une année pour apprendre en s'amusant

Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille

Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille

Présentation de l’éditeur

une-annee-pour-apprendre-en-samusantRedécouvrez le plaisir d’être ensemble !

Il fait gris, vos enfants s’ennuient, vous ne savez plus comment les intéresser ? Vous aimeriez passer un moment privilégié avec eux mais vous n’avez plus d’idée ?

« Apprendre en s’amusant » recense pour vous plus de 150 activités ludiques et pédagogiques, faciles à réaliser où que vous soyez avec des enfants de 18 mois à 7 ans !

Avec des objets du quotidien ou du matériel de récupération, cubes, activités créatives et d’extérieur, jeux de lumière et musicaux… tout est fait pour nourrir la curiosité et l’imagination de vos enfants, en les sensibilisant au monde qui les entoure, aux sciences et à la nature.

Le livre est extrêmement inspirant, rempli de bonnes idées tout autant ludiques que pédagogiques. Pour de beaux moments de complicité et de partage en famille !

Les points forts

L’auteure ElsaThiriot est enseignante et bloggeuse (Merci qui ? Merci Montessori ? et Où es-tu, Coquelipop ?). Elle est experte des pédagogies dites alternatives qu’elle met en oeuvre à la fois dans sa classe et avec ses enfants.

Les nombreuses activités proposées s’inspirent des pédagogies Montessori, Steiner/Waldorf et Reggio pour les enfants de 18 mois à 10 ans (et même plus… j’en ai 32 😉 ). Elles sont classées en plusieurs catégories :

  • jeux musicaux
  • jeux d’arts
  • jeux de lumière
  • jeux dehors
  • jeux d’imitation
  • jeux de cubes
  • jeux d’éléments

apprendre en s'amusant

Les illustrations et la mise en page sont très agréables, mettant en valeur les idées et leurs fondements théoriques. Chaque page est dédiée à une activité : on y retrouve

  • l’âge à partir duquel proposer l’activité,
  • les intérêts du point de vue du développement de l’enfant,
  • les étapes de la réalisation,
  • des idées pour prolonger ou adapter l’activité,
  • des variantes autour d’une même activité,
  • des conseils d’albums jeunesse pour compléter la notion vue au cours de l’activité

52 semaines pour apprendre en s'amusant

Elsa Thiriot nous invite à partager de bons moments avec les enfants autour d’éléments naturels, de jeux de lumière, de construction en toute sorte de matières, de la musique, d’histoire à raconter ou à inventer… Il y en a pour tous les goûts et tous les âges.

Vous trouverez dans son livre des activités autour des ombres, des feuilles, de l’eau, de simples cubes en bois, de miroirs, de carton. On (re)découvre dans ce livre toutes les possibilités de création et d’utilisation à partir d’objets ou de matériaux simples qu’on a tous à disposition chez nous.

une année pour apprendre en s'amusant

Ce livre peut être exploité à la fois en classe ou à la maison, par des assistant.e.s maternel.les, par des animateurs de périscolaire ou encore dans le cadre des TAP.

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Une année pour apprendre en s’amusant : 52 semaines de pédagogie active en famille de Elsa Thiriot (éditions Mango) est disponible en librairie ou sur internet.

Commander Une année d’activités pour apprendre en s’amusant sur Amazon.

principes-pour-une-education-lente

14 principes pour une éducation lente (ou le temps juste et adapté à chacun)

14 principes pour une éducation lente (ou le temps juste et adapté à chacun)

L’éducation est une activité lente.

L’éducation profonde, celle qui conduit à la compréhension des phénomènes et du monde – au delà d’une transmission simpliste – s’étire dans le temps. – Joan Domenech francesch

L’éducation lente cherche à trouver le rythme d’apprentissage de chacun et de chaque activité, en le respectant, en le stimulant et en l’amplifiant. Elle ne pénalise pas la lenteur, elle ne vise pas la standardisation.

 

Les activités éducatives définissent elles-mêmes le temps nécessaire à leur réalisation, et non l’inverse.

Le temps passé sur un apprentissage dépend-t-il de l’activité ? Ou à l’inverse, le temps étant déjà établi à l’avance, l’activité dépend-elle du temps imparti ?

 

En matière d’éducation, moins, c’est souvent mieux.

Nous disons que nous souhaitons mieux préparer les élèves : voilà pourquoi nous surchargeons les programmes scolaires. Les statistiques montrent pourtant que le temps passé par élève à l’école n’est pas corrélé aux résultats des évaluations internationales.

De quelles activités pourrions-nous nous passer car elles n’apportent aucun apprentissage significatif ? Quelle serait la quantité de temps libéré ?

 

L’éducation est un processus qualitatif.

Mémoriser ne signifie pas apprendre. Apprendre en vue d’un examen ne signifie pas savoir. Savoir ne signifie pas comprendre. Lorsque nous apprenons en vue d’un examen et que nous oublions ce que nous avons appris sitôt l’examen passé, c’est là un apprentissage quantitatif.

Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité. – Joan Domenech francesch

 

Le temps éducatif est global et inter-relié (et non fragmenté ni compartimenté).

Quand les disciplines sont spécialisées et closes, l’esprit perd son aptitude naturelle à remettre les connaissances et les faits dans son contexte.

Comme notre éducation nous a appris à séparer, compartimenter, isoler et non à relier les connaissances, l’ensemble de celles-ci constitue un puzzle inintelligible. Les grands problèmes humains disparaissent au profit des problèmes techniques particuliers.

L’affaiblissement de la perception du global conduit à l’affaiblissement de la responsabilité (chacun tendant à n’être responsable que de sa tâche spécialisée), ainsi qu’à l’affaiblissement de la solidarité (chacun ne ressentant plus son lien avec ses citoyens).

Incapable d’envisager le contexte et le complexe planétaire, l’intelligence aveugle rend inconscient et irresponsable. – Edgar Morin

L’éducation doit favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à poser et à résoudre les problèmes essentiels et, corrélativement, stimuler le PLEIN EMPLOI DE L’INTELLIGENCE GENERALE.

 

La construction du processus éducatif se doit d’être durable.

Un processus éducatif doit tenir compte des apports du passé et envisager les conséquences qu’auront nos agissements présents. L’éducation lente ménage du temps afin d’éduquer à un futur incertain et flou.

L’histoire humaine a été et demeure une aventure inconnue. Pour Edgar Morin, « le futur se nomme incertitude » et « l’Histoire ne constitue pas une évolution linéaire ».

Edgar Morin propose d’enseigner l’incertitude de la connaissance et du réel (comme développé dans son point n°1) mais également l’incertitude de l’action. Il propose de dire aux enfants qu’une action commence à échapper à leurs intentions dès qu’ils l’entreprennent car c’est l’environnement et les interactions qui s’en saisissent (dans un sens qui peut parfois devenir contraire à l’intention initiale).

Au cours de l’Histoire, nous avons vu souvent, hélas, que le possible devient impossible, et nous pouvons pressentir que les plus riches possibilités humaines demeurent encore impossibles à réaliser. Mais nous avons vu aussi que l’inespéré devient possible et se réalise : nous avons souvent vu que l’improbable se réalise plutôt que le probable; sachons donc espérer en l’inespéré et oeuvrer pour l’improbable. – Edgar Morin

 

Chaque enfant – et chaque personne – a besoin d’un temps propre pour apprendre.

Revendiquer le temps juste pour chaque élève suppose forcément de prêter attention à la diversité des apprenants et de se heurté à la rigidité du temps scolaire.

Cela suppose de partir de l’élève et de recourir à des méthodes plus participatives où les apprentissages ne reposent pas sur des manuels standards qui proposent les mêmes activités et les mêmes contenus pour tous les élèves.

 

Chaque apprentissage a son moment.

En éducation, “plus tôt” n’est pas toujours synonyme de “mieux”. –  Joan Domenech francesch

Le fait de vouloir faire apprendre des choses (couleurs, noms des animaux, comptine numérique chez les jeunes enfants…) de manière trop précoce peut être efficace en termes cognitifs (les acquisitions précoces sont effectives) mais présentent des risque d’altération du développement par ailleurs :

  • repères spatio-temporels,
  • latéralisation,
  • réflexes primitifs rémanents.

Chacun doit faire les apprentissages quand il est prêt.

 

Pour profiter au mieux du temps, définir et hiérarchiser les finalités de l’éducation.

L’éducation lente n’est pas une mode : elle découle de la conviction que c’est la voie vers des apprentissages réussis et profonds, durables et accessibles au plus grand nombre.

Nous pouvons nous poser cette question en vue d’éduquer : Quelles sont les trois intentions ou priorités à privilégier au cours de cette année ?

 

L’éducation requiert des moments sans temps.

Un exemple : lire pour le simple plaisir de lire, pas pour remplir une fiche ou faire un résumé.

Le temps ne doit pas toujours être organisé, rentabilisé, utile ou éducatif. Les temps visiblement “non productifs” sont essentiels pour consolider les apprentissages et pour leur donner du sens dans la “vraie” vie.

 

Redonner du temps aux enfants.

Quand les adultes planifient à l’excès le temps des enfants, ceux-ci n’ont plus la possibilité de l’organiser ni de le gérer eux-mêmes pour faire les activités qu’ils souhaitent et dont ils ont naturellement besoin.

Il faut redonner du temps aux enfants à l’école et à la maison afin de leur offrir des espaces où ils puissent assimiler les connaissances, vivre, connaître, apprendre et construire leurs propres apprentissages.

En leur rendant ce temps, c’est l’enfance elle-même que nous rendons aux enfants. – Joan Domenech Francesch

Par ailleurs, il n’est pas possible d’apprendre à gérer son temps et, par là, à être autonome si on n’en dispose pas !

Le temps libre a d’immenses bénéfices :

  • l’accès à l’autonomie,
  • le plaisir de vivre,
  • la connaissance de soi et des autres à travers le jeu,
  • le développement de la créativité,
  • l’acquisition et la consolidation de certains apprentissages fondamentaux,
  • l’espace pour discerner et considérer les problèmes.

 

Repenser le temps dans les relations entre enfants et adultes.

Rendre du temps aux enfants nous pousse à revoir leur relation avec les adultes.

Faisons une description des moments que nous adultes, consacrons à parler, à questionner, à nous intéresser directement à la vie personnelle de nos enfants ou de nos élèves. Est-ce que ce temps est suffisant ? En quoi ce temps a-t-il une valeur éducative ?

 

L’école doit éduquer au temps.

Nos élèves doivent être capables d’apprendre à gérer leur temps en étant beaucoup plus respectueux d’eux-mêmes.

Dans la planification scolaire, nous pouvons laisser du temps pour la réflexion aux enfants et aux adolescents, pour revoir ce qui a été appris, mais également pour se tromper, pour s’aventurer sur des chemins inconnus…

 

L’éducation lente fait partie des nouvelles perspectives pédagogiques.

Adopter cette perspective du temps éducatif demande de croire réellement à une possible amélioration, de s’engager professionnellement, d’y réfléchir, et d’avoir une vraie attitude critique face à certaines exigences actuelles de l’administration et aux pressions de certains secteurs de la société. – Joan Domenech francesch

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Source : Eloge de l’éducation lente de Joan Domenech francesch (éditions Chronique Sociale)

apprentissages-autonomes

Les apprentissages autonomes (ou comment les enfants s’instruisent sans enseignement)

Les apprentissages autonomes (ou comment les enfants s’instruisent sans enseignement par John Holt)

John Holt, pédagogue et conférencier américain, affirme que les enfants s’instruisent eux-mêmes sans enseignement.

On peut facilement observer que les enfants sont passionnément désireux de comprendre le plus possible le monde qui les entoure, qu’ils sont très doués pour cela et qu’ils le font à la manière de scientifiques, en créant de la connaissance à partir de l’expérience. Les enfants observent, s’interrogent, découvrent, élaborent et ensuite ils testent les réponses aux questions qu’ils se posent. Quand on ne les empêche pas de faire toutes ces choses, ils continuent à les faire et ils deviennent de plus en plus compétents. – John Holt

apprentissages autonomes holt
Dans son livre Les apprentissages autonomes, il écrit :

Que fait-on quand on est en train d’apprendre, quand on crée de l’apprentissage ?

Eh bien, on observe, on regarde, on écoute. On touche, goûte, sent, manipule et parfois on mesure et calcule. Et on s’interroge, on se dit : “Pourquoi cela ?” ou “Pourquoi est-ce comme ça ?” ou “Est-ce que cette chose produit cet effet ?” ou “Qu’est-ce qui fait que cette chose arrive ?” ou “Est-ce qu’on peut la faire arriver différemment ou mieux ?”; ou encore “Est-ce qu’on peut faire disparaître la larve de hanneton des plants de salade ?” ou “Peut-on produire plus de fruits ?” ou “Peut-on réparer la machine à laver ?” ou que sais-je.

Et nous inventons des théories, ce que les scientifiques nomment des hypothèses; nous avons des intuitions, nous nous disons : “Peut-être est-ce dû à ceci” ou “est-ce que cela ne pourrait pas être à cause de cela ?” ou “Peut-être que si je fais ceci, cela va se produire.” Et ensuite nous testons ces théories ou ces hypothèses.

Nous pouvons les tester simplement en posant des questions à des personnes dont nous pensons qu’elles en savent plus que nous, ou nous pouvons les tester par une observation plus approfondie.

Nous pouvons nous dire : “Je ne sais pas trop ce qu’est cette chose, mais peut-être que si je la regarde encore je vais trouver.” Ou bien peut-être allons nous planifier des expériences : ” Je vais essayer de mettre ça sur les plants de salade et voir ce que ça fait sur les larves de hanneton” ou “Je vais essayer autre chose”.

Et, à partir de tout cela, de différentes manières, nous découvrons que notre intuition n’était pas si bonne, ou au contraire, qu’elle était excellente, et nous continuons, nous observons encore, nous spéculons encore. Nous posons plus de questions, nous élaborons plus de théories et nous les testons.

Ce processus crée de l’apprentissage et nous le faisons tous. […] Et c’est exactement ce que font les enfants. Ils travaillent d’arrache pied à ce processus à chaque instant de la journée. Quand ils ne sont pas en train de manger ou de dormir (et encore), ils créent du savoir. Ils observent, pensent, spéculent, théorisent, testent et expérimente en permanence et ils sont bien meilleurs que nous, adultes, à ces tâches. L’idée même que nous pourrions enseigner à des enfants comment apprendre a fini par m’apparaître totalement absurde.

Or l’un des principaux problème de l’école est qu’on demande souvent aux enfants de répéter comme quelque chose de logique quelque chose qui ne leur semble pas du tout (ou pas encore) logique.

Ils finissent par accepter comme une vérité tout ce que l’autorité dit et ils n’essaient plus de tester ou de vérifier. Après plusieurs années sur les bancs de l’école, ils oublient même comment tester.

John Holt a consacré beaucoup de son temps à proposer des alternatives à l’école (plutôt que des écoles alternatives). Dans son ouvrage Apprendre sans l’école, il cite plusieurs de ces alternatives :

  • l’instruction en famille (unschooling ou apprentissage autonome sans enseignement)
  • la fin de l’instruction obligatoire : des écoles fréquentées par choix, des professeurs choisis par des apprenants volontaires
  • les réseaux d’échange de savoirs
  • les médiathèques
  • la presse
  • les vidéos ou tutoriels sur Internet
  • la méthode Suzuki pour la musique
  • se filmer, s’enregistrer, se regarder dans un miroir pour la pratique d’un sport ou de la musique (pour avoir un feedback et s’auto corriger)
  • contacter des personnes ressources

 

apprendre sans l'écolePour autant, le rôle des adultes est prépondérant : ils doivent être attentifs, bienveillants et suffisamment présents pour mettre à disposition des ressources qui pourront aider les enfants, tout en restant vigilants à ne pas chercher à faire aller les enfants là où ils n’ont pas le projet d’aller.

En cela, John Holt distingue le P-rofesseur du p-rofesseur. Un P-rofesseur croit (et arrive à convaincre ses élèves) que tout ce qu’ils apprennent doit être enseigné.

Un p-rofesseur est un “coach” qui ne s’impose pas mais qui est disponible quand on le sollicite : il soutient l’apprenant en étant présent, en posant des questions, en disant à l’enfant qu’il est sur le bon chemin quand c’est le cas, en répondant aux questions qui lui sont posées. Le p-rofesseur augmente progressivement la difficulté des exercices, donne des feedbacks, encourage l’apprenant à s’auto corriger et à développer ses propres critères de réussite. La tâche primordiale de tout p-rofesseur est d’aider l’apprenant à ne plus dépendre de lui, de lui apprendre à être son propre professeur.

Le vrai p-rofesseur doit toujours être en train de travailler à sa mise au chômage. – John Holt

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John Holt est l’auteur de plusieurs livres qui proposent des ressources pour apprendre sans école à travers les apprentissages autonomes et informels.

 

pédagogie positive pour les ados keep calm et réussis tes exams

Keep calm et réussis tes exams : un livre 100% pédagogie positive pour les lycéens (et plus)

Keep calm et réussis tes exams : un livre 100% pédagogie positive pour les lycéens (et plus)

Présentation de l’éditeur

keep-calm-et-reussis-tes-examsOn  constate une démotivation générale grandissante chez les lycéens et les étudiants au grand dam de leurs parents.

A l’heure du presque tout numérique, les cours sont trop longs, lents pas assez interactifs… Les enseignements leur paraissent abstraits et rébarbatifs. Le découragement s’installe! Par ailleurs, la pression de l’école, de la société, des parents se fait de plus en plus forte sur leur avenir et a tendance à paralyser les jeunes.

Dans la joie et la bonne humeur, comme pour leur best seller Apprendre autrement avec la pédagogie positive, les auteurs Isabelle Pailleau et Audrey Akoun ont créé un parcours qui permet de redonner le goût d’apprendre aux étudiants,  de retrouver confiance dans leurs propres ressources avec des outils concrets et de  travailler efficacement sans s’épuiser.

Cerise sur le gâteau, elles aident aussi les parents à faire confiance à leur enfant et à être présent sans lui mettre la pression. Alors Keep calm et réussis tes exams !!!

Mon avis

Audrey Akoun et Isabelle Pailleau sont spécialisées dans de nouvelles approches pédagogiques. Elles ont écrit le livre “Apprendre autrement avec la pédagogie positive”.

Avec Keep calm et réussis tes exams, elles s’adressent directement aux lycéens et étudiants. Elles balaient plusieurs aspects des apprentissages et des révisons afin de donner des pistes méthodologiques concrètes pour travailler efficacement et mieux préparer des examens (bac, partiels, concours…).

Le livre s’organise autour de 8 grands axes :

  • se préparer le jour J
  • se concentrer
  • comprendre
  • mémoriser
  • réfléchir
  • se motiver
  • prendre soin de soi (l’hygiène de vie)
  • méthodologie (Mind map et Sketchnote)

Chaque axe est illustré par des Sketchnotes afin de résumer et synthétiser les points à retenir.

stratégies de mémorisation

La mise en page est vraiment agréable et aérée :

  • les informations à contenu théorique sont colorées et partent des problèmes que les étudiants rencontrent fréquemment (j’arrive pas à écouter ce que le prof dit, pourquoi les profs font des contrôles qui n’ont rien à voir avec le cours, j’arrive pas à m’y mettre…)

livre pour aider les ados à apprendre

  • on y retrouve de nombreuses mises en pratique, des tests et des entrainements quotidiens

keep calm et réussis tes exams

  • Akoun et Pailleau ont également intégré des petites notes à l’intention des parents

pédagogie positive pour les ados

  • les auteures proposent des cas méthodologiques avec des exemples concrets tirés de vrais cours (pour réviser le bac notamment)

livre pour aider les ados à réviser

 

Un petit bemol : le ton est très (trop ?) détendu, les auteurs s’adressant aux adolescents et voulant parfois en faire trop. Le fond reste efficace et pertinent, tout le monde ne sera en revanche pas séduit par la forme.

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Keep calm et réussis tes exams ! (éditions Eyrolles) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.
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livre concentration enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Livre : 35 activités pour développer l’attention et la concentration des enfants

Présentation de l’éditeur

activites-developper-concentration-enfantsMandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…

35 exercices ludiques et tout simples pour apprendre à votre enfant à mieux se concentrer.
Une manière ludique de développer le bien-être dees enfants, avec des activités adaptées à chaque situation et faciles à mettre en oeuvre.

 

J’ai aimé

Un livre qui s’adresse en priorité aux parents mais qui peut être utilisé dans tous les contextes (en classe, lors de temps d’accueil péri-scolaire, lors des temps d’activités “Peillon”…)

activités concentration

Les activités sont très ludiques et propices à des moments d’échanges et d’apprentissages tout en s’amusant. Elles sont prévues pour des enfants de 3 à 10 ans et sont progressives : d’abord apprendre à mobiliser l’attention petit à petit (par des exercices de prise de conscience du corps, des sensations, des stimuli extérieurs comme les sons ou les odeurs); puis mobiliser la concentration une fois que l’enfant est disponible (mandalas, jeux de mémoire, d’écoute, d’observation…)

Les activités s’inspirent de nombreuses techniques douces : yoga, pleine conscience, visualisation positive, massage, méditation, expression corporelle et artistique (collage, dessin, coloriage…). Il y a besoin de très peu de matériel (tout au plus des feutres, des tapis et quelques objets de la vie courante).

Chaque activité est accompagnée de pictos pour savoir dans quelles conditions les réaliser : seul ou à plusieurs; à l’intérieur ou à l’extérieur; avec ou sans adulte. La mise en page est très agréable.

activités pour développer concentration enfants

On sent bien les influences de la formation de Gilles Diederichs dans les activités qu’il propose : il est musicothérapeute, sophro-relaxologue et auteur-compositeur. Il travaille au quotidien avec des enfants, forme des enseignants et le personnel de nombreuses PMI leur apprenant des techniques de relaxation, de yoga, de méditation, de concentration et de développement de la motricité.

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35 activités pour développer l’attention de votre enfant de Gilles Diederichs (éditions Mango) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander sur Activites concentration – 35 activités pour développer l’attention de votre enfant sur Amazon.

 

les petits cahiers montessori je lis mes premiers mots

Je lis mes premiers mots (Les Petits Montessori – de 4 à 7 ans)

Un cahier d’inspiration Montessori pour apprendre à lire : Je lis mes premiers mots (de 4 à 7 ans)

Je lis mes premiers mots est un ouvrage de Sylvie d’Esclaibes, éducatrice Montessori et directrice de l’école Montessori Internationale à Bordeaux. Elle a créé la collection “Les petits Montessori” aux éditions La Librairie des Ecoles pour accompagner les parents dans le développement de l’autonomie et de l’intelligence des enfants. Respectant l’esprit de la pédagogie Montessori, ces petits cahiers simples et attrayants offrent une progression rigoureuse et structurée dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour les enfants de 3 à 7 ans.

J’ai acheté Je lis mes premiers mots car les élèves que j’accompagne et ma fille ont dépassé le stade des autres cahiers (écouter les sons, tracer les lettres, associer les lettres aux sons).

Présentation de l’éditeur

les petits montessori cahier lire les premiers motsL’efficacité et l’esprit Montessori dans des cahiers ludiques et structurés !

Les points forts de la collection :

– Une collection respectueuse de tous les principes Montessori.

– Des cahiers adaptés à tous, même ceux qui ne connaissent pas la pédagogie Montessori.

– Des cahiers qui favorisent l’autonomie et la confiance en soi.

– Une progression rigoureuse et structurée.

– Des conseils pour guider les parents.

– Des activités de manipulation pour aller plus loin.

Dans la pédagogie Montessori, l’accès rapide à la lecture de mots – essentiel pour stimuler la curiosité des enfants – est facilité par la lecture de mots phonétiques, c’est-à-dire de mots sans difficultés orthographiques (roc, sac, mur, os…).

Ce livret propose donc :

  • de faire correspondre des mots écrits à des images
  • de faire des dictées muettes avec des cartes-lettres
  • d’écrire des mots entiers de 2, 3 et jusqu’à 4 lettres sans risque de se tromper.

 

J’ai aimé

L’avant propos qui explique les grands principes de l’esprit Montessori (développement naturel de l’enfant, attention à ses besoins, respect pour la concentration, pour le silence, respect du propre rythme de l’enfant, bienveillance, manipulation). L’auteure y explique que ces cahiers ne sont pas destinés à être utilisés comme des cahiers de soutien mais que le but est de laisser l’enfant y consacrer autant de temps qu’il le souhaite ou de s’en désintéresser pour y revenir plus tard.

Chaque double page travaille une compétence : d’abord composer des mots de 2 et 3 lettres puis lire des mots de 2 et 3 lettres et lire des phrases avec des mots de 2 et 3 lettres; composer puis lire des mots de 4 lettres et ensuite lire des phrases avec des mots de 4 lettres… jusqu’à lire et comprendre un texte court avec des mots simples.

cahier montessori apprendre à lire

Les activités sont variées :

  • écrire sous des images (avec ou sans modèle)
  • relier des objets aux mots qui les désignent
  • lire des mots dans une liste
  • lire une phrase et la relier au dessin correspondant

petits cahiers montessori apprendre à lire

Des indications à l’intention des parents ou enseignants accompagnent chaque double page ainsi que des activité complémentaires (par exemple, réaliser de petits livrets, le jeu du mime ou du “je lis, je trouve”…).

activités montessori pour apprendre à lire

L’auteure y donne la marche à suivre pour réaliser un alphabet mobile et la leçon en 3 temps (pour apprendre des mots outils courants)

alphabet mobile montessori

Des citations de Maria Montessori sont intégrées tout au long du petit cahier pour s’imprégner de la philosophie Montessori

les petits montessori caheirs
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Les cahiers petits Montessori (La Librairie des Ecoles) sont disponible en librairie, en centre culturel ou sur internet.

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7-savoirs-necessaires-a-leducation-du-futur

Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur (par Edgar Morin)

Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur (par Edgar Morin)

7-savoirs-necessaires-a-leducation-du-futur

1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion

L’éducation doit montrer qu’il n’existe aucune connaissance qui ne soit pas menacée par l’erreur ou l’illusion. Edgar Morin voit plusieurs formes d’erreurs qui parasitent l’esprit humain et peuvent conduire à tenir pour vrai ce qui est faux :

  • les erreurs de perception (on perçoit le monde par nos sens et nos sens ne sont pas infaillibles, de même que notre mémoire)
  • les erreurs mentales (notre monde psychique – rêve, fantasmes, imagination, désirs – imprègne notre conception du monde)
  • les erreurs intellectuelles (il est dans la logique de chaque système d’idées de résister à l’information qui ne lui convient pas, qui le menace)
  • le risque de rationalisation (la rationalisation est close, se ferme à la contestation et à la vérification empirique, ignore les êtres et la subjectivité)
  • l’affect (il y a une relation étroite entre l’intelligence et l’affectivité car la faculté de raisonner peut être diminuée, voire détruite, par un déficit d’émotion, l’affaiblissement de la capacité émotionnelle peut être même à la source de comportements irrationnels et, par certains côtés, la capacité d’émotion est indispensable à la mise en oeuvre de comportements rationnels)
  • les aveuglements des paradigmes, des doctrines (tous les individus connaissent, pensent et agissent selon des paradigmes inscrits culturellement en eux et un paradigme peut aveugler, occulter)
  • l’empreinte culturelle (les déterminations culturelles emprisonnent la connaissance dans des impératifs, des normes, des rigidités. “La sélection sociologique et culturelle des idées n’obéit que rarement à la vérité : elle peut au contraire être impitoyable pour la recherche de la vérité” – Morin)
  • la puissance du monde de l’esprit, de la pensée, des idées (les idées peuvent nous posséder, les mythes et idéologie peuvent détruire et dévorer les faits; les mythes et les idées peuvent nous donné haine, amour, extase, fureur)
  • l’incertitude de la connaissance (dans la connaissance, les activités auto-observatrices doivent être inséparables des activités observatrices, les autocritiques inséparables des critiques, les processus de réflexion intérieure inséparables des processus de traduction de la pensée à l’extérieur)

 

On pourrait ajouter la sélection des informations diffusées par les médias, les programmes scolaires qui baisent notre manière de voir la réalité, le monde dans sa globalité et sa complexité.

L’éducation doit se vouer à la détection des sources d’erreurs, d’illusions et d’aveuglements. – Edgar Morin

 

2. Les principes d’une connaissance pertinente

Il s’agit de remplacer une pensée qui sépare et qui réduit par une pensée qui distingue et relie. Edgar Morin nous propose de conjuguer la connaissance des parties avec la connaissance des totalités pour mieux comprendre et répondre aux défis de la complexité que pose notre siècle.

Quand les disciplines sont spécialisées et closes, l’esprit perd son aptitude naturelle à remettre les connaissances et les faits dans son contexte.

Comme notre éducation nous a appris à séparer, compartimenter, isoler et non à relier les connaissances, l’ensemble de celles-ci constitue un puzzle inintelligible. Les grands problèmes humains disparaissent au profit des problèmes techniques particuliers.

L’affaiblissement de la perception du global conduit à l’affaiblissement de la responsabilité (chacun tendant à n’être responsable que de sa tâche spécialisée), ainsi qu’à l’affaiblissement de la solidarité (chacun ne ressentant plus son lien avec ses citoyens).

Incapable d’envisager le contexte et le complexe planétaire, l’intelligence aveugle rend inconscient et irresponsable. – Edgar Morin

L’éducation doit favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à poser et à résoudre les problèmes essentiels et, corrélativement, stimuler le plein emploi de l’intelligence.

 

3. Enseigner la condition humaine

L’éducation devrait comporter un enseignement premier et universel portant sur la condition humaine. Nous sommes en l’ère planétaire; une aventure commune emporte les humains où qu’ils soient. Ceux-ci doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. – Edgar Morin

Edgar Morin propose de replacer la naissance de l’Univers puis de l’Humanité dans le temps et dans la matière : “nous sommes dans un gigantesque cosmos en expansion, constitué de milliards de galaxies et de milliards de milliards d’étoiles, et nous avons appris que notre terre était une minuscule toupie tournant autour d’un astre errant à la périphérie d’une petite galaxie de banlieue. Nous, vivants, constituons un fétu de la diaspora cosmique, quelques miettes de l’existence solaire. Notre planète erre dans le cosmos. Nous devons tirer les conséquences de cette situation marginale, périphérique, qui est la nôtre.” L’univers est en nous.

Edgar Morin voit les humains dans leur unité et leur diversité.

Il y a une unité humaine : tous les humains sont pris dans trois boucles

  • la boucle cerveau/ esprit/ culture
  • la boucle raison/ affect/ pulsion
  • la boule individu/ société/ espèce

Il y a une diversité humaine :

  • dans les traits psychologiques
  • dans les cultures (la culture n’existe qu’à travers les cultures)
  • dans les sociétés
  • dans les aspects physiques

 

Edgar Morin définit les êtres humains comme des êtres complexes, qui portent en eux des caractères antagonistes :

  • sapiens et demens (rationnel et délirant)
  • faber et ludens (travailleur et joueur)
  • empiricus et imaginarius (empirique et imaginaire)
  • economicus et consumans (économe et dilapidateur)
  • prosaicus et poeticus (prosaïque et poétique)

 

4. Enseigner l’identité terrienne

Edgar Morin écrit que tous les humains, depuis le XX° siècle, vivent les mêmes problèmes fondamentaux de vie et de mort (liés aux conflits dans le monde, à l’existence de l’arme atomique, à la dégradation de l’environnement…) et sont liés dans la même communauté de destin planétaire. Les prises de conscience sont devenues urgentes et primordiales.

Aussi nous faut-il apprendre à “être là” sur la planète. Apprendre à être là, cela veut dire : apprendre à vivre, à partager, à communiquer, à communier; c’est ce qu’on apprenait seulement dans et par les cultures singulières. Il nous faut désormais apprendre à être, vivre, partager, communiquer, communier aussi en tant qu’êtres humains de la planète Terre. Non plus seulement être d’une culture, mais aussi être terriens. – Edgar Morin

 

5. Affronter les incertitudes

L’histoire humaine a été et demeure une aventure inconnue. Pour Edgar Morin, “le futur se nomme incertitude” et “l’Histoire ne constitue pas une évolution linéaire”.

La connaissance est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes. – Edgar Morin

 

Edgar Morin propose d’enseigner l’incertitude de la connaissance et du réel (comme développé dans son point n°1) mais également l’incertitude de l’action. Il propose de dire aux enfants qu’une action commence à échapper à leurs intentions dès qu’ils l’entreprennent car c’est l’environnement et les interactions qui s’en saisissent (dans un sens qui peut parfois devenir contraire à l’intention initiale).

Quand les enfants (et les adultes) deviennent conscient que leurs actions risquent non seulement l’échec mais aussi le détournement ou la perversion de son sens initial pouvant aller jusqu’à se retourner contre ses initiateurs, ils peuvent raisonner en termes de stratégie et risque.

Edgar Morin développe cette notion de stratégie : la stratégie élabore un scénario d’action examinant les certitudes et incertitudes de la situation, les probabilités, les improbabilités. La stratégie peut et doit effectuer des compromis. Se pose alors la question de la fin et des moyens : c’est à chacun selon son éthique de décider jusqu’où modifier le scénario. La pensée peut et doit se doter d’outils pour affronter l’incertitude.

La riposte aux incertitudes de l’action est constituée par le choix réfléchi d’une décision, la conscience du pari, l’élaboration d’une stratégie qui tienne compte des complexités inhérentes à ses propres finalités, qui puisse en cours d’action se modifier en fonction des aléas, informations, changements de contexte et qui puisse envisager l’éventuel torpillage de l’action qui aurait pris un cours nocif. – Edgar Morin

 

Au cours de l’Histoire, nous avons vu souvent, hélas, que le possible devient impossible, et nous pouvons pressentir que les plus riches possibilités humaines demeurent encore impossibles à réaliser. Mais nous avons vu aussi que l’inespéré devient possible et se réalise : nous avons souvent vu que l’improbable se réalise plutôt que le probable; sachons donc espérer en l’inespéré et oeuvrer pour l’improbable. – Edgar Morin

 

6. Enseigner la compréhension

Pour Edgar Morin, le problème de la compréhension est devenu crucial pour les humains. A ce titre, le développement de la capacité de compréhension doit être une finalité de l’éducation. Le philosophe englobe 2 types de compréhension :

  • la compréhension intellectuelle (d’une idée, d’un texte, d’un ensemble, d’un système, des choses abstraites ou matérielles…)
  • la compréhension humaine intersubjective (de soi et des autres)

Comprendre inclut nécessairement un processus d’empathie, d’identification et de projection. Toujours intersubjective, la compréhension nécessite ouverture, sympathie et générosité. – Edgar Morin

 

Edgar Morin cite plusieurs obstacles à la compréhension humaine, qu’on pourra présenter et expliquer aux enfants :

  • les obstacles extérieurs
    • le bruit, les parasites qui empêchent la transmission des informations
    • la polysémie d’une notion, d’un mot
    • l’ignorance des rites et coutumes de l’autre
    • l’incompréhension des valeurs de l’autre
    • l’incompréhension des impératifs éthiques de l’autre
    • l’impossibilité de comprendre les idées ou arguments d’une autre vision du monde
  • les obstacles intérieurs
    • l’indifférence, le mépris
    • l’égocentrisme, le mépris
    • les mensonges à soi-même
    • l’autojustification
    • l’autoglorification
    • l’ethnocentrisme
    • le sociocentrisme
    • l’incapacité à s’auto critiquer
    • la fabrication et la condamnation de coupables
    • la possession par une idée (qui donne la conviction absolue de sa vérité)

L’incompréhension de soi est une source très importante de l’incompréhension d’autrui. On se masque à soi-même ses carences et faiblesses, ce qui rend impitoyable pour les carences et les faiblesses d’autrui.

La pratique mentale de l’auto examen permanent de soi est nécessaire car la compréhension de nos propres faiblesses ou manques est la voie pour la compréhension de ceux d’autrui. Elle nous permet de ne pas nous poser en juges de toutes choses.- Edgar Morin

 

Edgar Morin affirme que la littérature et le cinéma aident à saisir la complexité de la nature humaine : c’est dans l’art que nous pourrons apprendre les plus grandes leçons de vie.

Cependant, la vraie compréhension n’est pas synonyme d’indifférence ou de scepticisme : “elle suppose une conviction, une foi, un choix éthique, et en même temps, l’acceptation que soient exprimés les idées, convictions, choix contraires aux nôtres.”

Comprendre, c’est aussi, sans cesse, apprendre et ré-apprendre. – Edgar Morin

 

7. L’éthique du genre humain

Pour Edgar Morin, l’éthique du genre humain ne peut s’accomplir que dans la démocratie. L’éthique du genre humaine est consciente, citoyenne, active, et repose sur un pari dans l’incertain.

De même qu’il faut protéger la diversité des espèces pour sauvegarder la biosphère, il faut protéger celle des idées et des opinions, ainsi que la diversité des sources d’information (presse, médias) pour sauvegarder la vie démocratique. – Edgar Morin

La démocratie remplace les batailles physiques violentes par des batailles d’idées. Les démocraties rencontrent de grands défis, et notamment celui de la “politique en miettes” (dissolution de la politique dans l’administration, la technique, l’expertise, l’économie, la pensée quantifiante des sondages et statistiques).

La politique en miettes perd la compréhension de la vie, des souffrances, des détresses, des solitudes, des besoins non quantifiables. Tout cela contribue à une gigantesque régression démocratique, les citoyens devenant dépossédés des problèmes fondamentaux de la cité. – Edgar Morin

Edgar Morin pose la nécessité de (ré)générer et d’enseigner la démocratie car l’humanité est un destin planétaire.

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Source : Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur de Edgar Morin (éditions Points).

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Brève histoire du monde : un livre sérieux pour raconter l’Histoire aux enfants

Brève histoire du monde : un livre sérieux pour raconter l’Histoire aux enfants de manière passionnée, vivante et incarnée

brève histoire du mondeBrève histoire du monde réalise le tour de force de raconter en 300 pages l’histoire du monde à tous les publics, à commencer par celui des grands enfants. Gageure réussie !

Ernst Gombrich s’adresse aux lecteurs en les tutoyant, comme un grand frère parlerait à ses cadets. Il part du principe que ceux-ci savent réfléchir par eux-mêmes et ne les encombre pas d’explications simplistes inutiles.

Dès qu’il le peut, il présente des personnages historiques représentatifs de leur temps et, surtout, il raconte les faits dans leur continuité, comme s’il ne s’arrêtait pas de parler, insufflant ainsi au récit un sens du rapprochement et de la contemporanéité des événements de l’histoire.

Un ouvrage formidable pour se familiariser avec une matière parfois aride.

Brève Histoire du Monde est un ouvrage qui date de 1935 et que l’auteur a remis à jour en 1998.

brève histoire du monde

Brève histoire du monde est un beau livre, bien écrit, rédigé par un auteur passionné. Sa lecture nourrit les enfants intellectuellement et leur apporte des connaissances appropriées. Ce livre a un vrai impact positif sur l’esprit des enfants, sur leur compréhension de l’Histoire, racontée de manière passionnée, vivante et incarnée.

Le premier chapitre invite les enfants à se représenter le temps avec plusieurs métaphores. “On s’enfonce dans le temps exactement comme dans le jeu des miroirs. Là non plus, on n’arrive jamais au commencement des temps car derrière chaque commencement, il y a toujours un nouveau Il était une fois. C’est comme un puits qui n’aurait pas de fonds”.

Il engage aussi la réflexion des enfants : “Sais-tu combien dure une seconde ? Le temps que tu comptes très vite jusqu’à 3. Et combien durent 100 millions de secondes ? 32 ans ! A toi maintenant d’imaginer combien durent 10 00 millons d’années !”

L’auteur pose des questions aux enfants ou fait des apartés avec son avis personnel, comme des petits clins d’oeil. Il engage les enfants dans la lecture, se reprend avec humour quand il part dans de trop nombreuses explications, imagine des dialogues avec les enfants.

En voici quelques exemples :

Ça donne le tournis, ne trouves-tu pas ?

Mais sais-tu où et à partir de quand on a donné un nom à chaque jour et qui a eu l’idée de les regrouper en une semaine ?

Personnellement, du moins dans ce domaine, je donne raison aux Égyptiens.

Imagine toi une plaine infiniment vaste, traversée par ces deux fleuves.

Cette histoire est bien triste, mais je ne vois pas le rapport avec notre Histoire, vas-tu dire. Tu as raison !

 

Les textes sont d’un vocabulaire riche tout en étant accessible. Les enfants sont pris au sérieux sans jamais être perdus dans des détails trop compliqués. L’auteur a pris le parti de raconter les atrocités de notre Histoire (l’extermination de peuples autochtones à l’époque de la colonisation des Amériques, les combats des différentes guerres…). Pour lui, les enfants doivent apprendre que le fanatisme et l’intolérance peuvent transformer des hommes en barbares.

Les événements historiques suivent la chronologie, en commençant par les hommes de Néandertal , en passant par l’Egypte et ses pharaons, l’Inde et Bouddha, Rome et les Gaulois, et en finissant par la Première Guerre Mondiale. L’ouvrage a été révisé pour permettre de coller au plus près aux nouvelles découvertes scientifiques et historiques.

brève histoire du monde

 

Les illustrations sont peu nombreuses mais très réussies. On pourra accompagner la lecture de cet ouvrage d’un planisphère pour repérer les enfants à la fois dans le temps et dans l’espace.

 

Dans le dernier chapitre, l’auteur raconte la manière dont il a vécu son “petit bout d’Histoire”. Il a vécu la guerre de 14/18. Il en profite pour attirer l’attention des enfants sur le fait qu’on peut se tromper si on ne met pas en doute les informations reçues par les médias. Il reconnait qu’il a fait quelques erreurs et des oublis dans la première version de ce livre et invite les enfants à toujours faire preuve d’esprit critique.

brève histoire du monde

 

A partir de 7/8 ans (à partir du CE1/CE2).

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Brève histoire du monde est disponible chez votre libraire, dans votre médiathèque ou sur Internet.

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