5 stratégies d’apprentissages validées par les neurosciences

5 stratégies d’apprentissages validées par les neurosciences

5 stratégies d'apprentissages validées par les neurosciences

1.Se forcer à se souvenir (sans support sous les yeux)

Plus l’apprentissage est difficile, plus il sera mémorisé à long terme. Ainsi, se forcer à ramener à la mémoire consciente des informations sans support sous les yeux est réellement difficile et pousse à l’effort.

Les chercheurs en neurosciences appellent cela “l’effet testing“. A chaque fois qu’on essaie de se remémorer une information, on interrompt le processus d’oubli et on consolide la mémorisation à long terme.  Le fait de multiplier les tests est la meilleure manière d’aider les élèves à renforcer leurs apprentissages et freiner le processus d’oubli (ces tests pouvant être notés ou pas).

Les flash cards ou encarts de mémorisation peuvent être des outils utiles pour soutenir l’effet testing. Ils proposent en effet des questions sur une face et les réponses sur une autre : ainsi, il est possible de se forcer à se souvenir et de formuler des réponses avec ses propres mots avant de regarder la réponse au verso.

L’efficacité de l’effet testing est renforcé quand les séances de révisions sur un même sujet sont espacées. Le fait de revenir plusieurs fois sur un même sujet dans le temps active le processus oubli/ effort de rappel/ mémorisation à long terme.

 

2.Se rendre la tâche difficile

Là encore, il s’agit de stimuler les efforts cognitifs pour ancrer les informations dans la mémoire à long terme. les chercheurs en neurosciences parlent d’imbrication. Cette imbrication consiste à reprendre des exercices, quizz, flash cards… qui portent sur plusieurs sujets et matières différents au cours d’une même session.

L’imbrication consisterait en mathématiques ou en sciences à éparpiller des exercices se référant à différents types de problème dans les séquences d’entraînement de façon à s’évaluer alternativement sur des problèmes de natures variées et trouver la méthode de résolution appropriée pour chacun.

Pour se rendre la tâche difficile, il est donc souhaitable de mélanger le contenu et les formes à travailler (par exemple, mixer les types de problèmes et les chapitres travaillés en alternant des exercices portant sur différents chapitres plutôt que travailler un seul chapitre pendant une séance de révision)

L’imbrication du fond et de la forme mène à une plus grande rétention des informations à long terme.

 

3.Ne pas se laisser avoir par la facilité et l’impression de savoir

Quand on apprend facilement, l’apprentissage est souvent superficiel et rapidement oublié.

L’aisance et l’impression de savoir peuvent être apportés par des indices contextuels (qu’on n’aurait pas identifiés comme tels) ou par une apparente facilité (par exemple liée au fait que l’information a été lue/ entendue/ révisée récemment).

Pour éviter l‘impression de savoir, les deux premières stratégies sont utiles :

  • se forcer à rappeler des informations à la mémoire sans support sous les yeux (pour éviter les biais des indices contextuels),
  • espacer les séances de rappel et de révisions,
  • mixer l’information à retenir avec d’autres informations (sur le fond – autres chapitres par exemple- et sur la forme – différentes natures d’exercices).

 

4.Faire des liens entre les informations nouvelles et des informations déjà en mémoire

Plus il est possible de trouver des liens entre les informations nouvelles et des informations déjà en mémoire, plus ces nouvelles informations seront mémorisées à long terme.

Ces liens peuvent prendre toutes sortes de forme :

  • exemples d’application dans la vie quotidienne
  • métaphores personnelles, même dans des domaines éloignés (“c’est comme…”)
  • liens logiques et/ou spatio-temporels (tel événement est la conséquence de tel autre événement et entraîne un troisième événement)
  • exemples dans des livres, des films, des documentaires

 

5.Réfléchir en fin de journée

En fin de session de révision ou de journée de cours, il peut être utile de réfléchir à ce qui a été appris au cours de la journée, les éléments nouveaux abordés, les éléments déjà connus revus et approfondis, les exercices effectués, les erreurs faites et les leçons qui en ont été tirées…

La question clé de la fin de journée est : Qu’est-ce que j’ai appris aujourd’hui ? 

Afin d’avoir moins d’efforts à faire pour retenir ses cours efficacement, il vaut mieux les relire dans les 24 heures, idéalement le soir-même.

Une habitude conseillée par les neurosciences serait par exemple de faire un Sketchnote à la fin de chaque journée pour résumer tout ce qui a été vu au cours de la journée. L’idée est de partir d’indices récupérateurs sur un minimum de place (une feuille A4 en mode horizontal). La feuille pourra être coupée en plusieurs cases selon les matières de la journée et des indices récupérateurs personnels pourront être dessinés.

Les indices récupérateurs sont des associations faites par le cerveau : dès que le cerveau est en présence de cet indice récupérateur, il est capable de tirer tout le fil des idées qui lui sont associées.

Il convient donc de créer volontairement des indices de récupération et les utiliser comme supports d’apprentissage pour retenir efficacement ses cours. Comme le cerveau travaille par indice récupérateur, un seul indice efficace et bien choisi permettra de se souvenir de toutes les idées qui lui sont associées. On économise alors de la place dans la mémoire de travail.

Plus l’indice est bizarrehumoristiquepersonnel, plus c’est efficace. Comme l’indice récupérateur est personnel, personne d’autre ne peut le comprendre : l’important est de se souvenir pourquoi on l’a choisi.

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Pour aller plus loin :

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