Quelques aménagements pour compenser la dyspraxie en classe

Comprendre la dyspraxie chez les enfants

Quelques aménagements pour compenser la dyspraxie en classe

La dyspraxie est un trouble de la coordination motrice. Ce trouble peut être considéré comme un handicap invisible. La dyspraxie n’a rien à voir avec l’intelligence et les enfants dyspraxiques ne sont ni faignéants, ni immatures. Ils font en général beaucoup d’efforts et peuvent souffrir des étiquettes et reproches qui leur sont adressés.

Les enfants dyspraxiques ont souvent un trouble de l’organisation du regard, font des confusions avec les lignes, ont du mal à se repérer dans l’espace (y compris sur une feuille) et se fatiguent très vite à l’écriture manuscrite et à la lecture si les supports ne sont pas adaptés (petites lettres, lignes serrées, texte peu aéré..).

Par exemple, il est très difficile pour un enfant dyspraxique de se repérer dans une page de manuel et cela lui demande beaucoup de temps de trouver l’exercice 3 page 15.

Plus de détails : Comprendre la dyspraxie chez les enfants et ses conséquences au quotidien et à l’école + des pistes pour les accompagner dans leur scolarité

 

Les répercussions sont fortes à l’école, notamment du fait de l’importance que revêt l’écriture manuscrite. A l’école, au collège et au lycée, le travail des enseignants est de faire en sorte que les enfants dyspraxiques ne se découragent pas, ne renoncent pas à leur scolarité et aux études.

Quelques aménagements peuvent donner aux enfants dyspraxiques les moyens de montrer toutes leurs possibilités et le meilleur d’eux-mêmes malgré leurs impossibilités.

Quelques aménagements pour compenser la dyspraxie en classe

-Rendre les supports accessibles (ex : proposer des supports colorés et quadrillés pour les opérations posées )

operation posee couleurs

 

-Dispenser des exercices évaluant une compétence directement touchée par le handicap : copie manuscrite, reproduction de dessins sur des quadrillage, objets à pointer dans une collection pour le dénombrement…

-Fournir un enregistrement audio des textes longs, des romans, des leçons complexes…

-Eviter l’écriture manuscrite de la réponse quand la compétence évaluée n’est pas touchée par le handicap : réponse orale à l’enseignant, utilisation de “secrétaires” à qui l’enfant dicte la réponse (AVS ou autres élèves), ordinateur.

-Rendre les supports accessibles en modifiant la présentation : un exercice par page, une information importante par page, épurer les leçons, augmenter des espaces entre les lignes

-Autoriser les aides spécifiques lors des évaluations (AVS et ordinateur) : quand on n’autorise pas un enfant dyspraxique à accéder aux aides spécifiques auxquelles il a le droit pendant ses évaluations, alors on évalue le handicap moteur que représente sa dyspraxie mais pas le niveau de maîtrise du savoir ou du savoir-faire (ce serait comme demander à un enfant myope d’enlever ses lunettes pour lire au tableau : on n’évaluerait pas ses compétences de lecture mais son degré de myopie).

 

Il est essentiel de ne pas retirer ces aménagements quand l’enfant a des bons résultats scolaires (comme on ne retirerait pas les lunettes d’un enfant myope qui a des bonnes notes à l’école).

Il est en effet inutile de mener des enfants dans des impasses au risque de détériorer grandement l’estime de soi. Il faut que chaque enfant puisse donner le maximum de ses possibilités.

S’appuyer sur les atouts

Les enfants dyspraxiques ont un sens de l’effort très développé parce que, en général, ils se sont rendus compte depuis tout petits qu’ils n’arrivaient pas aussi bien que leurs camarades à tracer un cercle ou faire des traits bien alignés.

Cela ne veut pas dire pour autant les surcharger de travail et passer outre les aménagement nécessaires mais mettre à profit ce sens de l’effort au service des matières dans lesquelles ils sont performants.

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