11 manières d’aider un enfant anxieux à augmenter son estime personnelle et dépasser son stress

11 manières d’aider un enfant anxieux à augmenter son estime personnelle et dépasser son stress

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Stratégies et techniques pour gérer l’anxiété

Pour aider un enfant anxieux à augmenter son estime personnelle et dépasser son stress, il est possible de  :

  • lui refléter ses réussites et de les associer à des qualités intrinsèques qu’il possède : “Tu as prêté ce jouet, c’est ce qu’on appelle de la générosité”, “Tu as continué même quand c’était difficile, tu as fait preuve de persévérance”.

 

  • lier les erreurs à des éléments modifiables : “Tu as amplement l’intelligence nécessaire pour réussir. Peut-être que tu n’avais pas mis suffisamment d’efforts dans la préparation de cet examen. Ou alors peut-être que tu as besoin de plus de temps ou de te doter d’autres manières de travailler plus efficaces pour y arriver. “

Il s’agit de travailler sur chaque dimension de l’optimisme :

– temporaire (la cause de l’échec est modifiable ou transitoire)

-ciblée (la cause de l’échec ne touche que quelques situations)

-impersonnelle (la cause est liée à des circonstances particulières)

Quand ils croient que la situation est provisoire et modifiable, les enfants se sentent dynamisés et s’efforcent de trouver une façon de la changer. Par ailleurs, identifier tous les facteurs qui ont contribué à un problème en particulier permet de le résoudre en se focalisant sur les aspects que les enfants peuvent contrôler.

 

  • attirer son attention sur ses succès, en tenant par exemple un Journal des succès et fiertés, ou en mettant simplement l’accent sur ses points positifs lors du retour sur la journée (ce qu’il a appris, ce qu’il a créé, ce qu’il a réussi, ce dont il est fier, ce qu’il a aimé faire….). Il pourra par exemple remplir sur une semaine une page de ce type pour s’imprégner de tout ce qu’il sait faire :

La liste des mes fiertés

  • l’inviter à jouer au détective, en questionnant les gens de son entourage à propos de leurs perceptions de lui-même. Il se découvrira aimé et apprécié, nourrissant ses besoins d’appartenance et de reconnaissance.

 

  • l’amener à se décrire pour identifier ses forces et ses talents de manière ludique (par exemple, avec le jeu du portrait chinois ou en répondant au questionnaire des forces de la psychologie positive)

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  • refléter à l’enfant ce que nous observons et reconnaître ses émotions douloureuses : “Je vois que tu es très nerveux, cela doit être difficile pour toi”, “Tu as l’air stressé, c’est vrai que c’est impressionnant de…”. Il est possible d’aider les enfants à identifier leurs émotions et leur intensité avec un thermomètre des émotions. Le fait d’identifier les émotions et de les mettre en mots permet de passer de la réaction émotionnelle incontrôlable à une reprise de contrôle. Le “trouillomètre” pourra être utile aux enfants anxieux pour évaluer et verbaliser leur anxiété :

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  • répondre favorablement à ses demandes de proximité physique, lorsque la sollicitation vient de l’enfant lui-même.

 

  • proposer des stratégies de retour au calme et le laisser choisir ses propres stratégies efficaces pour se calmer, même si cela suppose qu’il devra supporter son inconfort, pendant un temps. En voici quelques exemples :

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  • retenir les “Ce n’est rien”, “ça va aller” ou “N’aie pas peur”, qui auront de toute façon probablement peu d’effet sur la gestion du stress.

 

  • évaluer les probabilités des drames craints et échecs anticipés. Cette compétence permet de canaliser l’énergie vers la résolution des problèmes. Établir des pensées réalistes est en effet la porte ouverte vers des plans d’attaque.Voici questions pour apprendre à dédramatiser :
    • Quelle est la pire chose qui pourrait arriver ?
    • Citer une chose qu’il est possible de faire pour empêcher le pire d’arriver.
    • Quelle est la meilleure chose qui pourrait arriver ?
    • Citer une chose à faire pour que le meilleur se produise.
    • Quelle est la chose qui a le plus de chances de se produire ?
    • Que faire si la chose la plus probable se produit ?

 

  • attendre que l’enfant soit calme pour travailler avec lui sur ses pensées anxiogènes et stressantes. Cette compétence consiste à apprendre à reconnaître les pensées qui traversent l’esprit dans les moments où on se sent mal. Ces pensées, souvent à peine perceptibles, ont une profonde influence sur l’humeur et le comportement.Cela nécessite un temps de pause pour identifier la « petite voix » qui dit des choses négatives avec des mots d’exagération :
    • des mots limitants : jamais, toujours,
    • des adjectifs enfermants : nul, pas à la hauteur…,
    • des superlatifs du type horrible, pire,
    • des affirmations infondées : je suis sûr.e que…, c’est de ma faute…

Une fois les pensées automatiques anxiogènes identifiées, les enfants pourront endosser le rôle d’un détective dont la tâche consiste à juger de la pertinence de leurs propres pensées pessimistes et de leurs auto accusations. Cette tâche peut passer par des indices pour remettre en question les pensées automatiques pessimistes :

Quelle est la preuve en faveur de ta croyance ?

Quelle preuve va à l’encontre de ta croyance ?

De quelles autres façons pourrait-on considérer cette situation ?

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Source : Anxiété : La boîte à outils de Ariane Hébert (éditions Mortagne). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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